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Jour 28 – De Phnom Penh, Cambodge, à Hong Kong, Chine

Jour 28 – De Phnom Penh, Cambodge, à Hong Kong, Chine

28 février 2013

Ce matin: mode panique! Je reviens de prendre mon petit déjeuner en écoutant des diplomates venant de différents pays discuter avec un diplomate cambodgien sur l'avenir du pays. Le cambodgien pose beaucoup de questions dont une demande de compassion envers son pays.

Sopheap me dit que l’hôtel est un grand hôtel qui accueillait les diplomates du temps de la guerre civile et encore aujourd'hui. Je quitte notre suite un peu avec regret. Prendre mon thé en écrivant mes notes était très agréable. Avoir chacun nos appartements était aussi très agréable. Bon!

Grosse frousse!

Le mode panique maintenant: donc, de retour de mon petit déj. je vérifie mes infos, prête à découvrir le nouveau pays visité, soit la Chine. Je cherche le nom de notre hôtel qui m'a tant impressionnée lorsque Monsieur Paul m'a envoyé l'info en janvier. Mais où est l'info? Je cherche, je cherche... Je demande donc à Pascal. Il cherche, cherche... Ne trouve pas non plus! Impossible que tous les deux, nous n'ayons cette info. Mais ici s'applique la loi de Murphy! Je lâche-prise et je me dis qu'à l'aéroport, je lirai dans mon livret de notes. Je me souviens d'avoir écrit sur une carte de Hong Kong l'endroit où se trouve l'hôtel que nous habiterons!

Et en effet, j'ai retrouvé l'info! Je suis responsable, depuis le début du voyage, des billets d'avion et des réservations futures ainsi que de l'itinéraire de notre périple. Je prends en note, dans mon petit carnet personnel, le nom de nos hôtels et de nos guides pour la Chine. Ce petit carnet vient de me sauver bien des inquiétudes! Surtout qu'a Hong Kong, nous sommes par nous-mêmes! Pas de chauffeur et pas de guide.

Qu'elle est ma surprise de recevoir une réponse de notre agence Voyage Oriental du bureau de Mtl. J'ai envoyé un mémo à partir de ma chambre à Phnom Penh, vers 07h45 et je suis à l'aéroport ou Pascal découvre que le Wi-Fi fonctionne gratuitement. Je me branche donc pour réaliser que j'ai déjà un message de M. Paul Liang! Du service avec cette agence, nous en avons depuis le tout début, et 2 mois après, nous en avons encore tout autant! Chapeau à cette équipe de Voyage Oriental!

L'aéroport de Hong Kong est un des plus beaux et plus efficace que je connaisse! En entrant dans l'aéroport, après 40 minutes de routine, nous arrivons enfin à notre sortie. Je demande a un comptoir où prendre les infos que j'ai besoin: carte de la ville de Hong Kong, les différents transports possibles, ATM pour se changer des sous en dollars Hong Kong (1$ : 7 HK), etc.

Ne trouvant pas exactement ce dont j'avais besoin, je redemande pour une navette qui nous amènerait à l'hôtel. Nous sommes dirigés vers une jeune fille qui vérifie sur sa liste d'hôtel et nous dirige vers un autre comptoir numéroté de 1 a 12. On nous colle un papier collant sur la manche et par-là-tu-vas-ma-belle! On ne comprend pas trop comment ça marche mais on verra! Pascal m'avait suggéré quelque chose mais je préférais écouter la dame. Nous aurions sauvé du temps.

Une fois monté dans la navette, je jase avec une chinoise qui habite en Angleterre. J'étais habillé pour du 36°C. alors qu'il ne fait que 21°C. Je gèle. Je sors, de mon super sac en tissus acheté à l'aéroport en Thaïlande, mon imper blanc qui a fait les derniers voyages. Il est léger et chaud.

Nina Convention Centre, Hong Kong

Drapeau de la Chine

Me voici installée au 59e étage du Nina Convention Centre à Hong Kong! Il nous a fallu prendre 2 ascenseurs: le premier qui monte au 41e étage, et le 2e qui monte au 59e étage! Notre chambre style suite comprend une baignoire comme celle de l'Hôtel Aria a Vegas, ce qui veut dire, qu'elle est devant d'immenses fenêtres avec vue sur Hong Kong illuminé! C'est féerique! Pour trois jours, madame prendra un bain!

D'immenses fenêtres panoramiques circulaires donnent sur la ville. Elles couvrent la moitié de la chambre. Une fois allongés dans notre immense lit King, nous admirons Hong Kong. Et je ne parle pas des miroirs qui augmentent l'illusion de grandeur de notre chambre. Le vestibule est séparé de la chambre par un paravent fixe en bois. Nous avons une table pour quatre personnes qui nous servira bien pour les trois prochains jours.

Hong Kong, nous voici!


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Jour 27 – L’histoire peut être terrible!

27 février 2013

Joyeux anniversaire ma bonne amie Francine Guy! On se reprend pour fêter ca en grand, a mon retour. x x x

Après l'excitation d'hier, la réalité d'aujourd'hui! En lisant l'article dans le Globe, la situation de la monarchie, le fil me conduit à la vie politique actuelle et aux conséquences dans la vie quotidienne des cambodgiens.

Alors, voici ce que j'en retiens:

Le Cambodge est un pays qui a vécu l'indépendance sous le règne du roi Sihanouk, de 1953 à 1970. Cette monarchie découle de Norodom 1er.

Dans les années 60, Pol Pot forme l'armée des Khmers rouges communistes. Sous le maréchal Lon Nol et son rôle dans la République Khmère (1970-1975). Ensuite, la République Khmère et Guerre civile cambodgienne (1967-1975).

En 1970, renversement du gouvernement de Sihanouk. Profitant de l'absence du pays du prince Norodom Sihanouk, l'Assemblée nationale cambodgienne le déchoit de son poste de chef de l'État. Cheng Heng, le président de l'Assemblée nationale, est choisi pour lui succéder alors que le lieutenant général Lon Nol demeure le premier ministre. Suite à ce coup d'état, le roi s'enfuit en Chine. Le maréchal supporte les USA de 1975 jusqu'en 1979.

En 1979, les Khmers rouges s'allient au Vietnam contre le Cambodge. Les Khmers rouges sont communistes et veulent que le Cambodge devienne communiste. Vient ensuite la guerre civile - la longue agonie de la République Khmers.

C’est en 1975, le 17 avril, que les Khmers rouges vont prendre Phnom Penh, la capitale cambodgienne. Grâce à leur intervention, ils vont mettre fin à des années de guerre civile. La population va les accueillir avec joie car celle-ci pensait que les violences étaient terminées. Mais les habitants avaient tort de croire que tout allait s’arrêter.

Les Khmers rouges ont évacué la population en prétextant qu’il y avait des bombardements américains. Les habitants vont alors se diriger vers les campagnes. Ils vont marcher durant des jours et des jours puis ils vont enfin être assignés à un village. Dans celui-ci, ils vont devoir travailler la terre sous la surveillance des Khmers.

Les Khmers rouges vont instaurer un régime autoritaire et strict d’une grande violence. Ils vont éliminer tous les opposants au nouveau régime qu’ils ont instauré. Ce régime se nomme l’Angkar (Organisation).

Durant 4 années, leur vie n’a été que survie jusqu’à ce que les Vietnamiens arrivent dans le pays et libèrent enfin la population du joug de ses bourreaux.

Les Khmers rouges ont exterminé, durant plus de 4 années de règnes, plus de 2 millions de Cambodgiens soit un quart de la population de l’époque.

Ce fut un génocide: un peuple qui tue les siens. Un traité de Paris met fin à toute misère qui est signé par le roi et les Khmers rouges. Après cette réconciliation, plusieurs Khmers rouges sont entrés en politique.

La prison S-21 que Pascal a visité en fin de journée, pendant que moi je suis resté dans le jardin était un ancien lycée qui a été transformé par les Khmers rouges. Elle avait pour nom secret « Prison de sécurité 21 » ou S-21.

Il contient encore les restes des bâtiments de tortures, de nombreux objets et il est possible d’y visionner un film sur l’histoire de Hout Bophana.

Voici le lien pour les personnes que cela intéresse:

Pour ce qui est de la monarchie aujourd'hui, le roi Sihamoni règne mais ne gouverne pas. C'est Hun Sen, le premier ministre élu en fraude depuis 4 mandats, qui mène le pays. Sihanouk a eu 14 enfants officiels dont 5 filles sont reines officielles ce qui implique soit qu'elles sont mariées à un fils de roi, soit par inceste ou encore restées célibataire.

Sihanouk est bouddhiste mais considérant que « monogamie égale monotonie », Sihanouk a pratiqué la polygamie : Il a eu sept épouses et 14 enfants, dont 5 ont péri sous le régime des Khmers rouges.

Avec cette dernière, il a deux fils. Sihamoni en 1953 et Narindraong en 1954. Le premier apprend la danse et l'autre la loi et la criminologie. Fin 1999, début 2000, Sihanouk fait changer la loi concernant sa succession qui stipule maintenant que seuls les enfants nés de son union avec Monineath sont éligibles à devenir roi.

Le 2e fils meurt en 2003 d'une crise cardiaque. Il ne reste plus que le danseur célibataire qui serait homosexuel. Difficile pour assurer une descendance royale. Élu roi en 2004, à l'âge de 51 ans, il assume les fonctions officielles car selon Hun Sen, c'est favorable pour obtenir le vote des paysans et des pieux. Les jeunes sont plutôt indifférents à la monarchie.

Je termine en disant qu'après avoir vécu un bon massage à l'huile, j'ai décidé de me faire couper les cheveux. La jeune femme a très bien réussi. Je commençais à avoir pas mal chaud.

Après une croisière d'une heure sur le Mékong, nous soupons au Titanic dont le resto n'a que le nom et d'être au bord de l'eau.

Bonne nuit!


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Published on Categories Asie 2013Tags Génocide cambodgien, Musée National, Pagode d’argent, palais royal, Phnom Penh, Prison S-21Leave a comment on Jour 27 – L’histoire peut être terrible!

Jour 26 – Et vogue, vogue, Raymonde et Pascal 2

26 février 2013

Ce matin, une petite promenade sur un bateau rafiot privé pour nous trois. Pascal pourra expliquer comment le conducteur utilise une corde relié au moteur! Le mot pollution prend tout son sens ici. Des centaines de bateaux, de tous les genres et de toutes les qualités, se partagent le Lac Tonle Sap.

Il fait déjà tres chaud. Nous connaîtrons le 38°C. Bonne fête Marlène, amie aquarelliste de Beauport, dont c'est l'anniversaire aujourd'hui.

Plus grand lac d'eau douce d’Asie du Sud-est, le Tonle Sap est unique au monde en raison de son système hydrologique.

Un lac étonnant

Organe vital du Cambodge, il se remplit et se vide au gré des moussons. Il est relié au Mékong à la hauteur de Phnom Penh par une rivière d’une centaine de kilomètres, qui porte le même nom. Chaque année, à la saison des pluies (entre juillet et novembre), le Mékong en crue, atteignant un niveau supérieur à celui du lac, force le courant de la rivière Tonlé Sap à s’inverser pour aller remplir le lac en amont ; le Tonlé Sap accueille alors les volumes d’eau du Mékong que la mer ne peut plus contenir. C’est le bon vieux système des vases communicants. Le cours d’eau remonte vers les terres au lieu de continuer vers la mer. Étonnant ! Le lac voit alors sa superficie quadrupler.

En saison sèche, à partir de la fin novembre, c’est l’inverse qui se produit : le Tonlé Sap déverse dans le Mékong les réserves accumulées pendant la saison des pluies. Le cours de l’eau s’inverse à nouveau. Et c’est à ce moment-là que se déroule Bon Om Touk, la « fête de l’eau », en l’honneur de l’eau et de la nature qui apportent la prospérité. Les paysans célèbrent la fertilité de la terre, les pêcheurs celle du Mékong.

Les villages flottants

Les habitations sur le lac sont pour la plupart montées sur pilotis en raison de ce phénomène. Imaginez-vous : de l'eau au pas de votre porte en été, et un gouffre en hiver! Les villages flottants, eux, remontent dans un bras de rivière quand les eaux sont hautes, et se retrouvent dans le lac lorsque les eaux baissent. Si vous ne connaissez pas bien la région, il sera peut-être difficile de retrouver la maison de quelqu'un d'une saison à l'autre, quand elle peut se déplacer de six kilomètres…

Tout autour du lac se trouvent des villages, qui ont chacun leur particularité. Kampong Phluk, un village sur pilotis, fait partie des lieux les plus accessibles (à cause de l'eau, vous l'aurez compris). La traversée en bateau pour y arriver fait partie du charme de l'endroit.

À Phnom Penh, du 23 au 25 novembre, des centaines de milliers de Cambodgiens assisteront aux festivités, dont les très populaires courses de pirogues.

L’origine de Bon Om Touk demeure mystérieuse. Pour certains, la fête remonterait à l'époque de l'empire d'Angkor et des combats entre le roi du Champa qui, en 1177, avait envahi le Cambodge, et le roi khmer. Les anciens racontent qu'au XIIe siècle, le roi khmer Jayavaraman VII fit la guerre aux Chams qui avaient envahi le royaume. Grâce aux pirogues, le roi repoussa l'envahisseur. En effet, le Cambodge étant traversé par le Mékong, la guerre se joua en grande partie sur l'eau. Depuis, chaque année, des courses de pirogues honoreraient le souvenir de ce triomphe des Khmers.

Une autre explication de l'origine de cette fête serait que l'armée organisait chaque année une compétition pour élire le meilleur navigateur afin de préparer des batailles. Enfin, pour d'autres, cette fête servirait à remercier les génies des eaux qui donnent une irrigation suffisante pour l'agriculture.

La fraîcheur de l'eau et le vent rendent notre promenade agréable. Avoir visité les temples aujourd'hui aurait été assez insupportable. Belle coïncidence!

Artisanat

Nous avons visité le centre d'artisanat, bien structuré. C'est un peu nos écoles pour décrocheurs québécois qui veulent apprendre un métier. J'ai me suis acheté un mignon petit sac a main noir. Très original avec ses trois pochettes: 40$ canadiens.

Ensuite, notre repas du midi au Nest Angkor est un des meilleurs au Cambodge. Le bœuf, que nous mangeons très peu, était un pur délice. Il avait sans doute mariné longtemps pour être aussi tendre. En plus, le dessert à la mangue fraîche en cubes, accompagné d'un riz collant noir arrosé d'une sauce à la noix de coco. Pascal est un inconditionnel de la noix de coco.

Nous revenons à l'hôtel. La chaleur me fatigue. Je dors une demi-heure car Thit a eut la brillante idée de demander à garder notre chambre jusqu'a 14h00. Mon clavier, à chaque fois que j'utilisais Wi-Fi devenait l'autoroute à des dizaines de fourmis miniatures. Les grands hôtels n'offrent pas souvent Wi-Fi. Il faut descendre dans le lobby.

Oups! Pas le bon aéroport!

Notre guide Thit nous a descendus à l'aéroport international. Pascal ne trouve pas le vol. Je demande à un préposé en électricité qui fouille dans un panneau électrique. Il possède une feuille où se trouve tous les vols. Nous devons changer d'aéroport et nous rendre à celui des vols domestiques. Curieusement, au même moment, voilà Thit et le chauffeur, qui sont revenus, conscients de leur erreur, pour nous accueillir et nous descendre au bon aéroport. Nous avions déjà remis nos enveloppes d'appréciation sous forme monétaire. Ils ont le sourire tous les deux: c'est bon signe.

Sophip à Phnom Penh

Notre arrivée à Phnom Penh se fait sous l'égide de la chaleur moite. Nous trouvons notre guide Sophip, jeune père de deux garçons préado, soit 14 et 12 ans. Le guide est âgé de 45 ans et il me fait un peu penser à Boucar Diouf, par son humour débridé et ses jeux de mots.

Arrivés au magnifique Sunway Hôtel, nous apprenons l'excellente nouvelle que la direction a "up gradé" notre qualité de chambre. Au lieu de Deluxe, nous avons une suite. Nous avons nos appartements respectifs pour écrire. Et karma, oh! karma que je t'aime. J'ai une planche et un fer à repasser. Je trépigne de joie. J'ai pu repasser mes 7 chemisiers. Je pense à ma bonne amie Lise G. Elle sourira sans doute en lisant ces lignes.

J'ai décidé de manger un fish and chip, seule, dans ce magnifique resto. Je prends la revue Globe incluse dans notre suite. En entrant dans le resto, la première question posée, est de me demander le no. de ma chambre: 123. Un grand sourire illumine le visage du jeune serveur que me donne une table pour deux près d'une immense fenêtre.

Un autre serveur vient prendre ma commande. Lorsque je lui donne le numéro de ma chambre, tout de suite, il m'offre du vin italien, de la région de la Toscane. Quelle bonne idée! Je bois à ma santé, à ma capacité d'être heureuse seule, en groupe ou à deux, à cette immense chance d'être là, en écoutant un guide français "briefer" son petit groupe pour l'histoire du Cambodge demain.

Quelle belle journée qui se termine sur une touche de gratitude et de remerciement.

Or koune!


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25 février 2013

Hier, fête d'Antoine, fils de Marilyne et Sylvain, nous étions trop fatigués pour écrire. Nous avons quitté l'hôtel à 07h30. La température varie entre 36° et 38°C. Il fait drôlement chaud! Nous cherchions l'ombre pour s'asseoir sur des pierres datant du XI au XIIe siècle. J'en oublie la chaleur et j'écoute l'histoire et les légendes racontées par notre charmant guide, Thit. Il est âgé de 41 ans et est père de deux enfants: 7 et 5 ans, garçon et fille.

Nous visitons les temples d'Angkor. Je réalise un autre de mes rêves. L'ensemble est composé de très grands nombres de temples qu'il serait trop long à raconter.

Ce que je retiens principalement des temples sur l'ancien d'Angkor est que ce mot nokor, qui vient du sanskrit nagara (résidence royale) et vat ou wat qui signifie "temple, monastère" en khmer. Angkor se trouve à environ 5 km au nord de la vie que nous habitons pour 3 jours.

Deux rois ont joué un rôle capital: Suryavarman II et VII.

Un des temples visité hier, Baphuon, est un temple construit sur du sable. On pourrait le surnommé "château de sable". Les français ont joué et jouent encore aujourd'hui un grand rôle dans l'aide apportée pour redonner bonne figure à ces nombreux temples.

Travaux de restauration de Baphuon: le travail, comme ailleurs sur cet immense site, est de commencer par déraciner les arbres multi-centenaires qui ont mangé la pierre. L'opération est délicate. Au fil des ans, les arbres ont fait corps avec les pierres, et les retirer fragilise la structure. Ce temple-ci a en outre la particularité d'être construit sur une structure pyramidale en gradins remplis de sable. Ce "château de sable" qui constitue la base du temple a été coffré par des murs de pierre. Or, dans un pays trempé par les pluies six mois par an, l'humidité s'infiltre et fait gonfler le sable, ce qui déforme la structure en pierre.

Pour ce temple, comme plusieurs autres, il n'est déjà plus celui qu'il était au XIe siècle. Des recherches archéologiques ont montré que des effondrements avaient eu lieu dès la période de construction et, au XVe siècle, une partie des pierres écroulées à servi à construire un immense bouddha couché, long de 75 mètres, sur la façade ouest, la seule qui ne se soit jamais effondrée depuis. Les travaux de consolidation démarrent en 1908. L'urgence est de stabiliser l'enceinte. À plusieurs reprises, des éboulements importants dont ceux de 1943, 1949 et de 1952, ce château menace de s'écrouler. Il faut changer de méthode.

En 1960, un français, Groslier, alors directeur des recherches archéologiques, apporte une solution radicale: enlever toutes les pierres, renforcer la structure en sable, installer un système de drainage pour l'eau de pluie. Puis tout remonter. Un véritable casse-tête nature.

Pendant dix ans, chacune des 300 000 pièces du temple est ainsi retirée, numérotée, entreposée et tout est inventorié. Mais en 1970, la guerre civile éclate et, rapidement, les français se rendent à l'évidence. Il faut quitter le pays. Le chantier est abandonné et, tous les documents de référence sont entreposés à Phnom Penh, que nous visiterons demain.

La guerre civile cambodgienne de 1967 à 1975 interrompt les travaux en 1971. Le 17 avril 1975, les Khmers rouges, victorieux, entrent dans la capitale et ouvrent une des périodes les plus sombres de l'histoire moderne. Près de 1 700 000 cambodgiens trouveront la mort, pratiquement un quart de la population. Les grandes villes sont vidées et, à Phnom Penh, les bâtiments officiels sont saccagés. Les archives de la cité d'Angkor partent en fumée.

Le conflit indochinois, de 1978 à 1999 qui suit, provoque la fin du projet, et les ruines sont laissées à l'abandon. Il faudra attendre 1991 et les accords de paix de Paris pour reprendre le chantier.

En 1995, M. Royere et son équipe découvrent environ 300 000 pierres étalées sur 10 hectares de foret, pesant entre 5 kg et 1 tonne, pour beaucoup, recouvertes de mousse. Faute d'archives complètes, l'équipe peut s'appuyer sur trois éléments: 979 photos d'archives conservées a Paris, la mémoire de 50 ouvriers qui étaient là pendant le démontage, et la façade ouest restée debout qui peut servir de modèle. Un casse-tête à trois dimensions à rebâtir.

Il aura fallu un peu plus d'un million de dollars soutenu par l'EFEO et une équipe de 300 ouvriers cambodgiens dirigée par Jacques Dumarcay et Pascal Royere.

Le temple qui me fascine le plus est le Bayon qui veut dire "montagne magique". Une forêt de 200 gigantesques visages aux regards mystérieux regardant dans toutes les directions, des sourires énigmatiques, des êtres d'un autre monde, dans leur sérénité de pierre. Il a resté longtemps une énigme. Un temple de 3 étages et 43 m de haut, il fut construit au 12e siècle. Ce roi Jayavarman VII fit la transition entre l'hindouisme et le bouddhisme, et l'étage supérieur était consacré à Bouddha.

Souvent, notre guide Thit disait: le roi a écrit l'histoire sur les bas reliefs qui mesurent 1200 m de long, et représentent plus de 11 000 personnages sculptés qui relatent les combats et batailles navales entre les Khmers et les Chams, ainsi que des scènes de la vie quotidienne.

Une inscription sur le Ta Prohm indique que 12 640 personnes servaient dans ce seul temple, que plus de 66 000 fermiers produisaient plus de 2 500 tonnes de riz par an pour nourrir la multitude de prêtres, de danseuses et d'ouvriers du temple. Si l'on ajoute trois autres grands temples, on atteint vite 300 000 cultivateurs, soit à peu près la moitié de la population estimée du Grand Angkok du temps.

Je quitte l'histoire pour parler de mon vécu au Cambodge. C'est la première fois que Pascal et moi voyageons seuls avec un guide et chauffeur. Les avantages sont:

  • Aucun souci à se faire sur la logistique de l'itinéraire
  • Le guide sait où passer pour éviter la horde de chinois et de coréens. Souvent il inverse le circuit pour s'assurer que nous pourrons prendre les photos sans avoir l'impression que la ville de Québec au complet est sur la photo (j'exagère à peine)
  • Nous pouvons nous asseoir et écouter ses explications où ses légendes; nous pouvons poser toutes les questions au fur et à mesure qu'il raconte
  • Aux toilettes, pas de file à faire
  • Une heure pour dîner et nous sommes repartis pour la prochaine étape
  • Souvent, il nous suggère une activité supplémentaire pour la journée, et le lendemain, temps libre; ce que nous apprécions grandement
  • Pas besoin de chercher un resto pour le souper. Celui déjà inclus est souvent super et bien situé et on y sert du vino...
  • Une bouteille d'eau et une serviette humide à chaque fois que nous en avons besoin
  • Au repas, seulement Pascal et moi. Nous pouvons échanger sans fournir aucun effort pour se comprendre. Ici, au Cambodge, nous avons la chance d'avoir un guide avec un excellent français. On peut arrêter à la pharmacie, au magasin, être en retard sur l'horaire, le chauffeur garde un sourire immuable
  • Exception du Laos, le chauffeur saute de son siège pour ouvrir et fermer notre porte

Je crois qu'a quatre, c'est aussi facile, comme notre voyage en Inde avec Guylaine et Marcel.

Chez notre guide Thit

Hier, Thit nous a invité chez-lui. Pascal a sans doute raconté, alors j'ajoute seulement mes commentaires. La fierté de Thit à nous présenter sa femme et ses deux enfants était belle à voir. Il voyait à tout, donnait des ordres à sa femme et sa belle-sœur, nettoyait la table en discutant, demandait d'autres choses à sa femme qu'il appelle "hon" pour honey... Sa pauvreté est acceptable car il est fier de ce qu'il est lui. Il est libre de penser et d'agir selon ses valeurs. Il pourrait être plus riche, mais il lui faudrait faire comme on lui demande de faire et parfois même, être un peu malhonnête. Il ne peut pas. Il choisit ses valeurs.

Lorsque nous sommes partis de chez-lui avec le chauffeur, les enfants, Thit et sa femme nous envoyaient la main comme si nous les connaissions depuis toujours. Ce fut une sensation très douce et affectueuse. Il dit que c'est la première fois qu'il partage son intimité avec des étrangers, et il est guide depuis des années. Nous sommes touchés et émus de tant de générosité. Comme quoi, les pays se suivent mais ne se ressemblent pas.

J'en conclus que ce sont les gens responsables de notre séjour qui font que nous aimons ou non le pays. Le guide en premier, le chauffeur en deuxième, l'hôtel ou nous habitons, le personnel qui travaille à rendre notre séjour agréable, les restos ou nous découvrons les différences, etc. Ensuite, l'histoire du pays ouvre nos horizons sur la compréhension du caractère du peuple que nous découvrons. L'absence de klaxon, la politesse ou parfois la timidité des gens autour de nous, les regards échangés avec un sourire, les salutations de la tête qui montrent l'acceptation ou refus du laissez-passer...

Nous arrivons d'aller souper avec Thit et son ami chauffeur de tuk tuk appelé remorque ici, car traîné par une moto. Beaucoup plus humain comme approche. Pascal et moi leur offrons le repas. Journée remplie d'humanité, de compassion et d'appréciation, de part et d'autre! Quel beau voyage!

Bonne nuit!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 25 sur le blogue de Pascal.


 

24 février 2013

Valérie: merci pour les Crocs que tu m'as donné lorsque nous avons été chez-vous! Elles me servent à tous les jours. Peux-tu imaginer qu'il faut enlever nos chaussures à tous les temples, stupas et compagnies! Merci, merci, merci!

Francine Guy: je te bénis de la grâce de tous les bouddhas que j'ai vu (au moins 15000 car, a un seul endroit, il y en avait 8 094) pour m'avoir suggéré le petit stylet que j'utilise allégrement sur ma nouvelle tablette. Merci, merci, merci!

Grace à Pascal, je sais enfin comment inclure des photos dans mon blogue. D'autres seront à venir! Merci, merci, merci Pascal!

Nous commençons l'autre moitié de notre périple. 8 vols de pris et 8 à venir. 23 jours de vécu en Asie et 23 à venir! Nous avons la chance d'avoir le soleil pour la journée de notre départ. Il va enlever le surplus d'humidité qui flotte dans l'air et qui garde nos vêtements humides durant la nuit.

Notre chambre pour 3 jours à l'hôtel The Grand Luang Prabang Hotel & Resort est un peu vieillotte, surtout la salle de bain. Le site est magnifique et très bien exploité. Les jardins côtoient les étangs d'eau où se baignent des nénuphars. En trois jours, plusieurs arbres continuent à perdre leurs fleurs en grande quantité. L'hôtel dispose d'un parc majestueux au bord du Mékong. Le resto surplombe le fleuve et offre une ambiance très Indochine dont je fais partie. Des buffles viennent brouter l'herbe. Georges, maintenant tu sais quoi faire pour t'éviter du travail 🙂

La plupart du temps, je prends mes petits déjeuners seule. Pascal et moi avons un horaire différent. Je suis une lève-tôt et j'aime prendre le temps de flâner en mangeant. Je trouve très zen de vivre auprès de l'eau et admirer, comme ce matin, le pêcheur à la ligne qui se laissait bercer par les petites vagues du Mékong. Sa barque semblait danser dans l'aube.

Vers le Cambodge

Drapeau du Cambodge

Nous quittons le Laos pour débarquer au Cambodge. Notre vol de 14h25 dure 2 heures. Un jeune guide, qui parle assez bien le français, nous accueille à l'aéroport. Le chauffeur porte le même prénom que lui: deux Thit qui veulent dire soleil. Il va faire chaud demain!

Il me faut avouer que le peu de contact que j'ai eu avec les gens du Laos ne me donne pas l'heure exacte sur ce que je pense. Je suis vraiment déçue du service non reçu au Laos par les personnes avec qui nous avons fait affaire. Le guide Inpeng qui fut un profiteur à plusieurs reprises, le chauffeur qui restait bien assis à son volant, comme s'il y était soudé. Il ne sortait même pas de son auto pour ouvrir et fermer les portes de la vannette, alors qu'ailleurs, les chauffeurs couraient pour s'assurer que nous n'avions pas à forcer pour ouvrir et fermer ces grandes portes. La masseuse à Pascal qui disait n'avoir reçu qu'un billet de 50 000, alors que Pascal lui en a donné 150 000, et enfin, dans notre petit frigo, une bouteille d'eau Evian était déjà ouverte par les personnes qui ont habité notre chambre, avant nous. On nous a chargé 5$ US. Conclusion: de petites déceptions, mais, j'ai horreur de ces manières de faire!

Je viens de vérifier mon linge lavé au Laos. Mon amie Lise G. achèterait certainement un fer à repasser pur ESSAYER de défroisser mon linge. Même en manquant d'attention, je ne peux comprendre comment la personne a pu faire pour que mon linge soit aussi froissé... Je suis incrédule. Je replis le tout, défroisse comme je peux et même mes t-shirts sont froissés!!! Bon! Un autre lâcher-prise ma fille! Je commence à croire au karma, de cause a effet.

Je réalise que les petits aéroports domestiques sont vraiment efficaces, mais il faut rester alerte. Nous attendions Laos Airlines avec laquelle nous avions déjà nos réservations. Pascal, en se promenant, réalise que nous monterons sur un vol opéré par Vietnam Airlines et que l'embarquement a débuté depuis un moment déjà. Nous sautons sur nos valises pour passer à l'immigration, ensuite la sécurité et monter dans l'avion.

Souuuuslail bonjour Leahowli au revoir   Orkoun merci

Thit nous apprend que les trois religions, soit animiste, hindouisme et bouddhiste, sont mélangées pour n'en faire qu'une. 1$ US = 4 000 riels.

Nous soupons au resto Viroth fréquenté par des touristes uniquement ou plusieurs langues se mélangent en un doux brouhaha incompréhensible.

Sur le chemin du retour, nous sommes bloqués par une parade qui se déroule pour sensibiliser les gens aux enfants orphelins et à l'environnement. Fanfare, bestioles géantes toutes illuminées et des applaudissements à mesure qu'elles passent devant la foule.

De retour à notre magnifique hôtel construit il y a 11 ans, des chinois bruyants parlent sous les portes de notre balcon. Très différent des 3 derniers jours. Comme quoi, l'adaptation est au rendez-vous à chaque jour.

À demain!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 24 sur le blogue de Pascal.


 

22 février 2013

05h30, réveil au chant des coqs. Au loin, on perçoit même de légers coups de gongs, sûrement pour annoncer le début du TAK BAT, la procession des moines à travers la ville et participer au rituel des moines bouddhistes que l'on appelle Alms-giving.
Chaque jour, au lever du soleil, le même rituel se répète. Dans un silence religieux, les bouddhistes viennent se poster devant leur maison, les pieds nus et la tête découverte et attendent l'arrivée des bonzes.

Le riz qu'ils s'apprêtent à donner est sans doute encore chaud. Celui-ci demande en effet une très longue préparation puisqu'avant d'être cuit, il doit être soigneusement nettoyé de ses impuretés à la main, puis déposé une demi-douzaine d'heures dans de l'eau avant d'être cuisiné, vers 05h00 - 05h30.

Le défilé des moines

Le défilé des robes orange colore la ville par intermittence entre 6 et 7 heures du matin. Les moines sortent par groupe de 10, 15, 20 ou plus de leur temple respectif, et parcourent silencieusement les rues de la ville, leur bol d'aumône à l'épaule. Devant chaque demeure, ils présentent leur panier pour recevoir les offrandes de nourriture (du riz, gâteaux, fruits et confiseries) pour leur journée. Il faut savoir que les moines ne vivent que de l'aumône. Ils n'ont pas le droit de gagner ni de dépenser de l'argent. Ils dépendent donc complètement des autres pour leurs besoins matériels (nourriture, transport et autre). Les croyants sont très nombreux, les paniers se remplissent donc très vite.

C'est pour cette raison qu'au cours de leur marche, les moines donnent à leur tour aux enfants les plus démunis. Cette quête matinale est tellement belle, tellement impressionnante qu'elle est devenue une vraie « attraction » touristique.

Luang Prabang se réveille en faisant la charité, lorsque ses premiers tuk-tuk (taxis bariolés à trois roues) se mettent à pétarader. Au bord du fleuve, les marchandes d'algues séchées commencent à disposer leurs paniers sur le trottoir. Jouxtant l'ancien palais royal, le marché du matin est en pleine effervescence. À même la rue, très propre, il est rempli de curiosités à nos yeux d'Occidentaux : lamelles de peau de buffle séchée, liserons d'eau, œufs de fourmis, écureuils rôtis, confiture de piment sucrée...

Nous arrivons sur place et achetons un grand panier d'osier plein de riz encore très chaud, moi des biscuits enveloppés et le guide un petit panier de riz chaud. Ici, ça se corse, car le guide, sans nous demander, décide que nous payons pour sa part. Je refuse en le disant assez fort à Pascal, que ce n'est pas correct. C'est un manque de respect total, surtout que c'est la 3e fois qu'il nous fait le coup. Celui-ci est de trop. Je réalise ça, lorsque je lui demande le prix individuel de nos achats. Il est bouddhiste, et depuis trois jours, il ne se gène pas pour nous dire "Ici, on peut faire des offrandes", soit l'équivalent de 100 fois par jour. Nous sommes sollicités en tant que personnes riches, selon leur critère. Je suis d'accord avec cette réalité. Mais, je refuse qu'on abuse de ma bonté. Je sais juger quand je donne ou quand je m'abstiens.

Pascal qui a horreur de l'adversité, me tempère. Alors, j'y vais au plus court: je boycotte le guide. Lorsqu'il parle, je regarde de l'autre coté. Lorsqu'il donne ses instructions, je ne bouge pas. D'ailleurs, lorsque nous avons payé, je lui ai dit: "Nous payons pour vous?" Il rit et dit qu'il nous donne la chance de faire l'offrande pour toute sa famille et pour nous. Et en plus, il rit. C'est trop pour ma compréhension des différences. C'est de l'abus, pur et simple. Après 5 minutes, il se rend compte que je n'abdiquerai pas et que son attitude est inacceptable. Il me donne le prix de son panier de riz, soit 10 000 kips (1,25$). Je les prends et je le remercie. Je le mets dans mon panier de distribution aux moines. Il me suggère de donner juste 1 000 kip à la fois. Je lui remets pour qu'il aille chercher le change. Ce qu'il fait avec gentillesse. Lorsqu'il parle à nouveau, je l'écoute. Je suis ses recommandations que voici:

  • Acheter de préférence du riz ou des fruits ou des biscuits;
  • Enlever nos chaussures pour faire les offrandes et pour les femmes, obligation d'être agenouillées et porter une écharpe en travers de l'épaule. Je m'agenouille d'un genou et je garde l'autre pour garder mon équilibre;
  • Ne pas gêner la procession des bonzes;
  • Éviter tout contact physique avec les bonzes. Il est même défendu aux femmes seulement de toucher un moine (je m'abstiens de commentaire, car vous savez toutes ce que j'en pense, de ces discriminations qui n'ont aucune raison d'être);
  • Ne pas être plus haut que les bonzes, ce qui constitue au Laos,  un manque de respect. Et naturellement, comme dans les temples, stupas et compagnies, s'habiller de manière à ne rien dévoiler des genoux aux épaules, donc pas de manches courtes malgré les 36°C. vécus en Thaïlande et en Birmanie.

J'avoue que ce rituel m'émeut beaucoup. Tous ces jeunes hommes, dont l'âge varie de 7 à 8 ans jusqu’à une cinquantaine d'années, qui acceptent de vivre selon toutes les règles de moine bouddhiste, je lève mon chapeau et je les admire.

Une fois la procession terminée, nous traversons le marché du matin où il y a de tout, mais vraiment tout. J'achète des galettes chaudes, une bouteille de miel et des arachides fraîches, dont le sel est en sachet. Vu l'humidité d'ici, si le sel était mélangé aux arachides, ça ferait une saumure. Je garde les arachides mais je donne les galettes et le miel à notre guide, car il n'a pas encore déjeuné, alors que nous retournons à l'hôtel, prendre le nôtre. Il est très ému, car le prix d'une bouteille de miel représente, selon moi, une journée de salaire. Il répète, à plusieurs reprises, que c'est trop. Nous insistons pour qu'il la garde.

Le Musée National

À 08h30, nous partons pour visiter le Musée National. Le guide nous y amène aujourd'hui au lieu de demain matin. Nous aurons ainsi notre journée libre demain. C'est excellent pour nous.

Ce Musée National vaut vraiment le détour. L'histoire du Laos y est représentée par ses photos, ses peintures, ses sculptures, son architecture, etc. C'est un bâtiment construit entre 1904 et 1909, à l'époque du Protectorat français du Laos, pour le roi Sisavang Vong et sa famille. Le site a été choisi pour que des visiteurs officiels venus par le Mékong puissent débarquer directement à son pied pour y être reçus royalement.

Après la mort de Sisavang Vong en 1959, son fils Savang Vatthana et les siens ont été les derniers à occuper le palais. En 1975, le Royaume du Laos (la monarchie) a été aboli par les communistes et la famille royale envoyée en camp de rééducation. Le palais a alors été transformé en musée.

Nous avons fait le tour du palais: les cuisines, entrepôt, l'abri de la barque royale, salle de spectacle, une nouvelle pagode pour abriter le Phra Bang (Bouddha doré dont il y a toute une histoire de vols et de récupérations), bâtiment du personnel, etc.

Les jardins sont ornés d'un bassin où une quantité inouïe de poissons nagent. Il y a deux canons à l'entrée du palais. Une énorme statue en pied de Sisavang Vong se trouve devant la salle de spectacle.

Le parc et les cascades de Kuangxi

Nous quittons pour nous diriger vers les chûtes Kuangxi. Mais, nous ferons quelques arrêts le long de notre trajet.

Les cascades de Kuangxi est un lieu incontournable à découvrir. Les chûtes sont vraiment spectaculaires et sont les plus grandes chûtes d’eau de Luang Prabang. Nos chûtes à l'Ours n'ont, par contre, rien à envier à celles-ci. Elles sont seulement différentes en hauteur.

Cette cascade à multi-niveaux est située à environ 30 kilomètres hors de la ville. Mais avant, nous arrêtons à un village Hmong qui sont les autochtones laotiens.

Un village Hmong

Ce village Hmong où les vieilles dames portent encore le costume traditionnel hmong. Il est célèbre pour ses vêtements tissés à la main. Nous pouvons regarder leur mode de vie très simple. L'artisanat est le principal revenu pour ces gens. Un homme sculpte un magnifique morceau de bois qui se transforme en chef-d'œuvre.

Les Hmong sont un peuple d’Asie originaire des régions montagneuses du sud de la Chine (spécialement la région du Guizhou) au nord du Viêt Nam et du Laos. Ils sont aussi appelés les Miao, ce qui signifie « riz cru » et désigne depuis longtemps des populations nomades peu intégrées. Les Hmong eux-mêmes emploient souvent la dénomination «montagnards».

J'achète un bracelet de l'amitié d'une petite fille habillée en costume du pays. Pascal achète une pochette de la grand-mère juste à coté. Les femmes travaillent toute la journée et s'occupant des enfants qui courent partout. Les enfants du village Hmong ne vont pas à l'école le vendredi. L'horaire des écoles, au Laos, est de 8 - 11 heures 1/2 et PM 1 h 1/2 à 16 heures.

Les Hmong ont les mêmes avantages que nos indiens dans le système gouvernemental: logis, argent et éducation gratuits. Pascal va sans doute vous raconter, dans son blogue, ce qu'il a vu et photographié. Deux hommes qui fumaient de l'opium. Notre guide nous explique que cette tribu en une de guerriers et de contrebandes. Rien de nouveau à l'est des Rocheuses! Comme chez-nous avec les cigarettes et les animaux de la forêt! Ici, la contrebande, c'est de l'opium pourtant interdit par le gouvernement laotien, sous peine de prison sévère. Bon!

Je reviens aux chûtes. Le guide me dit que partout dans les cafés et les agents de voyages dans la ville, il y a des excursions organisée vers les chûtes. On peut également louer un propre tuk-tuk pour environ 15 $ pour une demi-journée de location. La route vers les chutes de Kuangxi nous plonge à travers les collines avec des vues spectaculaires sur des jardins en terrasses. On les voit même dans le lit des rivières asséchées.

Plus on se rapproche des cascades, plus on sent que l’air devient plus frais car la région est plus élevée et couverte de forêt.

Pour entrer dans le parc Kuangxi, on doit payer un droit d'entrée, soit 20 000 kips (2,50$). Dès l’entrée, nous pouvons marcher à travers une région boisée où il y a des enclos qui abritent l'ours noir d'Asie sauvé de braconniers. Il y en a une vingtaine.

Au bas de la chûtes il y a plusieurs bassins d’eau émeraude et de petites cascades (3-5 mètres de haut). Quelques-unes des chûtes sont à multi-niveaux. La plupart des bassins sont ouverts à la baignade (l’un est fermé comme site sacré). J'ai entendu un français dire que l'eau est un peu froide. Ce domaine est ombragé par de grands arbres. Cela rend la cascade une zone de rafraîchissement pour les habitants et les touristes. Le guide dit que ces cascades sont l'air climatisée naturelle.

Enfin, en montant vers le sentier, nous arrivons à une immense piscine naturelle, très impressionnante. Nous pouvons apercevoir sa source. Des jeunes gens s'adonnent a jouer àTarzan et s'élancent, accrochés à un câble, et se laissent tomber dans ce réservoir d'eau pure. Un jeune Tarzan saute même avec sa Jane dans les bras!

Nous nous sommes arrêtés avant d'arriver au sommet qui semble encore bien élevé. Je prends en photo, deux jeunes filles qui sont attablées avec de la belle vaisselle bleue et blanche. Je les trouve bien romantiques. Je les remercie de se prêter à la photo. Nous montons encore quelques marches. Une vue magnifique s'offre à nous. Les chûtes dégringolent d'une hauteur qu'il faut relever la tête jusqu'au ciel pour l'admirer.

Notre pique-nique

Le guide nous montre une table recouverte d'une nappe bleue royale. C'est pour nous! Et les deux jeunes filles que je viens juste d'admirer, ce sont elles qui ont apporté notre nourriture jusqu'ici. Notre itinéraire spécifiait "pique-nique". Nous sommes enchantés. Nous dégustons notre repas très goûteux composé de languettes de poulet frit, de légumes du pays, des nouilles de riz aux légumes et du riz aux légumes aussi. Nous terminons notre repas par des bananes. En quittant, nous laissons un bon pourboire aux jeunes filles.

Nous redescendons lentement dans la fraîcheur des cascades. Nous arrêtons dire au revoir aux ours d'Asie. Quelle fut ma surprise, en prenant une photo, de voir des poinsettias! Ces plantes poussent ici, comme le bleuet chez-nous, à l'état sauvage.

Lorsqu'il fait soleil, un brouillard recouvre une bonne partie des cascades. Depuis que nous sommes au Laos, le ciel est couvert, ce qui explique probablement la température plus fraîche.

Je me fais déposer à l'hôtel pendant que les hommes se rendent en ville récupérer notre linge propre. Je fais mes adieux au guide que je n'ai jamais appelé par son prénom.

Pour terminer en généralité, à part les moyens de transport que nous connaissons, ici il y a le djembo (pour le marché), le skylep (en ville seulement) et le tuk tuk traditionnel.

Comme en Thaïlande, la couleur de l'immatriculation du véhicule :

  • blanche: véhicule public, taxi, autobus
  • bleu: véhicule de l'état;
  • rouge: véhicule de la police
  • jaune: véhicule appartenant a un particulier.

Au Laos, on conduit à droite, et le volant est à droite, comme chez-nous
En Thaïlande, la conduite est gauche et le volant est à gauche, comme en Angleterre
Au Myanmar, le volant est parfois à droite, parfois à gauche, mais la conduite est à droite de la route. Très dangereux comme système.

La Thaïlande fut le pays le plus chaud: moyenne de 36°C
Le Myanmar est un peu moins chaud. La température variait entre 28°C et 32°C
Le Laos est un peu plus frais toute la journée. En moyenne, 25°C à 28°C.

Beaucoup d'occidentaux sont avec des femmes laotienne parce qu'ils leur offre de meilleures conditions de vie et j'imagine que la vie sexuelle joue un rôle aussi, car souvent, la femme est plus jeune que l'homme.

Le Laos est producteur de bois teck qui est exporté majoritairement en Chine et en Thaïlande.

La soie

Pour la fameuse soie, je résume ce que j'en retiens. Je n'avais encore jamais vu tout le procédé de la transformation, en tissus final.

Dans ce pays, chaque famille développe sa propre technique et parfois ses propres motifs de décoration, quoique la plupart soit des reproductions de motifs traditionnels et d'ikats (tissus dont les fils de chaîne sont noués et teints pour former un dessin avant d'être installés sur le métier à tisser) spécifiques à l'ethnie de l'artisan. Ainsi, chaque région, chaque famille produira une soie particulière, selon sa méthode de dévidage et de moulage, obtenant des soies mates ou brillantes, plus ou moins épaisses et plus ou moins douces.

Ici, Francine et Raynald n'apprendront rien puisqu'ils ont visité la Chine au printemps dernier. Salutations les amie(s).

  • Tout d'abord, il s'agit de nourrir les vers à soie, 3 fois par jour, avec des feuilles fraîches de mûrier blanc. Ces petites bêtes doivent manger sans discontinuité durant 1 mois.
  • À la suite de quoi, les vers seront disposés sur des piques "hérissons" entre lesquels ils pourront tisser durant quelques jours leur cocon protecteur.
  • Lorsque les vers sont en passe de percer le cocon, on les ébouillante puis on procède à l'extraction de la soie par des bains alcalins (décreusage).
  • Les fils seront ensuite bouillis dans de l'eau pure afin d'obtenir la souplesse attendue. Plus l'opération est répétée plus la soie est souple; et il faudra de la part de la fileuse, une grande connaissance des matières premières utilisées.
  • Il ne faudra pas moins de 5000 cocons pour faire 1 kilo de soie grège, durant un processus qui se déroule sur 8 jours.
  • Viennent ensuite les étapes de filage, de teinture, puis de tissage; toutes ces étapes étant réalisées manuellement. Pour réaliser une longue étole traditionnelle, il faudra compter souvent plus d'un mois de travail.
  • Plusieurs qualités de fil sont obtenues: on extraira un fil de texture inégale en employant le cocon en entier (mai sao lueai), un fil de texture plus rêche en employant l'extérieur du cocon (pueak mai) et un fil lisse et fin avec exclusivement l'intérieur du cocon, c'est la soie royale (mai nyot). Ces fils de soie grège sont appelés plis.
  • A ce stage rentrent en jeu la dextérité et la connaissance de la fileuse qui devra former son fil définitif (celui qui servira au tissage à proprement parler) de 1, 2, 3 ou 4 plis, le pli n°1 donnant la soie la plus fine, la plus souple, la plus résistante et la plus brillante. Selon la pression des doigts au moment du filage, selon la technique de jointure des fils, la soie sortira plus ou moins régulier.

Voila pour ma journée qui se termine avec le chant des cigales comme accompagnement de mes pensées et de mes écrits. Le soir, je prends le temps de penser aux gens que j'aime!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 22 sur le blogue de Pascal.


 

21 février 2013

Sabadie!

Pour donner une idée, voici comment est décrit l'itinéraire d'une journée, en occurrence ce qu'on nous propose pour aujourd'hui dans notre forfait:

Jour 21 (21 février) - Luang Prabang (Laos) (PD/D)

  • Visite de Vat Xieng Thong, considéré comme le plus beau temple de Luang Prabang
  • Croisière en bateau traditionnel en bois sur le Mékong pour les Grottes de Pak abritant des milliers de statues de bouddhas
  • Dîner pique-nique dans une maison en bambou à la confluence des Fleuves Mékong et Nam Ou
  • Retour en bateau à Luang Prabang
  • En voiture au village de tissage sur soie de Ban Xang Khong.

Notre guide est père de 9 enfants, dont 2 enfants décédés. Il lui reste 2 filles et 5 garçons. Il n'utilise pas le mot "mort" mais décédé. Le mort appartient aux gens sans manière. Le mot royal employé ici est "Nirvana" pour remplacer ce mot "mort". Bon!

Notre hôtel est un ancien palais royal. Je n'ai pas compté le nombre de maisons, de jardins ni de terrasses, mais il y en a beaucoup.

Petit déjeuner au bord du Mékong. Vue très Zen de ce fleuve mythique. J'apprends "bonjour: sabadie"; "merci: khop chai lai lai"; "au revoir: la gon" et non "la conne"!

Nous arrêtons au lavoir pour y laisser notre linge à laver. Nous payons au kilo plutôt qu'à l'unité. Une facture nous est remise au montant d'environ 8 - 9$ canadiens (65 000 kips). À l'hôtel, le lavage d 'une chemise: 2$. J'en ai 7, sans compter mes T-shirt, mes pantalons et tout le linge à Pascal. Çà vaut le coup de demander au guide qui demande au chauffeur, qui lui sait. Quelle économie!

Ensuite, nous arrêtons pour acheter une batterie et un chargeur supplémentaires. Pascal prend beaucoup plus de photos que moi, donc il décide de s'équiper afin de s'enlever du stress sur l'unique chargeur de batterie.

Visite de Vat Xieng Thong

Nous débutons notre tournée par la visite d'un temple connecté à trois autres. Au temple, le guide appelle le cimetière, " le village des âmes". Il nous raconte la légende du "richard" dans le sens de l'homme riche, et de son fils décédé.

C'est un homme riche qui a un fils unique qui décède au début de l'adolescence (je résume ce qu'il a pris 10 minutes à dire, et je n'exagère même pas)! Il décide d'envoyer une personne donner à manger à son fils décédé, et ce, tous les jours. Mais voila qu'une journée, l'inondation envahie le chemin que la personne emprunte. Elle ne peut traverser nourrir l'âme du jeune homme donc, en revenant, elle donne la nourriture aux moines.

Durant la nuit, le richard rêve à son fil décédé qui lui annonce qu'il n'a pas reçu son repas. Au réveil, le richard convoque la personne responsable du repas. Il lui demande pourquoi il n'a pas nourri l'âme de son fils. De lui expliquer la raison et ce qu'elle a fait. Le richard réfléchit et conclut que c'était la meilleure chose à faire. À partir de ce moment est née l'offrande! Fin de la légende!

Le Mékong

J'inclus cette carte qui représente la course du Mékong à travers les différents pays, d'ou son importance.

Le Laos en raccourci: au tout début était le Mékong "la mère des eaux". Ce fleuve légendaire et authentique voie royale d'un Laos millénaire, ou il continue de baigner toute vie. Dixième fleuve du monde par sa longueur (+ de 4 000 km), c'est un seigneur sur de son éternité mais capable de tout engloutir sur son passage au plus fort de la saison des pluies, lorsqu'il monte de 12 a 15 mètres! C'est évidemment sur ses rives que des ermites et des rois très sages ont, en des temps anciens, choisi d'édifier ce belle Luang Prabang.

Croisière sur le Mékong

Et ce matin, une croisière sur un navire tout en bois, au toit gracieusement incurvé, permet d'arriver confortablement a la grotte aux 1 000 bouddhas. Nous sommes quatre à bord: le chauffeur, le guide et nous deux! Il y a au moins trente sièges de libre! Bah! On a payé pour ça!

Une fois la moiteur apprivoisée, le vent du fleuve nous rafraîchit. Des buffles nous regardent passer en se disant que ce n'est pas le roi, ni la reine, mais bien des québécois qui viennent admirer ses berges.

Au-delà des deux rives, les crêtes innombrables de reliefs escarpés, couverts d'une jungle dense et vorace, nous pouvons admirer de très beaux arbres (tecks, fromagers, flamboyants, tamariniers...) ; quelques rares villages de minorités, si pauvres, totalement coupés du monde pendant les pluies.

Ici et là, de fines cannes en bambou retenant des filets immergés, des buffles lourds aux fins sabots se désaltérant, des grappes d'enfants jouant dans l'eau limoneuse, des orpailleurs rudes à la tâche (le lit du fleuve est constellé de minuscules paillettes d'or), des plages de sable blanc écrasées de chaleur, des rochers affleurant, des bouquets de roseaux et de palmiers à sucre. Sur l'eau, des sampans, des «bateaux à longue queue», des embarcations de toutes formes et de toutes puissances: la vision fugace d'un pêcheur solitaire, fine silhouette coiffée de son chapeau conique arrimée à sa longue perche, aussitôt effacée par celle d'un speed boat à plein régime, rempli de touristes chinois casqués et bruyants ! Et au milieu glisse le Mékong, souverain, coulant lentement et parfois, de petits rapides viennent troubler sa face sereine. Nous glissons ainsi environ 2 heures pour parcourir 35 km.

Le guide me fait rire lorsqu'il compare les balises sur l'eau à des stupas du fleuve. Au fond, ce Mékong est un peu souverain!

Nous faisons une halte au village de Ban Xang Hai, où les habitants produisent du lao-lao, une boisson alcoolisée qu'ils distillent dans des jarres. Une boisson rouge qu'on nomme "vin", du blanc pour dame (très sucré) et un alcool genre whisky blanc très fort.

Les Grottes de Pak Ou

Nous remontons pour nous rendre aux grottes. Hier, nous avons monté 328 marches et descendu autant, afin d'admirer le coucher de soleil. On a "hersé" du c-- comme dit l'expression qui dit demander de gros efforts. Des français semblaient avoir hersé autant que nous!

En aval du Mékong et situées dans une falaise abrupte, longtemps habitées par des ermites, ces grottes sont un lieu de pèlerinages important. Des centaines de Bouddhas apportés par les pèlerins remplissent les 2 grottes.

Nous descendons pour monter jusqu’à la 2e grotte. Pascal a compté les marches pour conclure qu'il en a environ 247 dont plusieurs étaient tellement larges que je pouvais en marcher 2 pas avant de monter l'autre! Bon!

Mais pourquoi a t-il un si gros ventre ce Bouddha là ? La légende raconte que ce Bouddha, très beau, très courtisé, était troublé pour méditer. Les dieux exaucèrent ses prières, le rendirent moins séduisant en lui donnant ce gros ventre. Il put ainsi se consacrer entièrement à la méditation. Le guide taquine Pascal. Je lui dis qu'il est mon bouddha à moi et qu'il est séduisant ainsi.

En sortant de Tham Ting, un escalier mène vers la grotte supérieure, plus profonde et plus sombre [Tham Phum].

Là-bas encore, des milliers de statuettes ont été déposées un peu partout à l'intérieur de la grotte, dans le noir total cette fois. Munis d'une lampe, la visite prend d'ailleurs des airs d'explorations à la Indiana Jones!

En 1996, un inventaire a été fait par une équipe d'archéologues australiens, mais l'endroit n'étant toujours pas gardé la nuit, des pilleurs thaïlandais munis de bateaux rapides n'ont pas manqué de se servir.

Les grottes Pak Ou (littéralement "la bouche Ou" du nom de la rivière affluent du Mékong) sont un des symboles religieux les plus précieux de la Province de Luang Prabang. Plusieurs légendes ont cours sur cet endroit où ont été déposées, au cours des ans, ces milliers de statuettes de Bouddha.

Après avoir redescendu, nous traversons de l'autre coté de la berge pour dîner. C'est agréable car le guide nous laisse tous les deux. Nous pouvons échanger sans avoir à écouter un français qui frise l'incompréhension. Bon!

Nous revenons à Luang Prabang en fin de journée. Une heure et demie à regarder défiler a nouveau la vie sur les berges du Mékong.

Notre dernière activité: fabrication du papier brut et tissage de la soie. Le guide fait des siennes pour nous faire acheter. J'ai succombé: j'ai acheté ma petite lampe en papier fabriquée par eux. Encore des moines!

Pour terminer la journée, nous achetons des oranges et des gousses de tamarin que j'adore. Ce sera notre souper dans la chambre. Après la douche, nous aimons nous asseoir au balcon et regarder le soleil se coucher dans les eaux du Mékong. Pascal sirote une bière avant de déguster nos fruits.

Une autre journée remplie de découvertes et de relaxation. Je suis loin de la fatigue d'hier soir.

Bonne nuit a vous que j'aime x x x

Pst: parfois j'ai des petits bouillons de vous.... qui me manquez!!!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 21 sur le blogue de Pascal.


 

20 février 2013

Sabadi.
J'aime me lever tôt afin de faire mes exercices et prendre une heure pour le petit déj. Une chance! 05h30 je me lève, me prépare, mets ma valise à la porte et je suis prête à descendre prendre mon petit déjeuner.
Pascal d'habitude reste au lit plus tard, mais ce matin, il désire prendre des Oscillacocinum car il craint un rhume. Il se lève donc, se prépare et regarde l'heure: 07h10 et notre chauffeur vient nous chercher a 07h30. Pascal panique un peu mais une chance qu'il remarque l'heure sur le cadran de la chambre! Il lui faut tout serrer: chargeur, ordi, vêtement d'hier, terminer sa toilette... Je descends manger quelques fruits. Pascal fait le "check out", paie notre souper de sushis Mikado et nous voilà partis à temps.

Difficulté horaire

La raison de ce contretemps est qu'il y a une demi-heure de différence entre le Myanmar et la Thaïlande. En partant, nous reculions notre montre et en revenant, on l'avance. Nous avons fait le contraire: on a reculé d'une demi-heure, ce qui faisait une heure de différence, puisque nous étions sensés avancer d'une demi-heure. D'où la confusion de ce matin. À ma montre, il était 06h15 et sur le cadran de la chambre, 07h15.

Vers le Laos

Drapeau du Laos

Nous sommes quand même arrivés à temps et nous avons même eut le temps de prendre un petit déj. genre McDo, mais en beaucoup plus cher: 13$ US chacun pour un œuf, 1 bacon, 1 tranche tomate, 1 tranche fromage dans un grand pain, presque de la grosseur d'un pain nan et un café noir.

Pascal prend le temps de préparer nos sous américains pour payer notre visa laotien (40$ US chacun). Nos dollars américains sont les bienvenus un peu partout, comme monnaie internationale. Nous remplissons aussi nos formules d'entrée et de sortie du pays que nous visitons ou quittons. Il nous a fallu marcher une bonne portion de l'aéroport avant de réaliser que Laos Airlines était inscrit a l'endos du grand tableau d'affichage aérien.

Chaque aéroport a ses particularités: plus il est grand, plus il nous faut être attentif aux instructions: trouver le kiosque de la compagnie aérienne, se mettre en ligne pour obtenir notre carte d'embarquement, muni de notre passeport, bien vérifier si c'est le bon vol, passer la sécurité, remettre la carte de sortie du pays, trouver la "gate d'embarquement" et monter prendre notre vol. Nous avons aussi rempli la demande de visa pour notre durée de visite au Laos.

À l'arrivée: passer les douanes, remettre formule d'entrée au pays, bien identifié le
numéro de carrousel où nous devons prendre nos valises, trouver un chariot, ensuite le guide qui nous accueille et nous voila reparti pour d'autres découvertes.

Après 3 à 4 vols, nous devenons familiers avec le système. Le truc: T O U J O U R S mettre ses papiers importants ensembles: passeport, carte embarquement, itinéraire, carte d'entrée ou de sortie du pays et un peu d'argent du pays visité.

Hier soir, j'ai réussi à entrer en contact avec Valérie. J'étais extrêmement contente, et Pascal aussi. Nous avons utilisé Skype en direct. Nous, il était 21h15 et elle 09h15. Super! Ils reviennent de leur escapade à Cuba. C'est une année de voyage pour chaque membre de ma petite famille. Le soleil fait tellement de bien et aussi, être en vacance de repas, du lavage et corvées quotidiennes.

Nos billets d'avion incluaient soit un repas, soit un lunch. Seulement quelques personnes bénéficiaient de ce privilège. Ce sera mon dîner. Je peux écrire mes impressions avec tablette car le vol dure 1h45 environ. L'assistant capitaine nous annonce qu'ils doivent changer leur altitude ainsi que leur vitesse de vol dû a des exercices militaires; en plus, nous arriverons un peu plus tard.

Nos agences

Au Myanmar, notre agence, qui a organisé notre forfait en entier, était Nature Dream. Au Laos, c'est l'agence Asian Reveal Tour. Ce sont des sous-contractants choisis par l'agence avec laquelle nous avons réservé notre voyage: Voyage Circuit Oriental à Montréal. Ce sont des professionnels très à l'écoute de nos besoins. Nous sommes enchantés de leur coté professionnel et par leur efficacité.

Au Laos, nous recroisons le fameux fleuve Mékong, 3e fleuve d'Asie que l'on surnomme la "mère des eaux". D'une longueur totale de 4 800 km, il traverse, en les séparant parfois, six pays (la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam et le Laos), qu'il sillonne du Nord au Sud.

On dit que le Laos est le pays de million d'éléphants. Il est au cœur de la vie quotidienne des habitants. Par lui, on peut voir les multiples facettes du Laos: le touriste, le travail au quotidien et l'aspect religieux.

Luang Prabang, Laos

La sortie de l'aéroport s'est fait à 14h00. Un dîner est inclus et le guide Epeng (dieu ou démon) et le chauffeur Union qui veut dire, chef de la maison nous arrête à un petit resto fort sympathique. L'appétit n'est pas au rendez-vous, mais nous mangerons une bouchée, car ce soir, nous ne mangerons que des fruits achetés au marché. Notre estomac va nous féliciter.

Notre pied-à-terre sera à Luang Prabang pour les 3 jours que nous serons au Laos. Aujourd'hui, nous visitons 2 temples: Vat Mai et Vat Aham. Nous n'aurons pas le temps de visiter les 2 autres. Je réalise que visiter 3 pays voisins ayant la même croyance religieuse, nous amène à réécouter l'histoire de bouddha soulignée de minimes différences. Souvent, Pascal et moi n'osons nous regarder pour ne pas pouffer de rire, car le guide rajoute un petit quelque chose de différent qui rend l'histoire de Bouddha légendaire. Chaque pays vénère Bouddha comme un dieu.

Nous soupons d'Orange et gingembre confit. Le Mékong coule devant notre chambre. Je suis trop fatiguée pour admirer. 21h30: dodo.x x x


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 20 sur le blogue de Pascal.


 

19 février 2013

Vie de nomade en Asie

Première journée de repos depuis le début du voyage. Prendre l'avion Yangon (Myanmar que nous quittons définitivement) et vers Bangkok, Thaïlande, où ce sera aussi notre au revoir définitif à ce pays.

Ce matin, j'ai pris mon petit déjeuner avec vue sur le lac naturel de Yangon. Hier Mimié a eut la brillante idée de nous dire qu'il y a 2 lacs a Yangon: 1 naturel et 1 artificiel. Bon! Je ne parle plus de Mimié!!!

Les caméras

Depuis qu'il a brisé sa caméra, J'ai passé la mienne à Pascal, car il ne peut vivre sans cet appareil. En prenant mon petit déjeuner avec mon ordinateur, je réalise que je peux prendre des photos avec ma tablette Asus. Je me pratique donc quelques minutes: c'est assez simple d'utilisation. J'ai aussi expérimenté la vidéo. Tout fonctionne bien. C'est à mon tour d'être rassurée. Je réalise que nous sommes vraiment bien équipés pour voyager: Pascal, mini-PC, moi tablette Asus, 2 caméras, 1 plus technique soit celle de Pascal et la mienne, plus petite pour sac à main ou poche de pantalon, et nous parlons anglais.

Bouddha, Bouddha!

Alors que Pascal souffre de "bouddhite", moi je vis des cures de Bouddhisme qui me font du bien à chaque fois. Même si hier j'en avais assez, aujourd'hui je serais prête à continuer. C'est dans les centaines de temples de la ville que s'exprime avec éclat et beauté, la spiritualité bouddhiste, qui fait partie du quotidien de ces pays d'Asie. Une fois dans leur enceinte, le tumulte de la ville s'efface. Dans chacun de ces temples, pagodes ou stupas, Bouddha s'y niche souvent en nombre incroyable. Ces ensembles de temples aux toits superposés et multicolores, de statues de divinités, de peintures murales et de chédi dorés, attirent nos caméras comme mes jambes attirent les maringouins.

Les marchés

Même si Pascal et Gilles ne veulent plus rien savoir des marchés car leur émerveillement a atteint la limite "sortie", que l'on aime ou pas marchander (ici, Marie-Pier, ma sœur, serait au paradis), les marchés, disséminés partout dans la grande ville ou les villages, offrent l'un des spectacles de rue les plus saisissants. Celui de Bangkok est mon préféré. Objets domestiques, bibelots inutiles, vêtements de qualité inégale, épices, fruits exotiques, contrefaçons ou sacs de marque, on y trouve de tout pour pas cher. Chaque marchande offre sa spécialité et ses odeurs: il y en a pour tous.

La nourriture

Pour ce qui est de la nourriture, je pense que les Thaïs sont plus épicuriens que les Birmans dont je préfère les mets. Juste à penser a notre Panada qui me manque beaucoup: elle dégustait et elle disait "goûter, pas manger, goûter". Elle est la preuve vivante de ce qui pourrait être un péché de gourmandise devient une vertu de santé. Ces deux pays métissés, influencés par l'Inde, la Chine, l'Océanie et même l'Europe (par ses touristes), offrent une cuisine qui est délicieuse. Nos guides ont l''embarras du choix: le nombre de restaurants au km2 est démentiel. On mange partout, dans des restaurants en intérieur, accoudé à des échoppes dans la rue, assis près de chariots ambulants (les rot nkhen), ou devant des étals de marché. Et, surtout, on se régale pour trois fois rien. Dans la rue, un bon repas coûte à peine quelques dizaines de baths (moins de 10$ canadiens).

Nous avons fait honneur aux nouilles sautées (phat thay), au tom yang kung (soupe aux crevettes et à la citronnelle), au lap, aux curies vert ou rouge, au som tam (salade de papaye), au canard au basilic, aux crevettes au poivre, au riz sauté, et enfin, nos favorites, les nouilles sautées.

Les billets de vols

Étant responsable des billets d'avion, de l'itinéraire à consulter, des "vouchers" lorsqu'il y en a, j'ai donné des sueurs à mon chum ce matin. Je cherchais les confirmations pour deux vols impliquant Phnom Penh. Je ne trouve rien. Nous réalisons, en lisant l'itinéraire, que les papiers pour le Cambodge ne nous ont pas été encore remis. C'est en quittant un pays que nous recevons nos papiers pour le prochain. La confiance règne! On n'a pas le choix mais tout fonctionne vraiment super bien.

Pour ce qui est des vols domestiques, aucun siège n'est assigné. Premier arrivé, premier servi. Je choisis un banc vers l'arrière, ainsi je monte en dernier et je descends en premier. Plus pratique pour prendre un chariot à l'arrivée (ils disparaissent assez vite, car très peu) et ensuite destination toilette. Ainsi, j'évite toute la file qui se forme assez rapidement. La moyenne d'âge étant assez élevée, il y a des vessies qui demandent plus d'attention que d'autres. J'ai compris ces deux trucs en regardant autour de moi après le premier vol domestique.

A+


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 19 sur le blogue de Pascal.


 

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18 février 2013

Bonjour les amis(e),
Avant de changer de pays, Pascal désire que nous fassions nos comptes. Il ne nous reste plus de kyats et plus d'argent américain non plus. Je vérifie dans mes différents porte-monnaie: surprisse! J'ai 428$ US. J'avais oublié moi-même. Cela compense pour cette journée où sa caméra a brisée à nouveau. Il est tellement déçu! J'avais prévu le coup. J'achète plus que Pascal alors je m'étais dit que je n'arrêterais pas aux 2 jours pour retirer des sous. Au souper ce soir, il parlait à nouveau de son questionnement. Il est maintenant rassuré!

Notre départ de 09h40 est retardé d'une heure. Je suis assise près d'un Frère Musulman (homme qui porte la barbe coupée de manière a recouvrir qu'une partie du menton et chaque coté du visage) qui observe, sans l'ombre d'un sourire, ce qui se passe autour de lui.

Nous avons une nouvelle guide, Misou, pour nous accompagner jusqu'à l'aéroport où une autre s'occupera de nos billets d'avion et de l'enregistrement de nos valises. Le chauffeur est nouveau aussi. Mine remplaçait Misou qui a pris 2 jours de maladie parce qu'elle était exténuée.

Les français, les allemands, les coréens composent majoritairement les touristes présents au Myanmar. Très peu de Canadien et d'Américain.

Revenir à Yangon et revoir Mimié!

Nous sommes accueillis à l'aéroport par notre chauffeur précédent, Onjsain, et la guide Mimié. C'est la guide qu'on semble déranger. Elle nous demande ce que nous voulons visiter. Je lui réponds, en sortant notre feuille itinéraire, ce qu'il y a d'écrit. Mais encore! Que voulez-vous visiter à Yangon. Et de lui répéter l'itinéraire. Elle veut nous amener au marché et a la pagode: les deux seuls endroits dont nous ne voulons rien savoir.

Nous avons notre quota de marchés et de pagodes. Que voulez-vous visiter à Yangon? Je prends le temps de bien la regarder dans les yeux et de lui demander ce qu'elle veut bien nous montrer! Alors, elle accepte enfin de respecter notre itinéraire.

Gilles vient rarement visiter l'après-midi. Il préfère acheter ses commissions et rester a l'hôtel. Il se joint à nous pour le souper vers 19h00.

Nous voilà partis, Pascal et moi, pour la randonnée de cyclo-pousse dans le quartier colonial... mais que nous débutons dans la vannette!  En roulant, Mimié nous apprend que nous visiterons le port. Pas de problème, il fait parti de notre itinéraire. Nous descendons, dans ce qui semble être une partie de la rivière Yangon. Ça n'a rien à voir avec un port. Je lui demande: Ou est le port? Ici, de répondre MiMié. Pascal prend quelques photos et nous voila repartis. Nous ne savons rien de ce port. Lorsque nous lui posons une question, elle répond : oui, oui, oui! Sur quelle sorte de guide sommes-nous tombé?

La journée a commencé de travers et il semble que c'est le thème de la journée. Pascal croit que j'avais trop d'attente. Moi, je dis que je veux seulement ce que l'itinéraire nous offre. A venir jusqu'à date, tout a été parfait! J'en prends mon parti, et je choisis d'être heureuse, c'est bon pour ma santé (dicton).

Cyclo-pousse? Niet!

Après le port, je demande de marcher un peu. Je désire admirer l'architecture coloniale. Nous marchons dans un bidonville vers les cyclos-pousse stationnés au bord de la rue. Elle essaie par tous les moyens, mais personne ne semble vouloir nous prendre: 31°C, c'est un peu chaud et il semble être un peu tard pour eux. Je suspecte aussi que ces pauvres bougres nous trouvent bien trop gros pour leur petite structure physique. Bon!

Une maison de thé!

Nous avons une dégustation de thé birman. Quelle surprise nous attend? Un genre de garage, plancher de ciment, toiture en tôle, des tables et des chaises dépareillées. Des enfants font le service. C'est une sorte de café de rue. Il est un élément central de la société birmane, un lieu pour échanger tout et n'importe quoi, de l'argent aux passeports en passant par des amours tarifiés. Mais c'est aussi un lieu pour bavarder autour d'une tasse de thé au lait sucré propre à la Birmanie.

Je demande de visiter alors le quartier d'architecture coloniale en vannette. Mais la circulation commence à être dense et on avance que de quelques mètres à la fois. Je demande donc, avec l'accord de Pascal, de rentrer à l'hôtel. Nous prendrons 3/4 d'heure au lieu de 20 minutes. Bon!

Je rentre à l'hôtel déçue. Je me couche pour récupérer un peu. C'est trop dur moi. Je sens que je vais être impatiente alors aussi bien me reposer. Je me réveille 3/4 d'heure, fraîche et dispose. Je me rafraîchie et me change pour le souper qui nous prendrons dans une tour de 20 étages. Notre table est bien placée. Notre vue donne sur la pagode Shwedagon qui est le premier lieu sacré du Myanmar.

Le repas est OK, pas plus. Au retour, rituel de la soirée: douche, retoucher ma valise, préparer mes vêtements pour demain et un peu d'écriture.

Dodo! Alors, bonne nuit! x x x


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 18 sur le blogue de Pascal.