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Kovalam

19 décembre 2010 – Kovalam, Kérala

Départ de l’ashram retardé

Quelques jours auparavant, Guylaine avait reçu un courriel de notre agent nous donnant le nom du chauffeur et le numéro d’immatriculation du véhicule devant nous prendre à l’ashram à 10h00 pile aujourd’hui et nous conduire à Kovalam. Dès 9h00, Marcel et moi faisons le pied de grue devant notre immeuble vérifiant les immatriculations de tous les véhicules qui se présentent dans la cour : notre taxi se fait attendre. Finalement, après une couple de  téléphones de Raymonde à notre agent, celui-ci indique au chauffeur où nous trouver à l’ashram : il était stationné à l’entrée secondaire depuis 2h30 cette nuit à nous attendre! Et nous  l’attendions à l’entrée principale! Ce manque de communication a retardé notre départ de deux heures y voyant, pour ma part, une secrète vengeance d’Amma pour tout ce que je vous ai communiqué de pas bien sur elle et son ashram! Ah le kharma!

«Special Tea» dans la chambre 114

Nous quittons sans manger car le resto n’ouvre qu’à 12h30. Nous arrêtons à l’hôtel Comfort Regency de Karunagappally pour notre dîner. Notre abstinence en matière de bière ayant atteint son comble, il est hors de question que nous ne dégustions pas, ici,  notre premier produit du houblon en 6 jours. Le garçon nous répond que c’est impossible! Devant nos mines déconfites, il nous prend en pitié et nous invites à le suivre dans la chambre 114.  Surprise! Une table à dîner est déjà installée devant le lit double et rapidement les  bières arrivent suivies de nos assiettes de nourriture. Je crois que ce fut le plus beau repas depuis notre arrivée en Inde! Whoaaaaaa!

Notre nouveau taxi Toyota du genre Station Wagon est tout neuf et plus spacieux que celui que nous avions à Kochi permettant à trois personnes de s’asseoir aisément sur la banquette arrière. Sous la conduite experte de notre chauffeur Vigi qui a une grosse grippe soit dit en passant, nous atteignons Kovalam à 16h30. Pendant le trajet, nous avons formulé une série d’attentes toutes plus farfelues les unes que les autres afin de ne pas être déçus de notre nouvel hôtel. En fait, nous nous contenterions de notre cellule de moine de l’ashram en autant que les matelas soient plus confortables et qu’elle soit située sur la plage avec un joli resto pas loin!

Notre coin de paradis!

Il va sans dire que toutes nos attentes furent dépassées et de loin! L’endroit est superbe! L’hôtel Soma Palm Shore surplombe une belle petite plage de sable blanc en croissant de lune que l’on peut atteindre en descendant une cinquantaine de marches. En remontant de la plage, nous atteignons, au premier palier, un resto de fruits de mer où nous nous sommes régalés le soir même. Poursuivant notre remontée, nous arrivons sur le second palier, celui de la piscine d’eau douce et de nos luxueux bungalows à toit de chaume! Nous sommes très choyés car il n’y a que six bungalows et ils sont très en demande. Quelques marches de plus et nous entrons finalement dans le bâtiment principal de l’hôtel contenant plusieurs chambres conventionnelles et tous les services dont, sur le toit, une série de soins ayurvédiques dont nous allons nous prévaloir très certainement dans les deux jours à venir. C’est un paradis!

Nous prenons congé de Vigi que nous ne reverrons que dans deux jours… à moins que nous ayons besoin de ses services pour aller quelque part en ville. Nous avons son numéro de cellulaire et il est à notre disposition en tout temps demeurant sur le stationnement de l’hôtel avec les autres chauffeurs dans un bâtiment réservé pour eux.

À nous la vie de pacha!

Amritapuri
Amritapuri

19 décembre 2010 – Ashram Amma - Amrita Puri

MISE À JOUR SUR LA FAUNE

Je ne peux quitter l’ashram sans vous faire une mise à jour sur la faune qui le hante.

«Les émules de Ti-Guy»

Ti-Guy n’est pas apparu ces deux derniers soirs. Il faut dire qu’Amma ne chantait pas, occupée qu’elle était à donner des «darshans» à ses fidèles. Ti-Guy, lui, aime juste le direct, pas la musique enregistrée. Pas assez «boostante» à son goût. Mais Ti-Guy a des émules. Pas des survoltés à 33 000 volts comme lui. Non mais ils essayent. Ils sont comme le lapin rose de la pub de Duracell :  ils sont branchés sur des batteries 1.5 volt et battent des bras lentement. Ils se ménagent pis ils font du chemin avec ça.  Hier, un émule de Ti-Guy a toffé pas mal toute la ronne. J’ai passé par là à 21h30 : il avait encore un bras qui bougeait, tout le reste était figé. Il était tout seul dans l’auditorium.

«Olive Oil»

Olive Oil, la copine de Popeye, n’est pas un nouveau personnage de la faune ashramique. Vous vous souvenez sans doute qu’«In Silence» était une «Olive Oil». En fait, beaucoup de femmes ici sont des Olive Oil. Pourquoi vous entends-je crier en cœur? Ben parce que Amma, en plus d’être l’avatar de Kali, est aussi l’avatar d’Olive Oil! Ben oui! Avec 100 kilos de plus, c’est vrai mais, physiquement, avec ses cheveux tirés vers l’arrière et son bun (beignet) derrière la tête c’est exactement Olive Oil!

« Bavishna»

«AVIS IMPORTANT: Ceci est une fiction: toute ressemblance avec des personnages réels et vivants n'est pas une coïncidence. Seuls les faits sont imaginaires!»

Qu’ont en commun les copines Sandrine et Sabine de Ste-Odile-sur-Saone en France  et les copines Martine et Aline de Ste-Marthe-sur-le-Lac au Québec?

Arrêtez! Vous ne trouverez jamais! Bien sur elles sont francophones et font partie des Olive Oil. Mais ce que je vais vous apprendre ne vous surprendra pas vraiment : chacune d’elle a choisi un nom religieux par lequel elles se font connaître à l’ashram. Et tous ces noms ont trois syllabes et sonnent pareil genre «*a*ish*a» où les * sont des consonnes aléatoires.

Voici quelques exemples en traduction libre:

Bavishna : «Salive onctueuse de Vishnu sur le sein de Kali»

Dratshiva : «Droite comme le troisième orteil du pied en lotus de Shiva»

Vagishpa : «Second vagissement incontrôlé de Pavarti enfant»

«Parlishma : «Perle de rosée séchée sur le collier d’œillets au cou de Rama»

Vous l’aurez deviné, Parlishma ou Perle de Rosée… c’est Aline de Ste-Marthe-sur-le-Lac. Elle a 64 ans et est très nostalgique des belles heures de son enfance passées devant la télévision. C’est en honneur de Perle-de-Rosée, la blonde de l’autochtone Aigle-Noir dans Rin-Tin-Tin qu’elle a choisi ce nom.

Ce midi, j’ai mangé au resto. On commande, on paie et on attend qu’on dise notre nom pour nous remettre notre repas. Les quatre dames ci-haut identifiées par leur nom religieux étaient aussi en attente. Comme je suis taquin, j’ai choisi un nom religieux… disons profane, pour ma commande, question de m’amuser un peu à leur dépens.

La dame arrive avec mon assiette et crie : «PACHEMINA».  Je me lève donc pour aller chercher mon assiette, «Pachemina» étant mon nom profane pour aujourd’hui. Mais vous auriez dû voir la stupeur et la consternation sur la figure de mes quatre comparses! Voyons mesdames! On a ben le droit de s’amuser un peu et de se rappeler ces heures de plaisir à magasiner les pacheminas dans le Nord! Ce soir mon nom profane sera «Kingfisher» en souvenir de nos 5 à 7 de bières.

«Modèle LE»

Ce modèle est en fait un hybride :

LE pour Limited Edition car confiné à l’ashram.

LE pour Low Energy car il consomme très peu, carburant à l’énergie d’Amma.

Le «Modèle LE» standard est occidental et masculin, 20-30 ans, grand, mince, blondin avec une barbe qui tarde à fleurir. Lui aussi fonctionne sur une batterie Duracell 1.5 Volt mais il ne danse pas : il marche lentement. Ou plutôt, il flotte. Comme sur un nuage. Avec du «spring» dans les genoux. Sans sandales. Avec une longue besace en bandoulière datant de l’époque hippie des années 60. Probablement un don de sa mère biologique car ici, maman, c’est Amma.

Le «Modèle LE» vient avec son propre système d’autoguidage GPS incorporé, l’appendice nasal, qu’il tient bien haut devant lui, lui servant d’antenne omnidirectionnelle. Un sourire perpétuel orne ses lèvres qui s’entrouvrent par moment pour laisser échapper un «Om namah shivaya» bien senti!  Et il tourne à gauche. Pour tourner à droite c’est :  «Shiva om namah».

Bon, ben, voilà.

C’est fini.

Terminé.

Tout a été dit.

Tout est consommé.

Alea jacta est.

Veni, vidi, vici.

Je crisse mon camp d’icitte.

Kovalam
Kovalam

KOVALAM NOUS VOICI!