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12 février 2015 - Depensar pour le Visa de 09h15 à 12h10...Temple à Bedugul, marché local, rizières en terrasses UNESCO, Jardin botanique, Jatiluwih

Une des particularité de Bali, c'est comme ce matin, le nombre impressionnant de porteuses d’offrandes que l'on croise un peu partout sur la route, dans les temples, traversant les rizières. Un spectacle unique ! Nous descendons à Denpasar pour régler l'histoire de l'extension de nos visas.

Trois heures d'attente dans un local où les étrangers circulent remplis d'espoir qu'ils pourront "extensionner" leur visa, tout comme nous. Madi, l'ami de Serinata nous accueille au Ministère du Tourisme.  Connaissant notre chance, nous passerons rapidement pour débuter une autre journée de découverte dans les différences, surtout religieuse et culturelles, d'avec celles de l'Inde.

En route, nous apprenons que l'ancien palais du roi est habité par des membres de sa descendance familiale à Ubud.

Le met préféré des hindous balinais est le cochon rôti.  Je dis: "Le mechoui".  Non, non de répondre Serinata le babi guling.  Ici, très peu de végétarisme.  Bien différent de l'Inde.  Les repas sont pris en silence, ce qui fait, qu'il est vite expédié.  Le balinais mange soit devant la tv, soit dans la cuisine, soit dans le jardin car il n'y a pas de salle à manger ici.

Le marché local ouvre vers 03h00 jusqu'à 08h00 afin que les femmes aient le temps de préparer le repas du matin et du midi ainsi que les offrandes tellement importantes pour chaque famille.  C'est aussi pour s'assurer que toute la famille a le ventre plein avant de quitter la maison.

Les hommes fument très peu car c'est néfaste pour la santé.  Ils ne traînent pas non plus devant les devantures de magasin ou de boutiques alors que la femme travaille, comme on a pu voir dans les autres provinces.  Ici, les deux travaillent.  Il n'y a que très peu de chômage à Bali.

Harry Smith, célèbre peintre est venu enseigné l'art de la peinture à Bali.  La coutume se continue afin d'aider les artistes d'ici de se faire connaître par cet forme d'art.

Ici, le combat de coq est différent de celui qui se pratique dans les autres provinces d'Indonésie. Il fût un temps où  les combats de coq étaient fréquents et chaque village en organisait. Depuis 2005, ils ne peuvent de par la loi qu'avoir lieu lors de certaines importantes festivités religieuses, et cela encore que de manière très contrôlée.  Voici le rituel de préparation du coq pour le combat de sa vie.

Premièrement, le proprio lui fait prendre du soleil, tôt le matin.  Ensuite, il le nourrit bien, tous les jours.  Troisièmement, durant la journée, c'est le massage du coq pour renforcer ses pattes et ses muscles.  Le ring mesure 3 m x 3 m et il y a un arbitre qui compte jusqu'à trois pour le début du combat qui ne dure, en général, que 3 à 4 minutes.  Le reste du combat se déroule comme partout ailleurs.  Ici, c'est juste défendu de le faire en gageure.  Il n'y a pas de casino, pas de loterie non plus.

Le vélo est défendu de circuler dans la ville de Denpasar ainsi que les besak.  Les bemos sont très rares mais les taxis pilulent.  Bali est riche et ça se voit partout. Le tourisme amène une qualité supérieure à cette province où tout est un peu plus cher que dans les autres provinces.

Lorsque j'ai parlé, dans un blogue précédent, du cuisinier qui disait "pénis" au lieu de fish, bien voici l'explication.  Dans l'alphabet balinais, il n'y a pas de f ni de v.  Le f est remplacé par le b ou le p et le v est remplacé par le w.  Fish devient pish d'où le mot prononcé piiiish qui fut pour mon oreille orientale, pénis!  Aujourd'hui, Serinata dit jeuuune.  Pascal se demande bien de quoi il parle.  Il disait "jaune".  Une autre fois, il dit "sous" dans les champs.  Ben voyons, ça coûte des sous.  Non, il veut dire des "choux".  Bon!

Il y a 4 "suces" (choses) d'interdites lors du Nouvel an balinais - Nyepi depuis 1937 - jour férié obligatoire qui a lieu suite à la pleine lune du mois de mars: 1) défense de travailler, exception du personnel des hôpitaux, policiers et des hôtels. 2) L'électricité est fermé pour tout le monde à partir de 06h00, et ce, pour la journée. 3) Tout le monde reste à la maison.  Pas d'excursion pour le tourisme non plus. 4) Pas de télé, ni de radio ni de spectacle.

Ce matin, je remarque qu'il y a plusieurs petits vieux blancs avec de jeunes femmes balinaises. Je demande à Serinata si ce sont des américains.  Pas seulement: des australiens, des japonais et des européens.  Mais le contraire est vrai aussi: de jeunes balinais marient des femmes allemandes, japonaises, australiennes et européennes.   En général, elles demeurent à Bali, car "qui prend mari, prend pays" semble bien s'appliquer ici aussi.

Serinata nous énumère les 4 castes:  Brahmana, Satria, Wesia et Sudras. Voici le lien. Ici, le système de caste est beaucoup plus flexible que celui en Inde.  Mais, une loi reste immuable: si une fille de caste inférieure marie un homme de caste supérieure, alors change de caste et monte dans la hiérarchie de son mari.  Si un homme de caste inférieure marie une femme de caste supérieure, celle-ci descend dans la hiérarchie de son mari. C'est un peu comme nos autochtones.  Un "indien" marie une blanche au Québec, il peut vivre à l'extérieur de la réserve  et il garde tous ses droits.  Pas pour l'indienne qui marie un blanc.  Elle perd ses droits du moment qu'elle quitte sa réserve.

Comme l'écrit une blogueuse, dès le 8e siècle, on retrouve les premières traces d'une "indianisation" de Bali. Puis, quand les souverains indonésiens se convertirent à l'Islam, une bonne partie des fidèles de la religion hindoue se réfugia à Bali où elle conserva intactes ses croyances. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, 93% des Balinais sont hindous; il n'en reste que quelques petits groupes de musulmans, de protestants, de catholiques et de bouddhistes. La capitale de Bali, Denpasar, offre un témoignage parfait de la tolérance: les temples, les églises et les mosquées ont été construits les uns à côté des autres.

Naturellement, notre journée débute de travers.  Nous resterons 3h00 dans ce local où chacun espère passer rapidement.  Parfois, des agents de voyage repartent avec une pile de dossiers en demande d'extension.  Nous, c'est seulement deux!  Rien à faire.  Madi a beau insister, il nous faut attendre.  À suivre.  Je peux vous dire que Pascal fait "du sang de cochon".  Malheureusement, je ne partage pas cette peur.  Je pense que les 7 jours obligatoires pour obtenir cette extension nous permettra de rester jusqu'à la fin de nos vacances.

Il est déjà temps de remonter dîner dans le nord où se trouvent la plupart de nos excursions de la journée.  C'est un buffet pris dans un village: Pacung.  Des asiatiques occupent les tables ainsi que des russes.  C'est bon mais pas comme avant hier où le buffet était excellent.

Nous partons pour Bedugul.   Dû au climat frais, cette zone est utilisée par les balinais pour planter des légumes et des céréales.

Temple Pura Ulun Danu Bratan (Bedugul)

Selon mon amie Denise Jodoin, ce temple situé au bord du lac Bratan où un meru de 11 étages domine le temple Pura Ulun Danu Bratan fondé au 17e siècle et dédié à la déesse du lac, Dewi Danu est une des plus choses qu'elle ait vu durant ses multiples voyages.  J'aurai des photos demain car il me faut apprendre comment brancher mes appareils vu que c'est avec la tablette Samsung que je capte ces beautés.

Sous un certain angle, le regard peut porter à la fois sur le temple hindouiste de Bratan, sur un stupa bouddhiste et sur le dôme d'une mosquée, illustrant une spécificité balinaise, celle d'une coexistence multi-religieuse pacifique.

Le fameux marché du coin.  Je ne peux en parler car tout ce que j'en ai vu, c'est l'achat que j'y ait fait.  J'avais vu à Tabo Cottages, des plats recouverts de moustiquaires pour les plats servis à l'extérieur.  Je les ai enfin trouvés à ce fameux marché.  Pascal voulait s'asseoir dans l'auto et m'attendre.  Pas question, nous repartons, car  mes achats sont terminés dans cette région.  Il me reste encore Flores et Lomboc après tout! L'histoire du marché ne s'arrête pas ici mon beau Pascal!

 Je ne peux parler non plus du Jardin Botanique car c'est la saison hivernale et toute la nature est endormie.  Seuls le cactus méritent notre attention.  En plus, cette première journée de pluie depuis le début de notre voyage, ralentie nos ardeurs de déambuler à l'extérieur.

On se dirige ensuite vers la région rurale de Jatiluwith – qui signifie en balinais « très merveilleux » où nous profitons des superbes vues (une des plus belles de l’île) et des rizières en terrasses.  Je reste assise dans la vannette alors que Pascal sort avec Serinata, sous un petit crachin ennuyant.  Je prends de superbes photos sans avoir à me déplacer.  Je  vois bien que mon homme ne veut pas être pris en photo car je refuse de sortir me faire mouiller.  Il est jalouxxxx de mon comfort.  Lorsqu'il revient, je lui montre mes superbes photos.  Nous finissons par en rire.  Ces rizières sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, non seulement pour leur beauté, mais aussi pour tous les rites religieux et les pratiques culturelles de ceux qui les exploitent.

Bali est caractérisée par une végétation luxuriante et des paysages verdoyants, par des rivages séduisants, par les vestiges imposants de son histoire, par le charme de ses traditions et rituels qui marquent la vie de chaque Balinais, ainsi que par la sérénité et la paix qu'on trouve chez eux. Le sens du sacré, une gentillesse spontanée, une nature d'une richesse exceptionnelle, une flore exubérante, des paysages qui reflètent la douceur de vivre, tout cet ensemble fait de l'île un lieu enchanteur et extrêmement fascinant.  Tout a été dit! On la nomme "L'Île des Dieux" et hier, j'ai appris qu'on la nomme aussi "L'Île de l'Amour".  Vive la Saint-Valentin en avance!

Je suis témoin que les gens passent leur vie de paysans à retourner la terre, creuser, couper du bois, planter, repiquer, ramasser, faire pousser du riz, des haricots, du café, du cacao et des bananes, cultivant la moindre parcelle de terre, faisant pousser du riz jusque près de leurs habitations.

Pour ce qui est du temple de Tanah Lot, après avoir posé la question à notre guide, j'apprends que nous le visiterons lors de notre retour à Jambaran, après avoir visiter Flores.  Super! Nous aurons le même guide et le même chauffeur.

Bonne nuit car il nous faut se lever à 03h30 pour prendre notre avion à Denpasar qui est à au moins 3/4 d'heure de route. Bizzzzz

 

Visite de Tanah Lot : un des temples le plus fameux et charismatique de l’île posé sur un ilot rocheux.

10 février – mardi – Sebatu, Kintamani, Besakih, Bali - Suara Air Villa

Déjà 3 semaines de passées...aujourd’hui

Nous sommes à Suara Air Villa pour 5 nuits et 4 jours.  Notre guide Serinata parle un français que nous pouvons comprendre mais souvent, il ne semble pas comprendre ce que nous lui disons.  Il nous faut articuler énormément et répéter souvent.  Notre chauffeur est Santa comme Santa Claus (Père Noël). L’homme de service, Wagan Dona, s’occupe de la navette qui nous conduit sur demande à Ubud.  Nous sortons pour souper et faire nos petites « commissions ». Ce magnifique hôtel offre un service gratuit de navette n'importe quel moment de la journée. Avec préavis de seulement 10 minutes, nous pouvons nous faire déposer dans la ville et vous revenons de la même façon.

Nous soupons à un petit resto appelé « warung lokal ».  Le proprio est aussi le cuisinier et lorsqu’il vient me dire qu’il n’a pas de fish, je comprends qu’il n’a pas de « pénis »… Bon!

Un couple de Québécois rencontré un peu plus tôt, vient s’asseoir à notre table.  Il voyage « aventure » dans des « Cafés couettes ».  Gisèle et Maurice voyagent ensemble depuis 2011.  Ils partent 4 mois et décident en chemin, où ils iront, au jour le jour.  Ils sont dans cette région-ci depuis 3 semaines, car ils aiment beaucoup les gens, l’atmosphère et la bonne bouffe pour vraiment pas cher.  Il ne nous en a coûté moins de 10$ pour nous deux : poulet frit frais pour Pascal et moi une assiette de légumes, une petite bière et un Sprite.  Nous pigeons un peu dans l’assiette de l’autre afin d’équilibrer notre repas.

Pascal leur a laissé son adresse mitan.ca afin qu’ils puissent suivre notre voyage et prendre l’info pour leur prochaine destination en Indonésie.  Ils semblent vouloir se rendre à Sumatra et peut-être à Sulawesi.  Gisèle a pris quelques notes.  Étrangement, elle aussi a vécu ce que je vis, au niveau de ma gorge.  Elle, s’était d’avoir trop chanté.  Moi, sans doute de trop parler.  Elle ne parlait plus du tout.  Elle a été en orthophonie pendant 3 mois et tout s’est replacé.  Il fallait faire des exercices vocaux pour raffermir certains muscles de la gorge ainsi que ses cordes vocales. Ils sont vraiment intéressants.

Coq à l’âne

  • Pascal remarque l’absence de besak à Bali.
  • Avant-hier, à l’aéroport, une dizaine de papis sportifs Australiens équipés de leur planche à surf échangeaient des blagues au sujet de leur performance future. Beaucoup d’Australiens viennent au sud de Bali uniquement pour surfer sur les vagues de l’Océan Indien.  Il faut ajouter que Bali est bien renommée pour ceux qui aiment faire la fête, et comme dit la chanson, le soleil et la mer…
  • Le tourisme est la principale source de revenu de l’Île de Bali suivie de prêt par l’agriculture.

J’ai bien peur, en lisant le blogue de Pascal, qu’il verra plus de déesses en pierre que vivantes. L’avantage sera qu’elles seront nues, alors il pourra s’en mettre plein la vue ce pauvre pépé chéri.

Notre départ pour la journée a été un peu retardé car nous avons rencontré le responsable d’obtenir l’extension pour nos visas. J’espère que nos photos certifiées au Québec empêcheront de nous rendre à Denpasar pour d’autre photos. À suivre.  En attendant son arrivée qui fut retardée par la circulation, Serinata enseigne à Pascal comment se compose la grammaire indonésienne.  Il vous en parlera sans doute.  Ensuite, Pascal me l’explique.  Elle n’est vraiment pas compliquée comparé au français.

Notre départ de l’hôtel se fait donc à 09h30 au lieu de 08h30.  Nous sommes en vacances après tout.  Nous arrêtons à Tegallalang où Serinata nous explique les rizières étagées où d’autres groupes courent pour prendre des photos : beaucoup de chinois, coréens, indonésiens des autres îles, des russes et des hongrois et quelques québécois ! Le riz balinais possède un grain plus long ce qui donne que deux récoltes par année, comparé à d’autres riz produisent trois récoltes.

La route nous fait passer par d’autres merveilleux champs de rizières en terrasses avant d’arriver à Sebatu où nous visitons le Temple de la source sacrée, lieu de purification pour les Balinais. Je passe toute l’histoire reçue pour résumer que ce temple est divisé en trois parties : la salle de réunion ou de badmington (oui, oui), la cloche et les endroits de prières ou de méditations où les touristes sont interdits, s’ils ne sont pas là pour prier. Le temple est construit selon les points cardinaux, les couleurs et les dieux et déesses hindoues.

Nous continuons visiter un genre de jardin d’éden, le Cantik, où sont concentrées les différentes cultures du pays balinais, où poussent le café Arabica, la cacao, la citronnelle, le tamarillo (petite tomate verte), le gingembre sauvage, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, cajeput, le manioc, le salak, le ginseng (oui messieurs), la vanille, et la fameuse civette.

Le Kopi Luwak est un café de luxe, à base d’excréments d'animal, le plus cher au monde.  Ses grains sont passés par le système digestif d’un petit animal originaire d’indonésie, la civette asiatique. Voici un lien ci-dessous qui vous permettra d’aller lire un peu plus sur ce sujet.

Nous dégustons 11 thés et cafés et cacao dont le fameux Kopi Luwak à 5$ la tasse.  Nous avons bien aimé.  C’est un café très fort mais doux en même temps dans le sens, sans amertume. Nous avons acheté le thé au gingembre et l’autre à la citronnelle.  Nous avons jasé avec un suédois marié à une coréenne.  Super sympathiques tous les deux avec Ted qui ne voulait rien savoir de manger.

Notre chauffeur fut vérifié deux fois par la police pour s’assurer qu’il a bien un permis et qu’il est accrédité comme chauffeur pour touristes.

En route, nous arrêtons avant d’arriver à Kintamani, village de montagne à 1 400 mètres d’altitudes au-dessus du niveau de la mer.  D’ici, nous pouvons apprécier la spectaculaire vue du volcan Batur (1 717 m) encore en activité, et du lac Batur.  Serinata prend quelques photos de nous deux.  Hyper gentil notre guide.  Le sommet du volcan symbolise la montagne sacrée,  l’harmonie et la prospérité.  La purification commence par l’eau de la montagne qui descend et nettoie tout sur son passage.  La dualité qui devient la complémentarité est très présente dans la croyance hindoue et bouddhiste, car les deux subsistent, côte à côte, ici aussi.

Lorsque Serinata dit : « l’essence », je suis un peu perdue, car dans la phrase, ça n’a pas de sens.  Il disait en faite : les singes.

Ensuite, nous visitons Besakih, le temple le plus important de Bali, bâti sur le flanc du Mont Agung (3 142 m), la montagne la plus haute de l’île.

Les offrandes font parties du quotidien balinais.  On peut remarquer sur les trottoirs,

Ces petits paniers en feuille de palmier qui contiennent toutes sortes de choses : des grains de riz, des biscuits, des cigarettes, souvent des fleurs, de l’encens… C’est même un exercice que d’éviter de les piétiner car ils imposent le respect.

Le volcan: mystique, majestueux, vital.

En visitant l’île de Bali, on ne peut manquer d’être impressionné par l’immensité du volcan Agung qui culmine à 3 142 mètres d’altitude. On est aussi frappé par l’intensité de l’attachement qu’ont les balinais pour leur montagne, qui évoquent son énergie, son esprit, ses vertus apaisantes et y effectuent des pèlerinages fréquemment, comme le mentionne si bien Nadia Fournier effectuant un voyage en Espagne.

Ils ont raison, car sans les volcans, l’Indonésie aurait une allure bien différente. Le volcan, avec son auguste stature, donne naissance à une foule de formations météorologiques, dont certaines incidences capitales pour la survie de l’agriculture sur les différentes îles. Les vents soufflent formant des nuages chargés de vapeur d’eau.  Lorsqu’ils se heurtent à la crête du volcan, les vapeurs se refroidissent, se condensent et se précipitent, le plus souvent sous forme de pluie, d’où les ondées journalières vécues à Sulawesi.  Nous bénissions les dieux de cette pluie qui apportait une fraîcheur à la nuit.

Dîner à Mahagiri où le panorama est à couper le souffle.  Le buffet satisfait mon estomac affamé car nous avons déjeuner à 07h00 ce matin et il est déjà 14h15.  Une jeune hongroise, Greta, s’adresse à nous en français. En partant, j’échappe ma caméra sur la céramique. Elle ne fonctionne plus! La tablette Samsung IV va prendre la relève pour la prochaine journée de visites à Bali, dans deux jours. en route vers Jimbaran.

Ensuite, destination à Klungkung, ancienne capitale (1740 – 1908) où nous visitons le Palais de justice (kertagosa) et la pavillon flottant (Bale Kambang).  Maurice nous salue et il va chercher Gisèle qui arrive avec un sourire magnifique.  Nous échangeons un peu avant de continuer, car nous sommes en retard sur notre itinéraire.  On se salue et nous espérons les rencontrer à nouveau.

Ce Palais Kertha Gosa (Taman Kertha Gosa) est un vestige précolonial de Bali. Ce vaste palais carré, probablement inspiré d'un mandala, comprenait des cours, des jardins, des pavillons et des douves. La majeure partie du palais et des dépendances fut détruite lors de l'attaque néerlandaise le 28 avril 1908.

Deux bâtiments importants sont conservés : la salle de justice, pavillon ouvert, qui faisait office de cour suprême du royaume de Klungkung, et le pavillon flottant que nous venons de visiter.

Nous terminons par la visite de Goa Gaiah (la grotte des éléphants) dont le temple à l’intérieur est un des plus visités et vénérés de Bali.  C’est un temple construit au XIe siècle, il a d'abord été consacré au culte bouddhiste avant d'être transformé en sanctuaire hindouiste. Ce dernier fut détruit lors du dernier tremblement de terre.

Wikipédia dit : « La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d'un monstre sert d'entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D'un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l'autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d'où sort l'eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle. Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365. Patrimoine de l’UNESCO depuis 1995.

Voilà ce qui termine notre journée sous un soleil d’une trentaine de degrés centigrades.  Il fait chaud !

En arrivant à la « maison », vite nous sautons dans la piscine afin de nous rafraîchir un peu.  Souper de fruits : mangoustan, salak, kiwi jaune sucré (rien à voir avec ceux que nous connaissons au Québec), rambutan, clémentines et quelques noix de macadam que j’aime, tout comme mes filles les aiment aussi.

Je tombe de sommeil ! xxx

 

 

jour22_luang prabang22 février 2013

05h30, réveil au chant des coqs. Au loin, on perçoit même de légers coups de gongs, sûrement pour annoncer le début du TAK BAT, la procession des moines à travers la ville et participer au rituel des moines bouddhistes que l'on appelle Alms-giving.
Chaque jour, au lever du soleil, le même rituel se répète. Dans un silence religieux, les bouddhistes viennent se poster devant leur maison, les pieds nus et la tête découverte et attendent l'arrivée des bonzes.

Le riz qu'ils s'apprêtent à donner est sans doute encore chaud. Celui-ci demande en effet une très longue préparation puisqu'avant d'être cuit, il doit être soigneusement nettoyé de ses impuretés à la main, puis déposé une demi-douzaine d'heures dans de l'eau avant d'être cuisiné, vers 05h00 - 05h30.

Le défilé des moines

Le défilé des robes orange colore la ville par intermittence entre 6 et 7 heures du matin. Les moines sortent par groupe de 10, 15, 20 ou plus de leur temple respectif, et parcourent silencieusement les rues de la ville, leur bol d'aumône à l'épaule. Devant chaque demeure, ils présentent leur panier pour recevoir les offrandes de nourriture (du riz, gâteaux, fruits et confiseries) pour leur journée. Il faut savoir que les moines ne vivent que de l'aumône. Ils n'ont pas le droit de gagner ni de dépenser de l'argent. Ils dépendent donc complètement des autres pour leurs besoins matériels (nourriture, transport et autre). Les croyants sont très nombreux, les paniers se remplissent donc très vite.

C'est pour cette raison qu'au cours de leur marche, les moines donnent à leur tour aux enfants les plus démunis. Cette quête matinale est tellement belle, tellement impressionnante qu'elle est devenue une vraie « attraction » touristique.

Luang Prabang se réveille en faisant la charité, lorsque ses premiers tuk-tuk (taxis bariolés à trois roues) se mettent à pétarader. Au bord du fleuve, les marchandes d'algues séchées commencent à disposer leurs paniers sur le trottoir. Jouxtant l'ancien palais royal, le marché du matin est en pleine effervescence. À même la rue, très propre, il est rempli de curiosités à nos yeux d'Occidentaux : lamelles de peau de buffle séchée, liserons d'eau, œufs de fourmis, écureuils rôtis, confiture de piment sucrée...

Nous arrivons sur place et achetons un grand panier d'osier plein de riz encore très chaud, moi des biscuits enveloppés et le guide un petit panier de riz chaud. Ici, ça se corse, car le guide, sans nous demander, décide que nous payons pour sa part. Je refuse en le disant assez fort à Pascal, que ce n'est pas correct. C'est un manque de respect total, surtout que c'est la 3e fois qu'il nous fait le coup. Celui-ci est de trop. Je réalise ça, lorsque je lui demande le prix individuel de nos achats. Il est bouddhiste, et depuis trois jours, il ne se gène pas pour nous dire "Ici, on peut faire des offrandes", soit l'équivalent de 100 fois par jour. Nous sommes sollicités en tant que personnes riches, selon leur critère. Je suis d'accord avec cette réalité. Mais, je refuse qu'on abuse de ma bonté. Je sais juger quand je donne ou quand je m'abstiens.

Pascal qui a horreur de l'adversité, me tempère. Alors, j'y vais au plus court: je boycotte le guide. Lorsqu'il parle, je regarde de l'autre coté. Lorsqu'il donne ses instructions, je ne bouge pas. D'ailleurs, lorsque nous avons payé, je lui ai dit: "Nous payons pour vous?" Il rit et dit qu'il nous donne la chance de faire l'offrande pour toute sa famille et pour nous. Et en plus, il rit. C'est trop pour ma compréhension des différences. C'est de l'abus, pur et simple. Après 5 minutes, il se rend compte que je n'abdiquerai pas et que son attitude est inacceptable. Il me donne le prix de son panier de riz, soit 10 000 kips (1,25$). Je les prends et je le remercie. Je le mets dans mon panier de distribution aux moines. Il me suggère de donner juste 1 000 kip à la fois. Je lui remets pour qu'il aille chercher le change. Ce qu'il fait avec gentillesse. Lorsqu'il parle à nouveau, je l'écoute. Je suis ses recommandations que voici:

  • Acheter de préférence du riz ou des fruits ou des biscuits;
  • Enlever nos chaussures pour faire les offrandes et pour les femmes, obligation d'être agenouillées et porter une écharpe en travers de l'épaule. Je m'agenouille d'un genou et je garde l'autre pour garder mon équilibre;
  • Ne pas gêner la procession des bonzes;
  • Éviter tout contact physique avec les bonzes. Il est même défendu aux femmes seulement de toucher un moine (je m'abstiens de commentaire, car vous savez toutes ce que j'en pense, de ces discriminations qui n'ont aucune raison d'être);
  • Ne pas être plus haut que les bonzes, ce qui constitue au Laos,  un manque de respect. Et naturellement, comme dans les temples, stupas et compagnies, s'habiller de manière à ne rien dévoiler des genoux aux épaules, donc pas de manches courtes malgré les 36°C. vécus en Thaïlande et en Birmanie.

J'avoue que ce rituel m'émeut beaucoup. Tous ces jeunes hommes, dont l'âge varie de 7 à 8 ans jusqu’à une cinquantaine d'années, qui acceptent de vivre selon toutes les règles de moine bouddhiste, je lève mon chapeau et je les admire.

Une fois la procession terminée, nous traversons le marché du matin où il y a de tout, mais vraiment tout. J'achète des galettes chaudes, une bouteille de miel et des arachides fraîches, dont le sel est en sachet. Vu l'humidité d'ici, si le sel était mélangé aux arachides, ça ferait une saumure. Je garde les arachides mais je donne les galettes et le miel à notre guide, car il n'a pas encore déjeuné, alors que nous retournons à l'hôtel, prendre le nôtre. Il est très ému, car le prix d'une bouteille de miel représente, selon moi, une journée de salaire. Il répète, à plusieurs reprises, que c'est trop. Nous insistons pour qu'il la garde.

Le Musée National

À 08h30, nous partons pour visiter le Musée National. Le guide nous y amène aujourd'hui au lieu de demain matin. Nous aurons ainsi notre journée libre demain. C'est excellent pour nous.

Ce Musée National vaut vraiment le détour. L'histoire du Laos y est représentée par ses photos, ses peintures, ses sculptures, son architecture, etc. C'est un bâtiment construit entre 1904 et 1909, à l'époque du Protectorat français du Laos, pour le roi Sisavang Vong et sa famille. Le site a été choisi pour que des visiteurs officiels venus par le Mékong puissent débarquer directement à son pied pour y être reçus royalement.

Après la mort de Sisavang Vong en 1959, son fils Savang Vatthana et les siens ont été les derniers à occuper le palais. En 1975, le Royaume du Laos (la monarchie) a été aboli par les communistes et la famille royale envoyée en camp de rééducation. Le palais a alors été transformé en musée.

Nous avons fait le tour du palais: les cuisines, entrepôt, l'abri de la barque royale, salle de spectacle, une nouvelle pagode pour abriter le Phra Bang (Bouddha doré dont il y a toute une histoire de vols et de récupérations), bâtiment du personnel, etc.

Les jardins sont ornés d'un bassin où une quantité inouïe de poissons nagent. Il y a deux canons à l'entrée du palais. Une énorme statue en pied de Sisavang Vong se trouve devant la salle de spectacle.

Le parc et les cascades de Kuangxi

Nous quittons pour nous diriger vers les chûtes Kuangxi. Mais, nous ferons quelques arrêts le long de notre trajet.

Les cascades de Kuangxi est un lieu incontournable à découvrir. Les chûtes sont vraiment spectaculaires et sont les plus grandes chûtes d’eau de Luang Prabang. Nos chûtes à l'Ours n'ont, par contre, rien à envier à celles-ci. Elles sont seulement différentes en hauteur.

Cette cascade à multi-niveaux est située à environ 30 kilomètres hors de la ville. Mais avant, nous arrêtons à un village Hmong qui sont les autochtones laotiens.

Un village Hmong

Ce village Hmong où les vieilles dames portent encore le costume traditionnel hmong. Il est célèbre pour ses vêtements tissés à la main. Nous pouvons regarder leur mode de vie très simple. L'artisanat est le principal revenu pour ces gens. Un homme sculpte un magnifique morceau de bois qui se transforme en chef-d'œuvre.

Les Hmong sont un peuple d’Asie originaire des régions montagneuses du sud de la Chine (spécialement la région du Guizhou) au nord du Viêt Nam et du Laos. Ils sont aussi appelés les Miao, ce qui signifie « riz cru » et désigne depuis longtemps des populations nomades peu intégrées. Les Hmong eux-mêmes emploient souvent la dénomination «montagnards».

J'achète un bracelet de l'amitié d'une petite fille habillée en costume du pays. Pascal achète une pochette de la grand-mère juste à coté. Les femmes travaillent toute la journée et s'occupant des enfants qui courent partout. Les enfants du village Hmong ne vont pas à l'école le vendredi. L'horaire des écoles, au Laos, est de 8 - 11 heures 1/2 et PM 1 h 1/2 à 16 heures.

Les Hmong ont les mêmes avantages que nos indiens dans le système gouvernemental: logis, argent et éducation gratuits. Pascal va sans doute vous raconter, dans son blogue, ce qu'il a vu et photographié. Deux hommes qui fumaient de l'opium. Notre guide nous explique que cette tribu en une de guerriers et de contrebandes. Rien de nouveau à l'est des Rocheuses! Comme chez-nous avec les cigarettes et les animaux de la forêt! Ici, la contrebande, c'est de l'opium pourtant interdit par le gouvernement laotien, sous peine de prison sévère. Bon!

Je reviens aux chûtes. Le guide me dit que partout dans les cafés et les agents de voyages dans la ville, il y a des excursions organisée vers les chûtes. On peut également louer un propre tuk-tuk pour environ 15 $ pour une demi-journée de location. La route vers les chutes de Kuangxi nous plonge à travers les collines avec des vues spectaculaires sur des jardins en terrasses. On les voit même dans le lit des rivières asséchées.

Plus on se rapproche des cascades, plus on sent que l’air devient plus frais car la région est plus élevée et couverte de forêt.

Pour entrer dans le parc Kuangxi, on doit payer un droit d'entrée, soit 20 000 kips (2,50$). Dès l’entrée, nous pouvons marcher à travers une région boisée où il y a des enclos qui abritent l'ours noir d'Asie sauvé de braconniers. Il y en a une vingtaine.

Au bas de la chûtes il y a plusieurs bassins d’eau émeraude et de petites cascades (3-5 mètres de haut). Quelques-unes des chûtes sont à multi-niveaux. La plupart des bassins sont ouverts à la baignade (l’un est fermé comme site sacré). J'ai entendu un français dire que l'eau est un peu froide. Ce domaine est ombragé par de grands arbres. Cela rend la cascade une zone de rafraîchissement pour les habitants et les touristes. Le guide dit que ces cascades sont l'air climatisée naturelle.

Enfin, en montant vers le sentier, nous arrivons à une immense piscine naturelle, très impressionnante. Nous pouvons apercevoir sa source. Des jeunes gens s'adonnent a jouer àTarzan et s'élancent, accrochés à un câble, et se laissent tomber dans ce réservoir d'eau pure. Un jeune Tarzan saute même avec sa Jane dans les bras!

Nous nous sommes arrêtés avant d'arriver au sommet qui semble encore bien élevé. Je prends en photo, deux jeunes filles qui sont attablées avec de la belle vaisselle bleue et blanche. Je les trouve bien romantiques. Je les remercie de se prêter à la photo. Nous montons encore quelques marches. Une vue magnifique s'offre à nous. Les chûtes dégringolent d'une hauteur qu'il faut relever la tête jusqu'au ciel pour l'admirer.

Notre pique-nique

Le guide nous montre une table recouverte d'une nappe bleue royale. C'est pour nous! Et les deux jeunes filles que je viens juste d'admirer, ce sont elles qui ont apporté notre nourriture jusqu'ici. Notre itinéraire spécifiait "pique-nique". Nous sommes enchantés. Nous dégustons notre repas très goûteux composé de languettes de poulet frit, de légumes du pays, des nouilles de riz aux légumes et du riz aux légumes aussi. Nous terminons notre repas par des bananes. En quittant, nous laissons un bon pourboire aux jeunes filles.

Nous redescendons lentement dans la fraîcheur des cascades. Nous arrêtons dire au revoir aux ours d'Asie. Quelle fut ma surprise, en prenant une photo, de voir des poinsettias! Ces plantes poussent ici, comme le bleuet chez-nous, à l'état sauvage.

Lorsqu'il fait soleil, un brouillard recouvre une bonne partie des cascades. Depuis que nous sommes au Laos, le ciel est couvert, ce qui explique probablement la température plus fraîche.

Je me fais déposer à l'hôtel pendant que les hommes se rendent en ville récupérer notre linge propre. Je fais mes adieux au guide que je n'ai jamais appelé par son prénom.

Pour terminer en généralité, à part les moyens de transport que nous connaissons, ici il y a le djembo (pour le marché), le skylep (en ville seulement) et le tuk tuk traditionnel.

Comme en Thaïlande, la couleur de l'immatriculation du véhicule :

  • blanche: véhicule public, taxi, autobus
  • bleu: véhicule de l'état;
  • rouge: véhicule de la police
  • jaune: véhicule appartenant a un particulier.

Au Laos, on conduit à droite, et le volant est à droite, comme chez-nous
En Thaïlande, la conduite est gauche et le volant est à gauche, comme en Angleterre
Au Myanmar, le volant est parfois à droite, parfois à gauche, mais la conduite est à droite de la route. Très dangereux comme système.

La Thaïlande fut le pays le plus chaud: moyenne de 36°C
Le Myanmar est un peu moins chaud. La température variait entre 28°C et 32°C
Le Laos est un peu plus frais toute la journée. En moyenne, 25°C à 28°C.

Beaucoup d'occidentaux sont avec des femmes laotienne parce qu'ils leur offre de meilleures conditions de vie et j'imagine que la vie sexuelle joue un rôle aussi, car souvent, la femme est plus jeune que l'homme.

Le Laos est producteur de bois teck qui est exporté majoritairement en Chine et en Thaïlande.

La soie

Pour la fameuse soie, je résume ce que j'en retiens. Je n'avais encore jamais vu tout le procédé de la transformation, en tissus final.

Dans ce pays, chaque famille développe sa propre technique et parfois ses propres motifs de décoration, quoique la plupart soit des reproductions de motifs traditionnels et d'ikats (tissus dont les fils de chaîne sont noués et teints pour former un dessin avant d'être installés sur le métier à tisser) spécifiques à l'ethnie de l'artisan. Ainsi, chaque région, chaque famille produira une soie particulière, selon sa méthode de dévidage et de moulage, obtenant des soies mates ou brillantes, plus ou moins épaisses et plus ou moins douces.

Ici, Francine et Raynald n'apprendront rien puisqu'ils ont visité la Chine au printemps dernier. Salutations les amie(s).

  • Tout d'abord, il s'agit de nourrir les vers à soie, 3 fois par jour, avec des feuilles fraîches de mûrier blanc. Ces petites bêtes doivent manger sans discontinuité durant 1 mois.
  • À la suite de quoi, les vers seront disposés sur des piques "hérissons" entre lesquels ils pourront tisser durant quelques jours leur cocon protecteur.
  • Lorsque les vers sont en passe de percer le cocon, on les ébouillante puis on procède à l'extraction de la soie par des bains alcalins (décreusage).
  • Les fils seront ensuite bouillis dans de l'eau pure afin d'obtenir la souplesse attendue. Plus l'opération est répétée plus la soie est souple; et il faudra de la part de la fileuse, une grande connaissance des matières premières utilisées.
  • Il ne faudra pas moins de 5000 cocons pour faire 1 kilo de soie grège, durant un processus qui se déroule sur 8 jours.
  • Viennent ensuite les étapes de filage, de teinture, puis de tissage; toutes ces étapes étant réalisées manuellement. Pour réaliser une longue étole traditionnelle, il faudra compter souvent plus d'un mois de travail.
  • Plusieurs qualités de fil sont obtenues: on extraira un fil de texture inégale en employant le cocon en entier (mai sao lueai), un fil de texture plus rêche en employant l'extérieur du cocon (pueak mai) et un fil lisse et fin avec exclusivement l'intérieur du cocon, c'est la soie royale (mai nyot). Ces fils de soie grège sont appelés plis.
  • A ce stage rentrent en jeu la dextérité et la connaissance de la fileuse qui devra former son fil définitif (celui qui servira au tissage à proprement parler) de 1, 2, 3 ou 4 plis, le pli n°1 donnant la soie la plus fine, la plus souple, la plus résistante et la plus brillante. Selon la pression des doigts au moment du filage, selon la technique de jointure des fils, la soie sortira plus ou moins régulier.

Voila pour ma journée qui se termine avec le chant des cigales comme accompagnement de mes pensées et de mes écrits. Le soir, je prends le temps de penser aux gens que j'aime!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 22 sur le blogue de Pascal.