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Kovalam
Kovalam

20 décembre 2010 – Kovalam, Kérala

Raymonde et la Mer

J’écris ces mots alors que Raymonde est à la plage depuis un bon moment. Le soleil se couche. Je suis assis sur le patio du bungalow et je la vois, tout en bas, étendue sur sa chaise longue. La Mer… la Mère… C’est ainsi qu’elle vit sa relation privilégiée avec l’océan Indien depuis notre arrivée au Kérala. Autant à Kochi, à l’ashram, qu’ici, elle adore se recueillir sur la plage dès les premiers rayons du jour et répéter l’expérience à la tombée du jour. C’est sa façon de faire son pèlerinage intérieur.

Après le buffet-déjeuner excellent, nous sommes tous allés rencontrer la Docteur en soins ayurvédiques. Une centaine de choix nous sont offerts et chacun y va selon l’expérience qu’il veut vivre. Pour ce midi, je choisi un massage complet suivi d’une application d’huiles chaudes et d’herbes pour le mal de dos qui m’afflige parfois depuis mon arrivée en Inde. Raymonde choisit le même massage mais ajoute le soin des yeux et des oreilles. Marcel et Guylaine ont fait des choix similaires.

Mon premier massage ayurvédique

C’est mon premier massage ayurvédique donné par un homme et je dois avouer que c’est très différent de ceux auxquels ma masseuse Louise m’a habitué à Québec. Pas mal plus raide comme traitement… et plus gênant! Pas habitué moi à me faire taponner par un gars!

Le massage sera en trois phases s’étendant sur 1½ heure. Ça débute avec bibi assis nu comme un ver sur un tabouret et le masseur qui me vide la moitié de la production annuelle d’huile de l’Inde sur la tête et sur le corps. Et l’huile est bouillante! J’espère juste qu’il ne m’en vide pas sur le zizi car je ne répondrai plus de moi-même à ce moment-là! Et débute par le massage du cuir chevelu qu’il pince, tapoche, frappe,  tord et tourne en tous les sens. «Ça y-est! Il va me scalper! Certain qu’à la fin il ne me restera plus un seul cheveux sur la tête que j’ai déjà passablement dégarnie!». Quand le bout des doigts ne suffit pas, ce sont les jointures qui sont mises en action pour me meurtrir d’avantage. Il termine cette première étape par le massage du torse et des bras.

Seconde phase : le massage avec les pieds. Il me fait étendre par terre sur un grand coussin les bras en croix. Nouvelle onction d’huile chaude partout sur le corps et le voilà reparti pour une autre séance de maso-thérapie sur le dos, sur le ventre, en X, en Y, en Z… toutes les figures de styles y passent! Il se tient à une corde fixée au plafond pour ne chuter et par ici la glisse! Par moments, j’en perds le souffle tellement il appui fort!

Finalement la troisième phase arrive, celle de la table de massage qui m’est plus familière. Tous les muscles qui ont déjà été massacrés sont à nouveau l’objet de ses efforts. Il utilise même de nouveaux trucs pour que ça fasse encore plus mal!

Mes 90 minutes de massage terminés, j’ai eu droit ensuite à un traitement de 40 minutes pour aider à guérir mon mal de dos. Il a créé un beignet de cire sur le bas du dos dans lequel il a mis, par deux fois, un mélange d’herbes et d’huile chaude. Enfin quelque chose de vraiment relaxant!

Bon, ok, vous vous êtes dit que je suis vraiment fou pour me soumettre volontairement à ce genre de massage. Peut-être mais j’en avais vraiment besoin pour me faire oublier les derniers  six jours passés d’ashram! Le massage, c’est de la petite bière à coté de cela! Moi, j’ai eu du mérite à être là mais ceux qui y passent volontairement un mois, deux mois, six mois, ils n’ont aucun mérite. Aucun mérite! Eux ils ont choisi sciemment d’y être… et ils capotent ben raide sur Amma. Aucun mérite!

Demain matin, 8h30, les quatre mousquetaires recevront à nouveau un massage ayurvédique! Ben oui, nous devons exorciser tous les méchants démons d’Amma!

Plage et détente

Le  reste de la journée s’est passée dans la détente la plus totale avec baignade à la mer et un très bon souper au resto de l’hôtel. Nous avons  récupéré le sac de Raymonde qu’un taxi a laissé à l’hôtel et avons rencontré Clôde avec qui nous allons fêter l’anniversaire demain soir à son hôtel.

 

Kovalam

19 décembre 2010 – Kovalam, Kérala

Départ de l’ashram retardé

Quelques jours auparavant, Guylaine avait reçu un courriel de notre agent nous donnant le nom du chauffeur et le numéro d’immatriculation du véhicule devant nous prendre à l’ashram à 10h00 pile aujourd’hui et nous conduire à Kovalam. Dès 9h00, Marcel et moi faisons le pied de grue devant notre immeuble vérifiant les immatriculations de tous les véhicules qui se présentent dans la cour : notre taxi se fait attendre. Finalement, après une couple de  téléphones de Raymonde à notre agent, celui-ci indique au chauffeur où nous trouver à l’ashram : il était stationné à l’entrée secondaire depuis 2h30 cette nuit à nous attendre! Et nous  l’attendions à l’entrée principale! Ce manque de communication a retardé notre départ de deux heures y voyant, pour ma part, une secrète vengeance d’Amma pour tout ce que je vous ai communiqué de pas bien sur elle et son ashram! Ah le kharma!

«Special Tea» dans la chambre 114

Nous quittons sans manger car le resto n’ouvre qu’à 12h30. Nous arrêtons à l’hôtel Comfort Regency de Karunagappally pour notre dîner. Notre abstinence en matière de bière ayant atteint son comble, il est hors de question que nous ne dégustions pas, ici,  notre premier produit du houblon en 6 jours. Le garçon nous répond que c’est impossible! Devant nos mines déconfites, il nous prend en pitié et nous invites à le suivre dans la chambre 114.  Surprise! Une table à dîner est déjà installée devant le lit double et rapidement les  bières arrivent suivies de nos assiettes de nourriture. Je crois que ce fut le plus beau repas depuis notre arrivée en Inde! Whoaaaaaa!

Notre nouveau taxi Toyota du genre Station Wagon est tout neuf et plus spacieux que celui que nous avions à Kochi permettant à trois personnes de s’asseoir aisément sur la banquette arrière. Sous la conduite experte de notre chauffeur Vigi qui a une grosse grippe soit dit en passant, nous atteignons Kovalam à 16h30. Pendant le trajet, nous avons formulé une série d’attentes toutes plus farfelues les unes que les autres afin de ne pas être déçus de notre nouvel hôtel. En fait, nous nous contenterions de notre cellule de moine de l’ashram en autant que les matelas soient plus confortables et qu’elle soit située sur la plage avec un joli resto pas loin!

Notre coin de paradis!

Il va sans dire que toutes nos attentes furent dépassées et de loin! L’endroit est superbe! L’hôtel Soma Palm Shore surplombe une belle petite plage de sable blanc en croissant de lune que l’on peut atteindre en descendant une cinquantaine de marches. En remontant de la plage, nous atteignons, au premier palier, un resto de fruits de mer où nous nous sommes régalés le soir même. Poursuivant notre remontée, nous arrivons sur le second palier, celui de la piscine d’eau douce et de nos luxueux bungalows à toit de chaume! Nous sommes très choyés car il n’y a que six bungalows et ils sont très en demande. Quelques marches de plus et nous entrons finalement dans le bâtiment principal de l’hôtel contenant plusieurs chambres conventionnelles et tous les services dont, sur le toit, une série de soins ayurvédiques dont nous allons nous prévaloir très certainement dans les deux jours à venir. C’est un paradis!

Nous prenons congé de Vigi que nous ne reverrons que dans deux jours… à moins que nous ayons besoin de ses services pour aller quelque part en ville. Nous avons son numéro de cellulaire et il est à notre disposition en tout temps demeurant sur le stationnement de l’hôtel avec les autres chauffeurs dans un bâtiment réservé pour eux.

À nous la vie de pacha!