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24 février 2015 - Mardi

J’apprécie l’accueil et la disponibilité du personnel, un vrai service 5 étoiles, la beauté des lieux, le luxe de la literie ainsi que des accessoires, du petit déjeuner à la carte, de la possibilité de dîner au bord de la plage, des soirées spectacles et la qualité du spa ainsi que son environnement naturelle.

Mais ce que j’apprécie encore plus, c’est notre maisonnette! Nous n’entendons que les oiseaux, le chant des fontaines, le bruissement des feuilles actionné par le vent et parfois l’échange verbal entre les employés, et le rot du voisin qui oublie qu’on peut l’entendre.

Le seul désavantage est que nous n’y voyons pas la mer.  Je l’admire au petit déjeuner de 10h00 et ensuite, à la marche de l’après-midi et au souper.  Ce soir, nous allons essayer le restaurant asiatique.

Une autre chose que je regrette est l’absence des enfants.  Ici, pas d’enfants en bas de 12 ans.  Ça fait un peu dortoir à mes oreilles, moi qui aime tant la période de 17h00, où les enfants s’en donnent à cœur joie avant le souper.  J’ai par contre la joie d’entendre les enfants des pêcheurs! Bon!

Je reviens sur l’accueil reçu par une jeune femme très responsable.  Elle nous a défilé, dans un anglais indonésien, la liste complète des « à faire » et à « ne pas faire » ici, des services offerts et si nous avons des questions, bien on verra!  J’ai manqué plusieurs sections du monologue.  La chemise papier dans laquelle se trouvent toutes les informations me rendra service après lecture.

C’est ainsi que je trouve notre menu d’hier soir : rijsttafel menu Un – pour 25$ par personne

  1. Soto madura (soupe)
  2. Nasi kuning (riz cuit dans du lait à la noix de coco)
  3. Opor ayam (ragoût de poulet à la citronnelle et coco)
  4. Rendang daging (équivalent du bœuf bourguignon épicé à l’indonésienne)
  5. Udang bakar Makassar / colo colo (crevettes grillées servie avec une sauce brushetta)
  6. Gulai kambing (agneau mijoté dans lait de coco et épices)
  7. Sayur rebung dan tahu (des pousses de bambou sautées avec du tofu, curry et sauce à la noix de coco)
  8. Condiments : emping (chips chinois adopté par les indonésiens), acar (légumes marinés au vinaigre et sucré – encore style chinois) et sambal (sauce de piments épicés baignant dans de l’huile que nous laissons intouchée)
  9. Pour dessert, Es kelapa muda (de la noix de coco servie avec du citron et une sauce siropeuse)

Naturellement, rien n’est comme l’original.  Un peu déçu, nous ne prendrons pas les autres rijsttafels qui s’offrent en 5 versions, au total.  En plus, depuis un mois, ne mangeant que des fruits le soir avec des arachides, notre appétit à bien diminué.  Le repas était pour au moins 3 à 4 personnes.

Le propriétaire est hollandais : Marcel de Rijk.  J’aurais aimé y assister mais mon chum n’est pas friand de ce genre de spectacle.  La solution trouvée est que nous irons manger plus tôt au resto Asiatique et au retour, j’arrêterai le regarder danser avec les membres de son équipe d’étudiants(e) alors que Pascal pourra rentrer à la « maisonnette ».

Je viens de terminer « Lettres de mon moulin » pour débuter « Contes du lundi », toujours d’Alexandre Daudet.  Une fois de plus, c’est le style « Nouvelles » que j’aime bien.  Après quelques pages, l’histoire change, mais dans ce livre, une certaine chronologie s’échelonne d’histoire en histoire, à l’intérieur d’un temps donné lors des guerres que livraient Napoléon contre les Prussiens.

Heure d’harmonisation des chakras : Au soleil, le IPod dans les oreilles, j’harmonise mes chakras afin d’être en paix avec les fameux musulmans et leur territoire.

Une fois mes chakras harmonisés, Tom Jones, dans sa jeune trentaine, vient me chanter « Love me tonight » souligné par le passage des oiseaux qui survolent la mini piscine de notre « maisonnette ».  Les souvenirs affluent et se dispersent en même temps que les petits nuages qui veulent s’installer pour le reste de l’après-midi.  Mais le soleil semble discuter pour garder la première place, ce qui donne un bon soleil pour la journée.  Tant pis petits nuages!

Lombok! Je n’en ai pas encore parlé, parce que je me demande par où commencer.  Lombok veut dire « piment ».  Il y a un volcan actif, le Rinjani qui culmine à 3 726 mètres

Je vais visiter le Puri Mas Spa qui fait parti d’un des nombreuses habitations, dont celle du propriétaire qui donnera son spectacle de danse ce soir.  C’est l’heure de la rentrée à la maison pour les étudiants.  À la sortie de l’école, des grappes de jeunes filles en uniforme marron et un voile immaculé noué autour de la tête sautent à quatre sur un même scooter. Les Sasak, qui représentent 85 % des trois millions d’habitants de Lombok, pratiquent un islam modéré. À l’origine, ce sont des agriculteurs animistes, fidèles au culte des ancêtres, venus de Birmanie et d’Inde. Une minorité d’entre eux pratique encore le « waktu telu », un mélange d’islam et d’animisme propre à Lombok mais non reconnu par les autorités indonésiennes.

L'agriculture et la pêche reste les principales activités de l'île. Le tourisme a fait son apparition dans les années 90, mais tout de même nettement moins présent qu'à Bali ou Java.

Comme toutes les autres îles, il serait possible de visiter un village Sasak, voir leur maison ancestrale, leurs coutumes mêlées d’animalisme, de monter au volcan, à mieux dire découvrir la vie sur l’île de Lombok, mais nous choisissons de rester tranquille, et en plus, on n’a plus le goût.  Nous savons que nous rentrons à la maison dans quelques jours, alors nous voulons profiter du soleil, de la chaleur, mais rien de fatiguant.

Ce matin, en jasant avec Jay et Marseani (Ani), nous apprenons que la plupart des employés viennent du coin.  Le petit village où j’ai visité le Puri Mas Spa est Kerandagan composé de familles Sasak. D’un côté de la rue se trouve une mosquée et juste en face, un temple hindou.  Comme dit Putu, ici l’île aux milles mosquées alors qu’à Bali, c’est l’île aux milles temples.

Au Spa, Ryan me fait faire le tour du mini jardin zoologique du propriétaire Marcel. Des cerfs et leurs familles, des oiseaux comme un paon mais mélanger à une autruche, un autre type de paon, des cockatoos noirs qu’on dit le roi des oiseaux ici, des cockatoos blancs, des serpents dont un python, des porcs-épics…Le propriétaire s’est bâti un petit paradis qu’il partage avec les clients du Puri Mas seulement.

Il vient me reconduire après que j’ai fini de prendre des photos du domaine et Armand, le gardien de sécurité prend la relève.  Il vient de Sumbaya.  Il est très amical et il me trouve bien jolie.  Il veut prendre des photos avec ma tablette.  Je dis non, de vous.  Ok! Mais après, de vous!  Ok!  Vous êtes venue seule à Lombok?  Non! Avec mon mari.  Il n’est pas là, avec vous? Non! À l’hôtel.  Pourquoi pas avec vous?  Holalala! Trop de questions.  Je demande quand le chauffeur du Puri Mas viendra-t-il me chercher? Afin de faire une petite diversion.  Je réalise que ça serait possible de renverser la vapeur : une plus vieille avec un petit jeune!  C’est sûr que l’argent reste la clé de cet intérêt!

Je reviens sagement à la maison pour me rafraîchir dans notre mini piscine fraîche.  Que l’eau est bonne et le soleil encore au rendez-vous!  Quelle belle journée de farniente!

Nous avons souper au Quincy!  Whow! Plus récent, plus spacieux, plus de monde par contre, plus de chambres sur deux paliers que des cottages et ils ont chef vraiment super! La soupe Soto ayam, notre préférée de toute, à la noix de coco et crevettes fraîches était pur délice.  Mon mahi mahi juste à point dans une sauce légèrement tomatée et Pascal, son général tao fut grandement apprécié.  Tout ça devant un coucher de soleil surprenant malgré les nuages de fin d’après-midi avec les surfers qui nous ont donné un spectacle de patience et d'endurance d’une bonne heure.

En revenant, danger sur la route, arrêt à une petite épicerie pour notre diner de demain, et arrivés, je me rends avec la caméra à Pascal prendre des photos des danseurs.  Quelle lenteur cette caméra et quelle patience Pascal lorsqu’il se sert du flash!  J’avais peur que se soit quetaine, mais vraiment pas du tout.  Très professionnelles toutes ces personnes qui passent des heures à se pratiquer afin de peaufiner ce spectacle hebdomadaire.  J’ai jasé avec une des danseuses, et elle prend cette démonstration très au sérieux.  Le maquillage est digne d’un spectacle de qualité.  Chapeau à tout ce beau monde!

Un petit saut dans la mini-piscine pour me rafraîchir avant la nuit, un peu de Daudet et dodo!

A demain! xxx

 

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20150125-Santa Maria Annai église universelle25 janvier - dimanche - Hôtel Bukit Lawang - Berastagi (Sumatra)

Itinéraire de mon réveil Bukit Lawang :
- Muezzin à 04h00 pour la première prière musulmane
- 05h00 : le chant du coq : réveil matin naturel pour annoncer la venue du lever du jour dans une heure
- 06h00 : lever du jour accompagné du chant des enfants qui se réveillent pour réclamer déjà leur petit déjeuner. Mais pourquoi se lèvent-ils si tôt? École ou boulot? Car à 06h30, tout est redevenu très silencieux! Mais c'est dimanche et toute la famille se rend à la messe, comme le faisait nos parents, pour échanger les nouvelles et "faire" le social de la semaine.
- Tout ça accompagné par le murmure incessant de la rivière Bohorok. Qu’elle orchestre symphonique où s’ajoute, selon les heures, selon la température et les heures du jour, le chant des oiseaux ou le croassements du genre corneilles que j’apprécie beaucoup moins.

L’effet du décalage horaire semble s’être volatisé ce matin. Ça sera plus facile pour les semaines à venir.

Enfin dans notre chambre
Nous voici rendu à destination à notre hôtel Sinabung à Berastagi. J’ai juste la présence du corps à Pascal. Son esprit est totalement endormi et son cœur est en flotte. De mon côté, ma bouteille d’eau s’est répandue dans mon sac mouillant toutes mes notes de voyage écrites à la main. Heureusement qu’il fait très chaud : tout est sec, feuille par feuille, juste en laissant le papier au soleil qui traverse la fenêtre. Aujourd’hui, la température a monté à 34o C. Très chaud. Heureusement que nous faisions de la voiture aujourd’hui. Par contre, la nuit fut fraîche et douce.

La grandeur et profondeur des nids de poules passe de petits à nids d’éléphants. Pascal arrête acheter des arachides, une boite de papier mouchoir pour utiliser dans l’auto et aux arrêts « techniques » qui veulent dire arrêt pipi et un grand 7Up afin de faire passer la tourista qui l’accable depuis son réveil. Je suspecte aussi une réaction au comprimé pour la malaria qui donne ces effets d'épuisement, un peu de fièvre et maux de coeur.

En fin de compte, nous allons soulager nos vessies dans une toilette hindouiste. Shiva règne en maître suprême sur le site. Beau souvenir de l’Inde où nous avons vécu avec ces dieux et déesses indiens

Dyoko porte l’ongle du pouce très long. Il dit que c’est juste pour l’esthétique. Mais, il est musulman et souvent, les musulmans portent l’ongle long au petit doigt. Bon! Questionnement ici!

Nous prenons presqu’une heure pour traverser Medan. Ben oui! Il faut revenir à Medan pour remonter à Berastagi qui se trouve à 1400 mètres d’altitude. Se soir, une poussière de volcan couvre la région car il y a eut une éruption il y a quelques jours. Mais, je n’ai pas encore vu de volcan!

Efendy nous arrête à Santa Maria Annai Velengkanni. Une église, un temple, une synagogue unifiée en une seule. Un Jésuite indien, Père James Barada, a initié ce projet qui s’est complété en 2005. Il est né à Madras, Inde de parents catholiques mais de culture hindoue. La maison des Jésuites à laquelle il est rattaché se trouve à Toulouse, France.

Sa maison est passée au feu brûlant tout, ses vêtements, la maison elle-même de fond en combe, mais oh! Miracle, seul la Bible et furent épargnés.

Par la suite, il fait un rêve dans lequel il dessinait les plans de cet endroit qui réunit les différentes religions. Il dit que Dieu a été l’architecte et Marie la comptable. Car il priait Dieu pour la réalisation concrète des matériaux nécessaires et il priait Marie pour recevoir de l’argent. Le tout a coûté près de 3 millions de dollars. Lorsque tout fut fini, l’argent a cessé de rentré. Les dons suffissent pour l’entretien.

Je le mets dans la soixante. Il ressemble à René Angelil, sérieuse! Il a souffert d’une opération au cœur et il marche maintenant avec l’aide d’une canne.

Il dit que visiter cet endroit de prière correspond à un pèlerinage en lui-même. On débute par la section Bethléem avec la crèche de Noël, ensuite vient Rome et une statue du Pape Jean-Paul II qui est venu à Medan en septembre 1979, ensuite la section Nazareth où se trouve un temple dédiée à Marie.

C’est un peu le Lourdes de Medan, car le Pape Jean-Paul II fut canonisé saint, donc c’est un saint endroit. Lorsque les catholiques se réunissent en grand groupe, ils le font dans l’hippodrome de Medan. C’est la mecque catholique.

L’Indonésie est une mosaïque de peuples et d’ethnies où se côtoient musulmans, chrétiens, bouddhistes, hindouistes et animistes. Chacun vit à son rythme, du plus traditionnel au plus frénétique. Père James a bien intégré ce principes des différences dans le respect et la paix universelle.

J’ai complètement oublié de demander la guérison de ma corde vocale qui a des maux afin de me faire prendre conscience que j’ai a utilisé les mots pour les guérir. À suivre!

Nous dinons au Sunrise Resto. On y mange très bien, mais c’est cher pour le coin. Ensuite, nous visitons le marché près de la ville. Vraiment charmant avec ses enfants accrochés à leur mère qui travaille tout en leur jasant des conditions à lesquelles ils doivent s’en tenir. Elles sont très belles ces femmes. La majorité des hommes portent la moustache ce qui leur donne un air mâle plus évident.

Je refais connaissance avec le fruit mangoustine. J’achète trois kilos de clémentines juteuses à souhait, 2 kilo de salak aussi appelé le fruit serpent dû à sa pelure de style peau en écailles de serpent. Délicieux!

Cette région est très fertile. Elle produit des fruits et des fleurs qu’elle exporte un peu partout dans le monde. Dix camion partent à chaque jour pour être déchargés dans des avions. J'avais noté les nombreux véhicules neufs que nous avons rencontrés. Ce sont des cultivateurs prospères.

La tribut Batak
Effendy est né dans un clan Batak. Lors de notre arrêt à une église catholique, il nous amène visiter une maison Batak complètement rénovée qui se trouve sur le site.

J'apprends que les Toranja que nous visiterons dans quelques semaines viennent de la même souche que les Bataks et ils parlent tous bahasa qui est en fait, la langue nationale. Seules certaines personnes âgées ne parlent que leur dialecte local.

Je termine afin d'aller prendre une assiette garnie d'un tas d'oignons et ail frits, quelques morceaux de boeuf rôti. Quelques fruits et dodo.