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10 février – mardi – Sebatu, Kintamani, Besakih, Bali - Suara Air Villa

Déjà 3 semaines de passées...aujourd’hui

Nous sommes à Suara Air Villa pour 5 nuits et 4 jours.  Notre guide Serinata parle un français que nous pouvons comprendre mais souvent, il ne semble pas comprendre ce que nous lui disons.  Il nous faut articuler énormément et répéter souvent.  Notre chauffeur est Santa comme Santa Claus (Père Noël). L’homme de service, Wagan Dona, s’occupe de la navette qui nous conduit sur demande à Ubud.  Nous sortons pour souper et faire nos petites « commissions ». Ce magnifique hôtel offre un service gratuit de navette n'importe quel moment de la journée. Avec préavis de seulement 10 minutes, nous pouvons nous faire déposer dans la ville et vous revenons de la même façon.

Nous soupons à un petit resto appelé « warung lokal ».  Le proprio est aussi le cuisinier et lorsqu’il vient me dire qu’il n’a pas de fish, je comprends qu’il n’a pas de « pénis »… Bon!

Un couple de Québécois rencontré un peu plus tôt, vient s’asseoir à notre table.  Il voyage « aventure » dans des « Cafés couettes ».  Gisèle et Maurice voyagent ensemble depuis 2011.  Ils partent 4 mois et décident en chemin, où ils iront, au jour le jour.  Ils sont dans cette région-ci depuis 3 semaines, car ils aiment beaucoup les gens, l’atmosphère et la bonne bouffe pour vraiment pas cher.  Il ne nous en a coûté moins de 10$ pour nous deux : poulet frit frais pour Pascal et moi une assiette de légumes, une petite bière et un Sprite.  Nous pigeons un peu dans l’assiette de l’autre afin d’équilibrer notre repas.

Pascal leur a laissé son adresse mitan.ca afin qu’ils puissent suivre notre voyage et prendre l’info pour leur prochaine destination en Indonésie.  Ils semblent vouloir se rendre à Sumatra et peut-être à Sulawesi.  Gisèle a pris quelques notes.  Étrangement, elle aussi a vécu ce que je vis, au niveau de ma gorge.  Elle, s’était d’avoir trop chanté.  Moi, sans doute de trop parler.  Elle ne parlait plus du tout.  Elle a été en orthophonie pendant 3 mois et tout s’est replacé.  Il fallait faire des exercices vocaux pour raffermir certains muscles de la gorge ainsi que ses cordes vocales. Ils sont vraiment intéressants.

Coq à l’âne

  • Pascal remarque l’absence de besak à Bali.
  • Avant-hier, à l’aéroport, une dizaine de papis sportifs Australiens équipés de leur planche à surf échangeaient des blagues au sujet de leur performance future. Beaucoup d’Australiens viennent au sud de Bali uniquement pour surfer sur les vagues de l’Océan Indien.  Il faut ajouter que Bali est bien renommée pour ceux qui aiment faire la fête, et comme dit la chanson, le soleil et la mer…
  • Le tourisme est la principale source de revenu de l’Île de Bali suivie de prêt par l’agriculture.

J’ai bien peur, en lisant le blogue de Pascal, qu’il verra plus de déesses en pierre que vivantes. L’avantage sera qu’elles seront nues, alors il pourra s’en mettre plein la vue ce pauvre pépé chéri.

Notre départ pour la journée a été un peu retardé car nous avons rencontré le responsable d’obtenir l’extension pour nos visas. J’espère que nos photos certifiées au Québec empêcheront de nous rendre à Denpasar pour d’autre photos. À suivre.  En attendant son arrivée qui fut retardée par la circulation, Serinata enseigne à Pascal comment se compose la grammaire indonésienne.  Il vous en parlera sans doute.  Ensuite, Pascal me l’explique.  Elle n’est vraiment pas compliquée comparé au français.

Notre départ de l’hôtel se fait donc à 09h30 au lieu de 08h30.  Nous sommes en vacances après tout.  Nous arrêtons à Tegallalang où Serinata nous explique les rizières étagées où d’autres groupes courent pour prendre des photos : beaucoup de chinois, coréens, indonésiens des autres îles, des russes et des hongrois et quelques québécois ! Le riz balinais possède un grain plus long ce qui donne que deux récoltes par année, comparé à d’autres riz produisent trois récoltes.

La route nous fait passer par d’autres merveilleux champs de rizières en terrasses avant d’arriver à Sebatu où nous visitons le Temple de la source sacrée, lieu de purification pour les Balinais. Je passe toute l’histoire reçue pour résumer que ce temple est divisé en trois parties : la salle de réunion ou de badmington (oui, oui), la cloche et les endroits de prières ou de méditations où les touristes sont interdits, s’ils ne sont pas là pour prier. Le temple est construit selon les points cardinaux, les couleurs et les dieux et déesses hindoues.

Nous continuons visiter un genre de jardin d’éden, le Cantik, où sont concentrées les différentes cultures du pays balinais, où poussent le café Arabica, la cacao, la citronnelle, le tamarillo (petite tomate verte), le gingembre sauvage, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, cajeput, le manioc, le salak, le ginseng (oui messieurs), la vanille, et la fameuse civette.

Le Kopi Luwak est un café de luxe, à base d’excréments d'animal, le plus cher au monde.  Ses grains sont passés par le système digestif d’un petit animal originaire d’indonésie, la civette asiatique. Voici un lien ci-dessous qui vous permettra d’aller lire un peu plus sur ce sujet.

Nous dégustons 11 thés et cafés et cacao dont le fameux Kopi Luwak à 5$ la tasse.  Nous avons bien aimé.  C’est un café très fort mais doux en même temps dans le sens, sans amertume. Nous avons acheté le thé au gingembre et l’autre à la citronnelle.  Nous avons jasé avec un suédois marié à une coréenne.  Super sympathiques tous les deux avec Ted qui ne voulait rien savoir de manger.

Notre chauffeur fut vérifié deux fois par la police pour s’assurer qu’il a bien un permis et qu’il est accrédité comme chauffeur pour touristes.

En route, nous arrêtons avant d’arriver à Kintamani, village de montagne à 1 400 mètres d’altitudes au-dessus du niveau de la mer.  D’ici, nous pouvons apprécier la spectaculaire vue du volcan Batur (1 717 m) encore en activité, et du lac Batur.  Serinata prend quelques photos de nous deux.  Hyper gentil notre guide.  Le sommet du volcan symbolise la montagne sacrée,  l’harmonie et la prospérité.  La purification commence par l’eau de la montagne qui descend et nettoie tout sur son passage.  La dualité qui devient la complémentarité est très présente dans la croyance hindoue et bouddhiste, car les deux subsistent, côte à côte, ici aussi.

Lorsque Serinata dit : « l’essence », je suis un peu perdue, car dans la phrase, ça n’a pas de sens.  Il disait en faite : les singes.

Ensuite, nous visitons Besakih, le temple le plus important de Bali, bâti sur le flanc du Mont Agung (3 142 m), la montagne la plus haute de l’île.

Les offrandes font parties du quotidien balinais.  On peut remarquer sur les trottoirs,

Ces petits paniers en feuille de palmier qui contiennent toutes sortes de choses : des grains de riz, des biscuits, des cigarettes, souvent des fleurs, de l’encens… C’est même un exercice que d’éviter de les piétiner car ils imposent le respect.

Le volcan: mystique, majestueux, vital.

En visitant l’île de Bali, on ne peut manquer d’être impressionné par l’immensité du volcan Agung qui culmine à 3 142 mètres d’altitude. On est aussi frappé par l’intensité de l’attachement qu’ont les balinais pour leur montagne, qui évoquent son énergie, son esprit, ses vertus apaisantes et y effectuent des pèlerinages fréquemment, comme le mentionne si bien Nadia Fournier effectuant un voyage en Espagne.

Ils ont raison, car sans les volcans, l’Indonésie aurait une allure bien différente. Le volcan, avec son auguste stature, donne naissance à une foule de formations météorologiques, dont certaines incidences capitales pour la survie de l’agriculture sur les différentes îles. Les vents soufflent formant des nuages chargés de vapeur d’eau.  Lorsqu’ils se heurtent à la crête du volcan, les vapeurs se refroidissent, se condensent et se précipitent, le plus souvent sous forme de pluie, d’où les ondées journalières vécues à Sulawesi.  Nous bénissions les dieux de cette pluie qui apportait une fraîcheur à la nuit.

Dîner à Mahagiri où le panorama est à couper le souffle.  Le buffet satisfait mon estomac affamé car nous avons déjeuner à 07h00 ce matin et il est déjà 14h15.  Une jeune hongroise, Greta, s’adresse à nous en français. En partant, j’échappe ma caméra sur la céramique. Elle ne fonctionne plus! La tablette Samsung IV va prendre la relève pour la prochaine journée de visites à Bali, dans deux jours. en route vers Jimbaran.

Ensuite, destination à Klungkung, ancienne capitale (1740 – 1908) où nous visitons le Palais de justice (kertagosa) et la pavillon flottant (Bale Kambang).  Maurice nous salue et il va chercher Gisèle qui arrive avec un sourire magnifique.  Nous échangeons un peu avant de continuer, car nous sommes en retard sur notre itinéraire.  On se salue et nous espérons les rencontrer à nouveau.

Ce Palais Kertha Gosa (Taman Kertha Gosa) est un vestige précolonial de Bali. Ce vaste palais carré, probablement inspiré d'un mandala, comprenait des cours, des jardins, des pavillons et des douves. La majeure partie du palais et des dépendances fut détruite lors de l'attaque néerlandaise le 28 avril 1908.

Deux bâtiments importants sont conservés : la salle de justice, pavillon ouvert, qui faisait office de cour suprême du royaume de Klungkung, et le pavillon flottant que nous venons de visiter.

Nous terminons par la visite de Goa Gaiah (la grotte des éléphants) dont le temple à l’intérieur est un des plus visités et vénérés de Bali.  C’est un temple construit au XIe siècle, il a d'abord été consacré au culte bouddhiste avant d'être transformé en sanctuaire hindouiste. Ce dernier fut détruit lors du dernier tremblement de terre.

Wikipédia dit : « La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d'un monstre sert d'entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D'un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l'autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d'où sort l'eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle. Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365. Patrimoine de l’UNESCO depuis 1995.

Voilà ce qui termine notre journée sous un soleil d’une trentaine de degrés centigrades.  Il fait chaud !

En arrivant à la « maison », vite nous sautons dans la piscine afin de nous rafraîchir un peu.  Souper de fruits : mangoustan, salak, kiwi jaune sucré (rien à voir avec ceux que nous connaissons au Québec), rambutan, clémentines et quelques noix de macadam que j’aime, tout comme mes filles les aiment aussi.

Je tombe de sommeil ! xxx

 

 

23 janvier 2015 - vendredi à l'Hôtel FM7 à Medan, Sumatra

Ce matin, un petit clin d'oeil du Québec. Au FM7, sur notre chemin vers la réception, des sièges coquilles ornent une pièce. Ils sont semblables à ceux de l'émission "C'est juste de la télé" où la journaliste regarde une émission afin de donner son opinion.

Nous quittons l'île de Java qui ressemble, vue d'en haut, à une passoire dont les filets sont composés de rizières qui longent même la piste d'atterrissage.

Nous sommes en route vers Medan (Sumatra) par un départ vers 10h40 afin d'atterrir à Kusianamu (nouvel aéroport ouvert depuis seulement un an) avec la compagnie aérienne Garuda (monture de Vishnu dans l'hindouisme).

La route étroite qui nous relie à l'aéroport sur laquelle deux voitures seulement peuvent trouver place, laisse s'insérer les motos qui semblent plus pressées à se rendre à destination.

Ce matin, je me demande encore, si ce sont des dauphins ou autres mammifères marins que j'ai vu au large des côtes de Java?

Le soleil vient de se coucher sur Medan. Je suis fourbue et le décalage horaire joue encore un peu sur mon désir de sommeil.

Par où commencer? Quelle journée remplie d'une multitude de visages, de sons, d'odeur d'épices, de rires d'enfants et de klaxons d'impatience de la part des chauffeurs indonésiens. Mais quelle sensation merveilleuse de dépaysement total. J'aime l'Asie dans ses différences.

Je m'endors trop! Après un repas de diversités culinaires au Kitchen de notre hôtel, je me couche en espérant avoir le temps de repasser ma journée dans ma tête et dans mon coeur. J'ai bien peur de ne pas réussir cet exploit!

Sumatra! Juste un peu d'info sur cette île d'Indonésie. 40 millions d'habitants, d'une longueur de 1800 km et largeur de 400 km, la plus grande ville: Medan (environ 2 millions d’habitants) où nous couchons ce soir.

Sumatra est l’une des quatre îles de la Sonde, avec Java, Sulawesi et Bornéo. La majorité des habitants de Sumatra sont musulmans (90%). Les Batak sont chrétiens protestants et le reste du peuple est partagé entre l'hindouisme, le bouddhisme, le catholicisme, et la croyance traditionnelle chinoise.

Du côté température, Sumatra est située au nord de Java sur l'Équateur. Elle est la sixième plus grande île au monde, avec ses 443 065 km², et la troisième de l'archipel indonésien.

Nous avons pu constater que son architecture évoque l'art islamique et l'époque coloniale à la fois, confirmé par Effendy, notre guide originaire de la région de Toba. Ses origines sont Batak, donc il est autochtone indonésien.

L'île est formée d'une longue chaîne de montagnes, parmi lesquelles un grand nombre sont des volcans. Il y en a 90, dont une quinzaine sont encore en activité.
Fidèle à la tradition de pluralité ethnique indonésienne, Sumatra rassemble une mosaïque de peuples : des musulmans fervents d'Aceh aux Batak chrétiens, peuple d’anciens chasseurs de tête et cannibales en passant par la société musulmane matrilinéaire (La famille matrilinéaire est un système de filiation dans lequel chacun relève du lignage de sa mère. Cela signifie que la transmission, par héritage, de la propriété, des noms de famille et titres passe par le lignage féminin) des Minangkabau de Padang et de Bukittinggi, ainsi que les populations indigènes de l'île de Nias et des îles Mentawai qui coexistent la plupart du temps en bonne intelligence, unis par un même amour et une même crainte de leur terre farouche.

Les éruptions volcaniques, tremblements de terre, inondations et tsunamis qui font régulièrement la « une » des journaux sont le prix à payer pour avoir le privilège de vivre dans cet écosystème particulièrement diversifié où des volcans bouillonnants montent la garde sur des lacs de cratère. La fertilité du sol se traduit partout par la présence d'une végétation luxuriante, refuge d'une faune abondante. La jungle abrite non seulement notre cousin à poil roux l'orang-outan, mais toutes sortes d'autres singes qui s'ébattent dans la canopée. Avec de la chance, on peut même apercevoir un tigre ou un timide rhinocéros de Sumatra.

Une autre attraction : les plages. Le caractère sismique et tempétueux du littoral entraîne la formation constante de rouleaux qui déferlent sur les rivages déserts, faisant de Sumatra l'un des plus beaux lieux isolés pour pratiquer le surf.

Je me suis inspirée d'articles que j'ai condensés afin d'éviter les répétitions.

Un dernier mot sur l'histoire et ses sultans. Hier, nous avons visité leur mosquée principale Masjid Raya, le palais du sultan construit fin 1800 où nous avons été les vedettes de l'après-midi. Un seul sourire suffisait pour déclencher, madame, madame, photos, photos. Incroyable! Pascal a embarqué dans ce délire de popularité et le guide s'est retiré afin de nous permettre de vivre ce plaisir de la reconnaissance de l'étranger en visite chez-eux.

Après avoir été dominée par le Sultan Ismail, Medan ne s’est réellement développée qu’à partir de la fin du XIXe siècle, à l’arrivée des colons hollandais venus dans la région pour créer des plantations de tabac. Elle devient alors rapidement le centre névralgique du commerce et des affaires politiques de la région ouest de l’Indonésie. Depuis, les nombreux bâtiments de l’époque coloniale ont plutôt tendance à être démolis pour construire des édifices plus modernes. C’est sans doute la faible activité touristique de la ville qui ne pousse pas les autorités à protéger son patrimoine historique.

Que de trésors démolis tout comme au Québec. Une chance que les anglais y ont vu, car nous les québécois, détruisions la pierre et le béton pour reconstruire avec du bois.

Fini le cours d'histoire, pour aujourd'hui tout au moins! Salutations à vous qui me lisez. Quel plaisir de partager ce quotidien avec des gens que j'aime. x x x