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Pushkar
Pushkar

23 novembre 2010

Jaipur - Pushkar : 146 km ou 3h00 de route

En quittant Jaipur, nous arrêtons admirer le Palais des Vents (Hawal Mahal).  Fantaisie architecturale de cinq étages à simple façade pyramidale, percée de fenêtres grillagées.  Pas moins de 953 fenêtres captent les courants d’air auxquels cette structure doit son nom.  Cette façade finement sculptée derrière laquelle se cachaient les femmes de la cour.  Ces ouvertures leur permettaient de voir à l’extérieur sans être vues en retour.

J’en profites pour m’acheter des bracelets en argent, 3 pour 1800 INR (40$).  Je verrai bien si j’ai fait une bonne affaire.  Claire est venue me seconder un peu.  Quel ange!

La raison de ce magasinage est que ces marchands nous permettent de monter sur leur toit afin de prendre des photos du Palais des Vents juste en face.  Ce ne fut pas un gros sacrifice!

En route, je parle un peu d’astrologie.  Je remarque que nous sommes trois à l’axe de l’autre : Richard est l’axe de Clôde, Claire l’axe de Guylaine et Raymonde l’axe de Daniel et Marcel.  On s’amuse à parler astrologie.  C’était l’anniversaire de notre beau ténébreux Sanju hier le 22 novembre.  Il est donc sagittaire.

À notre arrivée, nous dînons à l’hôtel pour repartir visiter le bazar qui compose la ville.  Claire a commandé un pichet de concoction au gingembre et citron adoucit par du miel.  Pur délice!

En marchant au bazar, nous goûtons aux petites crêpes rôties et trempées dans une préparation sucré.  Pur délice!  Daniel en raffole.  Je  crois bien que ça deviendra une préférence!

On dit de Pushkar qu’elle est le St-Tropez du Rajasthan.  Avec quelques étoiles en moins. Nous rencontrons beaucoup de « back packers ». Il faut bien penser que c’est la ville « hipppie » de l’Inde.

Demain, nous visiterons le temple de Brahma.  Aujourd’hui, après la pluie, tout est sale et mouillé.  Nous refusons d’enlever nos chaussures pour le visiter.  Nous portons nos bas de laine (oui ma Dan, je les ai apporté), chandail de laine et coupe-vent.

Nous avons manqué la foire des chameaux qui prend place une fois l’an.  C’était il y a quelques jours.  C’est ici à Pushkar qu’on retrouve aussi la grande diversité des turbans très colorés les différentes façons de les nouer, suivant les villages et le rang de chacun.  C’est aussi pour les hommes, d’exhiber fièrement leurs moustaches dont ils prennent grand soin.

Guylaine et Claire furent piquées par des moutiques.  Le tea tree ne fait pas pour ce genre de piqûre.  Je reviens les deux jambes mangées cet après-midi.  Peut-être était-ce hier soir?  Qui sait?  Je prends donc des huiles essentielles.  J’utilise « Lavande vraie » sur la jambe gauche et « Ravintsare » sur l’autre jambe.  On verra bien.

Au retour, chacun commande ce qu’il désire manger au grand dam de Daniel.  Il faut dire qu’il était bien déçu que le resto choisi en après-midi n’offre plus le même service mentionné en début d’après-midi.  Lorsque Daniel est déçu, il prend ses distances et oublie même que nous sommes là.  Nous devenons ses femmes arabes : nous marchons derrière sans oser le déranger.  Enfin!

Au souper, donc,  Pascal est sur le crabat.  Il a mal au dos.  Il est retourné sur ses pas afin de se reposer.  Il l’a fait tellement discrètement, car il est celui qui ferme la marche souvent, que le groupe s’en est aperçu une heure après.  Nous sommes tous solidaires les uns des autres. S’il y a un retard ou qu’il en manque un, Daniel nous attend un peu plus loin.  Il est notre phare dans la foule.

Claire a acheté 4 petits paquets d’étampes pour la peau pour 150 INR.  Ils viennent dans une panoplie de petits pots remplis d’une poudre de différentes couleurs ainsi que quelques petites tiges métalliques au bout desquelles se trouvent des motifs de fleurs.  Une petite fille à Varanasi est venu me faire une démonstration de ce que nous pouvons faire.  Il a débuté par estamper une fleur en argent.  Elle trempe un de ces petits bâtonnets dans la poudre argent.  Ensuite, elle souffe un peu pour enlever l’excédent.  Elle l’applique, en touche finale, sur la peau.  Elle a répété cette étape 5 fois, en formant un cercle.  C’est devenu une sorte de mandala floral.  Très joli!

Claire disait au marchands : « Demain nous reviendrons, mais sans les hommes ».  Ils riaient à bouche pleine de bétel.  J’ai adopté.

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Sarnath
Sarnath

Publié le 22 novembre par Marcel Merette

Notre voyage se poursuit. Tout aussi exaltant, mais vraiment différent. Nous visitons 2 temples bouddhistes; le premier illustrant la vie du bouddha qui , issu d’une famille très riche décida de connaître la vérité . I parti jeûner et méditer durant 44 jours et reçu l’illumination sous un arbre dont un rejeton de 350 ans trône sur un site sacré dont on a récupéré 2 feuilles que nous rapporterons à la maison.

La base du bouddhisme tibétain repose sur 4 vérités :

1.   La vie est imprégnée de souffrance (maladie, mort, froid. )

2.   La cause de la souffrance : Attachement, plaisirs, désirs

3.   Il est possible d’éliminer la souffrance

4.   On élimine la souffrance par l’octuple sentier (8 sentiers)

Vers Agra en train de nuit
Vers Agra en train de nuit

Train de nuit vers Agra , ville du Taj Mahal: prévision 11 heures ; temps réel 19 heures. Pas très trippant, mais on a beaucoup rigolé avec la gang.

La visite du Fort rouge :

Forteresse et palais du « roi du monde » selon son nom moghol, le fort rouge se veut une des trois villes fortifiées qu’a fait construire ce richissime roi et celle où il finit ses jours emprisonnés par son propre fils dans son somptueux château. C’est lui qui a fait construire le Taj Mahal (qui veut dire la couronne du palais), Mausolée construit en l’honneur de son épouse chérie décédée à l’accouchement de son 14e enfant. Le palais comporte de luxueux appartements destinés principalement à ses 300 concubines, les employés et l’armée protégeant l’empire. Il comporte pas moins de 10 niveaux de fortification ne laissant aucune chance à l’envahisseur de pénétrer dans la forteresse.

Visite du Taj Mahal :

Splendeur, perfection, éternité; voici les mots qui me viennent pour exprimer de ce somptueux monument, un des plus parfaits par la symétrie, les formes arrondies des dômes et le luxw du marbre blanc incrusté de pierre précieuse et semi-précieuse. Une particularité de ce marbre est sa transparence qui fait en sorte que selon l’intensité de la lumière, il change de couleur passant du blanc pur au rose et même orangé selon l’intensité du soleil. Aucune photographie ne peut rendre justice à ce spectacle grandiose du lever du soleil sur le Taj Mahal.

Jaipur la cité rose
Jaipur la cité rose

Visite de Jaipur :

Dans un tout autre ordre d’esprit, Jaipur est la capitale du Rajasthan, la plus grande et la plus riche province de l’Inde (29); C’est le pays des maharajahs. Ville populeuse surnommée « ville rose » en raison de la couleur des murs et des maisons construites avec une argile rosée. Comme Delhi, il y a la vieille ville qui est protégée par une muraille et comporte 9 portes. Une ville s’est édifiée en périphérie. Cette ville a été construite par un maharajah érudit de mathématiques et d’astronomie qui fit construire une ville qui a inspiré les villes modernes des 18-19 ième siècle : Rues larges et quadrilatères intersections et carrefour giratoire…. Elle comporte 9 quartiers les  deux du centre réservés au palais et les sept autres représentant les 7 planètes. Un centre d’astronomie impressionnant a d’ailleurs été édifié à l’intérieur du palais on on peut mesurer l’heure du jour à 2 secondes près.

Visite de la forteresse d’Ambert :

Située à 11 km de Jaipur Ambert fut la résidence des Rajpout avant de construire Jaipur. Elle fut édifiée autour des années 1100. Forteresse la plus impressionnante de notre voyage à ce jour , située sur le sommet de collines formant un bouclier naturel, entourée d’une muraille similaire à celle de Chine (modèle réduit tout de même) la forteresse fût agrandie à chaque successeur pour devenir le siège d’un empire à l’époque. On accède à la forteresse à dos d’éléphant , petite hallucination touristique et on découvre une autre extravagance de richesses avec le palais des miroirs vraiment impressionnant.

Premier contact avec l’Inde moderne, on visionne un film dans un méga cinéma : Humour, chorégraphies, burlesques…. On se croirait dans les années 70, mais le spectacle est dans la salle : toute l’assistance participe au spectacle, ils connaissent les héros, etc. Pascal a des choses à raconter à ce sujet.

Jaipur est la ville rose. Selon le guide hindou, C’est le prince des lieux qui a fait peindre la ville en rose pour recevoir le roi d’Angleterre à une certaine époque. La ville  a inspiré le principe des villes modernes : architecture géométrique, rues larges , carrefour giratoire, etc. La ville comporte 9 quartiers : 7 représentant les planètes avec leurs portes respectives (lune soleil…) et 2 pour le roi.

Visite de Amber , ville fortifiée :

Amber est située à 11 km de Jaipur sur une montagne entourée de fortification. On arrive au pied de la ville en bus et on accède au palais à dos d’éléphant ; un peu exotique comme balade . La forteresse a été érigée avant la ville de Jaipur vers 1100.

À plus,

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Jaipur la cité rose
Jaipur la cité rose

22 novembre -Jaipur la cité rose

La journée débute encore sur les chapeaux de roues après le copieux déjeuner pris à l’hôtel. Notre nouveau guide local est Dinesh qui insiste, tout comme Daniel, pour que nous soyons les premiers à monter au Fort Amber à dos d’éléphant et pour ce faire, il faut y être avant 8h30 car les montées se terminent à 11h30. Les autorités ont dû limiter les montées car les éléphants devenaient  irritables et dangereux pour les visiteurs en après-midi.

La file est plus longue que prévue et Daniel estime qu’il nous faudra une heure d’attente ce qui fut exactement le cas. Pendant ce temps, on a été assaillis par les vendeurs et le marchandage a repris de plus belle!

Raymonde et moi sommes les premiers à monter sur notre éléphant mais nous ne faisons que quelques pieds avant que notre cornac décide qu’il voulait son «backchish» immédiatement! «Pas question le cure-dent! Tu vas l’avoir en haut! Pis t’es mieux de filer doux!» Que je lui dit en mon plus beau Hindi. Nos amis nous dépassent et les autres cornacs engueulent le nôtre à chaque passage de sorte qu’il se décide enfin à faire partir son gros bolide en deuxième vitesse! Là ça monte! Pas le temps de prendre de photo! Branle par en avant, branle par en arrière! On se retrouve finalement en début de file de notre groupe. Notre cornac est content de lui et frappe sa bête avec son crochet au bon endroit pour lui signifier de changer de vitesse. Ça ralenti un peu. Ouf! Il était temps! J’avais pas assez de mes 2 bras pour me tenir!

Je ne vous parlerai pas de la visite du palais : allez sur Google pour ça. En redescendant à pied, nous passons visiter un petit temple dédié à Vishnu avant de faire un arrêt dans une échoppe de tissus. On nous fait une démonstration de la technique d’impression par blocs sculptés et Raymonde hérite du démo. Pendant que mes amis vont voir si un rien de tissus pourrait les faire capoter ben raide, je m’assois à l’extérieur avec Dinesh et nous jasons. Il me fait servir un chai et me pose des questions  sur ce que je fais à ma retraite et sur ma famille. Plus tard, il reposera les mêmes questions à Raymonde… en lui soufflant presque les réponses! Toute étonnée, il lui avouera qu’il m’avait déjà questionné!

Nous prenons le dîner dans une ancienne maison Haveli ayant jadis appartenu soit à un riche marchand ou un ministre du gouvernement. C’est une maison majestueuse dont l’atrium et la colonnade adjacente ont été convertis en resto. Un petit musée présente une grande variétés de turbans du Radjastan.

Notre dernière visite sera pour l’observatoire astronomique et astrologique Jantar Mantar édifié par Jai Singh II en 1728. J’ai été époustouflé! Flabbergasted! Comme on dit dans la langue de Shakespeare. Tapez ce nom sur Google et vous me comprendrez. J’en suis encore à me demander pourquoi les hommes d’aujourd’hui se croient tellement supérieurs à ceux des temps anciens qui ont construit des merveilles qui défient le temps ! Et nous pensons que nous avons tout inventé. Ils n’avaient pas de satellites ni de GPS ni d’horloges atomiques mais ils pouvaient prédire tous les phénomènes astrologiques et donner l’heure à la seconde près avec leurs instruments de pierre et de marbre. Stupéfiant !

François et moi avons pris un rickshaw motorisé pour revenir à l’hôtel pendant que le groupe continuait la visite des quartiers roses de Jaipur à pied. Nous souffrons tous deux du même problème de dos et préférons revenir nous reposer et, pour ma part, taper les notes que vous lisez présentement.

Un souper est prévu dans un resto italien pour ce soir. Daniel va souper chez des amis indiens et nous lâche «lousse» dans les pastas et pizzas made in India. Et tout ça avec une bonne biere fraiche! HUM!

Namaste !

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Jaipur la cité rose
Jaipur la cité rose

21 novembre - Jaipur la cité rose

Raymonde s'est levée à 4h00 et moi à 5h30.  Nous avons terminé nos ablutions matinales à la lueur d'une lampe frontale car l'électricité est en panne. Nous descendons et allons nous asseoir sur une balançoire dans le beau petit jardin jouxtant notre hôtel. Les soleil n'est pas encore levé et il fait froid. Raymonde nous emmitoufle dans une couple de chauds pashminas. Nous sommes bien et partageons nos émotions de la veille au Taj Mahal. Bande de curieux ! Oui, j'en ai eu et je ne les ai dites qu'à Raymonde! Vous n'en saurez rien car un ingénieur macho ne parle pas de ces choses-là publiquement.

«Son et lumières» pour Claire

Claire vient s'assoir avec nous et nous dit qu'elle a eu une nuit affreuse au cours de laquelle elle a été malade. «C'était un son et lumière!» qu'elle nous dit avec son beau sourire! On éclate de rire! Ce fut pénible pour elle mais elle nous rassure.

7h00. Déjeuner fait de yogourt nature, gruau au lait sucré, omelettes au fromage et affreux Nescafé. La solidarité de notre petite tribu fait son œuvre et Claire se voit offrir toute une panoplie de médicaments certains plus exotiques que les autres. Richard, notre physicien de formation, ne dit rien mais son petit sourire en coin me fait croire qu'il a des doutes sérieux sur l'efficacité de certains d'entre eux. Voyons Richard, la foi déplace des montagnes et l'homéopathie fait encore plus... si on y croit! Faut que je réfléchisse vraiment à ce que je viens d'écrire car j'ai l'impression d'avoir énoncé la première loi du scepticisme.

Porte-chance de Sanju

Porte-chance de Sanju
Porte-chance de Sanju

Pendant le chargement des valises dans le mini-bus, je remarque que Sanju a accroché des haricots verts et une nectarine ficelés ensemble sous le pare-choc avant. Intrigué, je fais le tour des autres véhicules dans la cour et presque tous ont un pendentif semblable accroché au même endroit! Probablement un porte-chance! Comme disent les sceptiques: «Nous ne croyons pas à la chance... mais nous en avons besoin tous les jours! »

Autoroute vers Jaipur

Nous roulons sur une autoroute à péage belle et très propre. Le long trajet vers Jaipur nous permet de voir la campagne indienne en traversant une grande plaine toute en culture. Les labours sont en cours un peu partout et se font, comme chez-nous, avec des tracteurs modernes. Beaucoup de champs sont en production.

Raymonde s''amuse à inscrire le nom des villes et villages qui jalonnent notre route : Pipakaldhca, Mehandipur Balasi, Danja, Skandara, Bhojpura, Kaladao. La poterie et de la sculpture du marbre sont des industries florissantes. Nous voyons nos premiers temples bonbons dédiés à Krisha.

Halte technique

9h00. Nous sommes à 113 km de Jaipur.  L'arrêt matinal à se fait à une halte routière pour boire le chai épicé et sucré.  Plusieurs sortes de croustilles sont en vente et trouvent preneur parmi nos amis. Ici c'est la vie quotidienne et nous avons la chance de voir des choses étranges comme ces bancs rectangulaires sans dossier faits de lanières de caoutchouc tressé et sur lesquels les gens s'assoient pour lire les journaux. Vraiment typique!  J'en essaie un et me retrouve sur le dos, les quatre fers en l'air! Faut avoir la technique pour s'y assoir!

Le chaï

Le rituel du chai est devenu incontournable pour nous. Cet élément fondamental de la culture populaire indienne est un breuvage réconfortant. On ne peut imaginer une ville, un quai, un train ou une échoppe sans le chaiwalla faisant couler ce liquide blanchâtre, brûlant, dégageant des arômes de clou de girofle et de cardamome, très sucré bien sûr.  Les épices utilisées font la différence dans le goût.

Adepte du chai!
Adepte du chai!

Raymonde adore cette boisson lactée qui n'a rien à voir avec l'infusion simple de thé qui accompagne notre quotidien québécois. Je me suis même demandé si l'habitude anglaise de verser le thé sur un nuage de lait (et non l'inverse) ne vient pas de la qualité moyenne du thé produit « aux Indes ». Ici, le chai est nourrissant mais pas désaltérant et le charger d'épices ne fait que masquer la médiocre qualité des feuilles de thé utilisées. Clôde commande souvent du masala chai qui est plus épicé et coûte quelques roupies de plus.

Le travail des femmes

Nous traversons des sections de route en construction et constatons malheureusement que le rôle des femmes reste déplorable : courbées sur le bord du chemin, elles cassent des pierres en petits morceaux plus ou moins égaux pendant que d'autres femmes les transportent dans un panier sur la tête pour les déposer sur la future route  où des hommes les enduisent de goudron. Mais ces femmes restent toujours aussi belles et fières et ne renoncent pas à porter leurs plus beaux saris, même pour des tâches aussi pénibles. Même si la misère et la saleté des rues et des maisons nous sautent aux yeux,   la majorité des indiens que nous voyons restent propres sur eux et c'est ce qui nous fascine.

Jaipur - Capitale du Radjastan

Pas peureuse!
Pas peureuse!

Il nous faudra environ 3 heures de déplacement pour atteindre notre prochaine destination : Jaipur, la ville rose, capitale du Radjastan. Les longues minutes passées dans le trafic à l'entrée de la ville nous permettent de saisir de très belles scènes de femmes en saris colorés car, ici, au Radjastan, les couleurs éclatent !

Notre hôtel est le Arya Niwas, de qualité supérieure mais moins que celui d'Agra. Un très beau jardin à l'anglaise meublé de tables et de chaises confortable nous permet de prendre notre dîner à l'ombre de grands arbres. C'est magnifique! Pour le repas, nous devons remplir une fiche devant  un étalage de mets et y indiquer le numéro et la quantité de chacun des plats désirés. C'est la première fois que je vois une telle chose. Pour gagner du temps, Daniel nous demande donc de remplir immédiatement nos fiches pour le déjeuner de demain matin car ce soir, après l'événement spécial, nous mangeons en ville.

BOLLYWOOD!

L'après-midi est consacré à l'incontournable cinéma typiquement indien que le terme «Bollywood» décrit très bien, un mot-valise combinant l'initiale du nom « Bombay » - ancien nom de Mumbai - et « Hollywood » le symbole de l'industrie cinématographique américaine.  Il faut savoir qu'il se produit plus de 800 films par année à Bombay seulement et que ces films sont distribués partout en Asie et font un tabac!

Cinéma Raj Mandir

Le temple de Bollywood
Le temple de Bollywood

Le Raj Mandir est le plus célèbre cinéma de Jaipur et probablement l'un des plus célèbres d'Inde. Tous les guides en parlent en le considérant comme une véritable attraction touristique, curieux pour un cinéma... Mais on a quand même voulu vérifier ça de nos propres yeux.

Nous allons visionner le film Golmaal 3, une comédie dramatique pour toute la famille. Il vient de sortir, ce qui explique l'engouement. En plus l'acteur principal est l'une des grandes stars de Bollywood ce qui explique aussi la ruée! Et encore on a de la chance de pouvoir avoir des billets pour le jour même. Pour certains films, il faut réserver jusqu'à 10 jours à l'avance!

La grande salle d’entrée de ce cinéma est tout simplement spectaculaire, à couper le souffle tellement c’est grandiose et kitch à la fois. Du tapis partout, des tables avec des fauteuils le long des murs, une mezzanine plus huppée encore, une couple de restos rapide à pop-corn comme chez-nous mais absolument rien de comparable pour le reste. Et c’est immense! Dans quel style la décoration ? Impossible à cibler mais je vais tenter cette réponse : du rococo à la moderne teinté d’Art Deco avec beaucoup de n’importe quoi pourvu que ça éclaire en couleur!

L'avant-première!

Personne ne peut entrer dans l’unique salle de 1 180 places avant que les lumières ne s’ouvrent complètement et tous les clients doivent attendre dans cette vaste pièce. C'est dimanche aujourd'hui, ne l’oublions pas, et l’atrium est rempli de couples avec leurs enfants. L'habillement des indiens me fascinent.  Ils sont tous en « habits du dimanche ».  Les femmes sont toilettées, fardées, maquillées et les hommes portent l'habit ou l'équivalent.  Une sortie en famille admirable!

De manière générale, les Indiens sont très curieux des occidentaux et notamment de leur façon de s'habiller.  Ils adorent se prendre en photos avec les femmes occidentales et leurs  tenues un peu légères les amusent beaucoup, mais bien sûr il ne faut pas en abuser! Raymonde n'a jamais ressenti d'agressivité à ce niveau et trouve ça plutôt comique et même valorisant d'être admirée et photographiée par eux.

Maman est contente!
Maman est contente!

Nos belles québécoises sont donc vite prises d’assaut par de jeunes indiens à peine pubères qui veulent se faire photographier en leur compagnie.  Nous sommes, en fait, l'avant-première du spectacle, sinon l’attraction spéciale de ce beau dimanche. Un attroupement s'est créé autour de nous et toutes les femmes veulent maintenant se faire photographier avec leur bébé dans les bras de Guylaine, Raymonde et Clôde! Et tous les indiens ont ouvert leurs cellulaires et photographient ou filment ces scènes inhabituelles. Aujourd’hui, chers amis, il y a des milliers de photos de nos belles québécoises qui font la une des Facebook indiens !

La projection

Le film, tourné en langue Hindi,  nous a fait hurler de rire... tout comme les 1180 autres spectateurs à l'intérieur de ce magnifique édifice. Le film est rempli de danses, de chants, des batailles mémorables!  Les cascades automobiles, les combats, tout est exagéré! Un coup de poing envoie l'adversaire en orbite en le faisant tournoyer pendant de longues secondes au ralenti! Un coup de pied projette le vilain à 500 milles à l'heure vers les bâtiments voisins qui explosent en mille miettes! Mais le plus comique, c'est lorsque les acteurs et actrices principaux font leur apparition - genre le héros apparaît et ça va être la fête au méchant - là, c'est le délire dans la foule : on siffle, on crie, on hurle, on applaudit! On fait comme eux et c'est extraordinaire! Naturellement, le bon remporte le cœur de la belle demoiselle!

Pour le confort, on repassera!

Mais moi, j’ai comme un problème de siège ces jours-ci : hier le siège de la bicyclette, aujourd’hui, le siège du cinéma. En effet, le dossier est trop incliné vers l'avant et pour être confortable, je dois mettre mes coudes sur mes genoux. Mais on a prévu une autre position pour les capricieux comme moi:  le siège est sur glissières et peut s’incliner dans  une position beaucoup plus confortable... mais il ne faut pas mesurer plus de 5’ 5” pour profiter de cette option a sa pleine valeur et favorisant nettement les asiatiques de petite taille. François avec ses 6’ 3” et moi avec mes 6’ on se sent vraiment comme des sardines dans leur boite avec les genoux écartés et accotés dans l’encoignure des sièges en avant de nous : après 5 minutes à se briser les rotules sur le dur métal des sièges avant, on revient à la position initiale... pour un autre 5 minutes. Ah, vous ai-je dis que le film dure 3 heures avec une intermission de 10 minutes ? Ça fait un maudit paquet de 5 minutes inconfortables ça !

Souper au Miro's

La projection s'est terminée vers 18h00. Des portes se sont ouvertes, la salle s'est vidée complètement  et tout le monde s'est retrouvé à l'extérieur!  Nous marchons jusqu'au restaurant Miro's. Le serveur accompagné du chef cuisinier et du gérant attendent que nous nous installions avant de s'avancer vers nous. Le décor, le service et la nourriture comblent nos attentes et nous décernons un quatre étoiles à ce beau resto!

Coucher à 21h00 complètement kaput ! Depuis qu'on est en Inde, on a même pas le goût de regarder la télé. Trop occupés ou trop fatigués!

Itinéraire du voyage : Carte détaillée

Pascal Bouchard
Pascal Bouchard

Publié par Pascal