Skip to content

18 février 2015 – mercredi

Lorsque je préparais notre voyage, Flores sonnait comme une fleur, une délicate! Mais c’est la plus aventureuse des îles visitées et, comme je le disais, la plus sauvage aussi.

J’aime la portion aventure que présente ce voyage.  C’est pourquoi nous avons choisi de nous rendre à Flores par bateau, pour faire connaissance avec l’île de Komodo où les touristes se font rares et le manque de confort est plus pour les ascètes que pour les touristes.

Le battement des ailes des chauffe-souris me réveille.  Les étoiles pâlissent à mesure que le jour se lève ce qui leur sert de cadran naturel pour revenir à leur dortoir où elles passeront la journée à dormir accrochées aux branches des arbres.  Les plus gourmandes rentrent les dernières, non pas en groupe, mais bien une à une. Il est 05 :30.

Notre guide nous a annoncé qu’il est en instance de divorce depuis l’an passé.  Présentement, le litige se situe au niveau de la maison.  Elle veut qu’il la vende mais lui veut la garder pour l’offrir en héritage à ses enfants qui ne sont âgés de 7 et 5 ans.  Il boit le 2/3 de la bouteille d’Arak pur (45% d’alcool environ).  Il va bien dormir après avoir passé la soirée au cellulaire pour se faire encourager dans sa décision, par certains membres de sa famille.

Le petit déjeuner est servi en un temps record composé de bananes frites, rôties blanches sans beurre mais le café est quand même bon.  Nous glissons vers le parc national de Komodo pour admirer ce lézard géant communément appelé ici « varong ».

Devenu l’une des sept nouvelles merveilles naturelles du monde, le Parc National de Komodo le plus connu d’Indonésie, comprend sur ses 1 817 km2, plusieurs îles, pour une superficie terrestre de 603 km², et quelques-uns des fonds marins les plus riches du pays. Ces imposantes îles montagneuses, sillonnées de sentiers, accueillent les fameux dragons de Komodo, des varans de belle taille, faciles à observer qui se rencontre dans les îles de Komodo, Rinca, Florès, Gili Motang et Gili Dasami en Indonésie centrale.  C’est le bon moment d’aller visiter l’île de Flores car on en est qu’au stade d’un tourisme naissant.

D’ailleurs, le parc national a été créé en 1980, avec pour objectif de protéger le dragon de Komodo et les cétacés.  L’objectif a été élargi plus tard vers une protection de la flore et de la faune de la région, y compris dans les zones maritimes. Les îles du parc national sont d’origine volcanique et 4 000 personnes y habitent. En 1991, le parc a été inscrit sur la liste de l’UNESCO.  Et vous savez quoi, petite cerise sur le gâteau, les dragons de komodo sont tout proche.

La visite comme par les explications d’Angi, bon ami d’Andréan surnommé Hardy, au sujet du cocotier qui prend environ 25 ans à grandir (30 m) et donner des fruits qu’une seule fois dans sa vie de palmier.  Ensuite, il dépérit et meurt en séchant pour tomber lourdement sur le sol afin de nourrir ce dernier.

Le cocotier est un arbre véritablement providentiel. Toutes les parties peuvent en être utilisées : le fût comme bois de construction, les feuilles pour recouvrir les cabanes et les cases, les fibres exceptionnellement résistantes pour la fabrication de nattes, de paniers, de cordages. La pulpe du fruit est comestible. C’est gagnant!

Les palmiers se ressemblent beaucoup par leur morphologie : ils ont tous un faux-tronc non ramifié annelé, surmonté d’un bouquet de grandes feuilles palmées. Ils occupent généralement les mêmes aires de répartition (climats chauds). Cependant, C. nucifera est le seul palmier à porter des noix de coco. Au sein de cette espèce, il existe des dizaines de variétés de cocotiers du fait des hybridations réalisées par l’homme, variétés qu’il n’est pas toujours facile à distinguer les unes des autres. Mais ils sont tous majestueux!

On voit des poules, cochons sauvages, des cerfs, des escargots et on entend des oiseaux pour en apercevoir quelques-uns seulement.  Mais nous, on veut voir un warong.  Sur l’île, vivent environ 1 000 habitants et imaginez-vous, ils cohabitent avec environ 1 000 warongs.

Angi, depuis qu’il travaille pour le Parc National, conscientise ses parents et les villageois de l’importance de ne pas jeter leurs vidanges dans l’océan, de récupérer les bouteilles de plastique et de garder les endroits propres.  Il se sentait mal au début de leur parler ainsi, mais aujourd’hui, si ces gens veulent améliorer leur niveau de vie, attirer des touristes reste un enjeu majeur. Vicky et Valérie ont aussi joué ce rôle dans nos vies.  Les rôles s’inversent pour apporter un meilleur monde de conservation et de protection de l’environnement.

Nous voyons nos premiers lézards géants : clic, clic et clic, clic! Quel mastodonte! Ils sont dangereux et sournois comme tout prédateur.  Ces warongs sont carnivores.  Je vais laisser à Pascal les explications à ce sujet.

Nous revenons à Luanbajo en passant par l’île de Rinca où habitent d’autres Komodo. Andréan n’a apporté pour tout bagage sur le bateau qu’une paire de bermuda : rien d’autre.  Je peux dire que ça se sent ce matin. Je ne pourrais dire lequel sent le plus fort entre lui et le durian!

Demain le 18, un bateau de croisière avec ses 800 passagers accostera à l’île de Komodo mais pas à Rinca.  Les guides seront contents de former des groupes de 20 à 30 personnes en espérant des pourboires généreux. Une fois de plus, nous sommes chanceux d’avoir un guide juste pour nous deux.

Entre les deux îles, un immense nuage change du vertical à l’horizontal signant ainsi sa démission en une ligne qui s’allonge afin de tracer ainsi le chemin à d’autres nuages qui voudront bien épaissir la signature naturelle de leur future et prochaine disparition sous forme de pluie.

Lorsque j’ai monté à bord du bateau hier, j’étais très insécure car étant léger, il tangue facilement de gauche à droite et vice versa en quelques secondes.  Aujourd’hui, mon corps suit le mouvement berceur du bateau lorsqu’il traverse des courants ou de petites vagues créées par le sillon que laissent les bateaux rencontrés.  Un gros nuage sous forme de majeur montre son doigt floconneux semblant dire : « Ça t’apprendras de venir chez-moi à Komodo; maintenant, je fais partie de tes souvenirs heureux ».  Bien d’accord nuage gratitude!

Nous voici sur l’île de Rinca et notre guide Akbar est bien heureux de se présenter dans un anglais idéal. De suite, il débute en nous informant sur la vie de cet être préhistorique unique au monde.  On parle quand même d’une famille de lézard échelonnée sur 15 millions d’années d’existence.

Les mâles vont à l’eau que pour assurer leur survie et protection, pas pour manger.  Comme beaucoup d’autres reptiles, il utilise sa langue pour reconnaître les stimuli gustatifs et olfactifs.  C’est sa langue qui l’aide à se déplacer dans l’obscurité jusqu’à 4, voire 9 km de distance.

Leur queue est aussi longue que leur corps.  Il y a 3 mâles pour une femelle alors que c’est le contraire au sujet des habitants de l’île. Lorsqu’il se bat, c’est juste pour avoir un gagnant pas pour tuer l’adversaire. Ils sont plus agressifs que ceux vivant sur l’Île de Komodo.  Des guides furent mordus il n’y a pas si longtemps.  L’antibiotique pour éviter le décès ne se trouve qu’à Bali.  Il faut faire vite quand même!

Un jeune bébé vient boire dans une petite marre d’eau.  Aussitôt, il relève la tête d’un geste lent.  Sans diaphragme, il ne peut pas aspirer l’eau pour la boire, ni la laper avec sa langue fourchue, donc il recueille l’eau dans sa gueule puis relève la tête pour la faire couler dans sa gorge.

Pour attraper des proies hors de portée, il peut se dresser sur ses pattes postérieures en utilisant sa queue comme point d’appui, pour une courte période.

Les coquilles du fruit kapu jonchent le sol. Ils servent de nourriture aux singes bien nombreux sur cette île.  Je fais bien attention lorsque je marche afin d’éviter les immenses tas de bouses de buffles.  Rendu à un certain endroit dans la forêt, Akbar mentionne qu’ici, c’est en premier la piscine publique des buffles, en saison de pluie, et en saison sèche, l’endroit devient leur toilette publique.  La rivière à proximité explique la raison de leur présence à cet endroit précis.

Seulement 15% des bébés warong survivent car ils ont réussi à grimper dans les arbres afin d’éviter d’être mangésr par les plus gros, la mère incluse.

La fourche que notre Ranger (comme il se nomme) tient d’une main, lui sert à éloigner l’animal pris d’un désir soudain d’attaquer.  Cette fourche sert à encercler son cou et ainsi le neutraliser.  Étant carnivore, je reste un peu éloigné de ce guerrier car j’ignore s’il a mangé ce mois-ci!

Il est midi, et nous revenons vers notre petit rafiot que nous affectionnons une fois qu’il glisse sur l’eau apportant fraîcheur et confort pour admirer l’environnement paradisiaque de ce coin de pays.

Un peu avant l’accostage à Labuan Bajo ou Luanbajo, je voyais une série de bâtiments aux toits orangés nichés dans la montagne.  Eh! Bien, c’est notre hôtel La Prima.  Vue magnifique sur l’Océan.  Les bateaux de toutes grosseurs, qui ont jeté l’ancre dans ce port, colorent le bleu de l’océan en s’y détachant harmonieusement.

Une autre journée de découvertes! Une petite confusion au niveau de notre hôtel.  Naturellement, Andréan n’a pas vérifié avec l’hôtel pour valider notre réservation.  Il réalise que l’agence a changé trois fois d’endroit afin de nous offrir un 4 étoiles plutôt qu’un 3.  Bonne décision car l’endroit est idyllique.

À demain à Bali! Xxx

Pst : je vous suis sur Facebook.  Nous devrions avoir WiFi pour le reste du voyage maintenant!

 

12 février 2015 - Depensar pour le Visa de 09h15 à 12h10...Temple à Bedugul, marché local, rizières en terrasses UNESCO, Jardin botanique, Jatiluwih

Une des particularité de Bali, c'est comme ce matin, le nombre impressionnant de porteuses d’offrandes que l'on croise un peu partout sur la route, dans les temples, traversant les rizières. Un spectacle unique ! Nous descendons à Denpasar pour régler l'histoire de l'extension de nos visas.

Trois heures d'attente dans un local où les étrangers circulent remplis d'espoir qu'ils pourront "extensionner" leur visa, tout comme nous. Madi, l'ami de Serinata nous accueille au Ministère du Tourisme.  Connaissant notre chance, nous passerons rapidement pour débuter une autre journée de découverte dans les différences, surtout religieuse et culturelles, d'avec celles de l'Inde.

En route, nous apprenons que l'ancien palais du roi est habité par des membres de sa descendance familiale à Ubud.

Le met préféré des hindous balinais est le cochon rôti.  Je dis: "Le mechoui".  Non, non de répondre Serinata le babi guling.  Ici, très peu de végétarisme.  Bien différent de l'Inde.  Les repas sont pris en silence, ce qui fait, qu'il est vite expédié.  Le balinais mange soit devant la tv, soit dans la cuisine, soit dans le jardin car il n'y a pas de salle à manger ici.

Le marché local ouvre vers 03h00 jusqu'à 08h00 afin que les femmes aient le temps de préparer le repas du matin et du midi ainsi que les offrandes tellement importantes pour chaque famille.  C'est aussi pour s'assurer que toute la famille a le ventre plein avant de quitter la maison.

Les hommes fument très peu car c'est néfaste pour la santé.  Ils ne traînent pas non plus devant les devantures de magasin ou de boutiques alors que la femme travaille, comme on a pu voir dans les autres provinces.  Ici, les deux travaillent.  Il n'y a que très peu de chômage à Bali.

Harry Smith, célèbre peintre est venu enseigné l'art de la peinture à Bali.  La coutume se continue afin d'aider les artistes d'ici de se faire connaître par cet forme d'art.

Ici, le combat de coq est différent de celui qui se pratique dans les autres provinces d'Indonésie. Il fût un temps où  les combats de coq étaient fréquents et chaque village en organisait. Depuis 2005, ils ne peuvent de par la loi qu'avoir lieu lors de certaines importantes festivités religieuses, et cela encore que de manière très contrôlée.  Voici le rituel de préparation du coq pour le combat de sa vie.

Premièrement, le proprio lui fait prendre du soleil, tôt le matin.  Ensuite, il le nourrit bien, tous les jours.  Troisièmement, durant la journée, c'est le massage du coq pour renforcer ses pattes et ses muscles.  Le ring mesure 3 m x 3 m et il y a un arbitre qui compte jusqu'à trois pour le début du combat qui ne dure, en général, que 3 à 4 minutes.  Le reste du combat se déroule comme partout ailleurs.  Ici, c'est juste défendu de le faire en gageure.  Il n'y a pas de casino, pas de loterie non plus.

Le vélo est défendu de circuler dans la ville de Denpasar ainsi que les besak.  Les bemos sont très rares mais les taxis pilulent.  Bali est riche et ça se voit partout. Le tourisme amène une qualité supérieure à cette province où tout est un peu plus cher que dans les autres provinces.

Lorsque j'ai parlé, dans un blogue précédent, du cuisinier qui disait "pénis" au lieu de fish, bien voici l'explication.  Dans l'alphabet balinais, il n'y a pas de f ni de v.  Le f est remplacé par le b ou le p et le v est remplacé par le w.  Fish devient pish d'où le mot prononcé piiiish qui fut pour mon oreille orientale, pénis!  Aujourd'hui, Serinata dit jeuuune.  Pascal se demande bien de quoi il parle.  Il disait "jaune".  Une autre fois, il dit "sous" dans les champs.  Ben voyons, ça coûte des sous.  Non, il veut dire des "choux".  Bon!

Il y a 4 "suces" (choses) d'interdites lors du Nouvel an balinais - Nyepi depuis 1937 - jour férié obligatoire qui a lieu suite à la pleine lune du mois de mars: 1) défense de travailler, exception du personnel des hôpitaux, policiers et des hôtels. 2) L'électricité est fermé pour tout le monde à partir de 06h00, et ce, pour la journée. 3) Tout le monde reste à la maison.  Pas d'excursion pour le tourisme non plus. 4) Pas de télé, ni de radio ni de spectacle.

Ce matin, je remarque qu'il y a plusieurs petits vieux blancs avec de jeunes femmes balinaises. Je demande à Serinata si ce sont des américains.  Pas seulement: des australiens, des japonais et des européens.  Mais le contraire est vrai aussi: de jeunes balinais marient des femmes allemandes, japonaises, australiennes et européennes.   En général, elles demeurent à Bali, car "qui prend mari, prend pays" semble bien s'appliquer ici aussi.

Serinata nous énumère les 4 castes:  Brahmana, Satria, Wesia et Sudras. Voici le lien. Ici, le système de caste est beaucoup plus flexible que celui en Inde.  Mais, une loi reste immuable: si une fille de caste inférieure marie un homme de caste supérieure, alors change de caste et monte dans la hiérarchie de son mari.  Si un homme de caste inférieure marie une femme de caste supérieure, celle-ci descend dans la hiérarchie de son mari. C'est un peu comme nos autochtones.  Un "indien" marie une blanche au Québec, il peut vivre à l'extérieur de la réserve  et il garde tous ses droits.  Pas pour l'indienne qui marie un blanc.  Elle perd ses droits du moment qu'elle quitte sa réserve.

Comme l'écrit une blogueuse, dès le 8e siècle, on retrouve les premières traces d'une "indianisation" de Bali. Puis, quand les souverains indonésiens se convertirent à l'Islam, une bonne partie des fidèles de la religion hindoue se réfugia à Bali où elle conserva intactes ses croyances. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, 93% des Balinais sont hindous; il n'en reste que quelques petits groupes de musulmans, de protestants, de catholiques et de bouddhistes. La capitale de Bali, Denpasar, offre un témoignage parfait de la tolérance: les temples, les églises et les mosquées ont été construits les uns à côté des autres.

Naturellement, notre journée débute de travers.  Nous resterons 3h00 dans ce local où chacun espère passer rapidement.  Parfois, des agents de voyage repartent avec une pile de dossiers en demande d'extension.  Nous, c'est seulement deux!  Rien à faire.  Madi a beau insister, il nous faut attendre.  À suivre.  Je peux vous dire que Pascal fait "du sang de cochon".  Malheureusement, je ne partage pas cette peur.  Je pense que les 7 jours obligatoires pour obtenir cette extension nous permettra de rester jusqu'à la fin de nos vacances.

Il est déjà temps de remonter dîner dans le nord où se trouvent la plupart de nos excursions de la journée.  C'est un buffet pris dans un village: Pacung.  Des asiatiques occupent les tables ainsi que des russes.  C'est bon mais pas comme avant hier où le buffet était excellent.

Nous partons pour Bedugul.   Dû au climat frais, cette zone est utilisée par les balinais pour planter des légumes et des céréales.

Temple Pura Ulun Danu Bratan (Bedugul)

Selon mon amie Denise Jodoin, ce temple situé au bord du lac Bratan où un meru de 11 étages domine le temple Pura Ulun Danu Bratan fondé au 17e siècle et dédié à la déesse du lac, Dewi Danu est une des plus choses qu'elle ait vu durant ses multiples voyages.  J'aurai des photos demain car il me faut apprendre comment brancher mes appareils vu que c'est avec la tablette Samsung que je capte ces beautés.

Sous un certain angle, le regard peut porter à la fois sur le temple hindouiste de Bratan, sur un stupa bouddhiste et sur le dôme d'une mosquée, illustrant une spécificité balinaise, celle d'une coexistence multi-religieuse pacifique.

Le fameux marché du coin.  Je ne peux en parler car tout ce que j'en ai vu, c'est l'achat que j'y ait fait.  J'avais vu à Tabo Cottages, des plats recouverts de moustiquaires pour les plats servis à l'extérieur.  Je les ai enfin trouvés à ce fameux marché.  Pascal voulait s'asseoir dans l'auto et m'attendre.  Pas question, nous repartons, car  mes achats sont terminés dans cette région.  Il me reste encore Flores et Lomboc après tout! L'histoire du marché ne s'arrête pas ici mon beau Pascal!

 Je ne peux parler non plus du Jardin Botanique car c'est la saison hivernale et toute la nature est endormie.  Seuls le cactus méritent notre attention.  En plus, cette première journée de pluie depuis le début de notre voyage, ralentie nos ardeurs de déambuler à l'extérieur.

On se dirige ensuite vers la région rurale de Jatiluwith – qui signifie en balinais « très merveilleux » où nous profitons des superbes vues (une des plus belles de l’île) et des rizières en terrasses.  Je reste assise dans la vannette alors que Pascal sort avec Serinata, sous un petit crachin ennuyant.  Je prends de superbes photos sans avoir à me déplacer.  Je  vois bien que mon homme ne veut pas être pris en photo car je refuse de sortir me faire mouiller.  Il est jalouxxxx de mon comfort.  Lorsqu'il revient, je lui montre mes superbes photos.  Nous finissons par en rire.  Ces rizières sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, non seulement pour leur beauté, mais aussi pour tous les rites religieux et les pratiques culturelles de ceux qui les exploitent.

Bali est caractérisée par une végétation luxuriante et des paysages verdoyants, par des rivages séduisants, par les vestiges imposants de son histoire, par le charme de ses traditions et rituels qui marquent la vie de chaque Balinais, ainsi que par la sérénité et la paix qu'on trouve chez eux. Le sens du sacré, une gentillesse spontanée, une nature d'une richesse exceptionnelle, une flore exubérante, des paysages qui reflètent la douceur de vivre, tout cet ensemble fait de l'île un lieu enchanteur et extrêmement fascinant.  Tout a été dit! On la nomme "L'Île des Dieux" et hier, j'ai appris qu'on la nomme aussi "L'Île de l'Amour".  Vive la Saint-Valentin en avance!

Je suis témoin que les gens passent leur vie de paysans à retourner la terre, creuser, couper du bois, planter, repiquer, ramasser, faire pousser du riz, des haricots, du café, du cacao et des bananes, cultivant la moindre parcelle de terre, faisant pousser du riz jusque près de leurs habitations.

Pour ce qui est du temple de Tanah Lot, après avoir posé la question à notre guide, j'apprends que nous le visiterons lors de notre retour à Jambaran, après avoir visiter Flores.  Super! Nous aurons le même guide et le même chauffeur.

Bonne nuit car il nous faut se lever à 03h30 pour prendre notre avion à Denpasar qui est à au moins 3/4 d'heure de route. Bizzzzz

 

Visite de Tanah Lot : un des temples le plus fameux et charismatique de l’île posé sur un ilot rocheux.

10 février – mardi – Sebatu, Kintamani, Besakih, Bali - Suara Air Villa

Déjà 3 semaines de passées...aujourd’hui

Nous sommes à Suara Air Villa pour 5 nuits et 4 jours.  Notre guide Serinata parle un français que nous pouvons comprendre mais souvent, il ne semble pas comprendre ce que nous lui disons.  Il nous faut articuler énormément et répéter souvent.  Notre chauffeur est Santa comme Santa Claus (Père Noël). L’homme de service, Wagan Dona, s’occupe de la navette qui nous conduit sur demande à Ubud.  Nous sortons pour souper et faire nos petites « commissions ». Ce magnifique hôtel offre un service gratuit de navette n'importe quel moment de la journée. Avec préavis de seulement 10 minutes, nous pouvons nous faire déposer dans la ville et vous revenons de la même façon.

Nous soupons à un petit resto appelé « warung lokal ».  Le proprio est aussi le cuisinier et lorsqu’il vient me dire qu’il n’a pas de fish, je comprends qu’il n’a pas de « pénis »… Bon!

Un couple de Québécois rencontré un peu plus tôt, vient s’asseoir à notre table.  Il voyage « aventure » dans des « Cafés couettes ».  Gisèle et Maurice voyagent ensemble depuis 2011.  Ils partent 4 mois et décident en chemin, où ils iront, au jour le jour.  Ils sont dans cette région-ci depuis 3 semaines, car ils aiment beaucoup les gens, l’atmosphère et la bonne bouffe pour vraiment pas cher.  Il ne nous en a coûté moins de 10$ pour nous deux : poulet frit frais pour Pascal et moi une assiette de légumes, une petite bière et un Sprite.  Nous pigeons un peu dans l’assiette de l’autre afin d’équilibrer notre repas.

Pascal leur a laissé son adresse mitan.ca afin qu’ils puissent suivre notre voyage et prendre l’info pour leur prochaine destination en Indonésie.  Ils semblent vouloir se rendre à Sumatra et peut-être à Sulawesi.  Gisèle a pris quelques notes.  Étrangement, elle aussi a vécu ce que je vis, au niveau de ma gorge.  Elle, s’était d’avoir trop chanté.  Moi, sans doute de trop parler.  Elle ne parlait plus du tout.  Elle a été en orthophonie pendant 3 mois et tout s’est replacé.  Il fallait faire des exercices vocaux pour raffermir certains muscles de la gorge ainsi que ses cordes vocales. Ils sont vraiment intéressants.

Coq à l’âne

  • Pascal remarque l’absence de besak à Bali.
  • Avant-hier, à l’aéroport, une dizaine de papis sportifs Australiens équipés de leur planche à surf échangeaient des blagues au sujet de leur performance future. Beaucoup d’Australiens viennent au sud de Bali uniquement pour surfer sur les vagues de l’Océan Indien.  Il faut ajouter que Bali est bien renommée pour ceux qui aiment faire la fête, et comme dit la chanson, le soleil et la mer…
  • Le tourisme est la principale source de revenu de l’Île de Bali suivie de prêt par l’agriculture.

J’ai bien peur, en lisant le blogue de Pascal, qu’il verra plus de déesses en pierre que vivantes. L’avantage sera qu’elles seront nues, alors il pourra s’en mettre plein la vue ce pauvre pépé chéri.

Notre départ pour la journée a été un peu retardé car nous avons rencontré le responsable d’obtenir l’extension pour nos visas. J’espère que nos photos certifiées au Québec empêcheront de nous rendre à Denpasar pour d’autre photos. À suivre.  En attendant son arrivée qui fut retardée par la circulation, Serinata enseigne à Pascal comment se compose la grammaire indonésienne.  Il vous en parlera sans doute.  Ensuite, Pascal me l’explique.  Elle n’est vraiment pas compliquée comparé au français.

Notre départ de l’hôtel se fait donc à 09h30 au lieu de 08h30.  Nous sommes en vacances après tout.  Nous arrêtons à Tegallalang où Serinata nous explique les rizières étagées où d’autres groupes courent pour prendre des photos : beaucoup de chinois, coréens, indonésiens des autres îles, des russes et des hongrois et quelques québécois ! Le riz balinais possède un grain plus long ce qui donne que deux récoltes par année, comparé à d’autres riz produisent trois récoltes.

La route nous fait passer par d’autres merveilleux champs de rizières en terrasses avant d’arriver à Sebatu où nous visitons le Temple de la source sacrée, lieu de purification pour les Balinais. Je passe toute l’histoire reçue pour résumer que ce temple est divisé en trois parties : la salle de réunion ou de badmington (oui, oui), la cloche et les endroits de prières ou de méditations où les touristes sont interdits, s’ils ne sont pas là pour prier. Le temple est construit selon les points cardinaux, les couleurs et les dieux et déesses hindoues.

Nous continuons visiter un genre de jardin d’éden, le Cantik, où sont concentrées les différentes cultures du pays balinais, où poussent le café Arabica, la cacao, la citronnelle, le tamarillo (petite tomate verte), le gingembre sauvage, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, cajeput, le manioc, le salak, le ginseng (oui messieurs), la vanille, et la fameuse civette.

Le Kopi Luwak est un café de luxe, à base d’excréments d'animal, le plus cher au monde.  Ses grains sont passés par le système digestif d’un petit animal originaire d’indonésie, la civette asiatique. Voici un lien ci-dessous qui vous permettra d’aller lire un peu plus sur ce sujet.

Nous dégustons 11 thés et cafés et cacao dont le fameux Kopi Luwak à 5$ la tasse.  Nous avons bien aimé.  C’est un café très fort mais doux en même temps dans le sens, sans amertume. Nous avons acheté le thé au gingembre et l’autre à la citronnelle.  Nous avons jasé avec un suédois marié à une coréenne.  Super sympathiques tous les deux avec Ted qui ne voulait rien savoir de manger.

Notre chauffeur fut vérifié deux fois par la police pour s’assurer qu’il a bien un permis et qu’il est accrédité comme chauffeur pour touristes.

En route, nous arrêtons avant d’arriver à Kintamani, village de montagne à 1 400 mètres d’altitudes au-dessus du niveau de la mer.  D’ici, nous pouvons apprécier la spectaculaire vue du volcan Batur (1 717 m) encore en activité, et du lac Batur.  Serinata prend quelques photos de nous deux.  Hyper gentil notre guide.  Le sommet du volcan symbolise la montagne sacrée,  l’harmonie et la prospérité.  La purification commence par l’eau de la montagne qui descend et nettoie tout sur son passage.  La dualité qui devient la complémentarité est très présente dans la croyance hindoue et bouddhiste, car les deux subsistent, côte à côte, ici aussi.

Lorsque Serinata dit : « l’essence », je suis un peu perdue, car dans la phrase, ça n’a pas de sens.  Il disait en faite : les singes.

Ensuite, nous visitons Besakih, le temple le plus important de Bali, bâti sur le flanc du Mont Agung (3 142 m), la montagne la plus haute de l’île.

Les offrandes font parties du quotidien balinais.  On peut remarquer sur les trottoirs,

Ces petits paniers en feuille de palmier qui contiennent toutes sortes de choses : des grains de riz, des biscuits, des cigarettes, souvent des fleurs, de l’encens… C’est même un exercice que d’éviter de les piétiner car ils imposent le respect.

Le volcan: mystique, majestueux, vital.

En visitant l’île de Bali, on ne peut manquer d’être impressionné par l’immensité du volcan Agung qui culmine à 3 142 mètres d’altitude. On est aussi frappé par l’intensité de l’attachement qu’ont les balinais pour leur montagne, qui évoquent son énergie, son esprit, ses vertus apaisantes et y effectuent des pèlerinages fréquemment, comme le mentionne si bien Nadia Fournier effectuant un voyage en Espagne.

Ils ont raison, car sans les volcans, l’Indonésie aurait une allure bien différente. Le volcan, avec son auguste stature, donne naissance à une foule de formations météorologiques, dont certaines incidences capitales pour la survie de l’agriculture sur les différentes îles. Les vents soufflent formant des nuages chargés de vapeur d’eau.  Lorsqu’ils se heurtent à la crête du volcan, les vapeurs se refroidissent, se condensent et se précipitent, le plus souvent sous forme de pluie, d’où les ondées journalières vécues à Sulawesi.  Nous bénissions les dieux de cette pluie qui apportait une fraîcheur à la nuit.

Dîner à Mahagiri où le panorama est à couper le souffle.  Le buffet satisfait mon estomac affamé car nous avons déjeuner à 07h00 ce matin et il est déjà 14h15.  Une jeune hongroise, Greta, s’adresse à nous en français. En partant, j’échappe ma caméra sur la céramique. Elle ne fonctionne plus! La tablette Samsung IV va prendre la relève pour la prochaine journée de visites à Bali, dans deux jours. en route vers Jimbaran.

Ensuite, destination à Klungkung, ancienne capitale (1740 – 1908) où nous visitons le Palais de justice (kertagosa) et la pavillon flottant (Bale Kambang).  Maurice nous salue et il va chercher Gisèle qui arrive avec un sourire magnifique.  Nous échangeons un peu avant de continuer, car nous sommes en retard sur notre itinéraire.  On se salue et nous espérons les rencontrer à nouveau.

Ce Palais Kertha Gosa (Taman Kertha Gosa) est un vestige précolonial de Bali. Ce vaste palais carré, probablement inspiré d'un mandala, comprenait des cours, des jardins, des pavillons et des douves. La majeure partie du palais et des dépendances fut détruite lors de l'attaque néerlandaise le 28 avril 1908.

Deux bâtiments importants sont conservés : la salle de justice, pavillon ouvert, qui faisait office de cour suprême du royaume de Klungkung, et le pavillon flottant que nous venons de visiter.

Nous terminons par la visite de Goa Gaiah (la grotte des éléphants) dont le temple à l’intérieur est un des plus visités et vénérés de Bali.  C’est un temple construit au XIe siècle, il a d'abord été consacré au culte bouddhiste avant d'être transformé en sanctuaire hindouiste. Ce dernier fut détruit lors du dernier tremblement de terre.

Wikipédia dit : « La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d'un monstre sert d'entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D'un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l'autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d'où sort l'eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle. Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365. Patrimoine de l’UNESCO depuis 1995.

Voilà ce qui termine notre journée sous un soleil d’une trentaine de degrés centigrades.  Il fait chaud !

En arrivant à la « maison », vite nous sautons dans la piscine afin de nous rafraîchir un peu.  Souper de fruits : mangoustan, salak, kiwi jaune sucré (rien à voir avec ceux que nous connaissons au Québec), rambutan, clémentines et quelques noix de macadam que j’aime, tout comme mes filles les aiment aussi.

Je tombe de sommeil ! xxx

 

 

jour07a_sukhothai7 février 2013

Bonsoir!

Lorsque je vois les aquarelles traverser les siècles dans une beauté un peu éthérée, je pense à mes amies d'aquarelle: Dan, Lyne et Marlene. J'ai admiré à un musée une aquarelle qui aurait pu être signée Gisèle L. Les mêmes couleurs favorites de teintes orange, brun, ocre et orange brûlée. Et ma belle Dan, un petit bébé de 3 mois dont la maman travaille au resto local, comme ton nouveau chéri, Manolo.

Merci pour les commentaires. Je me sais tellement détailleuse, mais je ne peux m'en empêcher.

À Lopburi, nous avons visité un temple Khmer, le Phra narai rachanivej et son palais. À la fin de la journée, nous avons fait connaissance avec le Bouddha de Phra Bouddha Chinnarat à Pitsanulok. L'un des plus beaux, selon mes goûts. J'ai acheté du baume de tigre que j'ai payé environ 1,25$. Francine G. ma bonne Panada dit que c'est excellent pour les épaules et les genoux douloureux! Rien à perdre a essayé!

Je fais maintenant la différence entre un cocotier et un palmier. Le palmier produit des dattes dont la fleur donne du sucre et dont la chair donne de l'huile. Le cocotier produit les fruits que sont les noix de coco. Il est plus court et plus trapu que le palmier qui lui s'élance dans le ciel a plusieurs mètres plus haut et dont les branches sont rassemblées à son extrémité supérieure.

Le temple des macaques à Sukotai

Nous nous sommes arrêté à un temple des singes à Sukotai, le Phra Prang Sam Yod,  où ils sont nombreux et un peu épeurant. Ils peuvent aussi bien enlever une boucle d'oreille que tirer les cheveux, ce que nous avons été témoin. Le jeune homme criait de douleur et sa compagne pleurait de désespoir. Comme quoi on ne sait jamais ce que nous réservent ces singes. Je me déplaçais auprès des responsables qui sont payés pour les chasser lorsqu'ils s'approchent trop des touristes. En plus, ça pu le singe! Comme dirait le guide Michelin, ça valait le détour.

Nous sommes partis ce matin de Sukothai pour finalement nous arrêter à Lampang où le magnifique Auangkham Resort nous attendait. Je peux dire que nous faisons des bonnes journées. J'ai donné des Oscillococinum à notre chauffeur. Ce sont des granules homéopathiques que nous devrions tous avoir dans nos pharmacies. Ce sont des cases grippes qui agissent rapidement sans nous assommer (comment ça s'écrit ce fameux mot?). Ce matin, il disait se sentir déjà mieux! Il a quand même conduit un bon 4 heures. Il faut en prendre bien soin, car il est un excellent conducteur.

Durant ce trajet, Panada nous instruit de son pays. Je pourrais vous en compter pendant des heures. J'aime sa manière très simple de nous expliquer son pays autant au niveau de leur mode de vie, de la politique, de l'agriculture, de l'histoire: une vraie université sur deux pattes!

Je termine en vous racontant une histoire vraie. Une dame habitant un village fut déclarée fantôme car elle a fait peur à une personne durant la nuit. On ne sait pas trop en faisant quoi. Le sorcier du village décréta qu'elle était effectivement fantôme et qu'elle devait s'en aller du village. La pauvre dame pleurait pour rester. Elle réussit enfin à dire qu'elle n'était pas un fantôme et qu'il y avait eut méprise sur ses intentions. Pendant des mois, la pauvre dame était harcelée par les membres de la communauté de son village. Lorsque cette histoire fut racontée à une touriste, cette dernière se mit à rire de cette situation ridicule, selon elle. Et comme dit si bien notre guide, si tu ne crois pas, n'insulte pas. C'est un peu notre dicton de "vivre et laisser vivre".

Je vous embrasse bien tendrement gang que j'aime x x x


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 7 sur le blogue de Pascal.


 

jour04_damoen_kanchanaburi5 février 2013

Bon matin à vous qui me lisez:

En premier: bonne fête a mon amie Jean-Guy Villeneuve ainsi qu'a notre autre amie Guylaine Trottier qui entre dans la dizaine des 5: amuses-toi bien ma bonne amie.

Je pourrais réécrire la chanson "Il est 07h00, Paris s'éveille" pour "Il est 04h00, Raymonde et Pascal se réveillent". Un coq enrhumé fait ses vocalises a qui mieux, mieux! Ou il souffre d'Alzheimer en chantant sur le même ton ou il manque d'originalité. Je souris en l'écoutant car un effluve de "frangipane" flotte jusqu'a mes narines. Un petit moment d'éternité pour débuter ma journée.

Hier, nous avons parcouru un 2h30 de route et aujourd'hui nous reviendrons vers Bangkok, soit a environ 75 km de cette ville pour admirer et surtout imaginer ce que fut cette région historique d'Ayutthaya. Nous quittons vers 08h00 pour débuter cette nouvelle journée de connaissances, de rires et de découvertes. Je viens de terminer mon premier déjeuner thaï: bol de riz chaud liquide au porc. Je mange quand même une rôtie avec mon bol. Les hommes choisissent de manger des œufs.

Des chevaux

Premier arrêt surprise: nous venons à peine de quitter la route du Resort que nous arrêtons visiter un centre d'équitation. Des enfants autismes viennent aussi pratiquer l'équitation. On dit que la présence des chevaux leur fait du bien. Le jeune homme qui parle avec notre guide semble manquer de sommeil. Cette beauté chevaline m'effraie toujours un peu: ils sont si grands et si forts. Un des chevaux veut venir vers nous. Nous prenons la photo rapidement et oups! Nous sommes montés dans la mini-vanne.

Pont de la rivière Kwaï

Nous débutons notre tournée par la visite du fameux pont sur la rivière Kwaï. Pascal réalise un de ses rêves. Il peut enfin passer au rêve suivant. Je le laisse vous en parler. J'ai aimé aussi notre tour de bateau pour nous rendre à un des premiers cimetières où sont enterrés d'autres hommes, ici Hollandais, suite au confit que j'ai expliqué hier impliquait les Japonais.

Cette randonnée en bateau nous rafraîchis car il fait déjà un bon 32°C et il n'est que 09h30. J'admire les berges où une panoplie de terrasses sur l'eau flottent en attendant les gens qui les louent pour fêter. Je réalise que les thaïs savent drôlement s'amuser, car ces terrasses flottantes se comptent par centaines.

Après s'être rafraîchis, nous continuons notre journée. Panada et Poom sont très attentifs à nos besoins. Bonnes bouteilles froides et serviettes humides circulent journalièrement. Nous apprécions beaucoup! En plus, elle nous fait goûter trois bâtonnets qui ressemblent à des bâtonnets d'encens. C'est drôlement délicieux!

Transformation du riz

Une deuxième surprise: arrêt a une coopérative artisanale de la transformation du riz gérée par une famille échelonnée sur trois générations. Nous traversons d'abord des rizières, des champs de cannes à sucre, et quelques cultures de poissons. Arrivés a la Coop, une vieille dame nous renseigne ou aller pour visiter cette manufacture. Elle vend leurs produits. J'achète un sac de germes de riz de jasmin moulus. Notre guide m'informe que c'est pour bon l'estomac et éviter l'Alzheimer. Elle connaît bien les effets de la nourriture sur le corps. Elle est un bon exemple d'une personne qui pratique ce qu'elle enseigne. Je peux l'utiliser aussi comme tisane ou dans des sauces.

Je trouve les gens très beaux: autant les femmes que les hommes. Durant le trajet Gilles et Pascal échangent sur ce que fut leur vie de travail. Deux passionnés qui se rencontrent, c'est beau de les entendre.

Vers midi, nous traversons Suphan Beri et nous sommes à 169 km de Bangkok. Nous arrêtons dîner dans un petit resto tenu par trois sœurs: 62, 64 et 69 ans. Elles sont belles comme des cœurs et elles nous cuisinent plusieurs mets à base de crevettes. L'une a un beau-fils allemand; l'autre a un gendre suédois et la dernière a travaillé plusieurs années en Nouvelle-Zélande comme chef-cuisinière. Elle est revenue car elle souffrait du froid. Elle a mal aux os! Nous avons la chance de manger sa bonne bouffe.

jour05_ayutthayaAyutthaya

La région ou nous venons d'arriver est celle d'Ayutthaya. Avec 2.557 km2, Ayutthaya est une province assez petite et sa proximité avec Bangkok la rend facilement accessible par la route, le chemin de fer ou les voies navigables.

Installée sur le fleuve Chao Phraya, le principal cours d'eau du pays, cette province est très importante du fait de son rôle de capitale siamoise pendant quatre siècles.

La ville d'Ayutthaya, située 76 km au nord de Bangkok, peut se vanter de posséder les ruines de nombreux et superbes monuments, vestiges de l'ancienne capitale que nous visitons cette après-midi.

Wat Mahathat

En face du côté est du Grand Palais, à proximité du pont Pa Than, le temple Wat Mahathat fut construit durant le règne du Roi Borom Rachathirat Ier. La cité historique d'Ayutthaya, désignée à l'époque sous le nom de Phra Nakhon Si Ayutthaya, fut la capitale des thaïlandais pendant 417 ans et reste aujourd'hui une des principales attractions touristiques du pays.

Pendant la période durant laquelle Ayutthaya était la capitale, 33 rois et plusieurs dynasties se succédèrent jusqu'à ce que la cité scintillante, saccagée par les birmans en 1767, tombe en ruine et soit abandonnée. L'étendue des ruines démontrent qu'Ayutthaya fut une des cités d'Asie du sud-est les plus prospères. L'actuelle ville a été déclaré Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1991.

Ayutthaya est la capitale de la province d'Ayutthaya en Thaïlande. Elle fut la deuxième capitale du royaume de Siam entre le XIVe et le XVIIIe siècle.

Cette cité florissante devint l'une des agglomérations les plus grandes et les plus cosmopolites du monde, ainsi qu'un centre mondial de la diplomatie et du commerce. Ayutthaya était construite sur une île entourée de trois fleuves la reliant à la mer, à un emplacement stratégique, au-dessus de la barre du golfe de Siam, qui la mettait à l'abri des attaques de navires de guerre étrangers. Cette position la protégeait également des inondations saisonnières.

Pillée par les armées birmanes du roi Bayinnaung en 1569, la ville fut détruite par celles du roi Hsinbyushin en 1767. La ville nouvelle fut reconstruite quelques kilomètres plus loin vers l'est mais jamais reconstruite au même endroit et ses ruines constituent aujourd'hui un vaste site archéologique.

Grand bouddha couché

Nous arrêtons au  Wat Lokayasutharam. Ce site comporte un grand bouddha couché, en briques revêtues de stuc, long de 50 m. Assez impressionnant surtout qu'il est en pleine nature. Le Wihan qui abritait la statue fut détruit durant la première prise d'Ayutthaya. Selon la légende locale, Khun Inthapramun, un agent des impôts, détourna certaines sommes pour permettre d'agrandir la statue a l'origine longue de 40 m. Délit pour lequel il fut fouetté à mort.

Il est 16h00 et nous rentrons à l'hôtel. Il est spacieux du même genre que le Princess. Vers 19h00 nous irons souper à quelques 100 m de l'hôtel.

Je voulais me rendre à la piscine, mais j'ai choisi de venir écrire ma journée.

Je pense souvent à chez-nous et à vous que j'aime.

À demain!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 5 sur le blogue de Pascal.