HOMMAGE À MARGUERITE BOUCHARD

Prononcé par son petit-fils Eric Bouchard à l’occasion de ses funérailles célébrées
en l’Église St-François-de-Sales, le mardi 26 novembre 2002.



Nous saluons aujourd’hui une mère, une grand-mère, une arrière-grand-mère, une
belle-mère, une belle-sœur, une tante, une amie, une connaissance.

Le village de Saint-François-de-Sales dit au revoir à sa doyenne, Marguerite Bouchard,
témoin de près d’un siècle de son histoire.

Son héritage est immense. Il réside d’abord dans ses six enfants et ses nombreux
petits enfants qu’elle affectionnait tant et qui faisaient toute sa fierté.

Elle nous lègue également d’innombrables souvenirs et anecdotes, des moments
agréables et inoubliables passés en sa compagnie.

Rieuse, joueuse, un brin moqueuse, elle aimait beaucoup s’amuser. Que de soirées
et même de nuits passées à jouer aux cartes jusqu'à ce que ses jeunes partenaires,
fatigués et médusés, quittent la table, toujours avant elle.

Fière, à vrai dire coquette, elle brillait de tous ses feux. C’est presque toujours bien
coiffée, maquillée, parée de bijoux étincelants, vêtue d’une robe aux couleurs vives
et sur ses petits talons hauts qu’elle se présentait, que ce soit pour le petit déjeuner
ou pour une grande soirée.

Confiante et insouciante, elle se laissait guider et porter par la vie. Le destin lui a parfois
réserver des difficultés et des épreuves, mais elle savait mieux que quiconque prendre
les choses toujours du bon côté. Oubliant au plus vite les grands malheurs pour se con-
centrer sur les petits bonheurs. Elle ne portait guère d’attention aux grands problèmes
de ce monde mais plutôt aux petits problèmes de son monde. C’était une femme prag-
matique et une grand-mère « téflon » !

Profondément croyante, très pratiquante, elle a consacré l’essentiel de ses vingt-cinq
dernières années à servir sa paroisse et les curés qui s’y sont succédés avec zèle et
dévouement. Gare à ceux dont la ferveur religieuse diminuait ; des protestants ou pire
encore des athées disait-elle dans une sentence lapidaire qui ne donnait place à aucune
réplique ! Elle avait une foi inébranlable et ne doutait jamais.

Dimanche dernier, au terme d’un long et magnifique parcours et entourée des siens, elle
a pris congé. Dimanche c’était le jour du Seigneur, le jour du repos.

Novembre s’achève, l’automne fait déjà place à l’hiver, au froid et à l’obscurité. On pourrait
croire que la vie s’est arrêtée... Mais après reviendra le printemps et dans les champs et
les jardins refleuriront les marguerites.

Comme toi Grand-Maman, nous ne doutons pas, nous avons la foi : nous savons que tu es
entrée dans la vie éternelle.




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