Skip to content

Varanasi
Varanasi

Mardi - 16 novembre 2010

Lever à 4h00 pour Raymonde qui tape ses notes sur le mini-ordinateur. Hier soir, j'avais mal partout dont au bas du dos et à la hanche. Ce matin, tout est OK! À 6h00, nous allons déjeuner dans la petite salle rudimentaire qui sert de restaurant: tomates, concombres, omelettes, pain rôti, céréales et pseudo jus d'orange. Tout est à volonté même le Nescafé infecte qui nous sera servi comme café tous les matins en Inde et dont je me priverai pendant les deux prochains mois.

 

Départ de Delhi

Nous quittons l'hôtel à 7h00 en direction de l'aéroport Indira Gandhi, section des vols domestiques. En attente du départ pour Varanasi, nous trouvons un Coffee Day où nous pouvons nous restaurer «à l'occidentale». Le café est super bon! Daniel nous renseigne sur ce que nous allons faire aujourd'hui dont une descente du Gange en barque.

J'avais planifié utiliser l'heure et demi de vol en Boeing 737-800 de ce matin à la rédaction de mon blogue mais la conversation avec Claire, ma compagne de siège, est  tellement intéressante que j'ai changé d'idée et profité de ces moments pour échanger sur les destinations de voyage. Notre arrivée à Varanasi vers 13h00  se fait toute en douceur et nous avons la chance d'entrer à notre tour dans le superbe aérogare tout neuf qui vient d'être inauguré la veille par les autorités. Les employés ont le sourire aux lèvres et se plaisent à nous dire leur fierté de travailler dans un endroit aussi moderne.

Premiers contacts avec Varanasi

Hôtel au Ghât Assi
Hôtel Temple on the Ganges

Le trajet vers la ville nous a donné un premier contact insignifiant avec la campagne indienne. Rien à voir que des champs et des murets de briques le long du chemin.  Nous sommes installés à l'hôtel Temple on Ganges près du ghât Assi. Lorsque nous apercevons la pancarte indiquant le nom de l'hôtel, j’ai envie de partir en courant dans la direction opposée, de reprendre l’avion et de rentrer chez-moi!  Il est une couple d'étoiles de moins que le Pablas de Delhi. Oups! Je crois qu'il ne me reste plus d'étoiles disponible pour le futur! Cependant, il est situé à 2 minutes de marche de la rive du Gange ce qui sera très pratique pour nos visites futures.

Chambre 15 au rez-de-chaussée pour nous, 31 à l'étage pour Guylaine. Deux lits simples accueilleront nos corps fourbus ce soir et la salle de bain est minimale: une douche à même le plancher, une toilette style 1920 et un lavabo avec eau froide seulement. En plus, le haut de notre salle de bain communique avec celle de la chambre voisine... et on entend tout les bruits provenant de l'autre pièce!

Pas de téléphone. Pour l'internet, je pourrai me brancher à un sans-fils dans un petit dépanneur à proximité car le service à l'hôtel est trop réduit pour mes besoins.

Peu après notre installation, nous allons à une couple de rues plus loin nous restaurer dans un resto dont la grande salle ressemble à une cafétéria. Daniel nous remet à chacun une liste des locutions et phrases les plus usuelles en hindi, la langue la plus parlée dans le nord. Danyavad Daniel! Nous allons au moins savoir dire merci! Nous nous imprégnons graduellement de l'atmosphère toute spéciale de l'Inde et surtout de Varanasi. Autant à l'aller qu'au retour, nous sommes assaillis par un vendeur de flutes qui a tout fait pour nous vendre un de ses instruments. Tout un spectacle en lui-même ce bonhomme!

Les ghâts et les crues du Gange

Vers 17h00, nous marchons vers la rive du Gange en direction du ghât Assi où nous allons monter dans une barque à rames pour notre périple nocturne sur le fleuve.  Les ghâts sont des escaliers et des plateformes , environ 60 ici, qui bordent en continu la rive du Gange bordant Varanasi et qui sont utilisés pour les bains rituels et les crémations peu importe la hauteur des eaux. Chaque ghât porte le nom de la rue sur lequel elle débouche.

Chaque année pendant la saison des pluies, le Gange entre en crue charriant une quantité phénoménale d'alluvions. Le niveau d'eau monte énormément et les sédiments  se déposent en une épaisse couche de boue qui recouvre presque complètement les marches des ghâts  rendant périlleux l'accès aux eaux Gange.

Alors, pendant quelques mois, des travailleurs payés par la ville utiliseront de puissantes pompes et des boyaux d'incendie pour dégager les marches de cette boue et redonner aux pèlerins un accès plus facile aux eaux du Gange. Mais comme le ghât Assi où nous nous trouvons est en périphérie, au sud de la ville, il n'est encore que partiellement dégagé ce qui nous oblige à marcher sur cette boue glissante et parsemée de trous profonds pour atteindre finalement notre barque.

Nos offrandes au Gange

Avant de monter dans la barque, nous achetons nos barquettes à de jeunes vendeurs turbulents et agressifs. Ce sont en fait des feuilles végétales séchées et moulées en forme de soucoupes et remplies de pétales de fleurs  avec une bougie au centre. La bougie sera allumée et la barquette mise à flotter sur le Gange constituant ainsi notre offrande «écologique»  au fleuve sacré.

Nos deux rameurs sont en pleine forme et, comme nous descendons le fleuve, ils empiètent fortement sur l'horaire prévu par Daniel pour atteindre le ghât de la cérémonie Arati. Il leur demande donc de remonter un peu le fleuve et de faire du surplace pour que nous puissions faire notre «puja», notre offrande à la divinité du fleuve.

Mais voilà, aucun de nous n'a pensé à apporter des allumettes, même pas nos jeunes rameurs!  Mais c'est sans compter sur leur débrouillardise car ils contactent au téléphone cellulaire un acolyte qui vient nous livrer les allumettes dans une minuscule embarcation. Merveilleux !  Quelques minutes plus tard nos 9 petites bougies flottent sur le Gange et je crois que nous sommes tous conscients d’avoir vécu un petit moment de bonheur.

La cérémonie Arati

Ghâts Arati et Crémations
Ghâts Arati et Crémations

Nous assistons à la première partie de la cérémonie Arati à partir du fleuve en compagnie d'autres bateaux remplis de pèlerins, de fidèles et de touristes. Elle se déroule à chaque soir à la tombée du jour, vers 19h00, au ghât Prayad.

Des chants et un tintamarre de clochettes et de tambours accompagnent 7  officiants exécutant à l'unisson une chorégraphie alliant le feu et l'eau. C'est une cérémonie très importante pour les Hindous car elle est censée brûler le karma et les énergies néfastes des participants. Les officiants utilisent différents objets comme une conque, une clochette, des fleurs, de l'encens, des  flammes, de l'eau, un mouchoir, une queue de yack et un éventail en plumes de paon pour symboliser les éléments naturels : la terre, l'eau, le feu et l'air, sous leurs formes les plus pures.

Nous débarquons ensuite sur le ghât pour nous mêler à la foule et participer directement à la fin de cette cérémonie spectaculaire et bruyante. (Note du 4 janvier 2011 : Quelques semaines après notre passage à ce ghât, un attentat à la bombe a eu lieu dans les marches du ghât où s'assoient les spectateurs faisant quelques victimes.)

Nous nous rassemblons à nouveau et parcourons ensuite les petites ruelles bordées d'échoppes et de petits magasins. Il faut faire attention où mettre les pieds car, à Varanasi, les vaches sacrées sont omniprésentes et elles ne se gênent pas pour pimenter les pavés de leur bouses gluantes.

Le ghât des crémations

Notre marche nous mène au ghât des crémations où la secte des Intouchables a l'exclusivité des crémations des Hindous. Ils sont les seuls à habiter ce quartier et d’immenses tas de bois s’empilent d'un côté et de l'autre des ruelles. Ces billes de bois serviront à monter les bûchers funéraires pour la crémation des corps. Sur la rive, 4-5 bateaux chargés de ces billes de bois attendent d’être déchargées.

Daniel, notre guide, nous conduit à un observatoire où nous pouvons voir plusieurs crémations en activités sur la rive descendant en pente vers les eaux du Gange. Ici, pas de marches, seulement de la boue durcie! On s’affaire à monter d’autres bûchers funéraire alors qu'une autre famille vient d’arriver avec la dépouille d’un être cher couchée sur un brancard et recouverte de plusieurs linceuls colorés.  Ils descendent vers le fleuve et déposent le brancard près de l'eau. On asperge le corps de ce liquide sacrée avant de reprendre le brancard et d'aller le déposer sur sur un amas de bois. Les Intouchables viennent ensuite mettre d'autres billes de bois sur la dépouille et la recouvrir complètement. On met de la pailles dans les interstices. Comme seuls les mâles de la famille sont admis à la cérémonie de la crémation, l’un d’eux est désigné pour faire le tour du bûcher avec un tas de brindilles en feu dans les mains et d’y mettre le feu. En moins de 10 minutes, tout est en feu.

Je m'éloigne du groupe pour aller voir de plus près l'organisation du travail. Des porteurs de bois viennent à tour de rôle s'approvisionner à une balance où un vendeur de bois pèse chaque charge et la note dans un carnet: le bois est vendu au poids et débité à la famille du défunt mais le prix varie selon l'essence et la qualité du bois, le bois de sental étant le plus dispendieux.

On aide les porteurs à balancer 5-6 longues billes de bois sur les épaules et les voilà partis pour la périlleuse descente vers le bucher funéraire en construction. Je fais  gaffe au passage de ces kamikazes en  leur laissant tout l'espace disponible devant eux ce qui ne les empêchent pas de trébucher ici et là sur des déchets, des pierres, des éclats de bois ou de se mêler les pieds dans des bouts de tissus ou de guirlandes provenant des bûchers. Ici, c'est chacun pour soi! Personne ne semble se soucier de les ramasser ou du moins de les retirer des sentiers. Mon dieu que c'est dur gagner sa vie ici!

C’est un spectacle à la fois grandiose et extraordinaire pour nous les occidentaux et tellement normal pour les Hindous. Je suis vraiment impressionné : il fait noir et je respire la fumée des crémations qui nous enveloppe complètement comme une brume alors que le feu des buchers éclaire les Intouchables occupés, tels des ombres, à brasser les braises et à attiser les buchers pour que toutes les parties du corps soient brûlées.  Le lendemain, lorsque les cendres auront refroidies, elles seront déposés dans un grand sac de jute pour être par la suite vidées dans les eaux du Gange. Tout ceci me fait penser qu'à seule chose : l’Enfer de Dante. C’est vraiment l’Enfer! Ces gens font le métier à la fois le plus bas de toutes les castes mais aussi le plus indispensable.

Retour burlesque à l'hôtel

Le retour à l’hôtel se fait dans une barque motorisée car nous devons remonter le Gange. Nous sommes pensifs encore imbibés de toutes ces émotions nouvelles que nous venons d'éprouver. Nous venons de vivre quelque chose de vraiment spécial mais tellement personnel que nous ne parvenons pas vraiment à l’exprimer encore ouvertement.

Soudain, le moteur du bateau s’emballe  et… Bang! Il rend l’âme! Un piston est pratiquement sorti de son cylindre! Les deux bateliers n'ont d'autre choix que de prendre leurs rames et de nous ramener lentement à la berge afin de revenir à l'hôtel par un autre moyen de transport.

Daniel parvient à dénicher une couple de tuk-tuks  nous obligeant à nous y entasser comme des sardines. Nous sommes morts de rire! Cinq à bord de notre véhicule tape-cul!  Une autre expérience mémorable et désopilante qui vient mettre un peu de terre-à-terre dans les émotions que nous venons de vivre.

Quelle journée!

Itinéraire du voyage : Carte détaillée

Pascal Bouchard
Pascal Bouchard

Publié par Pascal

 

 

 

 

 

Delhi
Delhi

DELHI - 14 novembre  2010 Le pire dans un voyage comme celui que nous entreprenons, ce ne sont pas les 2 mois du voyage mais bien les 2 jours de déplacement pour aller et aussi pour revenir qui sont les pire. C'est long et fatiguant assis inconfortablement pendant 7-8 heures avec des écouteurs qui ne fonctionnent pas... comme dans mon cas sur cet avion. On fait alors des Sudokus, on lit, on essaie de dormir ou de regarder les films sur l'écran du dossier. Sur cet avion de Jet Airways, nous pouvons jouer à des jeux  avec une manette insérée dans le bras du siège. Mais dès qu'on arrive à destination, tout est oublié! C'est comme un accouchement où toutes les femmes disent «Plus jamais !».

Terminal 3 - Aéroport Indira Gandhi

Notre arrivée à Delhi se fait au Terminal 3 de l’aéroport international Indira Gandhi. Il tout neuf et vient d'être inauguré pour les Jeux du Commonwealth à Delhi le 14 juillet dernier.  Il fait déjà l’orgueil de cette ville tant il est formidable d’espace et de fonctionnalités. Les formalités d’accueils sont très rapides et nous nous retrouvons rapidement à la section des bagages.

Monsieur Pipi

En attendant les valises au carrousel, je vais à la toilette à mon tour. Dès mon entrée, le préposé au nettoyage me «spotte» et ne me lâche pas du regard. Il est ben «cute» dans son uniforme gris et noir. Je me lave les mains et prend la direction du distributeur à papier. Maniant négligemment d’une main sa «moppe» sur la dalle immaculée, il pose rapidement l’autre main sur le papier qu’il tire rapidement pour me l’offrir. Mais, dans sa précipitation, une liasse de papier est tombée sur le couvercle de la poubelle. Mon sens écologique prenant le dessus, je m’empresse donc d’utiliser ces papiers pour m’assécher les mains et je quitte subito presto alors qu’il me foudroie de son regard noir qui semble dire en Hindi : «Toé mon tabarnak!» . Je lui répond donc aussitôt, dans ma tête, bien sur : «Écoutes, ti-pit, j’ai pas de monnaie! Va voir madame pipi chez les femmes et demande lui de séparer avec elle le très généreux pourboire en $US que Raymonde vient de lui laisser juste avant moi! ». C’était pas facile mais je viens de m’auto-inoculer ma première dose de vaccin «anti-me-sentir-mal». En Inde, c’est le pire fléau auquel les occidentaux sont confrontés.

Où est Daniel notre guide ?

Nos valise reçues, nous nous dirigeons avec notre chariot vers la sortie et nous voilà devant une centaine de personnes tenant des pancartes sur lesquelles des noms sont inscrits. Les nôtres y sont-ils ? Je fais par deux fois cette longue ligne sans y trouver ni nos noms ni le représentant du Club Aventure. Je pense alors à sortir nos sacs bleus aux couleurs du Club et dans lesquels nos valises étaient censées se trouver. Deux minutes plus tard, Daniel, notre guide, nous retrouve à son grand soulagement... et au nôtre aussi! Et puis c’est François de Montréal qui arrive en provenance d’Amsterdam. Lui, il avait mis sagement ses valises dans le sac du Club.

Brume ou smog ?

Daniel nous dit que cet aérogare est tout nouveau et qu'il a remplacé l'ancien qui ressemblait à un hangar de stationnement d'avions et qui sentait le fuel. Nous sortons à l'extérieur et nous installons sur le trottoir en attendant que Daniel aille chercher notre taxi. Nous avons notre premier contact avec l'air de Delhi : ça sent la fumée!  On est comme dans un brouillard que les lumières jaunes de l'aérogare rendent féérique et même beau. Je demande à Daniel si la brume qui entoure l’aéroport et lui donne un air si mystérieux est habituel. «C’est pas de la brume! C’est du smog! On ne voit jamais le soleil ici à Delhi!» qu'il me répond! Ouais!

Le chaos total

Tout autour de nous c'est la cacophonie de cris et de klaxons de taxis et d'autos venus cueillir les voyageurs. Assourdissant. Le chaos total. Les voitures sont stationnées un peu partout bloquant le passage vers les sorties. Il y en a une qui est stationnée en plein centre de la rue sur les «4 flashers» avec le gars sur le trottoir en train de parler au cellulaire avec quelqu'un pour lui donner les instruction pour le rejoindre.

François et les autres

Nous faisons plus ample connaissance avec François. Il est de la région de Montréal et retraité d'Hydro-Québec. Il voyage seul et va partager sa chambre avec Richard, un autre visiteur qu'il ne connaît pas encore. Un homme arrive avec une chaise de parterre en plastique et l'offre à Raymonde. Elle ne l'a prend pas de crainte de se faire demander des sous. Finalement, le taxi arrive et nous quittons. Nous sommes sur une autoroute toute neuve avec des lumières incrustées dans l'asphalte de chaque coté en bordures. Très design! Pendant le trajet vers l’hôtel, nous apprenons que Richard de Québec et Claire de Chine (eh oui, une québécoise de St-Pascal de Kamouraska qui vit et travaille en Chine) sont aussi arrivés tout comme nos amis Guylaine et Marcel. Ils ont eu une journée de plus pour s'acclimater et combattre le décalage horaire. Nous serons donc 7 clients accompagnés de Daniel notre guide et de Clôde, sa belle-sœur, qui suit un entrainement pour guider en Inde.

L'hôtel Pablas

En entrant dans Delhi, le taxi quitte l'autoroute pour emprunter des avenues, des rues et des ruelles de plus en plus étroites et sombres. Après une demie heure, le conducteur met fin à la course. Il ne veut pas aller plus loin pour ne pas endommager son auto qu'il nous dit! Nous regardons tout autour: on dirait que nous sommes dans un chantier de construction avec des remblais de terre et des tas de gravats qui bloquent le passage. Une minuscule lumière illumine lugubrement la scène. «Ça y-est!» me dis-je, «On s'est perdu!». Mais Daniel nous confirme que nous sommes à quelques mètres à peine de l' hôtel. Oh! Là là. C'est pas dans le quartier le plus chic de Delhi! Dans un bidonville peut-être! Enfin! Nous prenons nos valises et marchons vers l'hôtel en louvoyant entre les tas de gravats et de terre excavés d'un  fossé bordant la ruelle et dans lequel nous nous efforçons de ne pas tomber! Bordélique! L'extérieur de l’hôtel Pablas ne paye pas de mine non plus avec néons à demi fonctionnels et ses chiens errants dont un spécimen est couché devant le porche d’entrée. Tel un sphinx, il reste imperturbable même lorsque je lui passe sur la queue avec une roulette de ma valise (23 kilos divisés par 2). Remarquable chien stoïque! Par contre, l'intérieur est correct et rassurant avec un salon meublé de confortables fauteuils de cuir noir. C'est propre. Nous remettons nos passeports pour qu'on en prenne des copies. On a accès à internet par Wi-Fi gratuitement sur tous les étages. Daniel nous donne nos clefs et les consignes pour le lendemain. Nous demandons à la direction qu'on nous réveille et nous montons à notre chambre. Nous avons la 308, Daniel la 303. François est un peu inquiet car il va devoir déranger son nouveau compagnon de chambre qui doit dormir depuis un moment.

La chambre

Deux ventilateurs sont accrochés au plafond de la chambre. Ils sont turbo-propulsés par des moteurs de CL-215 dont ils ont la puissance et le bruit assourdissant. Nous n'en aurons pas besoin car la température est normale. Un grand lit double va accueillir nos corps fatigués et une salle de bain convenable va nous permettre de bien nous doucher. J'ouvre les portes d'une grande commode et j'y découvre trois tablettes tapissées de journaux dont les dates récentes de parution me rassurent quant à propreté des lieux. Je prends quelques minutes pour parcourir la tablette du haut nappée d'une copie de l'Industan Times du 9 août 2010 : on y parle du 900ième de Jevotpur mais pas du 400ème de Québec. Désolé, maire Labeaume! Il est 1h00 du matin, heure locale, et nous sommes toujours le 14 novembre, décalage horaire de 10½ heures oblige! Ah! Le bon sommeil qui suit... troublé, vers 4h00 du matin les aboiements énergiques d’un chien sous notre fenêtre. Probablement le cabot à la queue écrasée qui se venge de moi! Namaste! Itinéraire du voyage : Carte détaillée

Pascal Bouchard
Pascal Bouchard

Publié par Pascal