Skip to content

1

jour26_siem reap_phnom penh26 février 2013

Une seule activité est prévue à notre horaire aujourd'hui soit la croisière sur le majestueux lac Tonle Sap au sud de Siem Reap. Aucun temple aujourd'hui car nous devrons prendre l'avion pour Phnom Penh en fin d'après-midi.

Dès 8h00 ce matin, Thit et le chauffeur, tous les deux toujours souriants, sont là pour nous accueillir dans notre minibus coréen au nom imprononçable... Schien Dong? Pas sur! Un vieux design des années 80 mais confortable.

LES INONDATIONS
Nous prenons la direction sud, opposée aux temples d'Angkor visités les jours précédents. Nous traversons des petits villages bordant une minuscule rivière que le gouvernement est en train d'élargir suite aux terribles inondations qui ont affectés la ville et la région l'an dernier. Notre guide nous explique qu'il y a tellement de corruption au Cambodge que les travaux effectués pour la réfection des conduites d'eau de surface ont été très mal faits ou pas fait du tout (commission Charbonneau ici aussi ?) de sorte qu'elles n'ont pas suffit à drainer l'excédent d'eau de pluie vers cette rivière elle-même totalement envahie par la végétation et les détritus. Ce qui devait arriver arriva: tout fut submergé à des kilomètres à la ronde. Cette année, on a donc chassé toutes les gens qui s'étaient établis sur les rives de cette rivière afin de la creuser et l'élargir. Et tout cela sans aucune compensation.

CROISIÈRE SUR LE TONLE SAP
Malgré notre appréhension d'être mêlés à des Chinois pour la croisière sur le lac, notre bonne étoile nous a encore choyée: une embarcation motorisée pour nous tout seuls avec le guide! À voir la réaction des gens autour de nous, nous passons vraiment pour des pachas! Thit a acheté deux sacs de poisson séché qu'il veut partager avec nous. Impossible de deviner la sorte. Du calmar? Pauvre lui! C'est pas le genre de friandise que nous aimons goûter à 9 heures le matin.

Mais il n'a pas oublié cependant nos trois bières Angkor que nous dégustons sur le lac aux eaux boueuses ressemblant à du butterscotch. Je ne m'y baignerais pas. L'eau est peu profonde et c'est le brassage incessant des hélices d'une multitude d'embarcations comme la nôtre qui dégage la boue du fond de l'eau et lui donne cette couleur peu ragoutante.

VILLAGE FLOTTANT
Nous atteignons le village flottant dont les maisons sont construites sur de gros tapis de bambou afin de leur permettre de pallier aux variations extrêmes de la hauteur des eaux du lac. Les maisons des mieux nantis sont construite sur des radeaux de métal mais ils sont rares et généralement propriétés des coréens ou des vietnamiens qui ont, partout au Cambodge, une grande présence tout comme les Chinois d'ailleurs. C'est différent du village sur pilotis vu au lac Inle au Myanmar. Moins pittoresque aussi.

Après un arrêt dans un garage flottant faire le plein d'essence, nous accostons à l'obligatoire magasin de souvenirs certains pour acheter, d'autres pour y admirer (!) un élevage de crocodiles gros et paresseux. Pendant que nous poireautons à la chaleur d'au moins 36 degrés, notre valeureux conducteur prend ses aises pendant près d'une heure dans un hamac bien à l'ombre. Il semble très bien connu ici. Deux petites fillettes quêtent des dollars auprès des clients qui les prennent en photos alors qu'elles font des cabrioles dans leur minuscule soucoupe d'aluminium qu'elles manœuvrent aisément à l'aide d'une petite rame.

Finalement, nous reprenons le bateau pour retourner à notre point de départ et revenir en ville pour notre dîner que nous prenons dans un magnifique restaurant. Retour à l'hôtel pour du repos et à 16 heures, nous sommes conduits à l'aéroport pour notre vol de 45 minutes vers Phnom Penh.

PHNOM PENH

Nous avons un nouveau guide: Sophip. Il parle très bien français et c'est un ricaneur! On va avoir du plaisir en sa compagnie.

Grosse surprise à notre arrivée à l'hôtel Sunway en plein centre ville et à deux pas du centre des affaires: on nous offre un «upgrade» de chambre vers une splendide suite. Oh la la ! La chance coure après nous! Super! Nous coucherons ici deux soirs avant notre vol vers la Chine. Raymonde va manger au resto de l'hôtel et lorsqu'elle mentionne qu'elle a la chambre 123, la suite, tout le monde s'empresse auprès d'elle comme si elle était une vedette d'Hollywood!

Mais notre belle Raymonde est un peu plus terre à terre car pendant que j'écris ce texte, elle est en train de repasser son linge qu'elle a trouvé tout froissé suite au lavage fait à Luang Prabang. Un fer et une planche à repasser sont à notre disposition: un autre avantage de la suite!

À demain!

Itinéraire du voyage : Carte détaillée

Pascal Bouchard
Publié par Pascal


POUR EN SAVOIR PLUS SUR CETTE JOURNÉE :

Le Jour 26 sur le blogue de Raymonde.


 

jour24_siem reap25 février 2013

À la suggestion de notre guide, l'avant-midi a été consacré à la visite de quatre petits temples : Banteay Srey, Ta Som, Neak Poan et Phread Khan. Donc, comme le site des temples d'Angkor est immense, il a choisi pour nous les plus intéressants et les plus représentatifs et nous l'avons remercié pour cela. Nous avons pu les visiter sans que le soleil ne nous tape trop sur la tête avec ses 36 degrés.

Après le dîner, nous sommes revenus en ville pour la visite du Musée National qui nous a donné l'opportunité de récapituler tout ce que notre guide nous avait dit au cours des visites d'hier et aujourd'hui. Très bonne façon de terminer nos visites.

TABLETTE ASUS

Depuis deux jours que nous sommes avec lui, notre guide Thit est fasciné par la versatilité de la tablette ASUS de Raymonde et, chaque fois qu'il peut, il lui pose des questions. Il voudrait bien en avoir une mais il ne s'y connaît pas en ordinateur et moi, je ne connais pas le système cambodgien de téléphonie et d'internet. Nous nous sommes donc arrêtés dans un magasin vendant les tablettes Galaxy de Samsung, un modèle presque identique à ASUS qui n'est pas vendu ici. Un commis très connaissant et parlant un bon anglais a pu lui donner toutes les réponses à ses questions et je me suis assuré qu'il avait bien compris. Pour Thit, cette tablette Samsung serait idéale mais il faudrait qu'il change son cellulaire pour un appareil Samsung «intelligent» acceptant les cartes Simms tout comme la tablette. Il serait alors «full equiped» comme on dit. Le seul problème est qu'il n'a pas les 800 $ requis et qu'il doit auparavant acheter une moto pour son épouse, une dépense bien plus urgente de 1 500 $ afin qu'elle puisse travailler. Ici aussi on doit affronter la réalité et planifier.

DES CADEAUX

Pour les remercier de nous avoir reçus à leur maison hier, nous sommes ensuite allés dans un magasin d'articles de papeterie acheter des crayons de couleurs et des cahiers à colorier pour ses enfants. Pour sa femme, nous lui avons acheté une calculatrice solaire afin qu'elle puisse calculer plus rapidement les notes de ses élèves et pour Thit, un carnet pour mettre des cartes d'affaire et un beau stylo spécialement choisi par Raymonde.

Et comme c'est notre dernier soir à Siem Reap, nous l'avons invité à venir souper avec nous dans un resto de son choix. Il a nolisé un tuk-tuk, en fait une moto-remorque typique du Cambodge et nous avons aussi invité le conducteur à manger avec nous. Les deux se connaissaient car ils ont étudié ensemble du temps qu'ils restaient à la campagne.

Demain matin, nous avons la croisière sur le lac et nous prenons l'avion en fin d'après-midi pour Phnom Penh, la capitale du pays. Thit nous a négocié de pouvoir rester dans notre chambre jusqu'à 14h00,.

Bonne nuit à tous!


POUR EN SAVOIR PLUS SUR CETTE JOURNÉE :

Le Jour 25 sur le blogue de Raymonde.


 

2

jour24_siem reap24 février 2013

Dans la vie nous avons tous des objectifs, des buts, des rêves. Plusieurs de mes rêves de voyage se sont réalisés au cours des années: j'ai vu les pyramides d'Égypte, Bethléem et Jérusalem en Israël, le Vatican à Rome, le Machu Pichu au Pérou, le Taj Mahal en Inde. Or, parmi les merveilles du monde, il ne me reste que la muraille de Chine que je verrai dans quelques jours, et les fameux temples d'Angkor dont Angkor Wat est l'emblème.

Mais je ne vous raconterai pas la première partie de cette journée hors de l'ordinaire consacrée à la visite des temples Angkor Phrom, Angkor Thom et du majestueux Angkor Wat qui m'a, comme les autres, tirées quelques soupirs d'admiration.

Non. Je ne vous parlerai par des émotions que j'ai vécues, des superbes photos que j'ai prises et des légendes et histoires dont notre guide a émaillé ces visites.

Non. Je ne vous en parlerai pas, même si j'aurais des pages et des pages à écrire. Vous pouvez tout trouver sur Internet.

Non. Je ne vous en parlerai pas parce que Raymonde et moi avons vécu quelque chose d'aussi extraordinaire et qui marquera encore plus notre mémoire: nous avons été invités dans l'humble demeure de notre guide pour y vivre des moments uniques. Thit est âgé de 41 ans, marié avec deux enfants, un garçon de 7 ans et une fillette de 5 ans.

Alors que nous étions sur le chemin de retour à l'hôtel, je lui demande s'il serait possible d'acheter quelques bières locales bien froide. «Pas de problème! Et je vais acheter pour vous. Beaucoup moins cher car on fait payer le triple aux touristes!». Il se retourne alors vers nous, et tout timide, nous demande si cela nous ferait plaisir de venir rencontrer sa femmes et ses enfants à sa maison. Nous lui répondons: «Mais bien sur! Nous prendrons la bière ensemble alors!» Il est tout joyeux et nous dit combien ce sera un honneur pour lui de nous recevoir! Il appelle sa femme pour qu'elle aille au marché chercher quelque chose.

Rendus à l'hôtel, il donne ses instructions au chauffeur comment se rendre chez-lui et va chercher sa moto pour revenir à sa maison. Une quinzaine de minutes plus tard notre mini-bus emprunte un chemin de terre plein de trous bordé de petites maisons, des huttes pour la plupart,  mais surtout de terrains vagues pleins de détritus. Thit arrive sur sa moto avec un sac rempli de bières. Neuf en tout! Je le conjure de me laisser le rembourser. «Cinq dollars!» qu'il me dit. Pour les 9?. «Oui, oui, oui!» Tabarnouche! Ce midi, au resto, une grosse bière et une bouteille d'eau m'ont coûté 7 $. C'est vrai que les touristes sont exploités!

Il nous dirige vers sa maison. Quatre murs en panneaux de bois. Toit de tôle. Plancher de béton. Auvent en tôle aussi au dessus de la porte d'entrée avec une belle table en pierre polie autour de laquelle nous nous assoyons. L'intérieur est vaste avec une chambre dans le coin gauche, au fond, avec la toilette et la cuisine. Dans la pièce principale, deux télés montées sur des bibliothèques et un grand lit avec une natte mais sans véritable matelas. Au mur, un grand tableau blanc sur lequel on voit des écritures en français, des mots, des expressions, traduites en cambodgien. Un calendrier-agenda aussi. Au dessus, des dessins d'enfants épinglés sur toute la longueur.

Thit me confie qu'il a emprunté pour construire sa maison, sans autorisation, sur un terrain du gouvernement. Le prix d'un terrain, ici, c'est environ 25$ le mètre carré. En face, on a découvert les ruines d'une ancien temple enfouis sous terre. Hors, la loi stipule que personne ne doit se construire à moins de 100 mètres d'une site archéologique. Si le gouvernement vient à appliquer la loi, il risque alors, en tant que squatter, de se voir expulser d'ici.

Thit m'explique que sa jeune belle-soeur vit avec eux. C'est elle qui couche dans la chambre fermée avec leur fils. Lui et sa femme couchent dans la grande pièce avec leur fillette. Sa belle-soeur  étudie pour travailler à la banque mais il ne voit pas beaucoup de possibilité pour elle dans l'avenir. Je le rassure en lui prédisant beaucoup de touristes et de banques dans l'avenir de Siem Reap.

Lui, quand il ne guide pas, il est professeur de français pour le gouvernement mais il gagne moins alors. On lui permet le double emploi car guider est plus payant. Il doit cependant veiller à faire certaines tâches afin de conserver son statut d'enseignant. Son épouse enseigne aussi mais l'anglais.

Pendant que les deux femmes sont à la cuisine à nous préparer quelque chose à manger, le chauffeur, Thit et moi dégustons de bonnes bières noires Angkor Extra Stout fortes et super délicieuses! Raymonde s'est vue offert différentes sortes de thés: citronelle, jasimin, frangipanier et un mélange qui goûtait le thé des moines., Je profite de ce moment pour aborder avec notre guide la douloureuse période des Kmers rouges qui ont fait périr tant de Cambodgiens à la fin de la guerre du Vietnam. «Catastrophe! J'avais trois ans. Mes parents ont souffert. Tout le monde a souffert. Terrible! Terrible!» Je n'ose pas continuer sur le sujet lorsqu'il me confie que les dirigeants actuels sont les amis de ces gens-là... Les murs ont parfois des oreilles...

Raymonde s'est faite une nouvelle amie: la fillette du couple! Elle est sur ses genoux et, après avoir vu Raymonde prendre quelques photos avec sa tablette et les manipuler avec ses doigts, la voilà, sans aucune formation, qui, de ses petits doigts, ouvre, déplace, agrandi les photos comme si elle avait toujours fait cela! Étonnant! Incroyable! Quand on dit que les enfants sont des éponges et peuvent apprendre rapidement n'importe quoi, en voici la preuve! La fillette a 5 ans mais en parait 2 de moins. Elle est belle à croquer et Raymonde se fait un plaisir à la cajoler comme seule une grand-maman sait le faire!

Thit a installé un ventilateur muni d'un humidificateur qui projette un nuage de vapeur rafraîchissant vers nous. Jamais vu ça avant. «Fait au Cambodge!» qu'il me dit avec son sourire timide. Devant mon incrédulité, il ajoute en éclatant de rire:  «Non. Fait en Corée! Comme beaucoup de choses ici.»

Quelques instants plus tard, c'est une plaque chauffante électrique de marque Jutjitsu ou quelque chose du genre qui fait son apparition au centre de la table suivie par des plats de légumes en morceaux et deux plats de morceaux de boeufs en tranches minces au-dessus desquelles on a mis un jaune d'oeuf. Nous comprenons alors que nous avons droit au grand luxe: une raclette. «C'est nouveau. Deuxième fois que j'utilise. Avant sur charbon de bois!» Cela se voit dans son sourire et ses yeux: nous lui faisons vraiment une grande faveur que de partager un repas en leur compagnie. Il en est très fier.

Il est 17 heures et même si nous avons un souper-buffet-spectacle prévu à 19 heures, il nous est impossible de ne pas participer à cette fête et déguster avec eux ce repas tout simple pour nous mais oh combien spécial pour eux... même si les deux femmes de la maison n'ont en fait mangé que très discrètement. Les invités d'abord. Il reste encore de la bière à prendre mais nous convenons de le faire plus tard, demain peut-être, car il faut revenir à l'hôtel pour nous préparer pour notre soirée.

Nous prenons congé de cette belle petite famille cambodgienne avec un tas de souvenirs impérissables et surtout la satisfaction d'avoir vécu avec eux un évènement qui leur a fait autant plaisir qu'à nous.

Lea Haoui de Siem Reap, Cambodge.


POUR EN SAVOIR PLUS SUR CETTE JOURNÉE :

Le Jour 24 sur le blogue de Raymonde.


 

jour23_luang prabang_siem reap23 février 2013

Journée de transition aujourd'hui alors que nous quittons le Laos pour le Cambodge. Notre vol est à 14h30 et nous profitons de l'avant-midi pour refaire nos valises et replier le linge envoyé au lavage hier et qui est revenu non repassé! Ce sont les aléas du voyage lorsqu'on se fie au guide: nous avons pris le repassage pour acquis et nous en subissons les conséquences!

DRÔLE DE PROBLÈMES INTERNET
Depuis notre arrivée à Luang Prabang, mon ordinateur me joue en vilain tour: malgré qu'il soit connecté à internet via un signal excellent, il ne veut plus accéder à aucun site Web tandis que Raymonde vogue allègrement partout où elle veut avec sa tablette. J'ai refait toutes les configurations possibles, peine perdue. Je décide alors de changer de navigateur, de passer de Google Chrome à Firefox. BINGO! Tout redémarre et sur les deux navigateurs à la fois. J'ai accès à tous les sites possible... SAUF à mon site mitan.ca! Pourtant Raymonde peut y accéder à volonté. À n'y rien comprendre!

En remettant la clef de notre chambre à la réception, on me réclame deux bouteilles d'eau alors que nous n'en avons consommé qu'une. La facture est de 12 $US. Je consulte Raymonde et elle me dit qu'elle avait remarqué hier dans le mini-bar une bouteille à demi pleine. J'ai payé la facture mais avec un sentiment, encore une fois, d'être victime d'une autre tentative d'extorsion comme la veille avec la masseuse. Disons que nous ne garderons pas  un  très bon souvenir du Laos à cause de ces pécadilles.

Vers le Cambodge

Drapeau du Cambodge
Drapeau du Cambodge

Notre vol vers Siem Reap au Cambodge a duré une couple d'heures sur les ailes d'un ATR-72 d'Air Vietnam. L'obtention de notre visa d'entrée a été une formalité d'une dizaine de minutes moyennant 20 $US.

Nous faisons connaissance avec notre nouveau guide francophone du nom de Thit. Notre chauffeur porte le même nom. Ils nous déposent à notre luxueux hôtel Apsara Ankor Resort pour nous reposer un peu avant qu'on nous amène souper dans un resto de la ville. Sur le chemin du retour à l'hôtel, la circulation est  bloquée par une parade organisée pour les orphelins et l'environnement. C'est la fête dans la rue! Nous montons dans la boite d'une camionnette pour assister à la parade.

Même si la journée a été assez mollo, nous sommes tout de même contents de revenir à la chambre.

Voilà pour notre petite journée!

Lea Haoui ! Au revoir!


POUR EN SAVOIR PLUS SUR CETTE JOURNÉE :

Le Jour 23 sur le blogue de Raymonde.