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LE CONVENTUM 2002
Nous avons tous, un jour ou l'autre dans notre vie, participé à des réunions de personnes
partageant un intérêt ou un passé commun. Les «Retrouvailles
de collégiens ou d'universitaires font partie de ce genre d'activité fort appréciée car elles
permettent de revoir des personnes depuis longtemps sorties de notre environnement.
Le 31 août 2002, par un magnifique samedi ensoleillé, se tenait au Village Fantôme de
Val-Jalbert, au Lac-St-Jean, le Conventum 2002 des finissants 1967 du Séminaire
des Pères Maristes de Roberval.Et c'était le 7e Conventum à se tenir en 35 ans ! Cela montre à quel point ce groupe de
personnes avait développé des liens d'amitié assez extraordinaires!
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INDEX
La Colline du Haut Savoir

Le Séminaire des Pères Maristes de Roberval a été fondé en 1961
sur le site de l'Institut Lachesnaie dont il louait une partie des locaux. Ces bâtiments
ont été démolis il y a quelques années.
À cette époque, les quatre premières années du Cours Classique,
Éléments latins, Syntaxe, Méthode et Versification, se donnaient à Roberval,
au Collège Notre-Dame des Clercs de St-Viateur.
C'est en 1959, en Éléments latins, avec le bon père Gauvreault, que notre groupe commence à se former.
En Syntaxe, nous nous souvenons un petit peu de «Tam-Tam» mais surtout du professeur de mathématiques,
le très mal-aimé frère «Ti-Criss». Passablement soupe au lait celui-là!
En Méthode, ce furent Georges Goulet et Marcel Lachance. Qui ne se souvient aussi de nos
premiers pas dans l'apprentissage du Grec avec le frère «Popote» qui aimait enseigner avec
les fenêtres grandes ouvertes: "J'aime mieux le froid qui pique que la peste qui tue!" aimait-il nous
répéter.
En 1963, nous terminons notre
Versification sous la tutelle de Guy Laroche, futur maire de la ville de Roberval.
L'automne suivant, nous déménageons au Séminaire des Pères Maristes, sur la
Colline du Haut Savoir, comme nous désignions pompeusement l'endroit, pour
y entreprendre la dernière portion de nos «Humanités» soit les classes de
Belles-Lettres, Rhétorique, Philo I et Philo II.
Pendant les deux premières années au Séminaire, nous partageons nos classes avec un groupe de séminaristes en provenance de Sillery,
Québec. Ils sont pensionnaires au Séminaire car ils se destinent à la prêtrise,
ce qui n'est pas le cas pour la majorité d'entre nous.
Il leur est interdit, entre autres, d'écouter les parties de hockey du Canadien à la télé ou à la radio.
Mais rien n'arrête les fans de hockey et, suite à une «demande spéciale», des
mini-radios à cristal leur sont construits par Jacques Duchesne,
notre «bollé» en électronique: imaginez un simple écouteur à l'oreille relié par un fils
à un récepteur plus petit qu'une boite d'allumettes! On ne sut jamais cependant si
les séminaristes coupables de les avoir acceptés s'en étaient confessés aux bons pères!
Cette période est assez floue dans la mémoire de certains de mes confrères!
Heureusement, j'ai déniché une photo de la classe de
Belles-Lettres qui prouve bien leur présence à nos cotés !
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Carte d'identité - Rhétorique |
Pour imposer la discipline à tout ce beau monde, rien de mieux que le Kojak de l'époque,
le père Soucy, notre fameux «Bout de Bat»! Heureusement que le petit frère Lucien contrebalançait
les choses tant par sa bonté que sa naïveté ! Que de souvenirs ! Parmi nos professeurs, quelques
enseignants laïcs comme Gilles «La Craie Voyageuse» Veilleux
et Jacques Sasseville en Belles-Lettres ainsi qu'un certain Benoît Bouchard,
professeur de littérature française à ses heures, dont les aspirations politiques nous
étaient totalement inconnues à l'époque!
En 1967, le Rapport Parent et la réforme de l'enseignement au Québec viennent sonner
le glas du Cours Classique dans l'enseignement publique et forcent la fermeture
du Séminaire des Pères Maristes de Roberval. L'aventure aura duré 7 ans. Dorénavant, on ira au Cégep!
Notre promotion, la plus belle selon nous!, fut donc la dernière cuvée
du Cours Classique tel qu'on l'avait connu jusqu'alors. C'était l'époque de la Révolution
Tranquille et de l'Exposition Universelle de Montréal. On arrête pas le progrès!
LISTE DES CONVENTUMS
En 35 ans, officieusement, nous avons eu 7 Conventums. «Officieusement» car
j'ai retrouvé, dans mes souvenirs, une
lettre d'invitation de Claude Girard, notre président de classe en Philo II,
pour un premier conventum le 2 janvier 1972 à Roberval. Mais, voilà, personne ne se souvient
d'y être allé! Fut-il annulé ? Probablement. Espérons donc que Claude, absent du Conventum 2002,
soit du prochain, en 2007, pour éclaircir ce point ! Voici la liste:
- 1er: 1979 - Château Roberval, Roberval, LSJ
- 2e: 1984 - St-Sacrement, Valcartier, Québec
- 3e: 1987 - Auberge Presbytère, Hébertville, LSJ
- 4e: 1990 - Auberge Estrimont, Magog, Estrie
- 5e: 1992 - Auberge de la Petite Chute, Ste-Hedwidge, LSJ
- 6e: 1997 - St-Féréol des Neiges, Québec
- 7e: 2002 - Val-Jalbert et Château Roberval, Roberval, LSJ
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Dernière heure!
C'est confirmé. Un conventum a effectivement eu lieu en 1972. Voici ce que notre confrère, Louis-Philippe Simard,
nous dit à ce suje en date du 29 décembre 2002:
«J'aimerais éclaircir un point. Le conventum de 1972 a eu lieu le 2 janvier 1972,
à la salle de réception du Théâgre Diana de Roberval.
Les participants étaient:
Claude Girard, Alain Girard, Jean Riopel, Jean Leboeuf, Yvon Dufour,
Pierre-O. Gagnon, Gilbert Gagnon, André Castonguay, Sabin Tremblay, Guy
Tanguay, André Dion, Germain Privé, Jean-Marc Gagnon, Marcel Tremblay,
Georges-Henri Villeneuve et moi-même. Nous étions tous accompagnés de
nos épouses sauf Claude Girard et Yvon Dufour.
Étaient absents: Maurice Boudreault, Gaston Simard, Jacques Duchesne,
Clermont Drolet, Jean-Roch Boudreault, Jean-Pierre Bérher, Jean Beaulieu
et Pascal Bouchard. J'ai même le coût par participant: 4$.»
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Les retrouvailles 2002
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