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Jour 19 – VERS JAISALMER

Jaisalmer
Jaisalmer

1er décembre 2010 – Jaisalmer, la citée dorée du désert

Les prochains jours seront consacrés à beaucoup de déplacements et quelques visites car nous sommes dans une partie désertique de l’Inde, le désert du Thar, qui est très étendu mais peu peuplé. Contrairement aux villes immenses et populeuses que nous avons visitées, la campagne indienne est vaste et peu peuplée – toute proportion gardée bien sur – et nous devons donc parcourir de grandes distances, 6-7-8 heures de mini-bus, pour atteindre notre prochaine destination. Nous traversons bien sur de nombreux petits villages et villes mais l’impression qu’il me reste jusqu’à présent c’est que l’Inde est un vaste continent en lui-même avec tout ce que cela implique en longs déplacements.

Ce matin, avant notre départ pour Jaisalmer, nous visitons la citadelle Mehranghar et son palais en visite libre avec audio-guide. Nous apprécions beaucoup cette façon de visiter car elle nous donne pleine latitude sur le temps à consacrer aux expositions car l’intérêt n’est souvent par le même d’une personne à l’autre. Nous consacrons une couple d’heures à cette visite qui nous permet d’apprécier la magnificence des derniers maharajas qui ont gouverné le Radjastan avant l’indépendance de l’Inde en 1949.

Le diner est libre et Raymonde et moi y allons pour de la nourriture conventionnelle : soupe aux tomates et poulet frit et frites. Il faut dire que je suis un peu déçu par la nourriture indienne : c’est toujours le même goût apprêté différemment. À Québec, nous avons d’excellents restos indiens où je me fais un plaisir de me régaler mais ici, disons que c’est plus «drabe» comme nourriture. Nous espérons seulement que la nourriture du sud sera comme celle de ces restos québécois.

Le reste de la journée est consacrée au trajet Jodhpur – Jaisalmer, 280 km franchis en 5 heures incluant un arrêt technique de 20 minutes et un arrêt spécial d’une demi-heure pour voir un troupeau de 300 dromadaires en bordure de la route.

Dès notre entrée dans les faubourgs de Jaisalmer, nous sentons immédiatement l’odeur acre caractéristique des grosses villes indiennes englobées dans leur smog perpétuel constitué de fumée provenant d’une multitude de braséros servant à la préparation de la nourriture et des émanation des innombrables véhicules à moteur dont les infâmes «tuk-tuks» et leurs moteurs 2 temps qui crachent derrière eux un nuage noir d’essence son brulée.

Nous arrivons à notre hôtel à la brunante vers 17h30. C’est un petit palais appartenant à un descendant du dernier maharaja. Situé en périphérie du centre-ville, dans un grand parc, il est le site d’un mariage qui s’étendra sur 3 jours. Notre arrivée est salué par un petit orchestre – tambours et flutes – qui entame une mélodie dès que nous faisons notre arrivée. Nous pensons que ces musiciens ont été engagés par les gens de la noces.

Notre chambre est des plus spacieuses. Nous faisons la visite des autres chambres et Claire nous offre gracieusement d’échanger sa chambre style «nid d’amoureux tout rose» avec deux alcôves pour la nôtre qui est plus sobre.

Nous allons souper en ville et avons la chance de trouver enfin  un «English Wine Shop», une échoppe autorisée à vendre  du vin et des alcools. C’est la première fois que nous en trouvons une de la sorte et nous faisons provision surtout de vins qui sont presqu’à moitié prix de celui payé dans les hôtels lorsqu’ils en offrent sur leur carte.

Sur notre étage, quatre chambres sont situées autour d’une petite salle. Guylaine & Marcel, Claire et nous occupons trois de ces chambres, l’autre étant occupée par des gens de la noce. Nous nous couchons vers 22h30 mais notre sommeil est long à venir car des enfants s’amusent dans la salle à jouer à la cachette et à crier. Même les parents sont de la partie et les encourageant. J’ai failli me lever pour aller leur dire de cesser ces jeux mais, étant en costume d’Adam, je crois que l’impact sur les enfants aurait été vraiment traumatisant et dévastateur et leurs parents m’auraient certainement poursuivi pour grossière indécence. Mais ce n’est pas l’envie qui m’a manquée! Finalement un membre de la réception est venu les avertir de se calmer le pompom mais seulement après le gigantesque feu d’artifice que les gens de la noce ont déclenché à 23h30. On aurait cru que les pétards éclataient dans notre chambre! Le calme est graduellement revenu. Enfin!

Pascal Bouchard
Pascal Bouchard

Publié par Pascal

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