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Le 25 février 2015 – mercredi déjà!!!

Hier en faisant un peu le tour de mon environnement, je réalise que le Puri Mas Boutique Resort & Spa est situé dans le village de pêcheurs de la baie de Mangsit.  Notre hôtel, le Puri Mas se trouve à la limite du secteur Mangsit et Kerandangan. L’adresse postale indique Mangsit Beach.

Mon bilan de ce voyage est composé de plus et de moins :

  • Diversité culturelle enrichissante de chaque île de l’Indonésie
  • L’omni présence des rizières sur chacune d’elle, son agriculture selon la région
  • Les ourangs-outans de Sumatra, Île Samosir et le lac Toba
  • Java : ses temples et ses volcans
  • Sulawesi : les surprenantes coutumes du peuple Toraja
  • Bali : mon enchanteresse. La gentillesse des gens, ses temples, ses volcans
  • L’efficacité de notre agente de voyage Ana qui a tout fait pour satisfaire nos demandes et d’y répondre rapidement. Elle est Catalane!
  • Itinéraire bien équilibré sans temps mort ou juste ce qu’il fallait compte tenu de condition physique et de notre âge
  • Hébergement, transport, guide/chauffeur : j’ai l’impression d’avoir fait 6 voyages bien différents l’un de l’autre
  • Coup de cœur: la gentillesse des Indonésiens, douceur et harmonie du pays malgré des problèmes liés au développement (circulation congestionnée dans les grandes villes et conditions routières)

Ce fut cinq semaine de randonnée, de bateau, ferry, canot, d’avion, de minivan, de jeep pour nous faire découvrir ce paradis qu’est l’Indonésie.  Ici, tout est combiné pour utiliser ce mot de « paradis » : le soleil, la chaleur souvent accompagnée d’une petite brise, les fleurs, les jardins à profusion, la nourriture épicée délicieuse, les hébergements de qualité et du personnel attentionné.

La journée s’achève et le soleil descend donnant des couleurs au coucher de soleil qui nous fait sortir nos caméras malgré les centaines de photos déjà captées d’un coucher de soleil. Cette journée s’est écoulée entre baignades, lecture, repas et balades alentour.  Que du bonheur!

Lorsque j’admire les coucher de soleil, ici à Mangsit, je pense à Jimbaran dont on dit qu’il est le Beverly Hills balinais; alors, Mangsit serait quoi, le Miami de Lombok! J’inverserais plutôt les définitions, car la région de Senggigi, tous les grands hôtels nichent au bord de l’eau sur le détroit de Lombok.  Une odeur d’encens flotte dans l’air.  Je cherche, je cherche et je viens de trouver.  Un aromatiseur naturel diffuse une essence au jasmin et parfume notre maisonnette.  Tous mes sens (entendons-nous) sont éveillés : ouïe, odorat et le sensitif.

Étant au paradis, le sarong devient notre tenue vestimentaire pour la journée.  Nous retrouvons le plaisir de se baigner en costume d’Adam et Ève.  Nous ne sommes que tous les deux après tout.  Vicky et Valérie, sautez ce paragraphe!

Maintenant, les moins :

  • Seule tache dans ce portrait idyllique : l’Indonésie est loin d’être une championne de l’environnement. Entre poubelles allègrement balancées à la mer et pêche à la dynamite ou au cyanure (illégales) qui ravagent encore des pans entiers de corail et autant d’espèces animales, mon cœur vert voit souvent rouge comme le dit si bien Rodolphe Lasnes
  • Naturellement, l’état des routes qu’une niveleuse pourrait égaliser de temps en temps

Il est 20h00, et il fait encore chaud.  Le soleil plombait aujourd’hui. Il n’y a pas que les lézards qui sont lents : moi aussi.

Nous revenons d’aller souper dans un petit bouiboui fort sympathique.  Le serveur et le chef nous préparent mon spaghettis carbonari aux fruits de mer (morceaux de calmar caoutchouc mais bon mini cubes de poissons) et Pascal, une pizza Molly, leur spécialité chez Molly. Nous attendons une heure et demie avant d’être servis.  Nous le savons, ici, tout est préparé au fur et à mesure.  Il nous est même arrivé qu’un aide cuisinier aille acheter ce qu’il fallait pour préparer notre repas.

Un peu de Daudet et hop ! au lit !  Bonne nuit de Lombok. xxx

 

15 février 2015 – Des noms imprononçables qui deviennent réalité !

Andréan ajuste notre horaire selon la température afin de s’assurer que notre itinéraire est respecté et que nous soyons satisfaits de notre voyage à Flores.  Super prévenant, nous apprécions ces initiatives.

Aujourd’hui, selon sa recommandation d’hier midi, nous prenons la route après le petit déjeuner à 07h00 pour nous rendre à Bajawa, en passant par Ende (81,7 km – 2h16).

Copieux petit déjeuner, comme à tous les matins ici.  Le café Arabica est un des plus délicieux en plus, il est servi dans une copie de Bodum ! Nona nous sert avec le sourire et nous souhaite bon voyage.  M’étant couchée à 20h30, à 03h00 je termine le livre d’Amélie Nothcomb : « Hygiène d’un assassin ».  Quelle fin de lecture !  Je me rendors en me disant que je change d’auteur.  Je désire lire quelque chose de plus doux un peu. J’opte pour un écrivain français, Alphonse Daudet, avec un de ses romans « Lettres de mon moulin – 1885 ».  Quelle plaisir que de courir sur ses mots qui décrivent son quotidien d’une manière tellement poétique.

Les gens qui sillonnent la route à pied, c’est dimanche après tout, sont enveloppées dans un sarong, comme les anciens.  Ça me rappelle la Bolivie.  La tradition perdure ici.  Chapeau ! Le  matin je porte le pashmina de 07h00 à 09h00 environ.

Vers cette heure, nous arrivons au bord de la mer à Ende.  Beaucoup de musulmans dans cette ville.  Les étales de poissons longent la route dans une odeur fraîche de la mer.  Le paysage passe de magnifique à fascinant tant il y a de la diversité d’un paysage à un autre : les nuages, la mer, les chaloupes, les canots, les bateaux des pêcheurs qui semblent flotter dans les airs tant la mer est transparente dans ses tons de vert et de bleu, le volcan qui se détache des nuages, l’Île d’Ende en face de la ville du même nom et enfin les gens colorés qui se rendent soit à la messe soit à la mosquée.

Nous arrêtons à Penggajawa pour découvrir les galets bleus, turquoises et parfois mauves.  Cette partie du littoral, située à quelques kilomètres au sud-ouest de la ville d’Ende que nous venons de quitter, est rebaptisée « Blue Stone Beach », la plage aux galets bleus.  En fait, c’est une succession de plusieurs plages qui s’étire sur une dizaine de kilomètres : Nangamboa, Nangapanda et celle-ci.  Ces pierres servent dans la décoration de salles de bain, d’aquarium et les murets.

Sur l’Île de Flores la malaria est présente car la forêt est omniprésente ainsi que les moustiques.  À Kelimutu, c’était la première fois que nous utilisions des moustiquaires pour entourer nos lits.

La route Trans Flores est améliorée grâce à la collaboration des australiens.  On dit qu’ici aussi il y a de la corruption.  Je trouve que c’était plus évident à Sumatra qu’ici, car les industriels ne s’occupent même pas de construire leurs routes pour le transport de noix de palme.

Alain Bouchard, si tu veux prendre ta retraite à la chaleur et faire un peu d’argent (7.50$ par jour), il y a beaucoup de travail de disponible ici.  En plus, Pascal a vu un auto-piqueur comme celui que tu opères à Québec.

Andréan arrête pour s’acheter de l’eau et moi j’en profite pour acheter 2 sacs de crackers, un pour eux et un pour nous et un Sprite.  Une chance, car les restos sont tous fermés aujourd’hui où nous étions sensés dîner au village de Boawak Nageklo. Pendant que les hommes fument leur cigarette, Pascal et moi photographions le volcan Ebulobo qui au mois d’août 2013 montrait des panaches de gaz montant jusqu’à une trentaine de mètres au-dessus du volcan.  L’incandescence était visible de nuit dans la partie nord du sommet, phénomène qui n’avait pas été observé depuis 2011.  Le niveau d’alerte a été élevé à 2 sur une échelle de 4. Il est tout simplement magnifique.

Les chèvres portent un morceau de bois transversal à leur barbichette.  Il sert à les empêcher de manger de l’autre côté de la clôture où se trouve les légumes du  jardin. Ils peuvent juste passer la tête. Ingénieux!

Nous parlons de l’Arak, boisson nationale que boivent les gens de Flores.  Je vous reviens sur ce sujet, car c’est demain que nous visitons des gens qui en fabriquent.

Nous arrêtons pour qu’Andréan achète un durian à sa sœur enceinte et qui ne pense qu’à en manger : 70 000 rupiahs (7$) ! Énorme comme prix pour un seul fruit qui pue tant mais qu’on dit tellement délicieux.  C’est le prix d’un repas pour deux au resto.  Andréan demande s’il peut le mettre dans l’auto.  Pas de problème!  On nous a dit qu’il pue, mais nous on trouve pas trop.  C’est que nos fenêtres sont ouvertes, car après avoir visité un autre village, lorsque nous revenons, ça pue terriblement dans l’auto.

Le style de toit des maisons dans cette région a la forme d’un Pizza Hut.  Ils ont dû voir ça ici!

Nous passons par le petit village de Mamjulewa où les familles cultivent leurs légumes devant leur maison : chou vert, carotte, oignon vert, haricot et tomates.  Mignon comme tout ce petit village.

Et maintenant parlons du Mont Inerie de forme pyramidale qui est l’un des plus hauts volcans de l’île de Flores.  Il culmine à 2 245 m. C’est celui que nous voyons à partir du village Bena. Juste ce village valait le voyage autant que les lacs de Kelimutu.

La culture est encore ancrée dans les communautés ce qui signifie que les villages traditionnels que l’on visite abritent encore de nos jours des locaux. L’artisanat est maintenu dans ses communautés depuis des générations. C’est l’atout principal de ces villages comme Bena qui restent encore très peu touristiques et pourtant facilement accessibles depuis la ville de Bejawa où nous couchons ce soir, soit à 16 km.

Le village se compose en fait de deux rangées de maisons traditionnelles aux hauts toits de chaume que se partagent 2 tribus. Une paire de sanctuaires ngadhu et bhaga est mis en évidence au centre du village de Bena.

  • Le ngadhu, qui incarne l’ancêtre mâle d’un clan, est en forme de parapluie. Son tronc est sculpté et est surmonté d’une figure guerrière car il symbolise la férocité et la virilité.
  • Le bhaga, qui incarne l’ancêtre du clan féminin, est en fait une petite cabane avec un toit de chaume là encore et qui ressemble à une miniature d’une maison traditionnelle. Il symbolise ainsi le sanctuaire de la maison mais aussi le corps de la femme.
  • Entre les deux, un pilier en bois dont la couleur noir provient du sang des animaux sacrifiés lors de cérémonies.

Lors de la visite du village de Bena, on voit aussi un peu partout des formations mégalithiques qui permettent en fait aux locaux de se connecter avec le monde surnaturel et de communiquer avec les ancêtres, souvent par des sacrifices d’animaux. Il y a aussi un autel de pierre pour chaque clan du village où Pascal et moi nous sommes assis.  La pierre aurait pu faire cuire un œuf.  Imaginez nos fesses après la photo prise par Andréan.

Ce qui est fascinant dans le village de Bena, c’est bien sûr l’histoire des pierres mais aussi son architecture avec le toit à la Pizza Hut ainsi que la décoration de ces maisons traditionnelles, qui comme chez les Toraja, comprend des cornes de buffles, des mâchoires de porcs et des crânes d’animaux accrochés aux murs des maisons, souvenirs d’animaux sacrifiés lors des cérémonies.

Nous sommes montés, au bout du village, sur un promontoire pour admirer un superbe panorama sur le village de Bena d’un côté et sur la mer de l’autre. Un sanctuaire avec la Vierge Marie est installé ici.

Le village est resté complètement préservé et le mode de vie ancestral de ses habitants aussi. Sur place, pour aider la communauté à vivre et aussi me faire plaisir, j’ai acheté de l’artisanat local, un ikat (fibre de noix de coco tissé et teinte) directement auprès deux vieilles dames qui jouaient avec des billes et des bols selon des règles que nous ne voulions pas trop savoir sous ce soleil de plomb.

À Bejawa, ville servant de passage, nous prenons notre dîner souper chez Dito’s resto.  Pascal y va pour un gado gado (légumes dans une sauce aux arachides) et moi d’un riz brun genre chinois.  Délicieux! Ça sent le naphta à plein nez lorsque la cuisinière débute notre repas.  Rien n’est fait d’avance.  Il faut prendre le temps que les légumes soient coupés et rôtis et ensuite cuisiner la recette demandée.  Le résultat est délicieux tout en fraîcheur.

Une averse arrose la ville pendant une dizaine de minutes.  Le soleil revient glorieux de cet intermède mouillé.

Notre hôtel : non, notre trou mais qui nous permet quand même de se mettre à jour dans nos photos et nos blogues. Pour ce qui de l’Hôtel Bintang Bajawa lui-même, je n’en parle même pas! Bonne nuit!

Pst : hier au sujet des lacs, je viens de trouver leur signification :

Tiwu Ata Mbupu         Lac noir – lac où montent l’âme des gens âgés

Tiwu Ata Poloe                       Lac émeraude – lac enchanté

Tiwu Nuwa Muki Koo Fai      Lac turquoise – lac où montent l’ame des jeunes filles et des jeunes hommes

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23 janvier 2013

Bonjour à tous et bienvenue sur mon nouveau blogue!

Je pratique mon écriture «électronique» avant mon départ qui se fera le 1er février avec un retour le 20 mars.

Drapeau de la Thaïlande
Raymonde et Pascal

Pascal et moi avons rencontré trois agents de l'agence afin de savoir où nous en sommes pour ce voyage spécial.  Nous débuterons notre aventure à Bangkok en Thaïlande où nous découvrirons cette belle région pendant 10 jours.

Ensuite, le Myanmar (ancienne Birmanie) pour une durée de 7 jours suivi du Laos pour 3 jours.  Viendra le Cambodge pour 5 jours et Hong Kong pour quelques jours.  Je tenais à découvrir Hong Kong et m'imprégner de cette folie urbaine que j'adore.  Il me semble que ça sera un peu comme New York et Vegas... Et au début mars, nous terminerons notre voyage en Chine jusqu'à notre départ le 19 mars.


Les visas

Il me faut parler un peu des visas pour tous ces pays et ce, à des coûts différents variant de 100$ à 20$ pour un total de 270$ chacun .  L’agence est très responsable.  M. Paul et son équipe ont réussi à obtenir notre visa pour la Chine à l’intérieur de 15 jours.  Un premier miracle qui nous coûte 120$ pour le visa + frais de courrier spécial! Mais, voyons donc! C’est pas grave!

Je me suis fait photographier à la pharmacie Jean Coutu pour une valeur de 80$.  L’employé de la pharmacie a ouvert un logiciel qui mentionne le nombre de photos nécessaires pour les pays que nous visiterons : 6 pour la Thaïlande, 4 pour un autre pays et ainsi de suite pour un total incroyable de photos.  En réalité, il s’avère que nous en avons besoin de 2 en général, par pays.  80$ : mais personne n’était d’accord avec le nombre de photo.  Mais, voyons donc! C’est pas grave!  J’en ai pour les personnes qui n’en auront pas.  Pas besoin de vous dire, que je vais les emporter avec moi, au complet, au cas ouneeeee!

Pour ce qui est des vaccins ou médicaments : nous avions déjà reçu tout ce qui était nécessaire lors de notre voyage en Inde.  Il ne reste que la Malaria ou Paludisme.  Nous prendrons des pilules une bonne partie du voyage.  En plus, j’ai ma pharmacie de produits homéopathiques.  Nous sommes bien équipés.  En Inde, ces produits ont servi, en majorité, aux autres membres du groupe.  Bien heureuse de partager!

J’ai été à la banque chercher des devises selon les pays : yuan chinois, kip laotien, riel cambodgien, baht du Myanmar et du dollars de Hong Kong différent du yuan chinois même si cette ville état est revenue chinoise.

Colonie britannique à partir du traité de Nankin (1842), rétrocédée à la Chine en 1997 soit 155 ans plus tard, Hong Kong demeure différente du reste de la République populaire de Chine. Une loi fondamentale particulière détermine son régime politique. Elle obéit au principe « un pays, deux systèmes », qui permet à Hong Kong de conserver son système légal, sa monnaie, son système politique, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l'immigration. Selon les termes de la déclaration sino-britannique commune, la Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie jusqu'à au moins 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté. Voilà une des raisons pour laquelle Hong Kong me fascine tant!

Pour ce qui est de la température aujourd’hui le 23 janvier 2013, il fait entre 29 et 32°C; en Thaïlande il fait 34°C.  Il en est de même pour Cambodge et Myanmar.  La Chine est plus froide : Hong Kong il fait 21°C.  Nous serons dans ce pays au début mars, alors il fera un peu plus chaud, du moins, nous osons l’espérer.  Je maintiens que nous sommes des personnes chanceuses.  À suivre.

Pour ce qui est du décalage horaire, la différence varie entre + 11h30 à + 13h00 d’avec l’heure du Québec.  Nous perdons une journée en allant et nous récupérons une journée en revenant.

Pour terminer ces renseignements de différence, nous prendrons 17 ou 18 vols durant tout notre voyage en comptant les deux aller-retour de notre province.  Ma résolution de lâcher-prise sera mise à rude épreuve! Et vive la pratique!

Voilà pour aujourd'hui et pour ma pratique! Tendresse x x x


POUR EN SAVOIR PLUS :

Ce voyage sur le blogue de Pascal.

Itinéraire du voyage : Carte détaillée