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Kovalam
Kovalam

21 décembre 2010 – Kovalam, Kérala

Nouveaux massages

Mon billet sera court aujourd’hui car notre journée a été des plus tranquilles… une journée de farniente! Elle a débutée avec nos massages complets – tabouret, pieds et table – dès 8h30. Même si hier je vous ai décrit une séance de sado-maso, nous avons tous décidé de récidiver ce matin car, l’effet de surprise passée, nous avons apprécié amplement les bienfaits de ces techniques de massage inconnues de nous tous.

Clôde!

Quelle ne fut notre surprise, à notre sortie des salles de massages, alors que nous étions en train de relaxer dans nos robes de chambre vertes et nos bonnets oranges à boire nos noix de coco, de voir apparaître notre amie Clôde qui venait, elle aussi, pour un massage. Comme c’est son anniversaire aujourd’hui, nous nous sommes donc donné rendez-vous à son hôtel pour 19h00 ce soir pour célébrer l’événement.

Le reste de l’avant-midi s’est passé sur le patio de nos bungalows certains à  lire, d’autres à écrire leurs notes dans leur calepin ou sur l’ordinateur d’autant plus qu’une bonne averse est venue contrecarrer nos plans de passer d’autres moments à la mer ou à la piscine. Mais ces moments furent, encore, des plus agréables car, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous avons pu les utiliser à bon escient pour des choses agréables. Comme l’hôtel offre l’internet Wi-Fi gratuit, j’ai profité aussi de ces moments pour mettre en ligne d’autres billets et plusieurs nouvelles photos.

Anniversaire de Clôde

Après diverses activités personnelles dont la visite du phare de Kovalam par Marcel, la journée s’est terminé au resto Le café de la mer, bien oui, en français, non loin de l’hôtel de Clôde avec qui nous avons fêté son anniversaire. Bien sur que nos échanges ont porté sur notre séjour remarquable et remarqué à l’ashram mais aussi sur nos impression de la partie du voyage dans le nord de l’Inde. En  bonne chachi, elle a pris bien note des irritants (qualité des hôtels à Delhi et Varanasi) et des bons points que nous avons trouvé à ce voyage. Comme elle fait pratiquement le même trajet que nous dans le sud avec son propre chauffeur pour en découvrir toutes les facettes, il est presque certain que nos chemins se croiseront lors de nos prochaines visites.

La génératrice

À notre retour à nos bungalows pour la nuit, nous avons été à nouveau confrontés au bruit de la fameuse génératrice qui fournir le courant lorsqu’il y a panne sur le secteur! En effet, depuis que nous sommes ici, c’est la troisième fois qu’elle se met en marche, hier soir de 21h00 à 23h00,  aujourd’hui de 10h00 à 17h00, et ce soir, de 20h00 à minuit. Il va sans dire que c’est l’irritant majeur de cet hôtel mais nous ne savons vraiment pas si c’est la même chose dans tous les hôtels du secteur car la génératrice démarre seulement lorsque l’électricité du secteur est coupée. Pour une seconde nuit d’affilée, je vais devoir m’endormir avec mes bouchons.

Kovalam
Kovalam

21 décembre 2010 - Kovalam et le sud

Nous sommes à Kovalam.  Jusque dans les années 60, Kovalam n’était qu’un petit village de pêcheurs assoupi, aux ruelles étroites et aux maisons à toits de chaume.  Elle devint une station prisée par les hippies.  Désormais il attire aussi les célébrités qui y viennent dans leurs avions privées.

Aujourd’hui, les plages du village deviennent des cours pour de grandes chaînes d’hôtels de tous genres.  Nous sommes dans un 3 étoiles et demi... Soma devient un petit paradis pour nous quatre.  Kovalam conserve son charme et est, dit-on, l’une des plus belles stations balnéaires de l’Inde.

Deux caps rocheux bordent la baie naturelle et y encastrent des plages magnifiques, dont celle où nous avons la chance de nous y baigner.

J’avais oublié mon sac à dos bleu où mes notes de voyages s’y trouvaient.  Me revoilà à nouveau en possession de ce sac qui recèle mes trésors à usages quotidiens.

Nous expérimentons une deuxième averse en Inde.  Celle-ci danse devant nous dans une marre d’eau alors que notre chauffeur est disponible au 2e étage, que la femme de ménage termine le service à notre chambre, que le serveur nous apporte notre repas du midi sous la véranda de notre appartement et que l’agent de sécurité surveille que notre tranquillité ne soit pas dérangée.  Un paradis!

Ici, mes miroirs se retrouvent dans la nature plutôt que dans les gens : l’odeur de la terre mouillée mêlée à celui de la  mer me donne une sensation d’exotisme très sensuel.  J’admire les feuilles des plantes qui accueillent toute cette eau inattendue.  Les corneilles croassent et semblent se transmettre leur expérience de douche matinale.

Nous revenons, tous les quatre, d’un deuxième soin ayurvédiques.  Nous sommes déguisés en plante verte avec cette robe imbibée d’huile et notre tête enturbannée qui termine notre nouveau modèle santé.

Hier, j’ai opté pour un « marma ».  Une tonne d’huile sur la tête et tout le corps.  Rami a débuté le message, mon corps en position assise sur un tabouret (en recherche d’équilibre), elle débute en déposant un tas de cendre sur ma tête huilée à outrance.

Avec de l’huile chaude, Raymonde frite, elle imbibe tout mon corps.  Elle taponne ma tête légèrement comparé au massage à Udaipur où ma « cabesa »  ne faisait qu’un beau rond.  Ensuite les épaules et les bras.

Elle me fait allongée sur une table où un massage intégral m’attend.  Quel bonheur!  Mais aujourd’hui j’ai choisi le style « rejuvénaissance »!  Ce fut du sport.  Rami à nouveau, se balance au bout d’une corde, afin de garder un certain équilibre, en massant mon corps dans son entier, avec ses pieds.   L’expérience vaut le prix de la chandelle.  Malgré une pression assez énergétique, la sensation demeure agréable.  Elle masse ainsi le dos et le devant.  Elle me demande si je pratique le yoga.  Pas depuis 1 mois, et ça parait… Mais quel délice malgré tout.  Malgré la présence de l’huile en quantité débridée dans mes cheveux et sur tout mon corps, j’adore!  Je crois que ma peau restera hydratée pour la prochaine année.  Claire, ma belle, tu m’as  bien dit ce qui m’attendait; mais rien de comparable ne pouvait exister dans mon esprit.  Quelle erreur de douter des qualificatifs employés lors de ton explication : une tonne d’huile chaude!!! Bon!

La pluie martèle maintenant les bananiers et les cocotiers.  Le son tambourine sur les noix de coco en autant de note de musique que de gouttelettes de pluie.  Quel délice!  Je suis bien loin des questionnements existentiels lors de mon séjour à l’Ashram.  Il n’en demeure pas moins que ce que j’ai compris à cet endroit, continue de se frayer un chemin dans ma vie quotidienne.  Cesser de servir les autres comme ça!  Penser à moi.  Personne ne me demande rien.  Chacun demeure responsable de ses besoins…. Bon, bon, bon! Me voilà repartie…

Mais quand même!  En recevant mes messages, un coq chantait à tout moment.  Comme dans la bible, je me référais au Christ renié trois fois par Judas!  Je choisis une autre version pour mon coq.  Il chante pour me saluer.  Il chante pour solliciter ma présence ici et maintenant! Il chante pour le plaisir d’être en vie et non en poulet Bar BQ. Bon!

C’est aussi tout ça l’Inde.  On se croirait dans un paradis perdu, non, nous sommes dans un paradis perdu à l’autre bout du monde, de mon monde, et la corneille croasse mon entendement.   Les vagues déferlent et roulent dans un mouvement de mantras naturels qui réconfortent mon esprit et mon corps.  Quel bonheur!

Une autre expérience aujourd’hui.  Je désirais manger du poulet tikka.  Oui, oui, les amis du voyage, vous lisez bien.  Mais voilà que l’averse qui dure déjà depuis une heure, empêche l’utilisation du four tandoori où cuisent les poulets tandoori et les pains naans rôtis.  C’est aussi ça l’Inde.

Clôde a surgi sur la plage alors que Guylaine et moi échangions sur ce que nous vivons en Inde.  Elle vient préparer la venue de son prochain groupe de 14 personnes en Inde du Sud.  Aujourd’hui, nous souperons avec elle, dans un petit resto sympathique du bord de mer, que Guylaine et Marcel ont déniché hier après-midi.

La pluie a cessé pendant que Pascal dort un peu et que Marcel gambade vers un temple ou je ne sais quoi.  Les repas servent aussi à échanger ce que nous avons vécu durant la journée.  Hier, j’ai pris du soleil et une démarcation rosée prouve qu’il était chaud.  Je me suis baignée dans la mer sous la surveillance de mon amie Guylaine.  Les vagues sont trop puissantes pour moi.  Je me retire.  Pascal, à ma demande, se baigne aussi.  Sa présence me sécurise beaucoup.

Il est déjà 15h00 et je descends à la page m’allonger devant la mer sans soleil mais au son des vagues et de leur chant si inspirant pour le sommeil.

A demain!

Kovalam
Kovalam

20 décembre 2010 – Kovalam, Kérala

Raymonde et la Mer

J’écris ces mots alors que Raymonde est à la plage depuis un bon moment. Le soleil se couche. Je suis assis sur le patio du bungalow et je la vois, tout en bas, étendue sur sa chaise longue. La Mer… la Mère… C’est ainsi qu’elle vit sa relation privilégiée avec l’océan Indien depuis notre arrivée au Kérala. Autant à Kochi, à l’ashram, qu’ici, elle adore se recueillir sur la plage dès les premiers rayons du jour et répéter l’expérience à la tombée du jour. C’est sa façon de faire son pèlerinage intérieur.

Après le buffet-déjeuner excellent, nous sommes tous allés rencontrer la Docteur en soins ayurvédiques. Une centaine de choix nous sont offerts et chacun y va selon l’expérience qu’il veut vivre. Pour ce midi, je choisi un massage complet suivi d’une application d’huiles chaudes et d’herbes pour le mal de dos qui m’afflige parfois depuis mon arrivée en Inde. Raymonde choisit le même massage mais ajoute le soin des yeux et des oreilles. Marcel et Guylaine ont fait des choix similaires.

Mon premier massage ayurvédique

C’est mon premier massage ayurvédique donné par un homme et je dois avouer que c’est très différent de ceux auxquels ma masseuse Louise m’a habitué à Québec. Pas mal plus raide comme traitement… et plus gênant! Pas habitué moi à me faire taponner par un gars!

Le massage sera en trois phases s’étendant sur 1½ heure. Ça débute avec bibi assis nu comme un ver sur un tabouret et le masseur qui me vide la moitié de la production annuelle d’huile de l’Inde sur la tête et sur le corps. Et l’huile est bouillante! J’espère juste qu’il ne m’en vide pas sur le zizi car je ne répondrai plus de moi-même à ce moment-là! Et débute par le massage du cuir chevelu qu’il pince, tapoche, frappe,  tord et tourne en tous les sens. «Ça y-est! Il va me scalper! Certain qu’à la fin il ne me restera plus un seul cheveux sur la tête que j’ai déjà passablement dégarnie!». Quand le bout des doigts ne suffit pas, ce sont les jointures qui sont mises en action pour me meurtrir d’avantage. Il termine cette première étape par le massage du torse et des bras.

Seconde phase : le massage avec les pieds. Il me fait étendre par terre sur un grand coussin les bras en croix. Nouvelle onction d’huile chaude partout sur le corps et le voilà reparti pour une autre séance de maso-thérapie sur le dos, sur le ventre, en X, en Y, en Z… toutes les figures de styles y passent! Il se tient à une corde fixée au plafond pour ne chuter et par ici la glisse! Par moments, j’en perds le souffle tellement il appui fort!

Finalement la troisième phase arrive, celle de la table de massage qui m’est plus familière. Tous les muscles qui ont déjà été massacrés sont à nouveau l’objet de ses efforts. Il utilise même de nouveaux trucs pour que ça fasse encore plus mal!

Mes 90 minutes de massage terminés, j’ai eu droit ensuite à un traitement de 40 minutes pour aider à guérir mon mal de dos. Il a créé un beignet de cire sur le bas du dos dans lequel il a mis, par deux fois, un mélange d’herbes et d’huile chaude. Enfin quelque chose de vraiment relaxant!

Bon, ok, vous vous êtes dit que je suis vraiment fou pour me soumettre volontairement à ce genre de massage. Peut-être mais j’en avais vraiment besoin pour me faire oublier les derniers  six jours passés d’ashram! Le massage, c’est de la petite bière à coté de cela! Moi, j’ai eu du mérite à être là mais ceux qui y passent volontairement un mois, deux mois, six mois, ils n’ont aucun mérite. Aucun mérite! Eux ils ont choisi sciemment d’y être… et ils capotent ben raide sur Amma. Aucun mérite!

Demain matin, 8h30, les quatre mousquetaires recevront à nouveau un massage ayurvédique! Ben oui, nous devons exorciser tous les méchants démons d’Amma!

Plage et détente

Le  reste de la journée s’est passée dans la détente la plus totale avec baignade à la mer et un très bon souper au resto de l’hôtel. Nous avons  récupéré le sac de Raymonde qu’un taxi a laissé à l’hôtel et avons rencontré Clôde avec qui nous allons fêter l’anniversaire demain soir à son hôtel.

 

Kovalam

19 décembre 2010 – Kovalam, Kérala

Départ de l’ashram retardé

Quelques jours auparavant, Guylaine avait reçu un courriel de notre agent nous donnant le nom du chauffeur et le numéro d’immatriculation du véhicule devant nous prendre à l’ashram à 10h00 pile aujourd’hui et nous conduire à Kovalam. Dès 9h00, Marcel et moi faisons le pied de grue devant notre immeuble vérifiant les immatriculations de tous les véhicules qui se présentent dans la cour : notre taxi se fait attendre. Finalement, après une couple de  téléphones de Raymonde à notre agent, celui-ci indique au chauffeur où nous trouver à l’ashram : il était stationné à l’entrée secondaire depuis 2h30 cette nuit à nous attendre! Et nous  l’attendions à l’entrée principale! Ce manque de communication a retardé notre départ de deux heures y voyant, pour ma part, une secrète vengeance d’Amma pour tout ce que je vous ai communiqué de pas bien sur elle et son ashram! Ah le kharma!

«Special Tea» dans la chambre 114

Nous quittons sans manger car le resto n’ouvre qu’à 12h30. Nous arrêtons à l’hôtel Comfort Regency de Karunagappally pour notre dîner. Notre abstinence en matière de bière ayant atteint son comble, il est hors de question que nous ne dégustions pas, ici,  notre premier produit du houblon en 6 jours. Le garçon nous répond que c’est impossible! Devant nos mines déconfites, il nous prend en pitié et nous invites à le suivre dans la chambre 114.  Surprise! Une table à dîner est déjà installée devant le lit double et rapidement les  bières arrivent suivies de nos assiettes de nourriture. Je crois que ce fut le plus beau repas depuis notre arrivée en Inde! Whoaaaaaa!

Notre nouveau taxi Toyota du genre Station Wagon est tout neuf et plus spacieux que celui que nous avions à Kochi permettant à trois personnes de s’asseoir aisément sur la banquette arrière. Sous la conduite experte de notre chauffeur Vigi qui a une grosse grippe soit dit en passant, nous atteignons Kovalam à 16h30. Pendant le trajet, nous avons formulé une série d’attentes toutes plus farfelues les unes que les autres afin de ne pas être déçus de notre nouvel hôtel. En fait, nous nous contenterions de notre cellule de moine de l’ashram en autant que les matelas soient plus confortables et qu’elle soit située sur la plage avec un joli resto pas loin!

Notre coin de paradis!

Il va sans dire que toutes nos attentes furent dépassées et de loin! L’endroit est superbe! L’hôtel Soma Palm Shore surplombe une belle petite plage de sable blanc en croissant de lune que l’on peut atteindre en descendant une cinquantaine de marches. En remontant de la plage, nous atteignons, au premier palier, un resto de fruits de mer où nous nous sommes régalés le soir même. Poursuivant notre remontée, nous arrivons sur le second palier, celui de la piscine d’eau douce et de nos luxueux bungalows à toit de chaume! Nous sommes très choyés car il n’y a que six bungalows et ils sont très en demande. Quelques marches de plus et nous entrons finalement dans le bâtiment principal de l’hôtel contenant plusieurs chambres conventionnelles et tous les services dont, sur le toit, une série de soins ayurvédiques dont nous allons nous prévaloir très certainement dans les deux jours à venir. C’est un paradis!

Nous prenons congé de Vigi que nous ne reverrons que dans deux jours… à moins que nous ayons besoin de ses services pour aller quelque part en ville. Nous avons son numéro de cellulaire et il est à notre disposition en tout temps demeurant sur le stationnement de l’hôtel avec les autres chauffeurs dans un bâtiment réservé pour eux.

À nous la vie de pacha!