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jour34_wuzhen7 mars 2013

Wuzhen: nous avons dormi dans ce petit village six fois millénaire qui a conservé l'aspect et la structure d'un village typique du sud du Yangtsé de la fin des Qing et de la Chine (1912 - 1949). Sa population est de 60 000 habitants dont seulement 2 000 sont des résidents permanents. Sa fondation remonte au IXe siècle.

Les canaux tiennent lieu de rues, et sur leurs rives sont installés des marchés. Supportée par des pieux en bois ou des colonnes en pierre enfoncés dans le lit de la rivière, une partie des habitations surplombe ce petit village.

Les rues longent la rivière enjambée de nombreux ponts; l'activité touristique y est récente, et les visiteurs sont encore en grande majorité des chinois. De chaque coté des rues dallées, des maisons de thé, des restaurants, des tisserands et des ateliers de teinture, abrités par de vieilles maisons de bois brunes.

Plus loin, le Grand Canal qui relie depuis des siècles Beijing a Hangzhou. De petites pirogues nous amènent a la descente de l'autobus pour rentrer dans le village. Beaucoup de personnes âgées y habitent toujours et continuent a pratiquer leur métier traditionnel, artisanat, nourriture de toutes sortes, confection de tissus sur des métiers a tisser, teintureries, calligraphie. Il fait bon de se promener dans le village si paisible rempli d'odeurs toutes plus odorantes les unes des autres.

Son art ancien de la fabrication des batiks, tissus teints en bleu indigo, nous a été expliqué ce matin. Autrefois, les batiks étaient utilisés comme rideaux, foulards, nappe dans chaque foyer a la campagne. Aujourd'hui, il est courant de voir encore des femmes âgées en robes indigo tranquillement en train de tisser ou de coudre dans des ateliers le long des anciennes ruelles. Je ne suis pas certaine qu'il y aura de la relève! Comme chez-nous avec le Cercle des Fermières.

Dans l'atelier de teinture, le tissu est mis a tremper puis séché encore et encore, afin de produire des fleurs blanches sur un fond bleu, en se servant de pochoirs. Les gens mènent une vie simple et paisible, la vie de village, quoi! Le village se gère en groupe sous forme de coopérative, sans en être une vraiment. Tout est mis en commun et le comité décide comment utiliser son argent pour le bien de la communauté. C'est ainsi que nous pouvons voir beaucoup de ces grandes maisons habitées par une famille qui ne prend que deux chambres au plancher supérieur, et loue ses 4 autres chambres pour un revenu supplémentaire.

L'empereur de l'an 451 aimait les belles femmes et on disait que les plus belles se trouvaient a Suzhou et Hongshue. Il fit donc construire le Grand Canal qui coule du Nord au Sud, au coup de milliers de vies d'hommes chinois. La famille perdait soit le frère, le mari ou le père. Une révolte fit cesser cette situation. Par la suite, le Grand Canal a été repris mais dans des conditions beaucoup plus humaines.

Le Grand Canal fait partie du réseau fluvial de la Chine avec les 5 fleuves principaux qui coulent tous de l'Ouest a l'Est, a partir du Tibet. Les 5000 km que parcourt ces 5 fleuves sont en étage.1 - 1000 km, c'est la plaine 2 - 1500 à 3000 km, ce sont les montagnes d'une hauteur de 1500 m3 - 3000 a 5000 km, c'est le massif où se trouve, en autre, le Tibet.

Les péniches que nous avons vu sur le Grand Canal à Wuzhen, ainsi que les trains - péniches, transportent du sable, des métaux, du bois. 60 000 péniches servent de maison à des familles, qui y vivent à l'année. Les enfants de ces familles ne vont donc pas  à l'école. Métier qui se transmet de génération en génération.

Proverbe chinois qui dit: "Les parents plantent l'arbre; les enfants profitent de l'ombre".

Wuzhen est une petite ville située sur le Grand Canal. 200 millions de yuans pour sauvegarder et améliorer l'environnement de la ville. Le projet doit être mené à son terme dans les cinq ans à compter de cette date et la première phase, représentant un investissement de quelque 80 millions de yuans a été achevée à la fin de l'an dernier.

Tout en s'attachant à conserver l'aspect original de la ville, les efforts ont porté sur le traitement des eaux, la rénovation des toilettes publiques, l'éclairage public et la gestion des questions sanitaires et concernant l'aspect de la ville. Ces efforts ont déjà permis à Wuzhen d'être inscrite par l'UNESCO sur la liste complémentaire du patrimoine mondial.

M. Kong, un retraité âgé de 67 ans qui vend des cartes postales et des livres, se plaint : "tous les jours, il y a plein de gens qui défilent chez nous pour prendre des photos, mais nous n'en tirons aucun bénéfice".

Un grand nombre de livres ont récemment été publiés en Chine sur ces joyaux d'architecture ancienne, de plus en plus recherchés par des citadins qui vivent dans des villes ayant fait table rase du passé. En 2001 déjà, Wuzhen a accueilli 1,85 million de touristes chinois et 50.000 étrangers.

J'ai été enchantée par cette ville qui reflète son passé avec tant de simplicité et de contrastes. Je me croyais être revenue dans le temps du Moyen Age. Ce fut une expérience unique et remplie de sérénité. Beaucoup de maisons sont en bois foncé, souvent sculptées et avec fenêtres ajourées. Tout simplement magnifique!

Seul Voyage Oriental offre cette opportunité d'y coucher une nuit. Nous en sommes tres reconnaissants. Il faut aussi ajouter que notre guide Christian Sheng est un véritable professionnel. Sa connaissance est excellente, ses explications imagées et il possède un sens de l'humour intelligent et léger. Il est attentif et très présent. Son esprit curieux questionne sans avoir peur du ridicule et nous amène souvent une pointe de réflexion par la suite.

Je ne m'attarde pas sur la visite matinale de la viande salée, séchée ni sur la forge Sheng qui furent deux visites quand même très intéressantes. Je préfère m’arrêter sur ce qui m'a surtout touchée comme la maison de Mao Dun, ce célèbre écrivain révolutionnaire chinois de la période moderne, surtout connu pour son roman Minuit. Son ancienne résidence se situe sur la portion centrale de la rue Guan Qian où il y vécut une enfance heureuse. La demeure symbolise le style traditionnel chinois des maisons construites à l'époque de la dynastie des Qing. L'air embaumait de ses fleurs printanières que même les oiseaux semblent apprécier.

jour35_suzhou Nous continuons vers Suzhou où nous dormons une nuit. Ces jardins ont été conçus et possédés par de riches familles et empereurs il y a des centaines d'années, et sont un endroit agréable où se promener par beau temps. Suzhou est également un grand centre de production et de fabrication de la soie, et une visite d'une usine de soie offre un aperçu intéressant et éducatif de cette industrie du textile chinoise. Suzhou est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Elle est aujourd'hui un centre urbain et industriel qui compte plus de 16 millions d'habitants. Sa population augmente de 500 000 habitants par année, depuis quelques années. La raison principale est que la jeune main-d'oeuvre de partout en Chine vient y travailler.

Les quatre industries sont:

1) La soie: les paysans cultivent le mûrier pour nourrir les vers a soie

2) Fabrication du vélo électrique qui peut rouler a 50 km/heure. Apres un accident suivi d'un mort, la vitesse est redescendue a 22 km/hre. C'est un système non polluant et en plus, le soir, le proprio monte sa batterie pour la mettre sur la charge la nuit et redescend le lendemain avec sa batterie prête a nouveau.

3) Les cosmétiques: l'Oréal est basé ici. Même si seulement 10% des femmes chinoises utilisent ce produit, ça représente des millions de personnes quand même.

4) L'électronique: le chinois est travaillant, consciencieux, efficace, et ne coûte pas cher. Apple en sait quelque chose car il emploie 400 000 chinois, partout en Chine. Il en coûte 10$ a Apple pour un appareil qu'il revend 900$. Le travailleur chinois est perdant. C'est pourquoi, plusieurs compagnies quittent a Chine pour la Thaïlande. Les produits devraient perdre de la qualité selon Christian.

L'automne dernier, lorsque Christian est venu à Suzhou, 32 grues travaillaient a construire un quartier complet. Aujourd'hui, en passant devant, il est presque achevé. Il compte des dizaines de blocs appartements.

En plus de l'Oréal, il y a aussi ACER, ASUS et bien d'autres compagnies que nous connaissons qui fabriquent ici soit des pièces, soit des produits pour revendre partout dans le monde.

Hangzhou et Wuzhen sont deux très beaux coins de la Chine. Suzhou de Hangzhou est très moderne, tout en possédant un passé riche, et Wuzhen est un superbe village vieux de plus de 1300 ans! Ces endroits offrent deux visions de la Chine, dans un pays qui ne cesse de surprendre.

Nous avons fait une petite croisière pour descendre ensuite dans un marché local. Ici, on ne construit pas plus haut que 6 étages en ville, alors qu'a Shanghai, les gratte-ciel se retrouvent principalement au centre ville.

La ville est traversée par le Grand Canal, creusé au VIe siècle pour relier Hangzhou, au Sud, à Tianjin, le grand port voisin de Pékin, sur un parcours de 1800 kilomètres. Il est encore emprunté par les barges et les péniches qui acheminent les matériaux de construction et le charbon depuis Hangzhou vers Nankin ou Yangzhou, au Nord. Mais c'est un peu à l'Ouest du pont de Xiangmen que se déploient les canaux et les ruelles de la vieille ville.

Tout le long de notre croisière sur un des canaux de la ville, des hommes jasent aux tables disposées en terrasse au bord du canal par un salon de thé. Là, des riverains suspendent leur linge à sécher. Des vieillards assis sur des bancs se réchauffent les os au soleil printanier. Des jeunes gens - et des moins jeunes - se fraient un chemin en vélo ou en scooter au milieu des promeneurs. Ils klaxonnent ces touristes québécois qui prennent des photos parfois, même en plein milieu de la rue. Que c'est beau, comme dirait ma belle Valérie d'amour.

Pres de notre hôtel Parcmetro Hotel, l'usine Kraft a des bureaux.

Déjà 22h15, je me couche en revoyant ces images remplies de sourires et de différences que j'aime tant!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 35 sur le blogue de Pascal.


 

jour34_wuzhen6 mars 2013

Les parents de notre guide oeuvre au sein du Parti Communiste. Ils demeurent en Manchourie. Sa mère enceinte à nouveau, désire supprimer l'enfant qu'elle porte. Son père bouddhiste la force à garder l'enfant. Elle se cache en campagne pour le temps de la grossesse. Les parents ont du payer l'équivalent de 3 ans de salaire en pénalité. C'est ce qu'on appelle la politique de l'enfant unique.

La politique de l'enfant unique

En ville, les couples ne peuvent avoir qu'un seul enfant, qu'importe le sexe de l'enfant. En campagne, si le premier enfant est un garçon, alors pas d'autres enfants. Par contre, si c'est une fille, les parents peuvent avoir une deuxième chance d'avoir un garçon, et ce, sans pénalité.

Aujourd'hui, la natalité cause un problème. Si 10 couples ont 1 enfant chacun. = 10 enfants = ça augmente trop la population. La structure familiale est devenue la pyramide inversée. 4 grands-parents = 2 parents = 1 enfant unique = enfant roi = il ne veut pas travailler. La Chine manquera de main-d'oeuvre chinoise bientôt.

La tradition chinois préfère le garçon car il garde et perpétue le nom de la famille. Il y a beaucoup d'avortements au noir pour supprimer les enfants de sexe féminin. En 2025, il y aura 24 millions d'hommes chinois célibataires qui n'auront plus de femmes chinoises a épouser. Nous suggérons, qu'ils n'auront qu'a venir marier nos petites chinoises adoptées par des québécois.

Le 18e congres de l'assemblée nationale conseillent de libérer la politique de l'enfant unique. Si les deux parents sont issus d'un foyer d'enfant unique, ils pourraient avoir 2 enfants. Aujourd'hui, plusieurs parents occupant une carrière exigeante, choisissent de ne plus avoir d'enfant.

Immatriculation des autos

Autre crainte des Chinois : que les grandes métropoles relèvent leur taxe d’immatriculation pour tenter de juguler un trafic de plus en plus difficile à gérer. A Pékin, par exemple, quelque 2 000 nouveaux véhicules viennent chaque jour grossir le flot de la circulation, selon l'agence Chine nouvelle.

A Shanghai, le prix des plaques d'immatriculation dépasse parfois celui des voitures. Ces plaques sont vendues aux enchères depuis dix-huit ans afin de contrôler le nombre de véhicules dans les rues et de protéger l'environnement. En mai, 37 000 personnes ont participé à la vente mensuelle, et le prix le plus élevé a atteint un nouveau record : 64 000 yuans (8 000 euros), annonce Le Quotidien du peuple. Seulement 8 000 nouvelles plaques sont émises à Shanghai chaque mois. Comme ceux qui ont acheté une voiture sont tenus de se procurer une plaque d'immatriculation dans les trois mois et que c'est la seule façon officielle de s’en procurer une, les prix flambent.

Si un propriétaire va pour s'enregistrer, et que le prix demandé dépasse le montant qu'il possède, il lui faudra attendre au mois suivant, à la même date, pour revenir s'enregistrer. Le chinois, pour éviter les frais d'immatriculation au coût de 14 000$, frais effectifs pour la durée du véhicule, décide d'acheter sa voiture ailleurs, afin d'éviter de payer ce montant. Mais voila qu'il ne peut pas prendre le périphérique: c'est défendu. La plaque d'immatriculation est la culture de face en Chine. Il ne faut pas perdre la face.

Un peu de tout

  • Trouvé mes petits souliers en soie avec semelles caoutchouc, semblables aux tiens (75 yuans). Merci de m'avoir partagé cette info.
  • Ici, classe moyenne compose 5% de la population, 10% sont riches et le reste, c'est la masse
  • Salaire moyen en Chine: 2 400$ yuans (400$ a 500$ par mois).
  • En général, les gens vivant en appartement possèdent une lessiveuse mais pas de sécheuse.
  • L'espérance de vie est de 81 ans (79 ans pour les hommes et 83 pour les femmes)
  • A Shanghai, il y aurait actuellement 5 000 tours, dont 120 gratte-ciel de plus, chaque année et 20 000 chantiers permanents. Le World Financial Center, avec ses 492 mètres de hauteur, est le plus haut bâtiment de Chine
  • Un appartement de la Tomson Riviera, située a Pudong, s'est vendu pour 190 millions de yuans, soit environ 19 millions d'euros
  • Il y a 7 ponts à Shanghai, 5 tunnels et 3 métros, plus les autobus et les tramways

Un quartier Lilong

Un lilong est un quartier fermé typique de Shanghai, un quartier d'habitation populaire et au style ancien. Ils se composent de ruelles étroites contenant des maisons mitoyennes appelées «shikumen". Celles-ci ont souvent un portail en pierre et un toit pentu percé de lucarnes (des chiens assis, le terme employé ici) ainsi qu'une cour intérieure.

En mars 1854, l'empire chinois a signé un accord avec les Européens présents dans les concessions leur demandant de construire rapidement de nombreux logement, une grande partie de la ville ayant été détruite par une révolte. Ceux-ci ont accepté cette demande qui leur permettait d'étendre leur influence. De très nombreux quartiers ont ainsi été réalisés, avec des techniques de construction chinoises (disposition des pièces, présence d'une cour) mais sur un modèle de quartier occidental (dont la promiscuité et l'étroitesse des rues correspondent à un besoin de rationaliser l'espace, pour construire beaucoup et à moindre coût).

Les constructions se font d'abord en bois puis, après l'interdiction de ce matériau, à partir de 1870, en briques, pour éviter les incendies. Leur construction s'est prolongée jusqu'en 1949. Pendant toute cette période, les styles et agencements des constructions ont évolué, notamment à cause des arrivées successives d'étrangers, d'Europe, d'Amérique et du Japon.

Les shikumen s'ouvrent sur des lilong, des ruelles en arêtes de poisson. Ces quartiers sont délimités, aux deux extrémités, par deux grandes avenues parallèles. On n'entre pas toujours facilement dans une lilong. Celle-ci est souvent surveillée, au portail donnant sur l'avenue, par un gardien âgé, représentant du comité de quartier, qui veille au grain.

Dans les shikumen, on s'entasse à plusieurs familles, à plusieurs générations, beaucoup n'ayant souvent pas trouvé d'autre maison que la petite pièce sous les combles, l'ancienne cuisine ou la salle-à-manger, pour s'installer. Torrides en été, pendant le redoutable mois de juillet shanghaien qui succède à la "pluie de prunes", et glaciales en hiver (pas de chauffage au sud du Fleuve bleu, avait prescrit Mao), le shikumen n'est pas vraiment confortable, avec ses pauvres matériaux et ses pièces encombrées. Mais il demeure plein de charme, y compris pour les shanghaiens fortunés qui les achètent aujourd'hui et les rénovent à prix d'or.

L'humanité est dans la ruelle, dans la lilong, havre de calme au cœur de la ville affairée. Les vieux jouent aux échecs, les vieilles épluchent les légumes - ou inversement ! On y cause, on y pose sa chaise, on y respire. On y est avec les autres qu'on connait depuis toujours. Bien que plusieurs vieux quartiers aient été rasés ou entièrement réaménagés dans le style traditionnel, Shanghai conserve encore quelques ilots de lilongs et des shikumens.

Le vieux quartier du Temple Yuyuan

Shanghai Old Street qui a subi d'importantes rénovations ces dernières années, nous donne un aperçu du Shanghai des années 20. L'architecture des dynasties Qing et Ming y a été merveilleusement recréée. Les rues sont bordées de stands vendant toutes sortes de choses, des bijoux au canard laqué entier très gras (à expérimenter seulement par les aventuriers). La célèbre maison de thé de Shanghai se trouve au centre de cette série de rues au bord d'un petit lac. L'endroit idéal pour échapper à l'agitation du quartier.

On entre dans le quartier chinois en se sentant un peu moins perdu qu'au début de notre voyage. Mais ce quartier rempli de la vie quotidienne chinoise est agréable à traverser avec ses petites ruelles encombrées de fruits et légumes, de chariots et de petites restaurants de rue.

Nous visitons le jardin Yu, au cœur de la vieille ville chinoise. Lorsqu'on arrive à la sortie des lilongs, le décalage est impressionnant entre l'ancien et le nouveau. Deux mondes se côtoient dans le passé et le présent.

Des vêtements sèchent dans les arbres, sur les poteaux et sur les grandes perches de bambous qui dépassent de toutes les fenêtres.

Les dames discutent devant leur porte, marchent à reculons (c'est bon pour la santé) ou pratiquent le Thai Chi.

Les hommes discutent assis autour d'une boisson chaude ou froide et les grands parents prennent tranquillement le soleil enfoncés dans un fauteuil.

Cette vie de rue est bien sûr accompagnée des habituels profonds raclements de gorges et de crachats intempestifs.

Les petites maisons basses et insalubres n'étant pas des plus confortables, les habitants du quartier cuisinent, mangent, se lavent et jouent dans la rue.

Certains lilongs ne servent plus d'habitations et ont été reconstitués. C'est le cas du quartier de Xintiandi qui a lui aussi fait peau neuve, alignant ses maisons soigneusement restaurées le long des pavés et des terrasses de cafés, dans une ambiance très Laurentides québécois. Dans la foulée, j'admire ce faux quartier ancien chinois reproduit de toutes pièces! C'est magique et je trouve la copie de l'architecture très belle. Je me croirais dans les Laurentides chinoises, en un peu plus chaud. La réalisation a entraîné le déplacement de 3 500 familles. Ce quartier abrite des magasins ou des restaurants de luxe et sont des reconstitutions.

Je reviens au YU YUAN (YUAN veut dire jardin) que l'on appelle aussi le YU GARDEN ou le Jardin du Mandarin.

C'est un jardin chinois classique avec plus de 30 pavillons reliés entre eux par un dédale de couloirs et des ponts au dessus des étangs. Le jardin est très beau. Il se trouve au centre ville près de la vieille ville pas très loin du BUND et de la PEARL TOWER.

Pendant la dynastie Ming, Pan Xuduan, un gouverneur sichuanais décida de prouver son amour et son respect à ses parents et ancêtres en leur construisant un jardin privé à Shanghai. L'achèvement du jardin mit 20 ans à voir le jour et ne fut pas terminé avant la mort de ses parents. Le jardin est réparti en 3 halls, Sansui Tang Hall, Cuixiu Tang Hall and Yuhua Tang Hall. L'on y trouve aussi d'autres sites comme une galerie exposant des pierres, un rocher en jade ainsi qu'un jardin de rocaille.

Ces jardins traversent le temps; il sont toujours là. Comme jadis, les pavillons aux tuiles vernissées y accueillent les amoureux, le ginkgo biloba quatre fois centenaire et les ruisseaux invitent à la contemplation. Un autre monde commence au-dehors, celui de la néo-vieille ville. Il y a vingt ans, grouillait ici la "vraie" ville chinoise et ses petites maisons grises, rasée puis reconstruite comme un décor de film d'époque.

Mais lors du déclin de la Famille PAN, le jardin s'est dégradé au fil des années et en 1760, il a été racheté par de riches marchands. Ce jardin a subi de nombreuses transformations. Ils ont reconstruit certains bâtiments mais lors de la guerre de l'opium au 19e siècle, le YU YUAN a été gravement endommagé. Il a été restauré pendant près de 5 ans et ce n'est qu'en Septembre 1961 qu'il a été ouvert au public. L'ancienne maison de thé est toujours debout.

Ce jardin est connu aussi par son pont aux Neuf Zigzags que nous avons traversé afin d'accéder au jardin lui-même.

A cette période, les bonzais et toutes les autres variétés d' arbres commencent à être en fleurs. C'était magnifique toutes ses couleurs. Ce jardin ou règne une atmosphère de quiétude, de calme de repos est très agréable.

Quartier culturel Tian Zi Fang

Avant de monter dans l'autobus, pour un deux heures environ de route, nous arrêtons visiter le quartier culturel Tian Zi Fang.

Avant de devenir un quartier artistique, Tianzifang était un site industriel abandonné. Avec l'installation des ateliers de célèbres peintres chinois tels Chen Yifei, Er Dongqiang et Huang Yongyu, ce quartier à la fois ancien et moderne, a commencé à se réinventer grâce à Wu Meisen.

Il est devenue le quartier d'art de Shanghai. Dans des petites ruelles, nous découvrons des maisons datant des années 30, et des boutiques d'art. Très sympa, on peut se balader prendre un verre et se restaurer sur les terrasses. Les touristes chinois raffolent de cet endroit branché (et moi aussi). Pascal et moi semblons favoriser Starbuck dans les villes où il y a un arrêt pour magasiner.

Le quartier de Tianzifang à Shanghai est un lieu à la fois moderne, artistique et ordinaire, où se trouvent de nombreux studios d'artistes, c'est pourquoi il est nommé le quartier Xintiandi N° 2 . Le quartier Tianzifang a cependant su conserver sa propre originalité.

Il montre plutôt une image aimable et bruyante. Nous découvrons l'originalité de ce quartier en nous promenant parmi ses ruelles, dans lesquelles se trouvent de nombreuses boutiques spéciales et studios d'art, dont l'un de photographie. Quelles beautés!

Le fondateur, Wu Meisen, est un ancien cadre du club syndical de l'arrondissement de Luwan. Il fit partie des premiers aventuriers à l'étranger depuis la réforme et l'ouverture. Durant cinq ou six années au Canada, il a beaucoup voyagé, et a notamment été séduit par le phénomène de transformation d'usines désaffectées en ateliers d'art. À son retour à Shanghai, il a ouvert un restaurant, dont la spécialité est le crabe. Inspiré par le film américain « Ghost », Wu Meisen a établi un petit atelier de céramique dans un coin de son restaurant, qui est alors devenu un salon pour les artistes de Shanghai.

Cependant, dans un contexte de réforme et de changement rapide, Tianzifang a failli disparaître. 80 % des patrons du quartier sont des femmes. En 2006, Tianzifang a été désignée « meilleure zone d'industrie créative » du pays. Ce quartier accueille entre 5000 et 6000 visiteurs, par jour.

Wuzhen

Nous sommes arrivés à Wuzhen. Demain, je pourrai prendre le temps de décrire un peu ce petit village tout droit sortie d'un livre de contes. On se croirait au moyen age en marchant sur ses pavés en pierres, le long desquels des boutiques s'alignent de chaque coté, afin d'attirer le visiteurs a se procurer leurs arts ancestraux.

Il fait environ 12° a 15°. C'est vraiment pas chaud dans cette "Venise de l'Orient". Pas de moto, de vélo, d'auto ni d'autobus. Nous prenons un bateau pour nous rendre sur la rive de ce village unique.

Bonne nuit!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 34 sur le blogue de Pascal.