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Jour 34 – DÉMYSTIFIONS L’INDE ! Partie 2

Amritapuri
Amritapuri

RÉPONSES AU QUIZZ

Il y a quelques semaines, en  début de voyage, je vous avais posé deux questions dont voici les réponses.

CRÉMATION OU INHUMATION

Dans les villes comme Varanasi où coule le Gange, un fleuve sacré, les corps non-identifiés comme musulmans (inhumation) ou hindous (crémation)  SERAIENT remis au fleuve. Ça c’est ce qu’on nous a dit. Peut-être que cela se fait encore dans les régions reculées mais je ne crois pas que cette pratique soit encore réelle. En effet, chaque ville a maintenant un crématorium moderne où les familles peuvent faire incinérer leur proches à moindre coût car n’oubliez pas qu’un bucher funéraire à ciel ouvert coûte pas mal de sous! Donc, il y a de fortes chances qu’un corps non-identifié soit incinéré purement et simplement.

LES VACHES SACRÉES

On nous a dit que les vaches qui se promènent librement partout dans les villes et en campagne appartiennent à des particuliers. C’est certainement vrai mais beaucoup de ces animaux sont aussi des vaches et des bœufs errants dont les propriétaires, ne pouvant plus les garder pour diverses raisons et ne pouvant les tuer pour la viande, préfèrent alors les laisser aller dans la nature. Cette pratique est fort répandue dans le nord de l’Inde dont les habitants sont beaucoup plus conservateurs et religieux mais les grandes villes du nord ont commencé à restreindre leur territoire dans les banlieues et hors des centres-villes. C’était rendu nécessaire avec l’augmentation du parc automobile. Dans le Sud de l’Inde, catholique et plus libéral, on ne voit plus ces vaches… sauf à Mumbai où leur présence est fortement réglementée comme vous avez pu lire dans un précédent billet.

LES MENDIANTES

Les mendiantes avec leurs bébés nouveau-nés dans les bras qui quêtent pour de la nourriture se tiennent toujours dans les endroits fréquentés par les touristes soit les sites touristiques, les abords des restaurants et des hôtels. Ce sont des professionnelles et on décourage fortement de les encourager en leur donnant de l’argent. Mais ce n’est vraiment pas facile, Guylaine et Raymonde ayant sauté une coche à Mumbai assaillies qu’elles étaient par une horde de ces femmes sans pitié pour les pauvres touristes prises de compassion! Dès qu’on donne à une c’est la cohue et elles ne lâcheront plus le morceau. J’ai dû intervenir et les forcer à s’éloigner car elles ont quelque peu de respect pour les hommes sachant qu’avec eux, ça ne prend pas leur petit jeu! À Mumbai, on nous a dit que ces mendiantes étaient travaillaient en fait pour les «slums lords» ces mafieux qui contrôlent les bidonvilles des grandes villes indiennes.

LA CIRCULATION AUTOMOBILE : UN CHAOS AUTO-RÉGULÉ

Le parc automobile indien est constitué, par ordre décroissant de grosseur, d’une multitude d’autobus et de camions dix-roues et plus de marque Tata visibles seulement à l’extérieur des villes, d’autos moyennes genre Tercel circulant sur les grands artères des villes et quelques ruelles, de tuk-tuks motorisés et de rickshaws à deux jambes et trois roues en versions taxi ou camion, finalement, d’un nombre incalculable de motos 150cc et plus montées par au moins deux têtes de pipes!

La visite touristique des villes populeuses comme Delhi et Varanasi se fait toujours dans la plus vieille partie de ces villes. Il est donc normal que les rues et ruelles de ces sections anciennes soient trop étroites ou purement impassable pour certains véhicules. Dans les ruelles des bazars, par exemple, seuls les motos et les piétons peuvent circuler. Dès que la ruelle s’élargie, les tuk-tuks et les rickshaws viennent occuper l’espace disponible.

Qu’advient-il alors lorsque trois ou quatre ruelles débouchent sur un  carrefour et que tous ces véhicules viennent en même temps disputer aux piétons leur droit de passage ?

C’est le chaos total!

Comme l’installation de feux de circulations est hors de question car personne ne les respecteraient et que la présence policière est quasi inexistantes dans ces sections populeuses de la ville, la gestion de la circulation est donc laissée aux usagers confrontés aux inévitables embouteillages à répétition qui surviennent.

Je me souviens, à Delhi, lors de notre tour de rickshaw, d’avoir assisté à un tel chaos indescriptible : en moi-même, je me disais, nous en avons pour au moins 1 heure avant de pouvoir circuler à nouveau. Tout était entremêlé : une centaine de femmes et d’hommes à pied avec des paquets sur la tête, une douzaine de rickshaws imbriqués les uns dans les autres, six-sept tuk-tuks empestant l’air remplis de passager à raz-bord, deux ou trois autos et une quinzaine de motos louvoyant à travers la multitude, ajoutez à cela la cacophonie d’une dizaine de coups de klaxons stridents à la seconde et vous avez à peu près un portait de la situation.

Cinq minutes?  Dix minutes au maximum ont suffit à régler la situation et rétablir un semblant de fluidité au carrefour, tout cela sans que personne ne crie ou ne se mette en colère! Je n’en croyais pas mes yeux!

Je venais de réaliser que, laissé à lui-même, le chaos, intolérable à nos esprits cartésiens, s’élimine rapidement par la patience et la technique des petits pas! Depuis ce moment, je me suis surpris à réfléchir profondément sur l’utilité de tout vouloir réglementer dans nos vies. J’ai vu le chaos et il se gérait très bien lui-même sans que j’ai eu à intervenir!

Depuis que j’ai écris ces mots, nous sommes descendus dans le sud de l’Inde et avons été surpris de voir que, dans les grandes villes comme Mumbai, par exemple,  tous les tuk-tuks et les rickshaws avaient maintenant été bannis des centres-villes et ne sont maintenant tolérés que dans les banlieues et les «slums». Cela aussi était rendu nécessaire pour faciliter le trafic automobile.

LE MYSTÈRE DES PIQURES

Nous n’avons rencontré aucun animal vénéneux de notre voyage. Cependant, depuis notre arrivée, nous faisons face à un mystère. Quel insecte est responsable de ces piqures qui démangent tellement et qui prennent près de deux semaines à disparaître ?

Au début, nous étions convaincus que c’étaient des maringoins mais jamais nous ne les avons vu  nous piquer et, le plus troublant, les piqures et les démangeaisons n’apparaissent que le lendemain ou le surlendemain et se présente généralement en chapelet à l’intérieur des vêtements, comme si l’insecte avait marché ce qui n’est jamais le cas pour les moustiques.

Guylaine, Claire et Raymonde ont été les plus affectées, présentant des piqures violacées aussi grandes qu’une pièce d’un cent sur les jambes et les bras et dont les démangeaisons intolérables les empêchaient de dormir. Guylaine a dû se mettre des «plasters» sur les piqures pour empêcher que le frottement de ses vêtements n’excite la démangeaison.

Nous sommes maintenant dans le Sud de l’Inde et le mystère s’est encore alourdi puisque, lors de la croisière dans les Backwaters, le capitaine du bateau nous a dit que c’étaient des fourmis qui étaient responsables de ces piqures!  Et pour confirmer cela d’une certaine façon, Marcel et Guylaine se sont fait piquer par un minuscule insecte ressemblant  à une fourmi avec un dard pour bouche…. mais qui avait des ailes!

Le mystère demeure!

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