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jour31_hong kong-shanghai3 mars 2013

Après le petit déj. à notre hôtel, nous prenons un taxi pour nous rendre à l'aéroport. Le jeune homme nous informe que c'est moins cher que le shuttle, vue que notre hôtel est le quartier jouxtant Lantau.

Il faut donner à l'aéroport de Hong Kong le grade supérieur au niveau de la beauté. Malgré le retard d'une heure de notre départ, nous admirons cette décoration épurée mais combien belle.

Comme dans presque tous les vols, j'ai changé de siège, malgré le fait que nous sommes assis dans la 5e rangée sur une cinquantaine. Je préfère l'allée ou le hublot. Lorsque je suis entre deux,  je change. Si les sièges sont seulement de deux, alors je reste. Nous avons quitté à 13h00 pour atterrir à 15h00 à l'aéroport gigantesque de Shanghai.

Notre guide pour les trois jours: un beau grand jeune homme au prénom de Christian. Beau modèle chinois, mesdames.  Vous verrez sur les photos que je suis toujours censé apprendre! Bon!

Notre chambre est charmante.  Je lui trouve une petite touche européenne, en plus d'être cozy.  Je me suis belle pour aller souper, seule!  J'avoue que j'aimerais bien être en compagnie, mais Pascal, lorsque ce n'est pas inclus, ne vient pas.  Il n'a pas faim.  Alors, ce soir, je prends ce repas en écrivant ma journée débutée à Shanghai.

Le centre-ville mesure 20 km x 20 km = 400 km carré!   Ce n'est pas une faute de frappe.

Lorsque je me suis intéressée à la Chine, je pensais visiter Pékin, la place Tianan men, la Cité Interdite et la Grande Muraille de Chine, mais aussi, Xian et l'armée des 6 000 soldats en terre cuite de l'empereur. Par la suite, j'ai lu sur Suzhou, la Venise de l'Orient et finalement, le journaliste Lépine nous a parlé de Shanghai lors de l'un de ses récents reportages. Et je suis ici, en Chine. Même seule au resto, je suis heureuse ce soir  de célébrer cette rencontre avec Shanghai.

Nous apprivoisons la Chine avec l'aide de l'agence de voyages Circuit Oriental qui a monté un circuit vraiment intéressant. Je ne crois pas connaitre ce pays en un seul voyage, mais je pourrai admirer ce que j'ai vu à la télé, avec mes yeux et mon ressenti, parmi le peuple chinois.

La politique est un gros point d'interrogation pour le touriste étranger qui arrive en Chine pour la première fois. L'essor économique fulgurant du pays et l'étalage de richesse des grandes villes nous donnent l'impression que le communisme a disparu. Le rêve de tous les jeunes Chinois se résume en trois points selon nos guides : un logement, une auto et un enfant. Mais si l'économie est passée au capitalisme, la politique demeure celle du Parti communiste. Pascal s'est essayé une autre fois hier, même résultat partout. Bouche cousue avec un sourire poli!

Et là encore, il est futile d'espérer engager une conversation sérieuse avec le guide, même s'il parle couramment le français et qu'il semble tout aussi ouvert sur le XXIe siècle que le sont nos enfants. Indépendamment de leurs opinions sur le régime, les jeunes Chinois que nous avons côtoyés sont fiers des progrès de leur pays. On peut toujours essayer, mais la discussion se terminera là.

À la vitesse de l'éclair! Christian nous dit qu'il  faut compter sept minutes pour franchir les 30 kilomètres qui séparent Shanghai de l'aéroport. Le train rapide atteint 431 km/h! Rien de moins. Dans chaque wagon, un tableau numérique indique la vitesse. Dès qu'on atteint la pointe de 431 km/h, le train commence à ralentir : c'est qu'on arrive à l'aéroport...

On aura beau dire ce qu'on veut de la Chine, ce pays est en train de nous faire la leçon à bien des égards. Les villes sont surpeuplées et polluées, mais la conscience environnementale est parfois supérieure à la nôtre. Les vélos et les scooters électriques sont légion dans plusieurs grandes villes qui interdisent les moteurs à essence pour ces véhicules. Les automobilistes de Pékin doivent se passer de leur véhicule un jour par semaine. La ville de Shanghai offrira dès l'an prochain une subvention de 20 % aux conducteurs qui achètent un véhicule dont la consommation d'essence est 15 % moins élevée que celle des véhicules conventionnels. Douze autres villes auront des programmes de même nature. D'ailleurs, Shanghai se lancera sous peu dans la production de masse de véhicules énergétiques. Avis aux intérêts québécois et canadiens qui ont les mêmes projets : il faudra bouger rapidement, parce que les Chinois, eux, n'ont pas le temps d'attendre!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 31 sur le blogue de Pascal.