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Le 23 février 2015 – Lundi

Nous prenons le temps de nous réveiller, de jaser de notre voyage qui continue dans l’harmonie, des beautés et des odeurs qui nous entourent, des pêcheurs qui sont partis ce matin vers 04h00, de leur famille qui vit sur la plage, soit femme et enfants et parfois grands-parents.  De cet amour que nous avons à voyager pour découvrir ces autres facettes de la vie dans les différences.

Ce matin, je prends le temps d’harmoniser mon énergie avec celle musulmane.  Je réalise à quel point cette différence me fait peur.  Je fais un nettoyage dans tous mes chakras afin de remplacer cette peur par une acceptation de et dans la différence.  Ce voyage semble me conscientiser à ce niveau des différences.

Nous prenons notre petit déjeuner à la carte sans prix d’affiché.  La publicité disait : « Le matin, le petit déjeuner plus que copieux est servi à la carte! ».  Ça dépend ce que le client commande.  Au Québec, nous disons « œufs bénédictines » au lieu d’œufs benedicts.  Pascal et moi questionnons son origine.  Pascal dit que ça doit venir des hollandais, moi, ça se pourrait bien! Alors voici l’histoire de l’œuf Benedict.

Origine de l’œuf Bénédicte ou au Québec Œuf Bénédictine

L'origine de la recette des œufs Benedict est controversée. La plus vraisemblable est rapportée par le New-York Magazine en 1942.

«Le créateur de la recette serait Lemuel Benedict, un "broker" de Wall Street à la retraite et fortuné, qui prenait la plupart de ses repas dans les palaces de Big Apple. Un matin de 1892, pour se remettre de ses excès de la veille, il exigea du maître d'hôtel du Waldorf Astoria un petit-déjeuner bien consistant. Des toasts grillés et beurrés, des œufs pochés, du lard grillé et une touche de sauce hollandaise. Le maître d'hôtel, impressionné par la saveur de la recette, décida de l'adapter en remplaçant les toasts par un moelleux English muffin et le lard par du bacon grillé. C'est ainsi que la recette des œufs Benedict se retrouva à la carte du Waldorf aussi bien au petit-déjeuner qu'au déjeuner.»

Plusieurs variantes se sont maintenant glissées dans les menus des restaurants. On remplace le muffin anglais par du pain baguette grillé ou une petite gaufre, le jambon par des épinards, du saumon fumé, des asperges et bien d’autres suggestions. Bien sûr, l’œuf reste et restera un œuf et la sauce, quant à elle, ne varie pas beaucoup. Peut-être quelques ajouts, mais toujours une hollandaise comme point de départ.

Le service est efficace, attentionné et sans aucun sourire.  Le décor en bordure de l'océan ajoute du romantisme au repas.  Jay nous apporte une feuille expliquant que demain soir, mardi, il y aura un spectacle de danse (pas danse locale) exécuté par le propriétaire (ancien champion de danse) pendant le repas.  Il nous informe qu’une seule table est disponible.  En le remerciant, nous verrons si…

Sok, le vendeur de colliers, bracelets et boucles d'oreille en perle me fait signe.  Je le rejoins à la fin du repas et je lui achète quelques paires.  Elles sont très belles pour le prix.  Les deux nous faisons une bonne affaire.  Je crois que pour ici, j'ai payé un peu cher, mais pour moi, je fais déjà une bonne affaire.  Nous sommes deux gagnants!

Pascal regarde la carte des massages afin de choisir celui qui lui plaira de recevoir.  Un 10% de réduction est appliqué en tant que client de l’Hôtel Puri Mas.  Ce Puri Mas Spa se trouve dans l'annexe de l'hôtel (2 km, navette gratuite à la réception après réservation de la séance à la conciergerie) qu'il faut se rendre.  Sur le même site, nous accédons au "luxury spa", fort bien nommé: attente prés d'un bain à remous (froid mais régénérant), prise en charge par nos masseurs/masseuses (au choix) dans un pavillon, douche/jacuzzi dans la salle de bains "ouverte" attenante avant le massage proprement dit: une heure d'abandon, de relaxation, au bruit du vent qui agite les rideaux.

Avant de quitter, un verre nous est offert que nous sirotons au bord de la sublime piscine en attendant la navette à l'heure choisie! Tout cela au milieu d'un jardin luxuriant, avec un mini-zoo, des perroquets multicolores... Un vrai moment de relaxation/dépaysement.

Peut-être reviendrai-je me baigner dans la magnifique piscine à débordement ou encore m’installer sur un transat surplombant l'océan indien où je pourrai me baigner de temps en temps. J’ai encore quelques jours pour y penser!

Je désire aussi me promener tôt le matin, vers 07 :00 lorsque les pêcheurs voisins mettent leurs barques à l'eau! Ce "resort" est merveilleux grâce à sa diversité.  En plus, les vendeurs(e) locaux qui offrent les batik (artisanat sur tissu), perles de Kuta et bien sûr, un tas de babioles amusantes.  Mon porte-monnaie est à être renflouer pour continuer ma liste de cadeaux.

11 :00 : le muezzin (qui veut dire « celui qui fait appel ») diffuse ses chants et, selon mes oreilles occidentales, ses lamentations adressés à Mahomet.

À mesure que j’écris mon blogue, notre petite piscine à l’eau turquoise se remplie d’eau de pluie qui tombe depuis une bonne heure déjà.  Son tambourinement me relaxe selon la vitesse à lequel il joue sur les cailloux du petit temple sacré niché au pied d’un arbre plein de fleurs de jasmin rose ou blanche.  Les employés, le matin, les cueillent sur le sol et les pelouses et décorent nos chambres de petites touches colorées nous souhaitant soit la bienvenu, soit bonne journée pour la période que nous vivons dans les murs de notre Jaccuzi Villa 22. Une fleur blanche, dans sa chute libre, vient atterrir sur les cailloux immobiles, et une feuille morte s’y ajoute saluant au passage les arbustes de verdures qui enjolivent le petit sanctuaire privé. Pour moi, cet endroit est rempli de magie symbolique qui opère à tous les niveaux : visuel, sensitif et olfactif.  Gratitude quand tu me parle!

La pluie a cessé après 1h30 d'arrosage naturel!  Le soleil brille à nouveau.  Il faut dire que cette nuit, l'orage m'a réveillé.  Je suis sorti pour entrer le matelat des chaises à soleil qui étaient déjà bien trempés ainsi que les grandes serviettes!  Ce matin, ils étaient déjà presque séchés de bord en bord.  Bien pensés ces matériaux pour vie à l'extérieur et aux intempéries!

J'ai ramassé des fleurs pour les déposer dans le petit autel sacré.  Ce sont mes offrandes de remerciements pour ce merveilleux voyage en Indonésie!

8 février – dimanche - Suara Air Villa à quelques km d'Ubud

Un bref résumé de la journée.  Un petit déjeuner digne de celui des chinois : œufs en caoutchouc même difficile à couper avec un couteau, des rôties grillées seulement d’un côté, un café qui coûte l’eau noire et des gens qui parlent sans cesse en nous regardant manger! Bon!

L’Hôtel BBC est gérée par une jeunesse indifférente aux besoins des touristes étrangers.  Par contre, le petit déjeuner indonésien était bien garni.  Sans doute, je deviens plus difficile ayant eu un service 5 étoiles à Lemo. Celui qui parle anglais porte des lunettes semblables à celles de Drew.  Il est très à la mode.

En prenant une photo de la rivière qui mène au Lac Tempe, je vois le véhicule de notre chauffeur.  J’apprends que le chauffeur y est logé gratuitement et que ses repas sont choisis et payés par le guide.  Pascal a été très généreux pour le pourboire remis individuellement à Rashni et Risal. Ils sont attentifs et généreux de leurs connaissances et de leur temps.  Ils voient un endroit qui mérite une photo, Rashni nomme ce qu’il voit en indonésien et il arrête alors que Risal commente et explique.  Ainsi, nous apprenons des expressions, des mots et les rires réunissent le tout en gratitude, autant pour nous que pour eux.

En route, des vaches tondent le gazon des cimetières en mangeant les pousses fraîches pour remplir leur estomac et donner cette belle peau de vache lustrée qui luit au soleil.  J’aime leur derrière couleur beige qui se découpe jusqu’aux abords des flancs caramel, comme nos cerfs de l’Estrie.  Elles sont bien élégantes comparées aux buffles dont la grisaille de leur manteau semble bien terne par rapport à ce caramel et beige qui me donne le goût de les photographier à chaque fois que j’en vois une broutée dans les rizières.

Dans la région en descendant de Lemo à Makassar, les rizières ressemblent à un crâne d’homme chauve sur lequel on aurait inséré des épis de cheveux en rangées bien droites et symétriques.

Une ondée nous surprend tout à coup.  Elle dure une bonne demi-heure et son intensité arrête bien des motocyclistes imprudents qui n’ont pas de mantes de pluie.  Ils s’abritent alors sous les parois rocheuses qui surplombent le bord de la route sinueuse.  Nous avons traversé certainement de 5 à 6 cols nous permettant ainsi de passer de l’une à l’autre.

Nous dînons à un resto de Makassar logé dans un mini centre d’achat. C’était bien! J’ai failli « mourir » car j’ignorais, jusqu’à maintenant, que je suis allergique à certains piments forts.  Ma gorge s’est complètement fermée et je ne pouvais plus respirer ni par la bouche, ni par les narines.  J’ai paniqué un bon 10 secondes avant de me calmer, essayer de respirer à nouveau, rien, et relaxer à nouveau, respirer et un peu d’air entrait, et enfin, relaxer à nouveau pour que l’air continu d’affluer dans mes poumons.  C’était vraiment paniquant! J’ai fait peur à mon chum et à la tablée, car Pascal offrait le repas, à ma demande, à Risal et à Rashni.  Ouf!!!!

À mon retour, je vais passer des tests d’allergie car ma voix part et revient selon ce que je mange.  Le poivre semble être une certitude, certains piments forts aussi.  À suivre!

À l’aéroport, le poids de nos valises ne doit pas dépasser 20 kg pour les vols domestiques.  La mienne pèse 20,5 kg, celle de Pascal 19,5 kg et la petite 13 kg.  C’est celle, Valérie, que nous apprécions énormément entre chaque vol domestique afin d’y mettre les ordinateurs, nos sudokus, nos « en cas ou… ».  Super cette petite valise à roues multi directionnelles.  Nous voyons des gens avec des valises à roues uni directionnelle et c’est pas un cadeau de passer du tapis au plancher, du plat aux escaliers et surtout de changer brusquement de direction.  Cette dernière ne pivote pas du tout et roule sur le côté.  Ça aussi Valérie nous l’apprécions beaucoup.

  • Refaire mes cartes de visite pour le prochain voyage
  • M’informer re : Ministère du Tourisme pour échange de guide de langue française

À l’aéroport où nous sommes arrivés très en avance, malgré le désir de nos deux comparses à vouloir nous faire visiter Makassar, nous choisissons la fraîcheur de l’aéroport.  J’en profite pour terminer mon livre de Marquez, dont je retiens le résumé du livre en cette phrase qui me ressemble beaucoup : « Ils avaient vécu ensemble assez de temps pour comprendre que l’amour est l’amour, en tout temps et en tout lieu, et qu’il est d’autant plus intense qu’il s’approche de la  mort ».

Suite à toutes ces visites de niches, de grottes, de rituels funéraires, il est très approprié que je prenne conscience de cette phrase qui décrit si bien mon chemin de vie avec les gens que j’aime tant.

Ciao x x x

4 février – mercredi - Hôtel Toraja Misiliana

En premier, je désire parler de notre « chez-nous » de cette semaine.  L’endroit hébergeait une rizière à l’origine.  Le propriétaire a acheté 14 hectares de terre afin de construire cet hôtel, qui malgré qu’il n’y ait pas de climatisation, est très agréable et frais.  La douche date des années ’70, mais fonctionne très bien.  Notre cottage était un ancien grenier pour le riz.

Le personnel est très accueillant mais aussi très présent.  À la réception, les gens portent le costume traditionnel.  Qu’importe où nous sommes une paire de yeux suit nos déplacements.  Parfois, c’est un peu gênant, surtout lors du petit déjeuner.  Leurs prénoms français viennent du fait qu’ils sont chrétiens.  Je me disais aussi!

Les jardins sont superbes et très bien entretenus par deux femmes qui y besognent tout la journée. Ce site est idéal pour tous nos déplacements.  On roule de 15 à 20 minutes, selon l’état des chemins, pour visiter les différents endroits offerts par l’agence.  Le WiFi est gratuit mais la connexion ne se fait qu’à la réception.  Une jolie piscine se trouve au centre de ce complexe hôtelier.  Ce matin, j’aurais bien mangé pain, beurre et confiture.  Le beurre non réfrigéré est monté en spirale et goutte plus le fromage que le beurre.  Bon!

Nous débutons notre journée au marché hebdomadaire qui a lieu le mercredi à Ratanpeo soit à environ 12 km de Lemo où nous habitons.  Une autre chance pour nous avec la présence du soleil, une journée de plus.

Ce marché est très coloré de fruits, légumes, articles ménagers, et tout le tralala d’un marché public, mais celui-ci se distingue par la présence des animaux à vendre, surtout des buffles d’eau et des cochons. Et il y a aussi les fameux combats de coq qui demande une préparation du coq qui dure des semaines et parfois des mois, à le masser, afin d’affermir ses chairs pour qu’il gagne.  De petits couteaux sont fixés aux ergots pour s’assurer de la mort du plus faible qui sera mangé sans honneur. Le coq étant très territorial se battra à mort pour évincer le coq ennemi.

Je goutte au langsat, petit fruit local rond de la grosseur d’un gros raisin rouge qui contient un noyau en son centre enveloppé d’une pulpe gélatineuse sucrée et douce.  Ça sera pour notre souper avec les autres fruits et quelques biscuits accompagnés d’un thé Lipton, gracieuseté de la maison. Ce marché dure toute la journée et une partie de la soirée pour ceux qui n’ont pas trop de route à parcourir.  Durant la semaine, seulement les bâtisses permanentes abritent des animaux qui ainsi peuvent restés à l’ombre sans avoir à parcourir la route à nouveau.  Mais aujourd’hui, des milliers de buffles d’eau, de tout âge, au nez perforé pour insérer une immense corde afin de le retenir à la main de son maître, se tiennent là pour être achetés et sans doute finir saignés durant les différentes cérémonies des Torajas.  Ils sont beaux mais combien sanguinaires.  Marcher pieds nus dans le sang des buffles, il faut le faire!

J’apprends que le bambou sert à la fabrication des articles ménagers : transporter du riz, faire des paniers de toutes sortes, des objets de décorations ou utiles dans la cuisine, alors que le rotin sert à tisser des tapis comme ceux posés sous les buffles avant d’être éventrés.  Ils sont résistants et surtout imperméables.  Le toit de notre cottage est en rotin tressé.

Nous reprenons la route pour Kete Kesu, l’un des plus anciens villages de la région où Richard nous explique la forme et la taille des maisons familiales traditionnelles Tonghonan des Torajas. Elles sont faites en forme de bateaux.  Je ne vois tellement de différence avec toutes celles photographiées depuis que nous sommes dans la région.  Selon l’opinion de celui qui la regarde, le toit peut représenter des cornes de buffles et pour l’autre, surtout s’il est marin, il dira qu’il a la forme d’un bateau.  Comme dit Richard : « Ils ont raison tous les deux ».

Ce village serait céleste car les Torajas, selon la légende, seraient descendus du ciel.  Tana Toraja veut dire « Terre des rois célestes ». Cet endroit daterait de 3 000 ans et le toit Tonghonan qui s’élance vers le ciel lui donne une apparence aérienne.  Mais les marins discutent cette version, car on dit que les Bataks et les Torajas, comme mentionné auparavant, origineraient du sud de la Chine, et ce, depuis 5 000 ans.  Naturellement, vu que l’histoire s’est transmise de bouche à oreille, de génération en génération, il est facile de conclure qu’elle a pu subir bien des variantes selon les oreilles qui les écoutaient et les bouches qui les transmettaient.

Ici, le nombre de cornes de buffle correspond aux nombres d’animaux sacrifiés lors des funérailles.  À mieux dire, au statut social du défunt, alors que chez les Bataks, les cornes correspondaient au compte générationnel de la personne décédée, que dis-je, de l’homme décédé.

Richard explique que dans ce village ancien, le chef du village, pour régler un conflit entre deux antagonistes, leur faisait apporter chacun un coq pour qu’ils se battent.  Le coq gagnant donnait raison à l’une des deux personnes, coupable ou pas.  Ainsi était la cours de justice de ces temps anciens Toraja.  Aujourd’hui, le combat de coq se fait strictement parce que c’est payant pour le gagnant.

Un jeune homme assis près de nous regarde nos allées et venues.  Je demande à Richard pourquoi il n’est pas à l’école.  Ici, primaire et secondaire sont obligatoires, donc l’enfant va à l’école jusqu’à 12 ou 13 ans, et c’est une éducation publique offerte par le gouvernement.  Si les parents n’ont pas de sous pour l’envoyer au collège, alors il cherche un emploi ou quitte son village pour aller travailler ailleurs.  C’est comme l’exode de nos jeunes vers les grandes villes.  Beaucoup de jeunes quittent pour Singapour, Hong Kong ou pour travailler sur les bateaux, car c’est très payant. Je ne parle pas de filles car ça serait trop long et ma frustration ne serait qu’augmentée à ce sujet! Devinez pour les filles???? Bon!

Les grottes de Londa où là aussi les Tau-Tau (poupée à l’effigie des morts) trônent sur un balcon à la devanture d’une grotte du village visité.

Les morts ne sont pas enterrés mais placés à l’intérieure de la grotte, enveloppés dans un tissus ou placés dans un cercueil pour être transportés au cœur de la grotte. Plusieurs tombeaux datent d’une centaine d’années, mais à l’intérieur, on peut voir des corps récents enveloppés ainsi. Ici, les gens disent de la personne décédée, qu’elle est malade jusqu’à ce que ses funérailles aient lieu : alors, ils disent, elle est décédée. Ces cercueils remplis et entassés profondément à l’intérieur donnent un peu de frissons à cotoyer ces crânes et ces ossements pêle-mêle. Des crânes à l'entrée de la grotte surveillent les nouveaux venus avec des yeux ronds et sans expression!

Il est 14h00 et nous dînons à Rantapeo.  Nous sommes fatigués.  J’avise Richard que nous terminons notre journée par ce dîner.  Nous voulons rentrés pour prendre le temps de visiter le site où nous sommes, se baigner, et ce soir, je me fais masser par la cuisinière qui trouve que mes épaules sont trop rigides.  Eh! Bien, ça va pour 19h00 et pour 15$ pour une heure, rien à perdre ma Raymonde!

Nous réalisons qu’à partir de 15h00, le ciel commence par se couvrir, ensuite les nuages s’ajoutent à un rythme continu jusqu’à 16h00 pour ensuite nous menacer de pluie.  Elle annonce sa présence par un tonnerre qui gronde et aujourd’hui, j’ai vu ma première boule de feu qui précède l’éclair.  C’est quelque chose.  Les deux dames qui travaillent dans le jardin ont criées et courues se mettent à l’abri.  Ça duré une heure : temps de repos pour mon homme et relaxation pour moi en triant mes photos de la journée.

Une vieille dame s’abrite d’un parapluie naturel : une feuille de palmier à l’envers.  Sa bouche tachée de bétel sourit à dents espacés et non à pleine dents ! Elle est amusante la madame !