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Le 23 février 2015 – Lundi

Nous prenons le temps de nous réveiller, de jaser de notre voyage qui continue dans l’harmonie, des beautés et des odeurs qui nous entourent, des pêcheurs qui sont partis ce matin vers 04h00, de leur famille qui vit sur la plage, soit femme et enfants et parfois grands-parents.  De cet amour que nous avons à voyager pour découvrir ces autres facettes de la vie dans les différences.

Ce matin, je prends le temps d’harmoniser mon énergie avec celle musulmane.  Je réalise à quel point cette différence me fait peur.  Je fais un nettoyage dans tous mes chakras afin de remplacer cette peur par une acceptation de et dans la différence.  Ce voyage semble me conscientiser à ce niveau des différences.

Nous prenons notre petit déjeuner à la carte sans prix d’affiché.  La publicité disait : « Le matin, le petit déjeuner plus que copieux est servi à la carte! ».  Ça dépend ce que le client commande.  Au Québec, nous disons « œufs bénédictines » au lieu d’œufs benedicts.  Pascal et moi questionnons son origine.  Pascal dit que ça doit venir des hollandais, moi, ça se pourrait bien! Alors voici l’histoire de l’œuf Benedict.

Origine de l’œuf Bénédicte ou au Québec Œuf Bénédictine

L'origine de la recette des œufs Benedict est controversée. La plus vraisemblable est rapportée par le New-York Magazine en 1942.

«Le créateur de la recette serait Lemuel Benedict, un "broker" de Wall Street à la retraite et fortuné, qui prenait la plupart de ses repas dans les palaces de Big Apple. Un matin de 1892, pour se remettre de ses excès de la veille, il exigea du maître d'hôtel du Waldorf Astoria un petit-déjeuner bien consistant. Des toasts grillés et beurrés, des œufs pochés, du lard grillé et une touche de sauce hollandaise. Le maître d'hôtel, impressionné par la saveur de la recette, décida de l'adapter en remplaçant les toasts par un moelleux English muffin et le lard par du bacon grillé. C'est ainsi que la recette des œufs Benedict se retrouva à la carte du Waldorf aussi bien au petit-déjeuner qu'au déjeuner.»

Plusieurs variantes se sont maintenant glissées dans les menus des restaurants. On remplace le muffin anglais par du pain baguette grillé ou une petite gaufre, le jambon par des épinards, du saumon fumé, des asperges et bien d’autres suggestions. Bien sûr, l’œuf reste et restera un œuf et la sauce, quant à elle, ne varie pas beaucoup. Peut-être quelques ajouts, mais toujours une hollandaise comme point de départ.

Le service est efficace, attentionné et sans aucun sourire.  Le décor en bordure de l'océan ajoute du romantisme au repas.  Jay nous apporte une feuille expliquant que demain soir, mardi, il y aura un spectacle de danse (pas danse locale) exécuté par le propriétaire (ancien champion de danse) pendant le repas.  Il nous informe qu’une seule table est disponible.  En le remerciant, nous verrons si…

Sok, le vendeur de colliers, bracelets et boucles d'oreille en perle me fait signe.  Je le rejoins à la fin du repas et je lui achète quelques paires.  Elles sont très belles pour le prix.  Les deux nous faisons une bonne affaire.  Je crois que pour ici, j'ai payé un peu cher, mais pour moi, je fais déjà une bonne affaire.  Nous sommes deux gagnants!

Pascal regarde la carte des massages afin de choisir celui qui lui plaira de recevoir.  Un 10% de réduction est appliqué en tant que client de l’Hôtel Puri Mas.  Ce Puri Mas Spa se trouve dans l'annexe de l'hôtel (2 km, navette gratuite à la réception après réservation de la séance à la conciergerie) qu'il faut se rendre.  Sur le même site, nous accédons au "luxury spa", fort bien nommé: attente prés d'un bain à remous (froid mais régénérant), prise en charge par nos masseurs/masseuses (au choix) dans un pavillon, douche/jacuzzi dans la salle de bains "ouverte" attenante avant le massage proprement dit: une heure d'abandon, de relaxation, au bruit du vent qui agite les rideaux.

Avant de quitter, un verre nous est offert que nous sirotons au bord de la sublime piscine en attendant la navette à l'heure choisie! Tout cela au milieu d'un jardin luxuriant, avec un mini-zoo, des perroquets multicolores... Un vrai moment de relaxation/dépaysement.

Peut-être reviendrai-je me baigner dans la magnifique piscine à débordement ou encore m’installer sur un transat surplombant l'océan indien où je pourrai me baigner de temps en temps. J’ai encore quelques jours pour y penser!

Je désire aussi me promener tôt le matin, vers 07 :00 lorsque les pêcheurs voisins mettent leurs barques à l'eau! Ce "resort" est merveilleux grâce à sa diversité.  En plus, les vendeurs(e) locaux qui offrent les batik (artisanat sur tissu), perles de Kuta et bien sûr, un tas de babioles amusantes.  Mon porte-monnaie est à être renflouer pour continuer ma liste de cadeaux.

11 :00 : le muezzin (qui veut dire « celui qui fait appel ») diffuse ses chants et, selon mes oreilles occidentales, ses lamentations adressés à Mahomet.

À mesure que j’écris mon blogue, notre petite piscine à l’eau turquoise se remplie d’eau de pluie qui tombe depuis une bonne heure déjà.  Son tambourinement me relaxe selon la vitesse à lequel il joue sur les cailloux du petit temple sacré niché au pied d’un arbre plein de fleurs de jasmin rose ou blanche.  Les employés, le matin, les cueillent sur le sol et les pelouses et décorent nos chambres de petites touches colorées nous souhaitant soit la bienvenu, soit bonne journée pour la période que nous vivons dans les murs de notre Jaccuzi Villa 22. Une fleur blanche, dans sa chute libre, vient atterrir sur les cailloux immobiles, et une feuille morte s’y ajoute saluant au passage les arbustes de verdures qui enjolivent le petit sanctuaire privé. Pour moi, cet endroit est rempli de magie symbolique qui opère à tous les niveaux : visuel, sensitif et olfactif.  Gratitude quand tu me parle!

La pluie a cessé après 1h30 d'arrosage naturel!  Le soleil brille à nouveau.  Il faut dire que cette nuit, l'orage m'a réveillé.  Je suis sorti pour entrer le matelat des chaises à soleil qui étaient déjà bien trempés ainsi que les grandes serviettes!  Ce matin, ils étaient déjà presque séchés de bord en bord.  Bien pensés ces matériaux pour vie à l'extérieur et aux intempéries!

J'ai ramassé des fleurs pour les déposer dans le petit autel sacré.  Ce sont mes offrandes de remerciements pour ce merveilleux voyage en Indonésie!

22 janvier 2015 - Dimanche

Ne m’endormant plus à 02h00, Pascal se réveille et dit que je peux lire; ça ne le dérange vraiment pas.  Je continue d’apprécier la présence littéraire de monsieur Daudet.  Quel artiste des mots!

Nous prenons un petit déjeuner délicieux : café capuccino, fruits frais, rôties françaises servies avec beurre et confitures maison. Le chef cuisinier est allé réveiller l’employé de la réception qui dort dans le bureau.  C’est sa nuit de garde.  C’est aussi lui qui nous sert notre petit déjeuner tout en jasant, non, en posant un tas de question sur le Québec.  Comme il dit si bien, d’habitude les canadiens parlent anglais. En voyant notre questionnement au sujet du retard de Bluewater Safaris Express, il appelle à leur bureau.  Tiens, il arrive! Pourboire au jeune homme, bye bye dans un sourire si caractéristique au balinais.

Un jeune couple habitant l’Ohio s’y trouve déjà ainsi qu’une femme seule.  Le couple parle hollandais entre eux.  On échange un peu, et chacun entre dans sa bulle.  Ils descendront au premier arrêt sur l’île de Trawangan, une des trois Gilies.

Nous attendons dans une gare navale (si on peut dire) à l’abri du soleil.  Il fait déjà 28o C à 07 :15 au port de Sanur.  Je m’informe de la durée de la traversée : 2h30.  La carte de Serinata est bien pratique afin de regarder le trajet que nous allons parcourir.  Nous marchons jusqu’au quai afin de monter dans cet express. En montant, je salue les membres de l’équipage par un beau « Selamat pagi » qui, dans l’espace de 3 secondes, résonne en cœur « Selamat pagi » madame.  Plus de Hello ou de good morning, seulement Selamat Pagi en cœur et un sourire fendu jusqu’aux oreilles.  Vive les balinais(es).

Deux rangées de 10 bancs doubles nous permettent un certain confort.  La plupart des passagers monteront sur le deck et s’associeront par terre.  Je préfère le confort de l’intérieur.  La première portion du voyage, i.e. de Sanur (Bali) à Padang Bai (Bali) prend environ ¾ d’heure.

Il y a un "guide Lombok" en anglais que je lis de la première à la dernière page.  Il faut dire que la moitié est occupée par de la publicité dont une bonne douzaine de pages payées par le Puri Mas Hotel où nous séjournerons 8 nuits, du 22 février au 1er mars. Ana a opté pour cet hôtel 5 étoiles afin que nous soyons vraiment confortables après avoir vécus un peu de tout durant les 5 dernières semaines : 1 étoile par semaine est bien méritée.

  • J’apprends qu’il y a trois grandes villes sur l’Île :dont  Mataram et Kuta et que nous habiterons dans le secteur touristique deluxe de Senggigi, mais le Puri Mas Beach Resort se trouve sur la plage Kerandangan, nom du petit village à 2 km du Resort et que l'adresse du Spa est à Mangsit Beach, un autre petit village Sasak
  • Que nous payerons 45 000 IDR (4,50$) chacun pour la taxe d’aéroport.
  • Qu’au Holiday Resort près du Puri Mas, on peut manger au buffet chinois pour 18,50$ canadien
  • Que de notre hôtel est à 1h00 de route de l’aéroport
  • Que la rue principale se nomme Jalan Raya Sanggigi
  • De prendre des photos au coucher de soleil face au volcan Agun vue de notre hôtel
  • Que le secteur touristique de bord de mer s’étale sur 10 km dont une bonne partie en plage encerclée par une baie
  • Que le Nouvel An chinois quitte l’année du cheval qui était très noble pour entrer dans celle du mouton. On prédit qu’il y aura moins de naissance en Chine, car les Chinois ne veulent pas de moutons comme énergie annuelle de leur bébé
  • Que le samedi soir est celui de la dégustation de Paëlla pour 25$ US chacun
  • Que je vais pouvoir acheter des perles produites au sud de l’île vers Kuta

Le 2e arrêt où presque tout le monde descend : Gili Trawangan.  On se demande bien pourquoi il y a une foule si nombreuse qui attend sur la plage afin de monter dans les différents types de bateau qui sont amarrés là afin de les ramener à Bali.  Nous y sommes restés un bon 20 minutes.  Je salue la petite famille hollandaise ou allemande qui débarque et que je trouve bien sympathique.

Nous quittons le détroit de Lombok pour déboucher dans la mer de Bali.  Ça brasse un peu plus.  Il nous faut fermer toutes les fenêtres donnant à l’ouest car les éclats d’eau propulsés par le bateau montent jusqu’au milieu de la fenêtre nous cachant une bonne partie du paysage.  C’est moins important car c’est la mer à perte de vue, et ce, de tous les côtés.

10 minutes à peine, le 3e arrêt, le nôtre, à Teluk Kodek. Moustika nous attend avec le chauffeur Asam tous les deux mi-vingtaine. Ce guide aimerait bien, qu’une fois reposés, nous prenions un ou deux tours car il y a tellement à visiter sur l’île de Lombok : village des Sasak (les seuls autochtones que nous n’avons plus le goût de visiter), le volcan Rinjani qui s’élève à 3 700 mètres (on n’a plus le goût d’en photographier), faire du snorkeling (on ne veut rien savoir), voir les coraux (ah! oui, bon) etc.  Nous restons polis en disant que nous allons y penser. Et nous pensons bien rester tranquilles. Pascal a payé un surplus pour s’assurer que notre chambre sera assez spacieuse et confortable pour y passer ces huit jours.

Un peu d’histoire quand même…

Au 16e siècle, Lombok était gouverné par le royaume de Karangasem à l’est de Bali  (monarchie).  Il habite la ville de Cakranegara.  En raison de la conquête de Bali sur le peuple Sasak autochtone, une grande partie de Lombok a marqué l’histoire balinaise et son patrimoine culturel, en particulier autour de la ville de Mataram.

Mais, avant même l’arrivée des Balinais, un prêtre islamique à partir de Java, connue sous le nom de Sunan Giri qui avait déjà converti une grande partie de la population locale Sasak à l’islam, et qui jusqu’à aujourd’hui, se conforme à ce qu’on appelle Telu Wektu – ou trois fois pour les prières quotidiennes, qui diffèrent des 5 prières obligatoires dans l’Islam.  Wektu Telu est une religion unique professée par le peuple Sasak de Lombok qui allie l’islam avec les vieilles traditions et les croyances ancestrales.

La majorité Sasak est donc musulmane à environ 75%, une minorité hindoue balinaise, ainsi que de plus petits nombres de Chinois, Javanais, Bugis et Arabes cohabitent sur l’île.

Et naturellement, l’histoire de Lombok se mêle à celle de l’Indonésie : 1943 à 1945 : les Japonais, ensuite la rébellion du peuple pour obtenir leur indépendance, les Hollandais qui veulent revenir garder leur culture coloniale…

Moustika dit que la moitié des îles sont sans habitant, donc, des îles pour ceux qui veulent jouer au Robinson Crusoe.

Hier, les habitants de Lombok ont vécu un mini cyclone.  Des branches et des arbres jonchent le sol tout le long de la route qui nous amène au Puri Mas.  Durant les derniers jours, il n’y avait plus de transport par bateau à cause du danger à naviguer sur les fortes vagues.  Ça pourrait expliquer la présence de tous ces gens que nous avons vus en attente de retourner à Bali.  Que nous sommes chanceux, encore une fois!

Moustika nous dit que la compagnie aérienne LION surbooke. Sur 120 vols, 99 vols partiront en réalité.  Les autres avions étant en réparation ou hors service.  Ils ont tellement eu de délais, que les gens ont contestés obligeant la police à leur donner des amendes pour non respect des réservations.  Vive Garuda.  Un peu plus cher, mais plus de qualité offerte.  Sur tous les vols que nous avons pris, il y a toujours eu soit une collation, soit un repas complet.  Il y a longtemps que nous n’avons plus ça sur nos vols d’une heure ou deux de temps en distance.

Maintenant, nous voici arrivés au Puri Mas Hotel

La chambre 11 nous est allouée après 2 heures d’attente durant lesquelles un cocktail de bienvenu nous a été servi, suivi un nasi goreng partagé entre nous deux que nous payons.  Il fait drôlement chaud.  La brise qui vient de la mer de Bali est rafraîchissante.  Nous avons choisi une table sur la terrasse qui surplombe la mer.  Tout à coup! Une vague nous averti qu’elle risque de revenir.  Mais non! Quelques 15 minutes après, une autre vague, mais celle-ci nous annonce clairement que nous devons changer de table.  Tout est mouillé, nous inclus! Allez, dépêchons!

Jack Jackson nous diverti avec les chansons de son premier album que Vicky m’a copié il y a quelques années.  Je l’écoute quelquefois durant l’année.  J’aime moins ses autres parutions.  Sans doute sentimentale la madame! Mais ici, il prend une forme de réconfort, de nostalgie, de pensées vers Québec, Montréal et le Lac St-Jean où habitent les gens que j’aime. Ouf!

Maintenant la saga de la chambre 11 (mon chiffre d’année universelle).  Pascal est resté au restaurant car son sac est extrêmement lourd avec ses 6, 7 ou 8 bières, je ne sais plus!  Alors, je me rends à la réception, car on nous a dit que la chambre serait prête pour 14h00.  Tapant!

Je m’identifie, je crois avec trop de conviction, car un homme avachi sur le bureau de la réception répète tout ce que je dis.  Je regarde les employés qui sont un peu gênés.  L’homme se redresse passe devant moi sans me regarder.  Je lui demande en anglais : Qui êtes-vous, vous?  Je suis un chauffeur.  Et il commence à m’expliquer ce qu'il fait.  Ses yeux injectés de sang me laisse douter de sa capacité à conduire aujourd'hui.  Je détourne le regard et le dos afin de m’adresser aux employés.  Ils sont super gentils et l’homme continue son chemin en maugréant. Je n’ai rien à foudre avec une personne si mal élevée.  On me donne la chambre 11.  Elle est super spacieuse.  Mais elle est bruyante.  Je vais chercher Pascal afin qu’il vienne constater sans lui dire que je la trouve bruyante.

Nous plaçons nos affaires et après quelques vingt minutes, Pascal trouve que c’est bruyant.  Le petit cottage est juste en face de la réception et la route passe derrière.  On s’entend que c’est Pascal qui va parler, car nous sommes dans une région musulmane où la femme ne compte pas beaucoup.  Et ça marche!!!! Les deux employés vont voir le gérant qui revient en nous disant qu’il va nous donner une villa sans frais supplémentaire vu que nous restons 8 jours.  Nous voulons voir avant de décider.

Une petite piscine extérieure ainsi qu’une terrasse/séjour servent de points d’entrée agrandi notre territoire! Une porte patio fait partie d’un mur en verre.  Lit à baldaquin pour retenir les filets moustiquaire, des meubles super garnissent le mur en face du lit où une télé est insérée.  Une autre pièce fermée avec des portes en verre opaque vert pâle s’ouvre sur une baignoire encastrée et encadrée d’un côté, d’une douche et de l’autre la toilette.  Un walk-in se trouve au bout pour entreposer nos 3 valises.  Une semaine dans ce petit paradis.  Nous pourrons prendre le soleil ici à notre terrasse privée.  On pourra se baigner dans notre mini piscine juste assez tempérée pour nous rafraîchir.  Quelle belle vie!

Un autre jour, avant de manger, je pourrai réserver l'un des deux ou trois boudoirs/lits à baldaquins surplombant la plage, en buvant un des cocktails maison à consommer en écoutant les vagues.  En lisant le menu ce midi, j’ai constaté que c'est une restauration particulièrement bonne et adaptée à toutes les nationalités: on peut certes manger indonésien, mais également italien avec pizzas et pâtes, américain, avec des hamburgers.  La bouteille de vin la moins chère double au moins l'addition, comme partout en Indonésie.

À chaque voyage que nous avons fait, nous avons expérimenté un cadeau au niveau de la qualité de la chambre, comme celle octroyée en une suite en Australie parce qu’il n’avait plus de chambre deluxe.  Je crois que cette fois-ci, c’est parce que Pascal est venu avec moi pour dire que c’était trop bruyant.  Il s’est assis et a attendu à la réception.  Je l’accompagnais sans dire un  mot.  Nous sommes sur une île musulmane, il ne faut pas l’oublier. Que se soit le gérant, lui-même qui vienne nous montrer la chambre en disant qu’il ne nous en coûterait pas plus cher que la deluxe, prouve que la présence masculine, dans certain cas, est nécessaire et appréciée.

Un panier de fruits nous est apporté en signe de bienvenu! Super! Notre souper qui vient d'arriver, car nous avons manger des arachides balinaises vers 16h00.  Délicieuse combinaison pour notre repas ce soir.

Nous arrivons de prendre les photos du coucher de soleil en jasant avec les pêcheurs et leurs familles.  Les enfants se baignent dans des cris et des rires, comme à tous les soirs.  Un pêcheur tente le poisson du bout de sa ligne, les vendeuses veulent me revoir demain, et Sok veut me vendre des perles de Lambok.  À suivre!

Nous avons commander un Rijsttafel (table de riz) qui est un met importer des néerlandais.  Il s'agit d'un ensemble de mets servis dans des plats individuels dont la variété peut changer selon le goût ou la demande du client.  Il s'agit de préparations indonésiennes de légumes, de viande, de poisson, d'œufs, de volaille faisant la ronde autour d'une montagne de riz, agrémentées de krupuk (chips de crevettes), de banane, de piments, de cacahuètes, de concombre mariné. Je reviendrai sur cette description, selon ce que nous avons choisi pour ce soir.  Nous avons opté pour le numéro un! Nous espérons que ce mets sera digne de porter ce nom. Ce sujet aussi est à suivre!

J’entre dans notre nouveau paradis entourée de fleurs, d’encens au jasmin et la tête pleine de mots, d’images et de musique.

Bonne nuit! Il est quand même 21h00. xxx

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20 février 2015 - vendredi déjà!

Je me réveille tôt, car je me couche tôt: 21h00 à 22h00.  Je lis donc Alphonse Daudet.  Il décrit tellement bien sa vie quotidienne et chaque chapitre, est en fait, une nouvelle.  On a rien inventé.  Cet écrivain le faisait déjà en 1885.

Je ne peux me rendormir.  Je ne pense qu'à la plage qui m'appelle.  J'y vais donc.  Le vent doux, le soleil déjà levé, les marcheurs, les coureuses, les couples d'amoureux, les chercheurs qui creusent de mini trous dans le sable à la recherche de bijoux perdus probablement et les chiens.  Il y en a une bonne vingtaine.  Chacun appartient à une famille de pêcheurs.  Donc, leur territoire est délimitée par cette appartenance.  Le chien garde précieusement sa portion et du moment qu'un autre chien arrive, il se lève, le regarde et s'il s'approche un peu trop des bateaux, il jappe pour l'avertir qu'il est hors territoire neutre.  Je ne sens aucune agressivité de leur part comparé à ceux de Panama où je le coeur me battait souvent.  Ici, ce ne m'est arrivé que deux fois et ce fut lorsque les chiens se regardaient afin de décider quelle action prendre.

Des poissons imprudents furent rejetés par la mer. Leur dos est parsemé d'épines et leurs yeux sont globuleux. Jimbaran est réputé pour son marché aux poissons. C’est un immense marché où toutes les familles de pêcheurs locales vendent leurs précieux butins à très bon prix.

Hier, tout au long de la plage où nous étions près du marché aux poissons, des dizaines et des dizaines de restaurants proposaient de faire cuire le poisson au grill ou à la vapeur et pour 50’000 Rp/kg (5$), avec ça on avait du du riz et des légumes, une belle table avec une jolie nappe face à la mer. On se demandait ce que le gens avaient dans leur sac en plastique? Du délicieux poisson frais

Hier soir, un groupe de musiciens ou pousseurs de charrettes chantaient des ballades classiques en mode phonétique. Oui oui, je dis bien phonétique, car aucun des chanteurs ne parle ni anglais, ni espagnol.

Tous ces restaurants proposent eux même du poisson frais et les grillades sont parfaitement exécutées.  La marinade d’ail et de piment est délicieuse et tous les accompagnements super bons. Nous l'avons vécu pour notre repas du midi pendant qu'une jeune indonésienne nettoie notre appartement. Les fish and chips sont délicieux et tendres. Je suis la seule à manger l'ail baignant dans l'huile.  Pascal s'en est tenu au ketchup pour les frites et  moi aussi.

Les variétés de poissons sont nombreuses: thons frais pour 20’000.- Rp/kg (2,00 cda/kg), les snappers rouges ou blancs 35’000 Rp/kg, les mahimahis 30’000 Rp/kg, les calamars de toutes les tailles entre 25’000 et 40’000 Rp/kg et les gambas de toutes les tailles entre 80’000 et 160’000 Rp/kg. Ça, c'est au marché.  Au resto: 160 000 rp (16$) repas pour deux.

La plage est nettoyée par des employés du gouvernement afin de garder et d'attirer les touristes.  Ce matin, avant 08h00, des employés terminaient des sections de nettoyage dont beaucoup de déchets viennent des bateaux amarrés au loin.  Les balinais son très écologiques et conscients de leur environnement.  Un jeune nettoyeur de plage ramasse un de ses petits tas et il réalise qu'il y a un poisson dont la nageoire bouge encore.  Il le regarde, le touche et le met dans sa charrette loin des résidus.  Ça sera sans doute son prochain repas.

Par contre, devant les restaurants, le nettoyage est effectué par les employés de ce même restaurant.  Rendue à la fin de la plage, je retourne.  Ce secteur d'hôtel abrite principalement des chinois.  Dans notre secteur, plutôt des européens et des australiens.

Les pêcheurs que nous avons photographiés hier sont rentrés avec leur trésor de nuit.  Une femme vient leur aider à démêler le filet afin qu'il soit prêt à repartir ce soir au coucher du soleil.

Pas seulement que tout a été pensé à l'intérieur de notre petit appartement mais à l'extérieur aussi.  La piscine demeure à l'ombre toute la journée car le matin, la végétation sert de protège-soleil et l'après-midi, la hauteur du deuxième étage échange ce service avec son voisin.

L'accueil chaleureux d'hier fut souligné par un cocktail naturel le yamo yamo, au gingembre entre autre. Doux et délicieux! Il me semble qu'un peu d'alcool aurait ajouté un petit quelque chose!

Je reviens à l'aménagement extérieur.  Les paravents en bois ajourés permet une intimité agréable.  Il n'y a que 20 chambres qui furent terminées en 2014.  Dans le grand corridor extérieur, le jeu de lumière provient d'espaces ajourées de la toiture.  Lorsqu'il pleut, un canal rempli de petites pierres accueille la pluie et la ressort par devant.  Génial comme concept en plus d'être pratique afin d'éviter des frais d'électricité.

Une jeune fille apporte les offrandes quotidienne.  Chaque famille de croyance hindoue possède un édifice sacré, le Sangah, construit dans la cour pour honorer la mémoire vénérée des ancêtres et les esprits des conjoints disparus. Le Sangah est tourné vers la montagne Agung. Les rituels ont été observés depuis le début et se sont perpétués à travers les âges.

Chaque village à Bali possède trois lieux de culte (Pura) consacrés à la Tri-Murti (Brahma le créateur, Vishnu le préservateur et Shiva qui amène tout cycle à son terme de destruction).  Ces temples ont le pouvoir de transformer les visiteurs. On y devient tout à fait réceptif. Toute l'île est comme un endroit consacré, c'est comme si l'île est envahie par une présence énigmatique qui permet de toucher à la Source.  Ça peut expliquer notre coup de foudre pour Bali.  On m'en avait parlé mais j'étais sceptique.  Mais.... je suis envoûtée par Bali.

Ce midi, le jeune offre nous enlève un 20% parce que nous somme au Open House. Il faut dire qu'il ne nous l'a dit, seulement après que Pascal ait posé beaucoup de questions sur KPK, sur l'environnement ici, comment il est heureux de l'absence de "jet boat" bruyant... Je veux savoir qui se construit juste en face: un ami de Josée.  Un restaurant "western" dans le sens gens de l'ouest qui mangent du "fast food".  D'ailleurs une coupole que je prenais pour un dôme de mosquée est en fait le four à pizza 🙂  Il y aura des spaghettis, des hamburgers, etc.  Car il ne faut pas oublier que nous sommes au marché aux poissons.  Tous les restos ne servent que des fruits de mer et du poisson.

Pour m'aider à vous dire comment j'adore Bali, voici une adresse qui résume bien notre vécu sur cette île enchanteresse.  Elle est complète en tout!

Nous revenons d'une marche d'environ une heure afin de retirer des rupiahs et Pascal fait notre épicerie pour la prochaine semaine à Lombok: i.e. de la bière. Dû à la quantité achetée, qui selon moi, bat le prix de tous mes souvenirs additionnés multipliés par deux! Il faut dire qu'il y a aussi des chips, du Sprite pour madame et du Coke pour monsieur.  Ce midi, on nous a servi des arachides salées fraîches.  Quel délice! Pascal demande où il peut en acheter.  Mais, ici mon bon monsieur.  2,50$ pour deux sacs équivalent à un kg.

Je me prépare à recevoir une heure de réflexologie alors que Pascal se "soumettra" à un massage de 90 minutes suivi d'une relaxation totale, d'un souper composé de fruits offerts par notre "ami" Serinata et quelques peanuts.

Bonne fin de journée à tous et toutes.  Je vous aime xxx

 

10 février – mardi – Sebatu, Kintamani, Besakih, Bali - Suara Air Villa

Déjà 3 semaines de passées...aujourd’hui

Nous sommes à Suara Air Villa pour 5 nuits et 4 jours.  Notre guide Serinata parle un français que nous pouvons comprendre mais souvent, il ne semble pas comprendre ce que nous lui disons.  Il nous faut articuler énormément et répéter souvent.  Notre chauffeur est Santa comme Santa Claus (Père Noël). L’homme de service, Wagan Dona, s’occupe de la navette qui nous conduit sur demande à Ubud.  Nous sortons pour souper et faire nos petites « commissions ». Ce magnifique hôtel offre un service gratuit de navette n'importe quel moment de la journée. Avec préavis de seulement 10 minutes, nous pouvons nous faire déposer dans la ville et vous revenons de la même façon.

Nous soupons à un petit resto appelé « warung lokal ».  Le proprio est aussi le cuisinier et lorsqu’il vient me dire qu’il n’a pas de fish, je comprends qu’il n’a pas de « pénis »… Bon!

Un couple de Québécois rencontré un peu plus tôt, vient s’asseoir à notre table.  Il voyage « aventure » dans des « Cafés couettes ».  Gisèle et Maurice voyagent ensemble depuis 2011.  Ils partent 4 mois et décident en chemin, où ils iront, au jour le jour.  Ils sont dans cette région-ci depuis 3 semaines, car ils aiment beaucoup les gens, l’atmosphère et la bonne bouffe pour vraiment pas cher.  Il ne nous en a coûté moins de 10$ pour nous deux : poulet frit frais pour Pascal et moi une assiette de légumes, une petite bière et un Sprite.  Nous pigeons un peu dans l’assiette de l’autre afin d’équilibrer notre repas.

Pascal leur a laissé son adresse mitan.ca afin qu’ils puissent suivre notre voyage et prendre l’info pour leur prochaine destination en Indonésie.  Ils semblent vouloir se rendre à Sumatra et peut-être à Sulawesi.  Gisèle a pris quelques notes.  Étrangement, elle aussi a vécu ce que je vis, au niveau de ma gorge.  Elle, s’était d’avoir trop chanté.  Moi, sans doute de trop parler.  Elle ne parlait plus du tout.  Elle a été en orthophonie pendant 3 mois et tout s’est replacé.  Il fallait faire des exercices vocaux pour raffermir certains muscles de la gorge ainsi que ses cordes vocales. Ils sont vraiment intéressants.

Coq à l’âne

  • Pascal remarque l’absence de besak à Bali.
  • Avant-hier, à l’aéroport, une dizaine de papis sportifs Australiens équipés de leur planche à surf échangeaient des blagues au sujet de leur performance future. Beaucoup d’Australiens viennent au sud de Bali uniquement pour surfer sur les vagues de l’Océan Indien.  Il faut ajouter que Bali est bien renommée pour ceux qui aiment faire la fête, et comme dit la chanson, le soleil et la mer…
  • Le tourisme est la principale source de revenu de l’Île de Bali suivie de prêt par l’agriculture.

J’ai bien peur, en lisant le blogue de Pascal, qu’il verra plus de déesses en pierre que vivantes. L’avantage sera qu’elles seront nues, alors il pourra s’en mettre plein la vue ce pauvre pépé chéri.

Notre départ pour la journée a été un peu retardé car nous avons rencontré le responsable d’obtenir l’extension pour nos visas. J’espère que nos photos certifiées au Québec empêcheront de nous rendre à Denpasar pour d’autre photos. À suivre.  En attendant son arrivée qui fut retardée par la circulation, Serinata enseigne à Pascal comment se compose la grammaire indonésienne.  Il vous en parlera sans doute.  Ensuite, Pascal me l’explique.  Elle n’est vraiment pas compliquée comparé au français.

Notre départ de l’hôtel se fait donc à 09h30 au lieu de 08h30.  Nous sommes en vacances après tout.  Nous arrêtons à Tegallalang où Serinata nous explique les rizières étagées où d’autres groupes courent pour prendre des photos : beaucoup de chinois, coréens, indonésiens des autres îles, des russes et des hongrois et quelques québécois ! Le riz balinais possède un grain plus long ce qui donne que deux récoltes par année, comparé à d’autres riz produisent trois récoltes.

La route nous fait passer par d’autres merveilleux champs de rizières en terrasses avant d’arriver à Sebatu où nous visitons le Temple de la source sacrée, lieu de purification pour les Balinais. Je passe toute l’histoire reçue pour résumer que ce temple est divisé en trois parties : la salle de réunion ou de badmington (oui, oui), la cloche et les endroits de prières ou de méditations où les touristes sont interdits, s’ils ne sont pas là pour prier. Le temple est construit selon les points cardinaux, les couleurs et les dieux et déesses hindoues.

Nous continuons visiter un genre de jardin d’éden, le Cantik, où sont concentrées les différentes cultures du pays balinais, où poussent le café Arabica, la cacao, la citronnelle, le tamarillo (petite tomate verte), le gingembre sauvage, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, cajeput, le manioc, le salak, le ginseng (oui messieurs), la vanille, et la fameuse civette.

Le Kopi Luwak est un café de luxe, à base d’excréments d'animal, le plus cher au monde.  Ses grains sont passés par le système digestif d’un petit animal originaire d’indonésie, la civette asiatique. Voici un lien ci-dessous qui vous permettra d’aller lire un peu plus sur ce sujet.

Nous dégustons 11 thés et cafés et cacao dont le fameux Kopi Luwak à 5$ la tasse.  Nous avons bien aimé.  C’est un café très fort mais doux en même temps dans le sens, sans amertume. Nous avons acheté le thé au gingembre et l’autre à la citronnelle.  Nous avons jasé avec un suédois marié à une coréenne.  Super sympathiques tous les deux avec Ted qui ne voulait rien savoir de manger.

Notre chauffeur fut vérifié deux fois par la police pour s’assurer qu’il a bien un permis et qu’il est accrédité comme chauffeur pour touristes.

En route, nous arrêtons avant d’arriver à Kintamani, village de montagne à 1 400 mètres d’altitudes au-dessus du niveau de la mer.  D’ici, nous pouvons apprécier la spectaculaire vue du volcan Batur (1 717 m) encore en activité, et du lac Batur.  Serinata prend quelques photos de nous deux.  Hyper gentil notre guide.  Le sommet du volcan symbolise la montagne sacrée,  l’harmonie et la prospérité.  La purification commence par l’eau de la montagne qui descend et nettoie tout sur son passage.  La dualité qui devient la complémentarité est très présente dans la croyance hindoue et bouddhiste, car les deux subsistent, côte à côte, ici aussi.

Lorsque Serinata dit : « l’essence », je suis un peu perdue, car dans la phrase, ça n’a pas de sens.  Il disait en faite : les singes.

Ensuite, nous visitons Besakih, le temple le plus important de Bali, bâti sur le flanc du Mont Agung (3 142 m), la montagne la plus haute de l’île.

Les offrandes font parties du quotidien balinais.  On peut remarquer sur les trottoirs,

Ces petits paniers en feuille de palmier qui contiennent toutes sortes de choses : des grains de riz, des biscuits, des cigarettes, souvent des fleurs, de l’encens… C’est même un exercice que d’éviter de les piétiner car ils imposent le respect.

Le volcan: mystique, majestueux, vital.

En visitant l’île de Bali, on ne peut manquer d’être impressionné par l’immensité du volcan Agung qui culmine à 3 142 mètres d’altitude. On est aussi frappé par l’intensité de l’attachement qu’ont les balinais pour leur montagne, qui évoquent son énergie, son esprit, ses vertus apaisantes et y effectuent des pèlerinages fréquemment, comme le mentionne si bien Nadia Fournier effectuant un voyage en Espagne.

Ils ont raison, car sans les volcans, l’Indonésie aurait une allure bien différente. Le volcan, avec son auguste stature, donne naissance à une foule de formations météorologiques, dont certaines incidences capitales pour la survie de l’agriculture sur les différentes îles. Les vents soufflent formant des nuages chargés de vapeur d’eau.  Lorsqu’ils se heurtent à la crête du volcan, les vapeurs se refroidissent, se condensent et se précipitent, le plus souvent sous forme de pluie, d’où les ondées journalières vécues à Sulawesi.  Nous bénissions les dieux de cette pluie qui apportait une fraîcheur à la nuit.

Dîner à Mahagiri où le panorama est à couper le souffle.  Le buffet satisfait mon estomac affamé car nous avons déjeuner à 07h00 ce matin et il est déjà 14h15.  Une jeune hongroise, Greta, s’adresse à nous en français. En partant, j’échappe ma caméra sur la céramique. Elle ne fonctionne plus! La tablette Samsung IV va prendre la relève pour la prochaine journée de visites à Bali, dans deux jours. en route vers Jimbaran.

Ensuite, destination à Klungkung, ancienne capitale (1740 – 1908) où nous visitons le Palais de justice (kertagosa) et la pavillon flottant (Bale Kambang).  Maurice nous salue et il va chercher Gisèle qui arrive avec un sourire magnifique.  Nous échangeons un peu avant de continuer, car nous sommes en retard sur notre itinéraire.  On se salue et nous espérons les rencontrer à nouveau.

Ce Palais Kertha Gosa (Taman Kertha Gosa) est un vestige précolonial de Bali. Ce vaste palais carré, probablement inspiré d'un mandala, comprenait des cours, des jardins, des pavillons et des douves. La majeure partie du palais et des dépendances fut détruite lors de l'attaque néerlandaise le 28 avril 1908.

Deux bâtiments importants sont conservés : la salle de justice, pavillon ouvert, qui faisait office de cour suprême du royaume de Klungkung, et le pavillon flottant que nous venons de visiter.

Nous terminons par la visite de Goa Gaiah (la grotte des éléphants) dont le temple à l’intérieur est un des plus visités et vénérés de Bali.  C’est un temple construit au XIe siècle, il a d'abord été consacré au culte bouddhiste avant d'être transformé en sanctuaire hindouiste. Ce dernier fut détruit lors du dernier tremblement de terre.

Wikipédia dit : « La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d'un monstre sert d'entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D'un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l'autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d'où sort l'eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle. Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365. Patrimoine de l’UNESCO depuis 1995.

Voilà ce qui termine notre journée sous un soleil d’une trentaine de degrés centigrades.  Il fait chaud !

En arrivant à la « maison », vite nous sautons dans la piscine afin de nous rafraîchir un peu.  Souper de fruits : mangoustan, salak, kiwi jaune sucré (rien à voir avec ceux que nous connaissons au Québec), rambutan, clémentines et quelques noix de macadam que j’aime, tout comme mes filles les aiment aussi.

Je tombe de sommeil ! xxx

 

 

9 février – lundi - Suara Air Villa, Bali

Une brise glisse sur nos corps et nous rafraîchi sous le toit du gazebo qui nous sert de protection au soleil qui plombe avec ses 32oC à 34oC.  Le coq conteste ces degrés à coup de cocorico répété à toute heure de la journée.  Les grillons lui répondent à toute heure aussi qu’il n’a qu’à faire comme eux, rester à l’ombre.  Un autre coq se met de la partie avec un cocorico fort et clair : « Cessez de vous envoyer la balle, les amis! ». Voilà l’était d’âme de mon avant-midi à prendre le temps de vivre dans cet endroit paradisiaque où ne sommes que tous les deux en harmonie avec les mondes qui nous entourent. Chaque villa possède sa piscine privée dans laquelle nous nous prélasserons cet après-midi.

Vicky et Valérie, si vous lisez ce blogue, cet endroit serait magique et abordable pour venir y vivre en famille quelques semaines.  On peut louer une maison complète avec trois chambres et une piscine pour chaque villa.  Une fois le billet d’avion payé, c’est pas cher! En plus, Frédéric, le personnel parle Catalan, comme partout en Indonésie.  Le propriétaire de ce grand domaine est Catalan aussi.

Je trouve que les tiges sur lesquelles fleurissent les fleurs des oiseaux du paradis symbolisent bien l’appellation que je donne à cet endroit harmonieux.  Est-ce l’effet de l’énergie balinaise qui circule tout autour de moi : le son de rivière, les fleurs, les statues hindoues, les meubles en bois ou en rotin et le personnel discret qui glisse au milieu de la verdure?  Gratitude quand tu me tiens!

Après consultation avec Pascal, nous décidons de passer la journée ici et nous ne sortirons que ce soir pour aller retirer des rupiahs (1 r = 1$ cnd) afin de pouvoir demeurer ici un 13 jours supplémentaires : 100$ canadiens chacun.  C’est cher comparé au prix du Visa (35$) mais pas cher comparé à ce que nous en retirons de satisfaction qui dépasse les attentes de ce voyage.

Vicky, je prends beaucoup de photos qui pourront t’inspirer lorsque tu décoreras ton « chez-toi ».  Ces décors te ressemblent beaucoup. Ce qui me fait dire que tu as sans vécu dans ces endroits lors d’incarnations passées.  Sans parler du yoga omniprésent dans la pratique, partout à Bali.

Nous en profiterons aussi pour souper à Ubud qui se trouve à 5 km d’ici.  Une navette offerte par le Suara Air Villa nous y amène et vient aussi nous y rechercher.  Quel service!

Un jeune couple est responsable du site mais ce n’est pas la femme de Komang Sudarta, donc il est le 3e enfant dans sa famille.  Le jeune homme défile son nom, et je n’y comprends « que dal ».  Alors voici ce que ma recherche à donner. La jeune employée se prénomme Wayan Anic, donc elle est l’ainée.

Il semble que ce blogue s’adresse beaucoup à mes filles.  Valérie et Frédéric, voici donc ce qui vous ressemble en choisissant « Gabriel » comme prénom pour votre bébé-garçon après avoir étudier sa signification.

Noms et prénoms balinais

Les Balinais croient en l’influence des noms et prénoms sur le caractère du porteur. Par conséquent, ils évitent de donner des noms ayant une mauvaise connotation ou dénotant une figure cruelle dans une histoire. Tous les noms balinais ont étymologiquement un bon sens.

Noms balinais

A Bali, il n’existe pas de noms de famille communs à une famille entière. Par contre, le nom est attribué par les parents le jour d’anniversaire des 3 premiers mois du bébé.

Ce nom dépendra :

  • du caractère du bébé jusque là
  • de son apparence physique
  • des circonstances de sa naissance
  • des qualités dont les parents espèrent de lui

Quelques exemples de significations

Santi = Paisible

Dharma = Bon

Murniati = Cœur pur

Samarta ou Pradnyana = Intelligence

Dharmi ou Susilawati = Gentillesse

Les quatre prénoms balinais

Vous allez trouver que cela manque d’originalité … mais les prénoms sont attribués selon l’ordre des naissances dans la fratrie. Et tout a une signification.

Voici les 4 prénoms des Balinais de la caste des Sudra :

Le 1er enfant s’appellera Wayan ou Putu (mixte) ou Gede si c’est un garçon. Wayan est dérivé de « Waya » (Wayahan ou Wayah) qui veut dire le plus ancien.

Le 2e enfant s’appellera Made ou Kadek. Made (Madya) signifie « milieu ».

Le 3e enfant s’appellera Nyoman ou Komang. Nyoman Anom veut dire « nouveau ou jeune ».

Le 4e enfant s’appellera Ketut.

Et le 5e enfant ? On recommence au 1er : il s’appellera Wayan Balik (retour à Wayan). Parfois, Wayan est remplacé par Gede ou Putu. Et ainsi de suite.

Du coup, dans une même famille, plusieurs personnes portent le même prénom. Autrefois, c’était encore plus compliqué, lorsqu’il y avait des fratries de 7 ou 8 enfants !

Pour différencier les filles et les garçons, il faut écrire devant le prénom :

- « Ni Si » pour une fille

- « I » pour un garçon.

Les noms et prénoms sont également reliés au système de castes.  Dans les familles royales, la règle des 4 prénoms selon l’ordre des naissances n’est pas appliquée. Par exemple : Anak Agung, Ngurah, Gusti Ngurah, Dewa Ngurah et ainsi de suite.

C’est bien décrit dans le livre « Mange, prie, aime » d’Élizabeth Gilbert.

A+ xxx