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24 février 2015 - Mardi

J’apprécie l’accueil et la disponibilité du personnel, un vrai service 5 étoiles, la beauté des lieux, le luxe de la literie ainsi que des accessoires, du petit déjeuner à la carte, de la possibilité de dîner au bord de la plage, des soirées spectacles et la qualité du spa ainsi que son environnement naturelle.

Mais ce que j’apprécie encore plus, c’est notre maisonnette! Nous n’entendons que les oiseaux, le chant des fontaines, le bruissement des feuilles actionné par le vent et parfois l’échange verbal entre les employés, et le rot du voisin qui oublie qu’on peut l’entendre.

Le seul désavantage est que nous n’y voyons pas la mer.  Je l’admire au petit déjeuner de 10h00 et ensuite, à la marche de l’après-midi et au souper.  Ce soir, nous allons essayer le restaurant asiatique.

Une autre chose que je regrette est l’absence des enfants.  Ici, pas d’enfants en bas de 12 ans.  Ça fait un peu dortoir à mes oreilles, moi qui aime tant la période de 17h00, où les enfants s’en donnent à cœur joie avant le souper.  J’ai par contre la joie d’entendre les enfants des pêcheurs! Bon!

Je reviens sur l’accueil reçu par une jeune femme très responsable.  Elle nous a défilé, dans un anglais indonésien, la liste complète des « à faire » et à « ne pas faire » ici, des services offerts et si nous avons des questions, bien on verra!  J’ai manqué plusieurs sections du monologue.  La chemise papier dans laquelle se trouvent toutes les informations me rendra service après lecture.

C’est ainsi que je trouve notre menu d’hier soir : rijsttafel menu Un – pour 25$ par personne

  1. Soto madura (soupe)
  2. Nasi kuning (riz cuit dans du lait à la noix de coco)
  3. Opor ayam (ragoût de poulet à la citronnelle et coco)
  4. Rendang daging (équivalent du bœuf bourguignon épicé à l’indonésienne)
  5. Udang bakar Makassar / colo colo (crevettes grillées servie avec une sauce brushetta)
  6. Gulai kambing (agneau mijoté dans lait de coco et épices)
  7. Sayur rebung dan tahu (des pousses de bambou sautées avec du tofu, curry et sauce à la noix de coco)
  8. Condiments : emping (chips chinois adopté par les indonésiens), acar (légumes marinés au vinaigre et sucré – encore style chinois) et sambal (sauce de piments épicés baignant dans de l’huile que nous laissons intouchée)
  9. Pour dessert, Es kelapa muda (de la noix de coco servie avec du citron et une sauce siropeuse)

Naturellement, rien n’est comme l’original.  Un peu déçu, nous ne prendrons pas les autres rijsttafels qui s’offrent en 5 versions, au total.  En plus, depuis un mois, ne mangeant que des fruits le soir avec des arachides, notre appétit à bien diminué.  Le repas était pour au moins 3 à 4 personnes.

Le propriétaire est hollandais : Marcel de Rijk.  J’aurais aimé y assister mais mon chum n’est pas friand de ce genre de spectacle.  La solution trouvée est que nous irons manger plus tôt au resto Asiatique et au retour, j’arrêterai le regarder danser avec les membres de son équipe d’étudiants(e) alors que Pascal pourra rentrer à la « maisonnette ».

Je viens de terminer « Lettres de mon moulin » pour débuter « Contes du lundi », toujours d’Alexandre Daudet.  Une fois de plus, c’est le style « Nouvelles » que j’aime bien.  Après quelques pages, l’histoire change, mais dans ce livre, une certaine chronologie s’échelonne d’histoire en histoire, à l’intérieur d’un temps donné lors des guerres que livraient Napoléon contre les Prussiens.

Heure d’harmonisation des chakras : Au soleil, le IPod dans les oreilles, j’harmonise mes chakras afin d’être en paix avec les fameux musulmans et leur territoire.

Une fois mes chakras harmonisés, Tom Jones, dans sa jeune trentaine, vient me chanter « Love me tonight » souligné par le passage des oiseaux qui survolent la mini piscine de notre « maisonnette ».  Les souvenirs affluent et se dispersent en même temps que les petits nuages qui veulent s’installer pour le reste de l’après-midi.  Mais le soleil semble discuter pour garder la première place, ce qui donne un bon soleil pour la journée.  Tant pis petits nuages!

Lombok! Je n’en ai pas encore parlé, parce que je me demande par où commencer.  Lombok veut dire « piment ».  Il y a un volcan actif, le Rinjani qui culmine à 3 726 mètres

Je vais visiter le Puri Mas Spa qui fait parti d’un des nombreuses habitations, dont celle du propriétaire qui donnera son spectacle de danse ce soir.  C’est l’heure de la rentrée à la maison pour les étudiants.  À la sortie de l’école, des grappes de jeunes filles en uniforme marron et un voile immaculé noué autour de la tête sautent à quatre sur un même scooter. Les Sasak, qui représentent 85 % des trois millions d’habitants de Lombok, pratiquent un islam modéré. À l’origine, ce sont des agriculteurs animistes, fidèles au culte des ancêtres, venus de Birmanie et d’Inde. Une minorité d’entre eux pratique encore le « waktu telu », un mélange d’islam et d’animisme propre à Lombok mais non reconnu par les autorités indonésiennes.

L'agriculture et la pêche reste les principales activités de l'île. Le tourisme a fait son apparition dans les années 90, mais tout de même nettement moins présent qu'à Bali ou Java.

Comme toutes les autres îles, il serait possible de visiter un village Sasak, voir leur maison ancestrale, leurs coutumes mêlées d’animalisme, de monter au volcan, à mieux dire découvrir la vie sur l’île de Lombok, mais nous choisissons de rester tranquille, et en plus, on n’a plus le goût.  Nous savons que nous rentrons à la maison dans quelques jours, alors nous voulons profiter du soleil, de la chaleur, mais rien de fatiguant.

Ce matin, en jasant avec Jay et Marseani (Ani), nous apprenons que la plupart des employés viennent du coin.  Le petit village où j’ai visité le Puri Mas Spa est Kerandagan composé de familles Sasak. D’un côté de la rue se trouve une mosquée et juste en face, un temple hindou.  Comme dit Putu, ici l’île aux milles mosquées alors qu’à Bali, c’est l’île aux milles temples.

Au Spa, Ryan me fait faire le tour du mini jardin zoologique du propriétaire Marcel. Des cerfs et leurs familles, des oiseaux comme un paon mais mélanger à une autruche, un autre type de paon, des cockatoos noirs qu’on dit le roi des oiseaux ici, des cockatoos blancs, des serpents dont un python, des porcs-épics…Le propriétaire s’est bâti un petit paradis qu’il partage avec les clients du Puri Mas seulement.

Il vient me reconduire après que j’ai fini de prendre des photos du domaine et Armand, le gardien de sécurité prend la relève.  Il vient de Sumbaya.  Il est très amical et il me trouve bien jolie.  Il veut prendre des photos avec ma tablette.  Je dis non, de vous.  Ok! Mais après, de vous!  Ok!  Vous êtes venue seule à Lombok?  Non! Avec mon mari.  Il n’est pas là, avec vous? Non! À l’hôtel.  Pourquoi pas avec vous?  Holalala! Trop de questions.  Je demande quand le chauffeur du Puri Mas viendra-t-il me chercher? Afin de faire une petite diversion.  Je réalise que ça serait possible de renverser la vapeur : une plus vieille avec un petit jeune!  C’est sûr que l’argent reste la clé de cet intérêt!

Je reviens sagement à la maison pour me rafraîchir dans notre mini piscine fraîche.  Que l’eau est bonne et le soleil encore au rendez-vous!  Quelle belle journée de farniente!

Nous avons souper au Quincy!  Whow! Plus récent, plus spacieux, plus de monde par contre, plus de chambres sur deux paliers que des cottages et ils ont chef vraiment super! La soupe Soto ayam, notre préférée de toute, à la noix de coco et crevettes fraîches était pur délice.  Mon mahi mahi juste à point dans une sauce légèrement tomatée et Pascal, son général tao fut grandement apprécié.  Tout ça devant un coucher de soleil surprenant malgré les nuages de fin d’après-midi avec les surfers qui nous ont donné un spectacle de patience et d'endurance d’une bonne heure.

En revenant, danger sur la route, arrêt à une petite épicerie pour notre diner de demain, et arrivés, je me rends avec la caméra à Pascal prendre des photos des danseurs.  Quelle lenteur cette caméra et quelle patience Pascal lorsqu’il se sert du flash!  J’avais peur que se soit quetaine, mais vraiment pas du tout.  Très professionnelles toutes ces personnes qui passent des heures à se pratiquer afin de peaufiner ce spectacle hebdomadaire.  J’ai jasé avec une des danseuses, et elle prend cette démonstration très au sérieux.  Le maquillage est digne d’un spectacle de qualité.  Chapeau à tout ce beau monde!

Un petit saut dans la mini-piscine pour me rafraîchir avant la nuit, un peu de Daudet et dodo!

A demain! xxx

 

21 février 2015 – samedi

José marche tous les jours au bord de la mer en compagnie de son chien.  Parfois, le matin très tôt et le soir aussi. Il a perdu son chien pendant quelques jours.  C’était la première fois. Son inquiétude se situait surtout sur le fait que son chien ne fait partie d’aucune meute.

En prenant notre petit déjeuner, je remarque que le buffet de service est en bois et Pascal mentionne le vieux bois utilisé.  Lorsque j'arrête payé mes deux sacs au nom de l'hôtel, José me dit que ces morceaux de bois viennent d'un ancien pont démoli de Bali.  On trouve, un peu partout sur le site et dans nos appartements, des articles de ce vieux bois pour indiquer notre no. de chambre, la note "Ne pas déranger", celle de "Nous sommes à la piscine ou à la plage" et les grands piliers de l'entrée qui servent d'entrée sacrée comme celle des temples hindous.

Hier, la réflexologie reçue m’a amené à dormir comme un bébé.  Nous avions envie de maïs grillé pour souper dans notre petit appartement.  J’y vais car Pascal semble vraiment « knock out » et il ne s’en cache pas.  Il me faut revenir chercher une lumière.  Avant hier soir, tout était éclairé par les phares des motos et des autos.  J’ai entendu les feux d’artifices qui n’ont duré que 15 minutes.  J’étais trop paresseuse pour aller les admirer. Hier soir, le Noël An Chinois se déroulait ailleurs.

La chipie et sa charrette à maïs

Je n’ai que 2$ alors qu’on m’en demande 3$ pour les 3 maïs.  Je leur dit que c’est ok et je marche vers une autre charrette.  Non, non, 2$, ok.  Grands sourires! J’attends qu’ils soient cuits, grillés et enrobés de leurs huiles épicées.  Mais voilà qu’un maudit chinois arrive et en demande deux, et la chipie, leur donne deux des miens déjà prêts.  Je suis en c..v…e! Je lui demande de me redonner mon 2$.  Non, non, les autres à toi! Et elle sourit à pleines dents! Non, non! Plus de sourires et je prends ma voix fâchée, non, je suis fâchée et je leur dis.  D’autres chinoises arrivent et veulent les maïs déjà prêts.  Cette fois-ci, elle me les remet sans aucun sourire.  Je les mets dans le sac que j’avais apporté et je les salue d’un grand sourire malgré tout.  Elle décide alors de sourire à son tour.  On est quitte!

Temple Tanah Lot

Serinata et Santa sont au rendez-vous plus tôt que l’heure dite.  Ils ont été au bord de la mer.  Nous partons pour 09h00 et fait déjà très chaud : 28oC.

En regardant les rizières défilées ce matin, je réalise que je m’ennuie un peu de ces belles rizières. L'une des particularités de l'Indonésie, est que l'on y cultive le riz toute l'année ce qui permet d'en observer tous les stades de la culture. Ici, certaines parcelles sont labourées alors que sur d'autres, le riz a déjà quelques centimètres de haut. Certains, les pieds dans l'eau, arc-boutés sous leur chapeau de paille, plantent régulièrement des semis qui atteindront entre 80 et 120 cm de haut. Ici, pas de machines agricoles polluantes : des bœufs tirent une charrue qui laboure le sol de gros sillons. Elles me manquent définitivement un peu!

Arrivés à Tanah Lot, je suis surprise de voir tant de chinois en un seul endroit après la plage de Jimbaran.

Ma belle Denise, le fameux temple dont tu parlais est celui-ci.  Même principe que le Mont Saint-Michel en France.  Le temple est isolé sur un rocher.  Ce matin, c’est la marée haute, donc on ne peut s’y rendre à pied.

Les ombrelles d'apparat et les pyramides d'offrandes donnent un air de fête à la couleur très foncé de la majorité des temples qui sont fabriqués à partir du sable volcanique, Tanah Lot inclus.

Les Français disent de Tanah Lot que c’est le Mont-Saint-Michel de Bali. C’est vrai pour toutes les raisons suivantes : un temple dans la mer, sur un rocher, des marchands du temple à une échelle astronomique, des embouteillages déments pour y arriver, et surtout pour en repartir. Mais comme au Mont-Saint-Michel, on y va quand même parce que c’est beau.

Je pense qu’il est mieux de le visiter le matin afin d’avoir la lumière sur sa face. J’assume que le soir, il doit être plutôt sombre et le coucher de soleil est loin d’être garanti.  Nous avons choisi de le visiter ce matin et prendre notre après-midi à se préparer pour repartir demain matin entre 06h30 et 07h00.  Alors, petit déjeuner à 06h00. Heureusement, car il est 15h15 et il pleut depuis une demi-heure. Le seul coucher de soleil que nous avons eu la chance de vivre et photographier est celui du jour de notre arrivée. La nuit passée, Ubud et d’autres régions de Bali furent inondées.  Les nouvelles en parlent à CNN. À Jimbaran, aucune pluie locale.

Comme disait ma bonne amie Denise Jodoin, Tanah Lot est un rocher célèbre de Bali, sur lequel repose le temple. Le temple aurait été construit au XVIe siècle par un prêtre du nom de Nirartha qui se serait reposé à cet endroit lors d'un voyage. Certains pêcheurs, l'ayant vu, lui auraient remis des cadeaux. Il demandera par la suite aux pêcheurs de construire à cet emplacement un temple pour vénérer les dieux de la mer. La légende raconte qu'un serpent marin, né de l'écharpe de Nirartha, protège le temple des voleurs et mauvais esprits.

Tanah Lot est l'un des sept temples marins construits sur la côte sud-ouest de Bali. Certains racontent qu'ils forment une chaîne en raison du fait qu'il est possible d'apercevoir de part et d'autre de chaque temple, celui qui le précède et celui qui le suit.

D'importants travaux de restauration ont été entrepris en 1980, pour consolider le rocher qui s'émiettait et menaçait les structures du temple. Le gouvernement japonais finança les travaux de restauration grâce à un prêt de 800 milliards de roupies. Le tiers de la roche visible aujourd'hui est artificiel. Le rocher était lié à Bali par une arche naturelle aujourd’hui disparue et non reconstituée. Tanah Lot fait partie d’une série de temples, dits "temples de l’océan".

En revenant, je demande si je peux arrêter m’acheter un sac en cuir de Bali.  Oui, madame, avec plaisir. Serinata nous arrête à un marché local immense comme un Rosy en triple. Il y a de tout, à tous les prix.  J’achète un tissu fleuri d’immenses fleurs colorées pour Vicky comme celui qu’elle m’avait suggéré et un autre pour je ne sais qui, 2 tissus en batik et une nappe pour l’été.  Malgré le fait que je n’ai pu trouver mon sac de voyage en cuir, je suis heureuse de mes achats.

Serinata nous dit qu’à Bali pas beaucoup de serpent, plus de tigre sauvage, pas de tarentule… Ces bestioles se retrouvent à Sumatra.

On se salue en Indonésie en faisant le Namaste avec les mains jointes et en prononçant Om Swasti Astu.

* Les mots hindi/urdu abondent dans la langue indonésienne: desha (village), pura (temple), saniscara (samedi), gaja (éléphant), putra et putri (fils et fille), bali (sacrifice), dharma (devoir), dirghayu (longévité), buddhi (intelligence), dewi - dewta - wanita (femme), pertiwi (terre mère) ou prithivi en hindi.

* Hanuman road (le nom des rues, des boutiques et des personnes sont d'origine sanskrite ou arabe).

* Surya - Sevana est un rituel observé chaque matin par le prêtre balinais.

* La mère, ibu, joue un rôle essentiel au sein de la famille. L'éducation d'un homme se mesure au respect qu'il porte à sa mère.

Il nous explique qu'un étranger ne peut devenir propriétaire d’un terrain.  La Loi indonésienne interdit formellement qu’un étranger soit propriétaire d’un terrain sur l’archipel. Seuls les indonésiens ont la faculté d’avoir, juridiquement,  un titre de propriété (Hak Milik). Il lui faut le mettre au nom d’une personne vivant en Indonésie.  C’est un règlement gouvernemental afin de garder la terre aux habitants indonésien. C’est un peu le principe de la Coopérative. Ça pourrait expliquer aussi pourquoi beaucoup d’étrangers(e) sont en couple avec des gens d’ici.

Nous faisons nos adieux à Serinata et Santa.  Temps de vivre la dernière portion de notre voyage.

Nous retournons dîner au Jimbaran Bay Cafe pour un dernier fish and chips avec Coke et arachides salées à l’ail rôti.  Le couple de russe commande un immense homard vivant afin de le manger grillé avec légumes et riz blanc.

Bali! Bali! L’enchanteresse! Cascades de rizières émeraude en terrasses, cérémonies de temples féeriques, longues plages de sable, des coutumes qui semblent immuables, une expression artistique bien vivante et l'exceptionnelle gentillesse de la population souriante, la liste des images qui évoquent ce coin de paradis appelé Bali est sans fin.  Alors entre mer et rizières, plages immaculées et temples hindous, cérémonies et offrandes, je ne sais plus à quels saints me vouer. Je dirais qu’ici, je choisis Vishnu, Shiva et Brahma en compagnie de mon Dieu si précieux! Après tout, c’est le coin terrestre où toutes les religions vivent en harmonie!!!

Ce soir, j’aurais aimé souper aux lanternes, les pieds dans le sable blanc encore chaud de la chaleur du soleil. C’est la première fois que l’eau d’une mer est chaude ainsi. Avec le retour des pêcheurs, je désire manger du thon : oui mes filles d’amour, votre mère va manger du thon, car il y en a. En regardant déambuler les gens, je réalise que les balinais viennent se reposer et parfois méditer et prier sur cette plage alors que les touristes viennent prendre des photos. Je dois plier bagage car il pleut.

Au plus profond de moi-même, je rends grâce pour l’amour que je suis, pour les amours qui sont dans ma vie et pour l’amour qui m’entoure.

À demain à Lombok sur l’île de Lombok!

 

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11 février - mercredi - Suara Air Villa - Nous ne sommes plus seuls, deux autres villas sont occupées!

J'ai terminé le fameux livre "Acide sulfurique" d'Amélie Nothcomb.  Quelle raconteuse parfois macabre mais combien juste.  Je choisis un autre de ses livres: "Cosmétique de l'ennemi".

Comme elle l'écrit si bien: !Les choses qui plaisent à l'oreille sont celles qui plaisent à l'esprit".  Bien d'accord Amélie Nothcomb!

Cette nuit, je me suis réveillée à quelques reprises avec un petit mal de coeur.  Ben non! je me disais!  Ce fut ben oui au réveil: gastro ma fille.  Je me soigne avec gastrolyte et pro azitrhomycine.

La province de Bali est aussi composée de 6 petites îles.  Le tourisme y est présent à l'année, pour différentes raisons: vacances du Temps des Fêtes, des étudiants, Nouvel An chinois... Notre guide a la chance de travailler à l'année dans son domaine alors que Risal ne le peut pas à Sulawesi.  Ici, de juin à octobre: 36 millions de tourismes envahissent l'île de Bali! De décembre à mars, ce sont les Russes, les pays de l'Est et les Amériques du Nord et les Français. Les Russes débarquent en charter bien rempli et choisissent le sud de la Province de Bali où se trouvent les chics hôtels studios, en plus d'être prêts de l'aéroport international de Depensar.

L'île de Bali possède deux calendriers traditionnels: le pawukon de 210 jours et un lunaire, le Saka qui commence chaque année au moment de Nyepi. Il semble qu'à Bali, il ne se passe pas une journée sans cérémonies: enterrements, crémations (comme hier, en plein mercredi, au temple Basakih), cérémonies dédiées aux temples et aux divinités, à la pleine lune... Hier, nous avons vu qu'ils revêtent leur plus beaux atours, les femmes sont habillées de dentelle très féminine et transparent, qu'importe l'âge de la dame, pour témoigner leur attachement aux dieux et déesses.

Serinata nous explique la différence de nomination des dieux.  L'exemple qu'il a pris lorsque Pascal le questionnait dans leurs différences avec celles expérimentées en Inde, il a répondu: tu es Pascal, le mari de ton épouse, l'ami de ton voisin, le frère de ton frère, le père de ta fille.  Tu as tout ces titres, mais tu es la même personne.  C'est pareil pour les dieux Hindous, selon ce que nous fêtons, mais il n'y a qu'un seul Dieu sous des manifestations différentes.

J'aime aussi l'explication de la montagne, du volcan.  Le sommet est la tête dont dépend tout le reste de la montagne et les alentours.  Il symbolise l'harmonie et la prospérité: le bois, l'eau et la diversité de la  nature qui le compose.  C'est pourquoi le volcan est sacré.  Tout est dualité dans le monde matériel, mais avec le temps, avec l'aide du monde spirituel, elle devient complémentarité.  L'un ne peut exister sans l'autre.  C'est aussi la raison pour laquelle on ne touche pas le dessus de la tête d'une personne: c'est sacré.

Le temple qui se divise en trois parties principales débute à l'entrée du temple où il y a toujours deux gardiens représentant parfois le bien et le mal, et parfois ils ne sont que gardiens tout court.

Je trouve que la forêt est un jardin botanique en elle-même: fruits, légumes, plantes, arbres, épices, fines herbes sauvage, l'eau...

Serinata nous parle des différents symboles hindous dont la swastika que nous a malheureusement fait connaître Hitler.  La swastika (Bali) ou svastika (Inde) est un terme qui vient du sanskrit Su (bon) et  Asti (cela est) et qui signifie grosso modo « bien-être ou qui porte chance".  Les quatre barres terminales à angle droit sont normalement orientées vers la droite ce qui est supposé représenter la révolution du soleil et le centre du mouvement.  Lorsque ces barres sont orientées vers la gauche, la croix est appelée Svastika et dans ce cas ça devient un signe néfaste. Pour l'hindouisme, ces barres représentent les dieux, les couleurs et les points cardinaux et le centre Shiva.

J'aimerais ajouter, au sujet de l'île flottante d'hier, que les peintures de ce temple sont basées à la première rangée sur l'astrologie, la 2e sur la vie quotidienne, 3e sur les différentes cérémonies balinaises,  4e sur la justice, 5e sur le prêtre qui les a écrite.

Au Musée, je fais la connaissance, en images, du premier roi du clan I Dewa Agung Jambe. Dewa Agung ou Deva Agung était le titre des rois de Klungkung, le premier dans le rang parmi les neuf royaumes de Bali, en Indonésie. Il a également été pris en charge par d'autres membres de haut rang de la dynastie. Le terme Dewa signifie «Dieu» et était aussi un titre général pour les membres de la caste Ksatria. Agung traduit comme «élevé» ou «grand». Littéralement, le titre signifie donc Grand Dieu.

Il y a quatre types de temple à Bali: le public (pour tout le monde) / le territoire (village) / le particulier (comme celui de notre villa) / et le clan (famille, privé).

Nous revenons d'un bon massage.  Un par semaine semble devenir notre moyenne.  Aujourd'hui c'était le "relaxation".  Une bonne et délicieuse façon de terminer notre journée.  Mes intestins se sont calmés mais un petit mal de coeur flotte encore un peu.

Bizzzzz et pas de photo aujourd'hui! Congé!

 

10 février – mardi – Sebatu, Kintamani, Besakih, Bali - Suara Air Villa

Déjà 3 semaines de passées...aujourd’hui

Nous sommes à Suara Air Villa pour 5 nuits et 4 jours.  Notre guide Serinata parle un français que nous pouvons comprendre mais souvent, il ne semble pas comprendre ce que nous lui disons.  Il nous faut articuler énormément et répéter souvent.  Notre chauffeur est Santa comme Santa Claus (Père Noël). L’homme de service, Wagan Dona, s’occupe de la navette qui nous conduit sur demande à Ubud.  Nous sortons pour souper et faire nos petites « commissions ». Ce magnifique hôtel offre un service gratuit de navette n'importe quel moment de la journée. Avec préavis de seulement 10 minutes, nous pouvons nous faire déposer dans la ville et vous revenons de la même façon.

Nous soupons à un petit resto appelé « warung lokal ».  Le proprio est aussi le cuisinier et lorsqu’il vient me dire qu’il n’a pas de fish, je comprends qu’il n’a pas de « pénis »… Bon!

Un couple de Québécois rencontré un peu plus tôt, vient s’asseoir à notre table.  Il voyage « aventure » dans des « Cafés couettes ».  Gisèle et Maurice voyagent ensemble depuis 2011.  Ils partent 4 mois et décident en chemin, où ils iront, au jour le jour.  Ils sont dans cette région-ci depuis 3 semaines, car ils aiment beaucoup les gens, l’atmosphère et la bonne bouffe pour vraiment pas cher.  Il ne nous en a coûté moins de 10$ pour nous deux : poulet frit frais pour Pascal et moi une assiette de légumes, une petite bière et un Sprite.  Nous pigeons un peu dans l’assiette de l’autre afin d’équilibrer notre repas.

Pascal leur a laissé son adresse mitan.ca afin qu’ils puissent suivre notre voyage et prendre l’info pour leur prochaine destination en Indonésie.  Ils semblent vouloir se rendre à Sumatra et peut-être à Sulawesi.  Gisèle a pris quelques notes.  Étrangement, elle aussi a vécu ce que je vis, au niveau de ma gorge.  Elle, s’était d’avoir trop chanté.  Moi, sans doute de trop parler.  Elle ne parlait plus du tout.  Elle a été en orthophonie pendant 3 mois et tout s’est replacé.  Il fallait faire des exercices vocaux pour raffermir certains muscles de la gorge ainsi que ses cordes vocales. Ils sont vraiment intéressants.

Coq à l’âne

  • Pascal remarque l’absence de besak à Bali.
  • Avant-hier, à l’aéroport, une dizaine de papis sportifs Australiens équipés de leur planche à surf échangeaient des blagues au sujet de leur performance future. Beaucoup d’Australiens viennent au sud de Bali uniquement pour surfer sur les vagues de l’Océan Indien.  Il faut ajouter que Bali est bien renommée pour ceux qui aiment faire la fête, et comme dit la chanson, le soleil et la mer…
  • Le tourisme est la principale source de revenu de l’Île de Bali suivie de prêt par l’agriculture.

J’ai bien peur, en lisant le blogue de Pascal, qu’il verra plus de déesses en pierre que vivantes. L’avantage sera qu’elles seront nues, alors il pourra s’en mettre plein la vue ce pauvre pépé chéri.

Notre départ pour la journée a été un peu retardé car nous avons rencontré le responsable d’obtenir l’extension pour nos visas. J’espère que nos photos certifiées au Québec empêcheront de nous rendre à Denpasar pour d’autre photos. À suivre.  En attendant son arrivée qui fut retardée par la circulation, Serinata enseigne à Pascal comment se compose la grammaire indonésienne.  Il vous en parlera sans doute.  Ensuite, Pascal me l’explique.  Elle n’est vraiment pas compliquée comparé au français.

Notre départ de l’hôtel se fait donc à 09h30 au lieu de 08h30.  Nous sommes en vacances après tout.  Nous arrêtons à Tegallalang où Serinata nous explique les rizières étagées où d’autres groupes courent pour prendre des photos : beaucoup de chinois, coréens, indonésiens des autres îles, des russes et des hongrois et quelques québécois ! Le riz balinais possède un grain plus long ce qui donne que deux récoltes par année, comparé à d’autres riz produisent trois récoltes.

La route nous fait passer par d’autres merveilleux champs de rizières en terrasses avant d’arriver à Sebatu où nous visitons le Temple de la source sacrée, lieu de purification pour les Balinais. Je passe toute l’histoire reçue pour résumer que ce temple est divisé en trois parties : la salle de réunion ou de badmington (oui, oui), la cloche et les endroits de prières ou de méditations où les touristes sont interdits, s’ils ne sont pas là pour prier. Le temple est construit selon les points cardinaux, les couleurs et les dieux et déesses hindoues.

Nous continuons visiter un genre de jardin d’éden, le Cantik, où sont concentrées les différentes cultures du pays balinais, où poussent le café Arabica, la cacao, la citronnelle, le tamarillo (petite tomate verte), le gingembre sauvage, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, cajeput, le manioc, le salak, le ginseng (oui messieurs), la vanille, et la fameuse civette.

Le Kopi Luwak est un café de luxe, à base d’excréments d'animal, le plus cher au monde.  Ses grains sont passés par le système digestif d’un petit animal originaire d’indonésie, la civette asiatique. Voici un lien ci-dessous qui vous permettra d’aller lire un peu plus sur ce sujet.

Nous dégustons 11 thés et cafés et cacao dont le fameux Kopi Luwak à 5$ la tasse.  Nous avons bien aimé.  C’est un café très fort mais doux en même temps dans le sens, sans amertume. Nous avons acheté le thé au gingembre et l’autre à la citronnelle.  Nous avons jasé avec un suédois marié à une coréenne.  Super sympathiques tous les deux avec Ted qui ne voulait rien savoir de manger.

Notre chauffeur fut vérifié deux fois par la police pour s’assurer qu’il a bien un permis et qu’il est accrédité comme chauffeur pour touristes.

En route, nous arrêtons avant d’arriver à Kintamani, village de montagne à 1 400 mètres d’altitudes au-dessus du niveau de la mer.  D’ici, nous pouvons apprécier la spectaculaire vue du volcan Batur (1 717 m) encore en activité, et du lac Batur.  Serinata prend quelques photos de nous deux.  Hyper gentil notre guide.  Le sommet du volcan symbolise la montagne sacrée,  l’harmonie et la prospérité.  La purification commence par l’eau de la montagne qui descend et nettoie tout sur son passage.  La dualité qui devient la complémentarité est très présente dans la croyance hindoue et bouddhiste, car les deux subsistent, côte à côte, ici aussi.

Lorsque Serinata dit : « l’essence », je suis un peu perdue, car dans la phrase, ça n’a pas de sens.  Il disait en faite : les singes.

Ensuite, nous visitons Besakih, le temple le plus important de Bali, bâti sur le flanc du Mont Agung (3 142 m), la montagne la plus haute de l’île.

Les offrandes font parties du quotidien balinais.  On peut remarquer sur les trottoirs,

Ces petits paniers en feuille de palmier qui contiennent toutes sortes de choses : des grains de riz, des biscuits, des cigarettes, souvent des fleurs, de l’encens… C’est même un exercice que d’éviter de les piétiner car ils imposent le respect.

Le volcan: mystique, majestueux, vital.

En visitant l’île de Bali, on ne peut manquer d’être impressionné par l’immensité du volcan Agung qui culmine à 3 142 mètres d’altitude. On est aussi frappé par l’intensité de l’attachement qu’ont les balinais pour leur montagne, qui évoquent son énergie, son esprit, ses vertus apaisantes et y effectuent des pèlerinages fréquemment, comme le mentionne si bien Nadia Fournier effectuant un voyage en Espagne.

Ils ont raison, car sans les volcans, l’Indonésie aurait une allure bien différente. Le volcan, avec son auguste stature, donne naissance à une foule de formations météorologiques, dont certaines incidences capitales pour la survie de l’agriculture sur les différentes îles. Les vents soufflent formant des nuages chargés de vapeur d’eau.  Lorsqu’ils se heurtent à la crête du volcan, les vapeurs se refroidissent, se condensent et se précipitent, le plus souvent sous forme de pluie, d’où les ondées journalières vécues à Sulawesi.  Nous bénissions les dieux de cette pluie qui apportait une fraîcheur à la nuit.

Dîner à Mahagiri où le panorama est à couper le souffle.  Le buffet satisfait mon estomac affamé car nous avons déjeuner à 07h00 ce matin et il est déjà 14h15.  Une jeune hongroise, Greta, s’adresse à nous en français. En partant, j’échappe ma caméra sur la céramique. Elle ne fonctionne plus! La tablette Samsung IV va prendre la relève pour la prochaine journée de visites à Bali, dans deux jours. en route vers Jimbaran.

Ensuite, destination à Klungkung, ancienne capitale (1740 – 1908) où nous visitons le Palais de justice (kertagosa) et la pavillon flottant (Bale Kambang).  Maurice nous salue et il va chercher Gisèle qui arrive avec un sourire magnifique.  Nous échangeons un peu avant de continuer, car nous sommes en retard sur notre itinéraire.  On se salue et nous espérons les rencontrer à nouveau.

Ce Palais Kertha Gosa (Taman Kertha Gosa) est un vestige précolonial de Bali. Ce vaste palais carré, probablement inspiré d'un mandala, comprenait des cours, des jardins, des pavillons et des douves. La majeure partie du palais et des dépendances fut détruite lors de l'attaque néerlandaise le 28 avril 1908.

Deux bâtiments importants sont conservés : la salle de justice, pavillon ouvert, qui faisait office de cour suprême du royaume de Klungkung, et le pavillon flottant que nous venons de visiter.

Nous terminons par la visite de Goa Gaiah (la grotte des éléphants) dont le temple à l’intérieur est un des plus visités et vénérés de Bali.  C’est un temple construit au XIe siècle, il a d'abord été consacré au culte bouddhiste avant d'être transformé en sanctuaire hindouiste. Ce dernier fut détruit lors du dernier tremblement de terre.

Wikipédia dit : « La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d'un monstre sert d'entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D'un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l'autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d'où sort l'eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle. Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365. Patrimoine de l’UNESCO depuis 1995.

Voilà ce qui termine notre journée sous un soleil d’une trentaine de degrés centigrades.  Il fait chaud !

En arrivant à la « maison », vite nous sautons dans la piscine afin de nous rafraîchir un peu.  Souper de fruits : mangoustan, salak, kiwi jaune sucré (rien à voir avec ceux que nous connaissons au Québec), rambutan, clémentines et quelques noix de macadam que j’aime, tout comme mes filles les aiment aussi.

Je tombe de sommeil ! xxx