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2 février 2015 - Lundi - Toraja, Sulawesi - Hôtel Toraja Misiliana

De notre chambre, les tours des mosquées se mélangent aux tours des grues qui invitent Makassar à se développer en modernité. Ici, les bémos sont bleus et ils semblent vouloir s’harmoniser avec la mer tout à côté.

Ce matin, je vais essayer le bubur manado, car j’ai promis au serveur qui m’offrait de l’essayer hier matin, d’y goûter, comme il dit si bien : « May be tomorrow ».  Je m’aventure donc vers l’expérience du bubur manado.  Il fait bouillir de l’eau et à ébullition, il ajoute du riz déjà cuit et une autre préparation de maïs, en bouillie aussi.  Il brasse bien afin d’enlever les grumeaux et ajoute des feuilles genre épinard, d’autres feuilles sur tige un peu comme le boy choy mais en plus chétif et enfin deux assaisonnements.  Surprise! Une fois assise, je sens le mets.  Ce qui a été rajouté comme assaisonnements : du poisson effiloché et du piment rouge hyper fort (antiseptique naturel, je vous le jure).  Bon!  Je mange tout autour et mets de côté les deux horreurs.  Je soupçonne la présence de noix de coco dans le lequel le riz aurait cuit.  C’est délicieux et délicat!

Nous partons ce matin pour rencontrer les fameux Torajas, une des trois tribus débarquées en Indonésie.  Nous aurons environ 8h00 de route.  On est parti!

Il a plu une bonne partie de la nuit et ce matin, ça continue.  Nous serons en voiture la grande partie de la journée! Alors! Risal nous fait passer par le port où sont accostés une panoplie de bateaux dont plusieurs en bois « luper »  fabriqués ici, à Sulewasi.  Le bois teck sert pour l’intérieur seulement.

Situé au nord de Makassar, le port Paotere est le port de pêche traditionnel de la ville, avec ses grands voiliers Bugis (appelés Phinisi) de toutes les tailles et toutes les couleurs amarrés de toutes parts. Bien qu’étant pour la plupart motorisés, les pêcheurs utilisent quand même toujours les voiles des bateaux pour naviguer.

La vie quotidienne débute tôt à Makassar.  Il est à peine 08h00, et le quartier du port de mer est déjà bien avancé dans ses habitudes : la soupe fume sous la pluie, les becaks attendent le soleil pour circuler, les motos, comme toujours, se faufilent entre les voitures et les camions faisant fi des lois les plus élémentaires de courtoisie : à chacun pour soi!  Mais, pas besoin de feux de circulation.  Chacun semble savoir jusqu’où la courtoisie peut aller.  Je pense que la grosseur du véhicule détermine la préséance dans la circulation.

Le « becak », ce moyen de locomotion si emblématique

Le « becak » est un cyclo-pousse à 3 roues qui est très utilisé pour les petits trajets en ville. Le conducteur est placé à l’arrière et les passagers devant lui, leur laissant le champ libre pour admirer le paysage. Ils arborent des couleurs vives et sont équipés de klaxons si chers aux Indonésiens !  Il faut négocier le prix avant de monter à bord. Parfois il est équipé d'une moto plutôt que d'un vélo: beaucoup moins fatiguant.

Nous arrêtons une demi-heure au garage Dunlop car Rashni a une crevaison qui demande à être réparée.  Il a été brisé à l’hôtel hier.  Ils ont trouvé deux grands clous responsables de la déception de mon beau Rashni.  Les filles, tout comme moi, vous allez penser, en le voyant au beau chanteur français, Daniel Guichard qui chante si bien « La tendresse ».  Aujourd’hui, ce tube a été remplacé par « Mon vieux » écrit en l’honneur de son père.  Bon!

 

Sulawesi anciennement (Célèbes) se déploie comme une orchidée. Il suffit de regarder sa forme pour comprendre qu'ici, entre criques et montagnes, la mer est partout. Elle regorge de merveilles naturelles.

Les nuages accrochés aux montagnes descendent pour étendre leur brume sur les rizières.  De toute beauté!  Il ne pleut presque plus déjà, après seulement une heure de route.

L'ensemble est très montagneux, avec des massifs qui culminent à plus de 3500 mètres et des hauts plateaux perchés à plus de 500 mètres, mais seul les extrémités nord-est et sud-ouest sont volcaniques. C'est le pays des pirates Bugis et Makassars, qui jadis surveillaient la route des épices entre Sulawesi et les îles Moluques.

 

Vers 11h20, Richard nous arrête pour nous montrer les étales de poissons séchés et salés. Plusieurs sortes dont j’espère vous parlera, car je n’ai capté que quelques noms : carpe, un genre barracuda, pis!!!

Les cultures spécifiques des différents groupes ethniques de Sulawesi sont toutes intéressantes mais ce sont tout particulièrement les Torajas de Sulawesi qui attisent notre curiosité. Elles se caractérisent par de fastueuses cérémonies funéraires et également par une architecture traditionnelle (le tongkonan, maison sur pilotis) d'une grande beauté. Nous en prenons en photos tout le long de la route et du voyage qui dure toute la journée.

 

Bien protégé au-delà des hautes montagnes et falaises de granit escarpées des hautes terres centrales de l’île, les Torajas y vivent dans les vallées qui sont luxuriante avec des rizières en terrasses vertes et les plantations de café fertiles.  Les autres agriculteurs de la région vivent de légumes et fruits vendus dans des kiosques comme ma famille le faisait en vendant des bleuets et des fraises.

La route de Makassar à Toraja longe la côte pour environ 130 km, puis frappe les montagnes. Après l’entrée de Tana Toraja dans le village de Mebali on découvre un paysage majestueux de géants, granites gris et pierres bleu et des montagnes qui forment un contraste saisissant avec le vert vif des paysages fertiles, pluviales terrasses et le l’oranger du sol tropical. C’est Tana Toraja, une des zones les plus splendides en Indonésie. Nous roulerons environ 308 km en 8h00.  Ça vous donne une idée de l’état de la route et ses serpentins!

 

Plus on se déplace vers les hauts plateaux, plus je suis impressionnée par la beauté spectaculaire de la nature et de la manière que vivent ces communautés isolées dans une structure familiale et sociale d’entraide.

Ici, la noblesse de Toraja est considérée comme les descendants des êtres célestes qui étaient descendus par un escalier céleste pour vivre ici sur terre dans ce beau paysage.

Nous arrêtons dîner à Pare Pare au resto hôtel Bukit Kenari où il semble y avoir des concours de karaoke.  Je demande s’il est possible d’ouvrir une fenêtre afin d’avoir un peu d’air.  Un employé vient « enlever » la fenêtre au complet.  Une brise entre en trompe et nous rafraîchit d’un seul coup.  Nous sommes au bord de la mer de Makassar. Comme dirait ma belle Valérie : « Que c’est beau! ».

 

C’est la journée des expériences nouvelles en cuisine.  J’opte pour le gado gado recommandé par notre Ana de l’agence Takah Tika.  Je vais lui répondre que c’est fait.  Ce sont des légumes, qu’une fois cuits, sont versés dans une sauce aux arachides en morceaux.  Vraiment délicieux! C’est accompagné d’un œuf à la coque.

Nous passons, Enrekang, Makale dans les Highlands Toraja qui sont des villes entourées par des falaises rocheuses volcaniques étonnantes. Photos, photos, photos! Quelles beautés exotiques et sauvages en même temps.

 

Richard nous arrête pour acheter des fruits : salak (litchi échevelé) 1kg pour 1$, des clémentines pas tellement sucrées mais très juteuses 0,50$ pour 10, des fruits serpents 1 kg pour 0,50$.  Ben oui!  Je laisse un pourboire à la dame qui sourie de surprise.  Elle est belle l’agricultrice. Nous voyons des pamplemousses gros comme des citrouilles moyennes.  Vraiment!

Notre appartement, pour les 5 nuits ici, est quand même assez grand équipé d’une armoire comme j’aimerais que mon frère Laval me construise.  Je promets de m’en occuper à mon retour.  J’ai défait ma valise pour la première fois en 15 jours.  Demain, je fais laver notre linge, vu qu’il va faire beau, car on est arrivé! Je place mes vêtements et mes affaires afin de les rafraîchir durant ces jours sur place.

 

Pour une journée sur la route, j’en avais à raconter! Ce voyage est fascinant de part ses différences.  Chaque région nous offre des spécificités particulières : Sumatra, les ourangs-outans et les Bataks entre autre, l’Île de Samosir pour sa présence au cœur du lac Toba, Java pour ses temples, Sulawesi pour les Torajas et leurs cultures si particulières.

Je me rends au lobby pour envoyer mon message et me coucher.  Je suis crevée par toute cette route qui a fait subir à mes fesses une demande de repos allongé.

Selamat tidur! Xxx

 



















28 janvier 2015 – mercredi - Vol - Samosir - Medan (Sumatra) - Hôtel Plaza Jogjakarta

Aujourd’hui nous changeons d’Îles. Levé tôt pour monter sur un bateau de passagers qui nous ramène sur l’autre rive afin que nous puissions prendre notre vol vers Jakarta – jogyakarta ou nous dormirons trois nuits au Yogyakarta Hôtel.

Ce levé de soleil est témoin de notre passage devant les différents hôtels qui se sont construits depuis le début du tourisme en 1970 où, à chaque arrêt, des locaux montent pour aller prendre leur travail. Les noms se succèdent avec leur histoire riche en relations amoureuses entre le ou la propriétaire et son mariage avec un étranger(e). Tabo, indonésien marié à une Allemande, Carolina, indonésien marié Hollandaise, Silintong fut le premier hôtel à ouvrir ses portes au tourisme sur l’Île de Samosir.

Deux femmes mettent leurs nouvelles à jour accompagnées du clapotis de l’eau. Le soleil salue les montagnes de ses rayons ce qui forme une brume rêveuse d’où monte une prière de gratitude envers toutes les personnes que j’aime.

La rencontre des rayons de soleil avec la surface de l’eau forme une brume qui se transforme en réalité pour l’âme qui la contemple et l’élever en moment d’éternité. Cette communion de paix, de sérénité et de beauté m’émeut beaucoup!

Effendy nous parle de son pays avec amour et connaissances. Sa tribu, les Bataks, sont de très bons musiciens. C’est la raison pour laquelle nous pouvons les entendre dans les hôtels de luxe.

Du coq-à-l’âne

Le Tabo Cottages que nous quittons ce matin prône l’écologie de plusieurs manières, en l’appliquant eux-mêmes, dont remplir nous-mêmes nos bouteilles d’eau, plutôt que d’en déposer deux, chaque matin dans les chambres. Le rebut de nourriture est gardé pour le compost de leur jardin. Chapeau! Car beaucoup d’endroits ressemblent à notre mode de vie des années ’50 : de mini dépotoirs un peu partout.

Ce matin, en inversant notre itinéraire d’arrivée et de départ, nous économisons du temps afin de bien s’assurer de prendre notre vol, car le trafic est dense dans les grandes villes que nous traversons. Ce fut une excellente idée que de faire charger nos valises directement dans le véhicule et de ne garder que la petite valise pour voyager jusqu’à l’aéroport. Effendy est un guide d’expérience efficace et attentif.

À Sienta, notre arrêt « technique » matinal se fait à un magasin tenu par des chinois. On peut y trouver une variété de friandises incroyable. Tout en longueur, la dame ouvre des sachets de barres au sésame, aux arachides et noix, à la noix de coco, comme le ferait un expert sommelier avec son vin. J’achète deux sortes que Pascal et moi préférons et un petit sac de pistaches que nous avait fait découvrir Vicky durant son adolescence à Saint-Félicien. Valérie en régalait tellement, qu’il fallait souvent en acheter à l’épicerie du vendredi.

Les principales causes de décès sont les crises cardiaques et le diabète.

Avec ma paire de Croc suggérée par Valérie et Pascal avec la sienne en matériel aéré comme ceux de Frédéric, nous n’avons besoin d’aucune autre paire de chaussures. Ces chaussures vont dans l’eau, sont aérées, se lavent sans abîmer la couleur, en plus d’être très belles. Mon édition spéciale Valérie fait fureur chez les filles et les femmes indonésiennes.

En regardant vivre les gens d’ici, je constate que la réalité dépasse largement les rêves lors de la préparation de ce voyage. Les odeurs s’y ajoutent, les couleurs dansent sur les hanches des femmes, la moustache des hommes se soulèvent lorsqu’ils se mettent à rire en gang, les enfants marchent pour se rendre et revenir de l’école dans des costumes identiques ce qui égaient la route poussiéreuse. L’air de la montagne que nous quittons est plus froid et sec que celui vers lequel nous nous dirigeons qui sera plus chaud et plus humide. En plus, l’aéroport de Medan se trouve au bord de la mer.

Sultan et sultanat de l’île de Java
Le sultanat de Yogyakarta est un État princier d’Indonésie situé dans le centre de l’île de Java. Son territoire constitue l’essentiel de celui du territoire spécial de Yogyakarta. L’actuel souverain est le sultan Hamengku Buwono X.

Effendy nous raconte que le sultanat existe toujours grâce au père du sultan actuel, lorsque ce dernier a reconquis l’indépendance de son pays lors de la décolonisation où les Hollandais ont cédé leur colonie.

Souvent, il conduit lui-même sa Jeep 4×4 et paie lui-même ses achats. Parfois, il n’est pas reconnu par ses « sujets », d’où vieount une part du respect que lui voue les javanais. Je reviendrai pour l’histoire de la révolution avec les noms de Sukarno et reine Juliana. Un jour, le sultan reçoit une contravention. Le policier ne le reconnaît pas ni même lorsqu’il présente son permis de conduire. Il accepte la contravention sans dire un mot. Lorsque le supérieur du policier voit la contravention, il congédie le policier pour cet affront au sultan. Mais non! Celui-ci est très fier que les employés accomplissent leur travail avec justice et égalité. Le policier fut rembauché.

Maintenant, l’alcool de palme provient du fruit d’un palmier sucrier (palmier à  sucre) qui une fois éclaté est coupé pour y cueillir le sirop. Ce qui donne un alcool par évaporation d’environ 4% nommé touak. Selon Efendy, cet alcool est bien meilleur acheté directement chez celui qui le produit que celui vendu en magasin dans lequel peut s’ajouter d’autres produits pouvant être nocifs. Nous pouvons apercevoir cet alcool sur les tablettes des « stands » extérieurs qui longent notre route. Il est embouteillé dans des bouteilles transparentes et sa couleur est celle de l’eau. C’est une boisson acide et acre facile à produire car la sève de palme fermente très vite et peu coûteuse. On peut obtenir un alcool de palme avec un taux d’alcool plus élevé obtenu en faisant distiller la sève.

Après une journée de travail, les hommes se rencontrent pour un petit verre (???) entre eux avant de rentrer à la maison où la femme aura préparé le repas pour la famille. Comme dans le bon vieux temps, mesdames!

À tout moment, au Tapo, j’entendais les gens chanter en travaillant. C’est que les Bataks sont des artistes et que le chant fait partie des traditions ancestrales pour la paix de l’âme et le plaisir du cœur. À la maison, les enfants apprennent le chant enseigné par les parents et la communauté en les intégrant des chorales. Le trio de voix est aussi très populaire.

L’arbre hévéa pousse en Indonésie et est beaucoup plus bénéfique pour la terre que le palmier qui produit l’huile de palme. Voici une adresse qui vous en dira un peu plus sur l'hévéa.

J’apprends que Charles Goodyear qui est principalement connu par la marque de pneu Goodyear était un chimiste et inventeur de la « vulcanisation » qui est la base de nombreuses applications industrielles du caoutchouc! Vive mes Crocs! Goodyear a été vendu à Bristol.

Planning familial indonésien

Une jeune femme indonésienne, déjà mère de plusieurs enfants, se rend chez son médecin pour lui demander comment faire pour ne plus avoir de bébé. Le médecin lui enseigne comment installer un condom sur le pénis de son mari, en utilisant son pouce afin qu’elle comprenne bien. Oui docteur, je comprends très bien.

Quelques mois plus tard, elle revient voir son médecin! Elle est encore enceinte. Le médecin de lui demander comment il se fait. Elle lui montre, avec détails, ce qu’elle a fait. Elle ne comprend pas. Elle a pourtant bien installé le condom sur le pouce de son mari! 

Elle accouche du bébé. Elle revient enceinte à nouveau. « Mais voyons madame, que se passe-t-il? La dame de répondre : « Mon mari a coupé le condom, car il était trop long »!

Après l’accouchement, le médecin décide de lui donner la pilule à prendre. Son mari ne veut pas qu’elle prenne la pilule. Il veut encore des enfants. Il jette donc la pilule au cochon blanc. Vous devinez ce qui est arrivé : plus de cochon blanc sur la ferme! Mais la femme est toujours enceinte, à chaque année!

Tangahan est la nouvelle destination de Sumatra. On ne peut s’y rendre qu’en hélicoptère ou en 4×4. Cette adresse internet vous permettra de comprendre toute la partie écologique existentielle de cet endroit.

Voyager avec seulement un guide et un chauffeur, nous offre l’opportunité de gérer notre voyage à tous les jours. Nous sommes des lève-tôt, alors nous préférons être actifs en matinée et se reposer en fin d’après-midi. Nous aimons manger avec les locaux dans des petits bouibouis pour dîner et souper à notre hôtel de luxe. Nous n’avons aucun temps d’attente en plus d’avoir toute l’information la veille avant de visiter. L’orchestration de l’itinéraire est seulement en fonction de nos goûts et notre confort. Nous sommes beaucoup moins fatigué que notre voyage en Chine, car j’ai intercalé des journées de repos entre chaque vol. Ana de Tanah Kita Tours a fait un excellent travail avec une compréhension totale et même supérieure à mes demandes et attentes. Chapeau Ana!

Effendy nous explique comment est préparé le lemang qui est un riant gluant mélangé avec du lait de coco et cuit dans un bambou pour le faire rôtir. Souvent, on ajoute des épices sur le riz. On le retrouve le long de la route et aux marchés locaux. Parfois dans des restos locaux aussi.

Et leur fameux ragoût : rendant. C’est ce ragoût épicé et mijoté pendant des heures, que les gens emportent lorsqu’ils font le voyage à la Mecque dû à sa longue conservation.

La richesse du vocabulaire touchant au riz montre l’importance de cette céréale dans la culture indonésienne :
• Padi est le riz sur pied, dans les rizières;
• Gabah est le riz moissonné;
• Beras est le riz en grain;
• Nasi est le riz cuit.

Cuit, le riz peut prendre d’autres formes :
• Bubur quand il devient de la bouillie
• Ketan quand il est gluant
• Lontong quand il est riz cuit à la vapeur dans des feuilles de bananier
• Tape ou tapai quand il est fermenté (et légèrement alcoolisé).

Fascinante Indonésie!

Lorsque nous traversons Tebing Tinggi, Effendy nous apprend que c’est la première ville d’Indonésie à élire, pour une période de cinq an, (mère – maire) une mairesse musulmane. Je vérifie si son mari était ministre ou autre. Non, non, par elle-même.

Ce matin nous avons quitté la région chrétienne Batak pour entrer dans celle musulmane des Javanais et Malais. Nous pouvons voir la différence par la présence des nombreuses mosquées qui nous saluent au passage. Plus aucune église en vue.

À l’aéroport, je vois un Starbuck où nous dégustons notre latte. Je peux noter l’insolence de la jeunesse face à l’indécence de la vieillesse lorsque les uns et les autres se côtoient. Même si je trouve que vieillir est un privilège, parfois, lorsque je vois de vieilles gens tout courbés, en chaises roulantes, c’est là que je trouve que vieillir est indécent pour le corps et l’esprit, mais je me console en me disant que c’est pour faire grandir l’âme.

Après une douche bien appréciée, le petit verre de bienvenue, le premier en pays Indonésien, je vais me glisser dans mon douillet lit individuel. C’est ce que Pascal a demandé pour les trois prochains jours. J’apprécie, car ainsi, même si l’un se lève durant la nuit, l’autre continue à dormir. Bonne idée mon homme!

jour04_damoen_kanchanaburi5 février 2013

Bon matin à vous qui me lisez:

En premier: bonne fête a mon amie Jean-Guy Villeneuve ainsi qu'a notre autre amie Guylaine Trottier qui entre dans la dizaine des 5: amuses-toi bien ma bonne amie.

Je pourrais réécrire la chanson "Il est 07h00, Paris s'éveille" pour "Il est 04h00, Raymonde et Pascal se réveillent". Un coq enrhumé fait ses vocalises a qui mieux, mieux! Ou il souffre d'Alzheimer en chantant sur le même ton ou il manque d'originalité. Je souris en l'écoutant car un effluve de "frangipane" flotte jusqu'a mes narines. Un petit moment d'éternité pour débuter ma journée.

Hier, nous avons parcouru un 2h30 de route et aujourd'hui nous reviendrons vers Bangkok, soit a environ 75 km de cette ville pour admirer et surtout imaginer ce que fut cette région historique d'Ayutthaya. Nous quittons vers 08h00 pour débuter cette nouvelle journée de connaissances, de rires et de découvertes. Je viens de terminer mon premier déjeuner thaï: bol de riz chaud liquide au porc. Je mange quand même une rôtie avec mon bol. Les hommes choisissent de manger des œufs.

Des chevaux

Premier arrêt surprise: nous venons à peine de quitter la route du Resort que nous arrêtons visiter un centre d'équitation. Des enfants autismes viennent aussi pratiquer l'équitation. On dit que la présence des chevaux leur fait du bien. Le jeune homme qui parle avec notre guide semble manquer de sommeil. Cette beauté chevaline m'effraie toujours un peu: ils sont si grands et si forts. Un des chevaux veut venir vers nous. Nous prenons la photo rapidement et oups! Nous sommes montés dans la mini-vanne.

Pont de la rivière Kwaï

Nous débutons notre tournée par la visite du fameux pont sur la rivière Kwaï. Pascal réalise un de ses rêves. Il peut enfin passer au rêve suivant. Je le laisse vous en parler. J'ai aimé aussi notre tour de bateau pour nous rendre à un des premiers cimetières où sont enterrés d'autres hommes, ici Hollandais, suite au confit que j'ai expliqué hier impliquait les Japonais.

Cette randonnée en bateau nous rafraîchis car il fait déjà un bon 32°C et il n'est que 09h30. J'admire les berges où une panoplie de terrasses sur l'eau flottent en attendant les gens qui les louent pour fêter. Je réalise que les thaïs savent drôlement s'amuser, car ces terrasses flottantes se comptent par centaines.

Après s'être rafraîchis, nous continuons notre journée. Panada et Poom sont très attentifs à nos besoins. Bonnes bouteilles froides et serviettes humides circulent journalièrement. Nous apprécions beaucoup! En plus, elle nous fait goûter trois bâtonnets qui ressemblent à des bâtonnets d'encens. C'est drôlement délicieux!

Transformation du riz

Une deuxième surprise: arrêt a une coopérative artisanale de la transformation du riz gérée par une famille échelonnée sur trois générations. Nous traversons d'abord des rizières, des champs de cannes à sucre, et quelques cultures de poissons. Arrivés a la Coop, une vieille dame nous renseigne ou aller pour visiter cette manufacture. Elle vend leurs produits. J'achète un sac de germes de riz de jasmin moulus. Notre guide m'informe que c'est pour bon l'estomac et éviter l'Alzheimer. Elle connaît bien les effets de la nourriture sur le corps. Elle est un bon exemple d'une personne qui pratique ce qu'elle enseigne. Je peux l'utiliser aussi comme tisane ou dans des sauces.

Je trouve les gens très beaux: autant les femmes que les hommes. Durant le trajet Gilles et Pascal échangent sur ce que fut leur vie de travail. Deux passionnés qui se rencontrent, c'est beau de les entendre.

Vers midi, nous traversons Suphan Beri et nous sommes à 169 km de Bangkok. Nous arrêtons dîner dans un petit resto tenu par trois sœurs: 62, 64 et 69 ans. Elles sont belles comme des cœurs et elles nous cuisinent plusieurs mets à base de crevettes. L'une a un beau-fils allemand; l'autre a un gendre suédois et la dernière a travaillé plusieurs années en Nouvelle-Zélande comme chef-cuisinière. Elle est revenue car elle souffrait du froid. Elle a mal aux os! Nous avons la chance de manger sa bonne bouffe.

jour05_ayutthayaAyutthaya

La région ou nous venons d'arriver est celle d'Ayutthaya. Avec 2.557 km2, Ayutthaya est une province assez petite et sa proximité avec Bangkok la rend facilement accessible par la route, le chemin de fer ou les voies navigables.

Installée sur le fleuve Chao Phraya, le principal cours d'eau du pays, cette province est très importante du fait de son rôle de capitale siamoise pendant quatre siècles.

La ville d'Ayutthaya, située 76 km au nord de Bangkok, peut se vanter de posséder les ruines de nombreux et superbes monuments, vestiges de l'ancienne capitale que nous visitons cette après-midi.

Wat Mahathat

En face du côté est du Grand Palais, à proximité du pont Pa Than, le temple Wat Mahathat fut construit durant le règne du Roi Borom Rachathirat Ier. La cité historique d'Ayutthaya, désignée à l'époque sous le nom de Phra Nakhon Si Ayutthaya, fut la capitale des thaïlandais pendant 417 ans et reste aujourd'hui une des principales attractions touristiques du pays.

Pendant la période durant laquelle Ayutthaya était la capitale, 33 rois et plusieurs dynasties se succédèrent jusqu'à ce que la cité scintillante, saccagée par les birmans en 1767, tombe en ruine et soit abandonnée. L'étendue des ruines démontrent qu'Ayutthaya fut une des cités d'Asie du sud-est les plus prospères. L'actuelle ville a été déclaré Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1991.

Ayutthaya est la capitale de la province d'Ayutthaya en Thaïlande. Elle fut la deuxième capitale du royaume de Siam entre le XIVe et le XVIIIe siècle.

Cette cité florissante devint l'une des agglomérations les plus grandes et les plus cosmopolites du monde, ainsi qu'un centre mondial de la diplomatie et du commerce. Ayutthaya était construite sur une île entourée de trois fleuves la reliant à la mer, à un emplacement stratégique, au-dessus de la barre du golfe de Siam, qui la mettait à l'abri des attaques de navires de guerre étrangers. Cette position la protégeait également des inondations saisonnières.

Pillée par les armées birmanes du roi Bayinnaung en 1569, la ville fut détruite par celles du roi Hsinbyushin en 1767. La ville nouvelle fut reconstruite quelques kilomètres plus loin vers l'est mais jamais reconstruite au même endroit et ses ruines constituent aujourd'hui un vaste site archéologique.

Grand bouddha couché

Nous arrêtons au  Wat Lokayasutharam. Ce site comporte un grand bouddha couché, en briques revêtues de stuc, long de 50 m. Assez impressionnant surtout qu'il est en pleine nature. Le Wihan qui abritait la statue fut détruit durant la première prise d'Ayutthaya. Selon la légende locale, Khun Inthapramun, un agent des impôts, détourna certaines sommes pour permettre d'agrandir la statue a l'origine longue de 40 m. Délit pour lequel il fut fouetté à mort.

Il est 16h00 et nous rentrons à l'hôtel. Il est spacieux du même genre que le Princess. Vers 19h00 nous irons souper à quelques 100 m de l'hôtel.

Je voulais me rendre à la piscine, mais j'ai choisi de venir écrire ma journée.

Je pense souvent à chez-nous et à vous que j'aime.

À demain!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 5 sur le blogue de Pascal.