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13 février 2015 – vendredi – Denpasar à Lubuanbajo à Ende à Moni

Voici mon blogue pour les trois jours sans WiFi.  Photos à l'appui.

Lever très tôt pour prendre notre vol Garuda qui nous amène dans une autre province de l’Indonésie, l’Île de Flores.  J’ai aussi réussi un retrait RBC à partir de l’aéroport où nous pouvons retirer de petits montants comparés aux guichets en ville. Bon à savoir pour les prochaines fois.  Car, ainsi je paie les frais deux fois vu que je fais deux retraits! Zut!

Un petit mot pour dire que nous n’avons eut aucun problème avec la copie seulement de notre passeport à l’aéroport.  Je réalise que c’est seulement pour valider l’exactitude des nom et prénom de la personne.  Youpi!

Nous faisons la connaissance d’Andrean notre guide pour le temps que nous sommes à Flores et le chauffeur, son beau-frère Denis.  Nous sommes partis en Toyota sous une chaleur de 34oC.  Le soleil nous accueille, mais ici c’est comme à Sulawesi, il pleut une heure et ensuite le soleil revient.

Notre guide nous parle de 3,5 millions d’habitants sur l’Île alors que j’ai lu, 1,5 à 2 millions.  L’agriculture se classe bonne première en matière de revenu.  Le tourisme semble se classer bon dernier dans la liste qu’il nous défile.

Pascal fait une tentative afin de lui laisser savoir que nous sommes en pays de connaissance et afin d’éviter qu’il nous répète ce que nous avons entendu depuis les trois dernières semaines.  Andrea semble le prendre un peu personnel en disant qu’il existe en Indonésie une culture pluraliste.  Tout est bien différent d’une île à l’autre.  Pascal n’insiste pas.  Nous en parlons un peu et nous poserons les questions à mesure que nous en aurons et on verra bien! Il nous trouve chanceux car le soleil est apparu aujourd’hui après quelques jours de pluie consécutifs.

Les habitants de l’île sont à 90% catholique dû à la venue des Portugais au 16e siècle.  Il règne une diversité culturelle inégalée en Indonésie. À l'est de Bali, où l'hindouisme prédomine, les îles de Lombok et de Sumatra sont majoritairement peuplées de musulmans, l'île de Flores, de catholiques, et enfin Sulawesi de chrétiens chez les Toraja et musulman pour la balance de la population de cette île.  Timor et les archipels de Solor et d'Alor sont protestants. Partout, les rites animistes et les traditions ancestrales perdurent, entre minarets, temples et chapelles. Si le bahasa indonesia en est la langue commune, chacune de ces îles possède au moins une langue locale, qui se décline souvent en différents dialectes. C’est le cas à Flores.

Je pense qu’Andréan est musulman juste par son attitude en général.  Il n’ouvre pas la porte comme le chauffeur le fait et il est légèrement distant lorsque je pose des questions.  Je sens soit une gêne, soit une retenue, un-je-ne-sais-quoi!  Bon! Préjugé quand tu me tiens! Bon!

La dernière éruption des volcans que nous voyons sur une presqu’île, côte à côte à Ende, fut en 1952.

Nous faisons connaissance avec le macadonia (à vérifier), un arbre qui produit de l’huile à partir de ??.  Le pananus (à vérifier aussi) est un assemblage de feuilles allongées avec lesquelles on fait des nattes très belles.  Nous sommes dans un coin où l’artisanat est une source de revenu important et je dirais même principal, comme dans le temps de nos mères et surtout grands-mères.

Andrea veut nous montrer la gousse de cacao, donc je saute du véhicule, le pied dans une bouse d’animal grosse comme 4 pamplemousses collés et très frais.  Merde! De  merde! Vite les Crocs dans la petite rivière qui coule et le côté du pied aussi.  Après le nettoyage en règle, j’admire la gousse de cacao qui sent si bon.

Les européens et les russes sont les principaux touristes qui viennent visiter Flores.  Peu d’américains, de japonais et encore moins de canadiens.  On se rend vite compte qu’en gros, il n’y a qu’une route : la Trans Flores.  Tout le monde l’emprunte.  C’est en fait l’unique route vraiment carrossable qui traverse la province d’est en ouest sur une longueur de 750 km.

On distingues deux arcs : l’arc du nord commence à l’est de Bali avec l’île Lombok (Lombok, Florès, Sumbawa, l'archipel de Solor et Alor) d'origine volcanique, et pour se terminer à l’extrême est avec l’île de Timor qui est l’arc du sud (Sumba, Roti, Sabu et Timor) plus petit et surtout formé de roches sédimentaires et dont le volcanisme plus ancien est inactif de nos jours.

Ici, je désire expliquer la différence entre le 375 km d’est à l’ouest de l’île et le 750 km. Florès s'étend sur 375 km de long et 12 à 70 km de large, l'axe routier qui traverse l'île d'est en ouest serpente, tourne, monte et descend sur près de 750 km. Elle est bordée au nord par la mer de Florès et au sud par celle de Sawu.  Le relief de l'île est assez tourmenté et recouvert par une abondante végétation tropicale. Une douzaines de volcan dont l'activité sismique reste importante sont parsemés le long de l'île. Les volcans les plus importants sont : Egon, Kelimutu, Iya, Ebulobo, Ranakah, Inierie et l'Inielika.

 

Nous arrêtons à un petit marché local où madame, madame, acheter… mais voilà, c’est surtout pour permettre à Andréa de fumer une bonne cigarette.

 

Vu qu’il a commencé à pleuvoir en montagne, les élèves masculins qui reviennent de l’école ont enlevé leurs vêtements d’écolier et sont en bobettes pour rentrer à la maison.  C’est un jeu pour eux.  Nous les entendons rire de bon cœur.  Ils nous envoient la main en criant.

 

Le visage des gens est assez noir et leur nez est plat comme celui des noirs.  Il faut dire que Moluques et la Papouasie sont les voisins de Flores et ça paraît sur les traits de leur visage.

 

Nous prendrons nos trois repas à l’Eco Lodge.  Nous alternons entre spaghettis et indonésien.  Ça fait du bien de manger autre chose qui goutte un peu chez-nous.

 

La dame qui semble responsable de la cuisine, Rita, me demande mon âge.  Ensuite, je lui demande le sien.  Je lui donne un bon 55 ans.  Elle n’a que 42 ans.  Ma Vicky tu fais jeune pas à peu près! Elle me raconte que son beau-frère de 25 ans est décédé il y a 3 ans.  Il buvait beaucoup et il fumait aussi beaucoup

La phrase de Benoîte Groult s’applique ici : « La vieillesse est si longue qu’il ne faut pas la commencer trop tôt ».

Andrean vérifie notre programme.  Il ne semble pas trop savoir ce qu’on nous a proposé.  En vérité, nous non plus.  Cet itinéraire est le plus flou du voyage.  Nous découvrirons au jour le jour ce que Flores veut bien nous montrer à travers Andréa. Ici, les gens parlent bahasa leo ou lio.

 

De Jopu, je retiens les chemins les plus mauvais empruntés depuis le début du voyage, les éboulis sur les routes, les belles vaches de couleur caramel au derrière beige et la fameuse maison du maire que nous ne pouvons visiter, mais photographier.  Le Michelin coterait ce site une étoile, je pense.  Moi aussi! Mais c’est une belle randonnée de samedi à Flores en pleine jungle.  Par contre, un banian magnifique fait face à la maison du maire et chef du village automatiquement.

Premier journée et nuit sans entendre le chant du coq! Curieusement, nous sommes sur une île sauvage, inexploitée et encore très naturelle, sans trop de tourisme, et pas de chant de coq! Quelle surprise étonnante.

Voilà en résumé ma journée à Flores, la sauvage, la vierge et l'indomptée ! La chambre est tellement petite qu’il faut me tasser pour laisser passer Pascal derrière la chaise.  Les deux lits occupent l'espace principal.  Un petit bureau sur lequel le pot de fleurs plein d’eau s’est renversé ainsi qu’un verre d’eau à moitié plein ou vide, qu’importe, le bureau est à la flotte aujourd’hui.

Bizzzz xxx

 

12 février 2015 - Depensar pour le Visa de 09h15 à 12h10...Temple à Bedugul, marché local, rizières en terrasses UNESCO, Jardin botanique, Jatiluwih

Une des particularité de Bali, c'est comme ce matin, le nombre impressionnant de porteuses d’offrandes que l'on croise un peu partout sur la route, dans les temples, traversant les rizières. Un spectacle unique ! Nous descendons à Denpasar pour régler l'histoire de l'extension de nos visas.

Trois heures d'attente dans un local où les étrangers circulent remplis d'espoir qu'ils pourront "extensionner" leur visa, tout comme nous. Madi, l'ami de Serinata nous accueille au Ministère du Tourisme.  Connaissant notre chance, nous passerons rapidement pour débuter une autre journée de découverte dans les différences, surtout religieuse et culturelles, d'avec celles de l'Inde.

En route, nous apprenons que l'ancien palais du roi est habité par des membres de sa descendance familiale à Ubud.

Le met préféré des hindous balinais est le cochon rôti.  Je dis: "Le mechoui".  Non, non de répondre Serinata le babi guling.  Ici, très peu de végétarisme.  Bien différent de l'Inde.  Les repas sont pris en silence, ce qui fait, qu'il est vite expédié.  Le balinais mange soit devant la tv, soit dans la cuisine, soit dans le jardin car il n'y a pas de salle à manger ici.

Le marché local ouvre vers 03h00 jusqu'à 08h00 afin que les femmes aient le temps de préparer le repas du matin et du midi ainsi que les offrandes tellement importantes pour chaque famille.  C'est aussi pour s'assurer que toute la famille a le ventre plein avant de quitter la maison.

Les hommes fument très peu car c'est néfaste pour la santé.  Ils ne traînent pas non plus devant les devantures de magasin ou de boutiques alors que la femme travaille, comme on a pu voir dans les autres provinces.  Ici, les deux travaillent.  Il n'y a que très peu de chômage à Bali.

Harry Smith, célèbre peintre est venu enseigné l'art de la peinture à Bali.  La coutume se continue afin d'aider les artistes d'ici de se faire connaître par cet forme d'art.

Ici, le combat de coq est différent de celui qui se pratique dans les autres provinces d'Indonésie. Il fût un temps où  les combats de coq étaient fréquents et chaque village en organisait. Depuis 2005, ils ne peuvent de par la loi qu'avoir lieu lors de certaines importantes festivités religieuses, et cela encore que de manière très contrôlée.  Voici le rituel de préparation du coq pour le combat de sa vie.

Premièrement, le proprio lui fait prendre du soleil, tôt le matin.  Ensuite, il le nourrit bien, tous les jours.  Troisièmement, durant la journée, c'est le massage du coq pour renforcer ses pattes et ses muscles.  Le ring mesure 3 m x 3 m et il y a un arbitre qui compte jusqu'à trois pour le début du combat qui ne dure, en général, que 3 à 4 minutes.  Le reste du combat se déroule comme partout ailleurs.  Ici, c'est juste défendu de le faire en gageure.  Il n'y a pas de casino, pas de loterie non plus.

Le vélo est défendu de circuler dans la ville de Denpasar ainsi que les besak.  Les bemos sont très rares mais les taxis pilulent.  Bali est riche et ça se voit partout. Le tourisme amène une qualité supérieure à cette province où tout est un peu plus cher que dans les autres provinces.

Lorsque j'ai parlé, dans un blogue précédent, du cuisinier qui disait "pénis" au lieu de fish, bien voici l'explication.  Dans l'alphabet balinais, il n'y a pas de f ni de v.  Le f est remplacé par le b ou le p et le v est remplacé par le w.  Fish devient pish d'où le mot prononcé piiiish qui fut pour mon oreille orientale, pénis!  Aujourd'hui, Serinata dit jeuuune.  Pascal se demande bien de quoi il parle.  Il disait "jaune".  Une autre fois, il dit "sous" dans les champs.  Ben voyons, ça coûte des sous.  Non, il veut dire des "choux".  Bon!

Il y a 4 "suces" (choses) d'interdites lors du Nouvel an balinais - Nyepi depuis 1937 - jour férié obligatoire qui a lieu suite à la pleine lune du mois de mars: 1) défense de travailler, exception du personnel des hôpitaux, policiers et des hôtels. 2) L'électricité est fermé pour tout le monde à partir de 06h00, et ce, pour la journée. 3) Tout le monde reste à la maison.  Pas d'excursion pour le tourisme non plus. 4) Pas de télé, ni de radio ni de spectacle.

Ce matin, je remarque qu'il y a plusieurs petits vieux blancs avec de jeunes femmes balinaises. Je demande à Serinata si ce sont des américains.  Pas seulement: des australiens, des japonais et des européens.  Mais le contraire est vrai aussi: de jeunes balinais marient des femmes allemandes, japonaises, australiennes et européennes.   En général, elles demeurent à Bali, car "qui prend mari, prend pays" semble bien s'appliquer ici aussi.

Serinata nous énumère les 4 castes:  Brahmana, Satria, Wesia et Sudras. Voici le lien. Ici, le système de caste est beaucoup plus flexible que celui en Inde.  Mais, une loi reste immuable: si une fille de caste inférieure marie un homme de caste supérieure, alors change de caste et monte dans la hiérarchie de son mari.  Si un homme de caste inférieure marie une femme de caste supérieure, celle-ci descend dans la hiérarchie de son mari. C'est un peu comme nos autochtones.  Un "indien" marie une blanche au Québec, il peut vivre à l'extérieur de la réserve  et il garde tous ses droits.  Pas pour l'indienne qui marie un blanc.  Elle perd ses droits du moment qu'elle quitte sa réserve.

Comme l'écrit une blogueuse, dès le 8e siècle, on retrouve les premières traces d'une "indianisation" de Bali. Puis, quand les souverains indonésiens se convertirent à l'Islam, une bonne partie des fidèles de la religion hindoue se réfugia à Bali où elle conserva intactes ses croyances. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, 93% des Balinais sont hindous; il n'en reste que quelques petits groupes de musulmans, de protestants, de catholiques et de bouddhistes. La capitale de Bali, Denpasar, offre un témoignage parfait de la tolérance: les temples, les églises et les mosquées ont été construits les uns à côté des autres.

Naturellement, notre journée débute de travers.  Nous resterons 3h00 dans ce local où chacun espère passer rapidement.  Parfois, des agents de voyage repartent avec une pile de dossiers en demande d'extension.  Nous, c'est seulement deux!  Rien à faire.  Madi a beau insister, il nous faut attendre.  À suivre.  Je peux vous dire que Pascal fait "du sang de cochon".  Malheureusement, je ne partage pas cette peur.  Je pense que les 7 jours obligatoires pour obtenir cette extension nous permettra de rester jusqu'à la fin de nos vacances.

Il est déjà temps de remonter dîner dans le nord où se trouvent la plupart de nos excursions de la journée.  C'est un buffet pris dans un village: Pacung.  Des asiatiques occupent les tables ainsi que des russes.  C'est bon mais pas comme avant hier où le buffet était excellent.

Nous partons pour Bedugul.   Dû au climat frais, cette zone est utilisée par les balinais pour planter des légumes et des céréales.

Temple Pura Ulun Danu Bratan (Bedugul)

Selon mon amie Denise Jodoin, ce temple situé au bord du lac Bratan où un meru de 11 étages domine le temple Pura Ulun Danu Bratan fondé au 17e siècle et dédié à la déesse du lac, Dewi Danu est une des plus choses qu'elle ait vu durant ses multiples voyages.  J'aurai des photos demain car il me faut apprendre comment brancher mes appareils vu que c'est avec la tablette Samsung que je capte ces beautés.

Sous un certain angle, le regard peut porter à la fois sur le temple hindouiste de Bratan, sur un stupa bouddhiste et sur le dôme d'une mosquée, illustrant une spécificité balinaise, celle d'une coexistence multi-religieuse pacifique.

Le fameux marché du coin.  Je ne peux en parler car tout ce que j'en ai vu, c'est l'achat que j'y ait fait.  J'avais vu à Tabo Cottages, des plats recouverts de moustiquaires pour les plats servis à l'extérieur.  Je les ai enfin trouvés à ce fameux marché.  Pascal voulait s'asseoir dans l'auto et m'attendre.  Pas question, nous repartons, car  mes achats sont terminés dans cette région.  Il me reste encore Flores et Lomboc après tout! L'histoire du marché ne s'arrête pas ici mon beau Pascal!

 Je ne peux parler non plus du Jardin Botanique car c'est la saison hivernale et toute la nature est endormie.  Seuls le cactus méritent notre attention.  En plus, cette première journée de pluie depuis le début de notre voyage, ralentie nos ardeurs de déambuler à l'extérieur.

On se dirige ensuite vers la région rurale de Jatiluwith – qui signifie en balinais « très merveilleux » où nous profitons des superbes vues (une des plus belles de l’île) et des rizières en terrasses.  Je reste assise dans la vannette alors que Pascal sort avec Serinata, sous un petit crachin ennuyant.  Je prends de superbes photos sans avoir à me déplacer.  Je  vois bien que mon homme ne veut pas être pris en photo car je refuse de sortir me faire mouiller.  Il est jalouxxxx de mon comfort.  Lorsqu'il revient, je lui montre mes superbes photos.  Nous finissons par en rire.  Ces rizières sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, non seulement pour leur beauté, mais aussi pour tous les rites religieux et les pratiques culturelles de ceux qui les exploitent.

Bali est caractérisée par une végétation luxuriante et des paysages verdoyants, par des rivages séduisants, par les vestiges imposants de son histoire, par le charme de ses traditions et rituels qui marquent la vie de chaque Balinais, ainsi que par la sérénité et la paix qu'on trouve chez eux. Le sens du sacré, une gentillesse spontanée, une nature d'une richesse exceptionnelle, une flore exubérante, des paysages qui reflètent la douceur de vivre, tout cet ensemble fait de l'île un lieu enchanteur et extrêmement fascinant.  Tout a été dit! On la nomme "L'Île des Dieux" et hier, j'ai appris qu'on la nomme aussi "L'Île de l'Amour".  Vive la Saint-Valentin en avance!

Je suis témoin que les gens passent leur vie de paysans à retourner la terre, creuser, couper du bois, planter, repiquer, ramasser, faire pousser du riz, des haricots, du café, du cacao et des bananes, cultivant la moindre parcelle de terre, faisant pousser du riz jusque près de leurs habitations.

Pour ce qui est du temple de Tanah Lot, après avoir posé la question à notre guide, j'apprends que nous le visiterons lors de notre retour à Jambaran, après avoir visiter Flores.  Super! Nous aurons le même guide et le même chauffeur.

Bonne nuit car il nous faut se lever à 03h30 pour prendre notre avion à Denpasar qui est à au moins 3/4 d'heure de route. Bizzzzz

 

Visite de Tanah Lot : un des temples le plus fameux et charismatique de l’île posé sur un ilot rocheux.

9 février – lundi - Suara Air Villa, Bali

Une brise glisse sur nos corps et nous rafraîchi sous le toit du gazebo qui nous sert de protection au soleil qui plombe avec ses 32oC à 34oC.  Le coq conteste ces degrés à coup de cocorico répété à toute heure de la journée.  Les grillons lui répondent à toute heure aussi qu’il n’a qu’à faire comme eux, rester à l’ombre.  Un autre coq se met de la partie avec un cocorico fort et clair : « Cessez de vous envoyer la balle, les amis! ». Voilà l’était d’âme de mon avant-midi à prendre le temps de vivre dans cet endroit paradisiaque où ne sommes que tous les deux en harmonie avec les mondes qui nous entourent. Chaque villa possède sa piscine privée dans laquelle nous nous prélasserons cet après-midi.

Vicky et Valérie, si vous lisez ce blogue, cet endroit serait magique et abordable pour venir y vivre en famille quelques semaines.  On peut louer une maison complète avec trois chambres et une piscine pour chaque villa.  Une fois le billet d’avion payé, c’est pas cher! En plus, Frédéric, le personnel parle Catalan, comme partout en Indonésie.  Le propriétaire de ce grand domaine est Catalan aussi.

Je trouve que les tiges sur lesquelles fleurissent les fleurs des oiseaux du paradis symbolisent bien l’appellation que je donne à cet endroit harmonieux.  Est-ce l’effet de l’énergie balinaise qui circule tout autour de moi : le son de rivière, les fleurs, les statues hindoues, les meubles en bois ou en rotin et le personnel discret qui glisse au milieu de la verdure?  Gratitude quand tu me tiens!

Après consultation avec Pascal, nous décidons de passer la journée ici et nous ne sortirons que ce soir pour aller retirer des rupiahs (1 r = 1$ cnd) afin de pouvoir demeurer ici un 13 jours supplémentaires : 100$ canadiens chacun.  C’est cher comparé au prix du Visa (35$) mais pas cher comparé à ce que nous en retirons de satisfaction qui dépasse les attentes de ce voyage.

Vicky, je prends beaucoup de photos qui pourront t’inspirer lorsque tu décoreras ton « chez-toi ».  Ces décors te ressemblent beaucoup. Ce qui me fait dire que tu as sans vécu dans ces endroits lors d’incarnations passées.  Sans parler du yoga omniprésent dans la pratique, partout à Bali.

Nous en profiterons aussi pour souper à Ubud qui se trouve à 5 km d’ici.  Une navette offerte par le Suara Air Villa nous y amène et vient aussi nous y rechercher.  Quel service!

Un jeune couple est responsable du site mais ce n’est pas la femme de Komang Sudarta, donc il est le 3e enfant dans sa famille.  Le jeune homme défile son nom, et je n’y comprends « que dal ».  Alors voici ce que ma recherche à donner. La jeune employée se prénomme Wayan Anic, donc elle est l’ainée.

Il semble que ce blogue s’adresse beaucoup à mes filles.  Valérie et Frédéric, voici donc ce qui vous ressemble en choisissant « Gabriel » comme prénom pour votre bébé-garçon après avoir étudier sa signification.

Noms et prénoms balinais

Les Balinais croient en l’influence des noms et prénoms sur le caractère du porteur. Par conséquent, ils évitent de donner des noms ayant une mauvaise connotation ou dénotant une figure cruelle dans une histoire. Tous les noms balinais ont étymologiquement un bon sens.

Noms balinais

A Bali, il n’existe pas de noms de famille communs à une famille entière. Par contre, le nom est attribué par les parents le jour d’anniversaire des 3 premiers mois du bébé.

Ce nom dépendra :

  • du caractère du bébé jusque là
  • de son apparence physique
  • des circonstances de sa naissance
  • des qualités dont les parents espèrent de lui

Quelques exemples de significations

Santi = Paisible

Dharma = Bon

Murniati = Cœur pur

Samarta ou Pradnyana = Intelligence

Dharmi ou Susilawati = Gentillesse

Les quatre prénoms balinais

Vous allez trouver que cela manque d’originalité … mais les prénoms sont attribués selon l’ordre des naissances dans la fratrie. Et tout a une signification.

Voici les 4 prénoms des Balinais de la caste des Sudra :

Le 1er enfant s’appellera Wayan ou Putu (mixte) ou Gede si c’est un garçon. Wayan est dérivé de « Waya » (Wayahan ou Wayah) qui veut dire le plus ancien.

Le 2e enfant s’appellera Made ou Kadek. Made (Madya) signifie « milieu ».

Le 3e enfant s’appellera Nyoman ou Komang. Nyoman Anom veut dire « nouveau ou jeune ».

Le 4e enfant s’appellera Ketut.

Et le 5e enfant ? On recommence au 1er : il s’appellera Wayan Balik (retour à Wayan). Parfois, Wayan est remplacé par Gede ou Putu. Et ainsi de suite.

Du coup, dans une même famille, plusieurs personnes portent le même prénom. Autrefois, c’était encore plus compliqué, lorsqu’il y avait des fratries de 7 ou 8 enfants !

Pour différencier les filles et les garçons, il faut écrire devant le prénom :

- « Ni Si » pour une fille

- « I » pour un garçon.

Les noms et prénoms sont également reliés au système de castes.  Dans les familles royales, la règle des 4 prénoms selon l’ordre des naissances n’est pas appliquée. Par exemple : Anak Agung, Ngurah, Gusti Ngurah, Dewa Ngurah et ainsi de suite.

C’est bien décrit dans le livre « Mange, prie, aime » d’Élizabeth Gilbert.

A+ xxx

 

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6 février 2015 – Vendredi - Sulawesi

Notre dernière journée dans la région.  C’est incroyable comment je peux m’adapter rapidement.  Je me sens déjà un peu « chez-moi » à l’Hôtel Misiliana.

Nos découvertes commencent par une grotte funéraire.  Je peux vous dire, que si je m’étais écoutée, je serais resté au lit à lire la fin du roman de Marquez « L’amour aux temps du choléra ». Je n’ose m’en ouvrir à Pascal car je sais que ça l’inquiéterait.  Je me prépare comme d’habitude et nous partons après avoir terminé notre petit déjeuner habituel.

Je le lui dis, une fois partis.  Lui aussi se questionne à savoir, serons-nous heureux de cette expédition.  Sans nous en rendre compte, nous avons des attentes et des idées préconçues en ce qui a trait à ces fameuses niches et grottes funéraires.  Que peut bien avoir celle-là qui mérite le détour?

Le soleil varie son horaire pour l’heure de son apparition, mais il est au rendez-vous à chaque matin, sauf hier, il se cachait souvent derrières les nuages, au plus grand bonheur de Pascal. Ce matin, à 06h00, il fait encore noir, mais le concert matinal est débuté : les grillons se taisent pour laisser les oiseaux débuter leur concert.  S’ajoute alors le chant du coq qui désire vraiment qu’on l’entende, car il se reprend pendant une bonne demi-heure.  Ensuite, s’insèrent des sons inconnus à mes oreilles mais qui demeurent très harmonieux avec les autres notes naturelles.  Ce sont sans doute des animaux qui se réveillent aussi.  Les chiens ne jappent que le soir pendant une heure.  Je pense qu’ils reviennent chez-eux et reprennent possession de leur territoire en l’annonçant à qui veut bien les entendre.

Nous cahotons jusqu’à Tempangallo où une vieille dame accueille Risal (pas Richard) en lui demandant des sous.  Il semble surpris mais il lui remet des rupiahs.  Trois enfants arrivent en courant pour quêter. J’ai ma caméra en main qui est devenue l’extension de ma main droite. Clic ! une photo !

 

Nous descendons près d’une rizière où un homme laboure son champs de riz avec un tracteur manuel muni de deux immenses roues métalliques qui permettent de rouler dans la boue et une herse centrale qui l’envoie derrière pour être déchiquetée par un autre système de roue.  De jeunes ouvriers travaillent avec un homme plus âgé à terminer l’enveloppement d’un mur à fin décorative.  Ils ne sont pas très souriants ce matin !

Comme le suggère notre itinéraire, suit un trekking en passant par une petite rizière près d’une forêt de bambou qui nous conduit voir des tombes de pierre et l’ancienne Erong.  Cette grotte éclairée de la lumière du matin est tout simplement magnifique.  Tout ce que nous avons pu regarder et apprendre dans les derniers jours se trouvent ici, dans cette grotte.  Une chance que je suis venue.  Une fois acceptée cette manière de faire des Toraja envers leurs morts, je dirais que ces cercueils suspendus ressemblent à des nids pour garder les corps des défunts dans leur « maison sans fumée ».  Une paix règne dans cette grotte naturelle.  Une prière monte à mes lèvres pour exprimer ma reconnaissance d’apprendre de leurs coutumes qui me paraissaient si barbares au début, pour en venir à ressentir cette paix qui pénètre jusque dans mes os.

À notre retour, les enfants demandent à nouveau de l’argent.  Risal semble leur dire quelque chose qui les saisit, car plus un mot ne sort de leur bouche.  Ils repartent même un peu piteux.  Sans doute leur dire que quêter n’est pas une solution !

En admirant le buffle bien allongé dans la rizière, je me dis qu’après tout, la vie de buffle d’eau en est une de luxe et de pacha.  Il broute toute la journée, regarde ce qui se passe alentour, se repose, mâche, rumine et recommence ainsi, toute la journée.  Des aigrettes, des canards ou des oies, et parfois les trois en même temps, lui tiennent compagnie le temps de se nourrir à leur tour.  Et puis, être égorgé, lorsque tu ne le sais pas, c’est rapide et ne dure que quelques minutes ! Il peut admirer, ce matin, les nuages blancs floconneux qui s’enlignent en une rangée unique pour nous annoncer la venue éventuelle des autres nuages plus foncés vers 13h00 et qu’il pleuvra sans doute vers 15h00, et ce, pendant une bonne heure.

Le grenier à riz, construit tout près de la maison, sert encore souvent, mais parfois, pas du tout.  Il représente le statut social de la famille.

Aujourd’hui, découverte de la cuisine locale Toraja. Quelqu’un de l’agence est allé au marché pour acheter les ingrédients nécessaires pour mon cours de cuisine avec une famille locale.  Ce village n’est pas visité par des touristes.

À notre arrivée, notre guide fait les présentations de la famille locale Bughi : la maman à qui appartient la maison, sa fille (cuisinière) et son dernier enfant. Elles nous accueillent chaleureusement par des sourires soulignés de mots Toraja.

Le but de cette rencontre est pour moi d’apprendre comment préparer et cuisiner la nourriture traditionnelle Toraja.  Pendant 2h00, Lyna, Risal et moi alternons dans la préparation des mets : « papiong » au poulet, du pamarasan au porc, des légumes qui les accompagneront, ainsi que des riz rouge et noir préparés par la maman, ainsi que le dessert.

Risal aide au début afin de m’expliquer comment on fait pour couper le jeune tronc de bananier qui sent le concombre.  C’est lui aussi qui pile l’ail au mortier, ainsi que le gingembre et l’échalote française.

La gastronomie de la région Toraja est différente de celle de l’Indonésie. La cuisine Toraja est connue pour le Papiong qui est du riz cuit avec du lait de coco dans une feuille de bananier et insérée dans du bambou et mise à cuire très lentement sur le feu alimenté d’écorces de coco séché.  C’est délicieux !  Les papiongs peuvent être du riz blanc ou rouge ou le mixe des deux.  On peut également trouver de la viande de poulet ou de porc avec des légumes cuits de la même façon.

Lyna le prépare avec des tranches fines provenant du tronc d’un jeune bananier, des épices, du poulet, plein de bons légumes, ail, gingembre, citronnelle et une base de poulet en sachet.  C’est la tourtière Toraja.  Ensuite, elle remplie avec Risal, deux pièces de bambou dont le dessus est fermé avec des feuilles de concombre. À deux reprises, il lui a fallu les enfoncer à nouveau, car la vapeur les soulève. On peut aller voir la recette internet sous le nom de « papiong ». J’ai quand même notée celle de Lyna.

Et le Pamarasan est cuisiné avec le fruit Pangi.  C’est un ragoût composé ici de morceaux de porc frit, légumes et épices.  Et la viande devient noire à cause du fruit Pangi.  Dans la cuisine Toraja, il est possible de trouver trois types de riz : rouge, blanc et noir. Ce midi, nous avons la chance de goûter au rouge et au noir.

Rashni est le maître du feu et de la cuisson des deux tronçons de bambou.  Ici, il chauffe le feu avec du bambou séché. Il les tourne en prenant deux feuilles dans les arbres tout proche, les tourne de quelques degrés, et ainsi de suite, tout le long de la cuisson qui dure environ 30 à 40 minutes.  Ce qui fait dire que le met est prêt, c’est la couleur du bambou.  Lorsqu’il devient presque calciné en son milieu extérieur, Rashni perce la base des deux bambous en les piquant avec le bout d’un énorme couteau à lame allongée.  Un autre 10 minutes, et le tout est près.  Il épluche donc les deux tronçons, en retirant la couche noire calcinée, et ce, en en faisant le tour au complet.  Ainsi, il évite de se salir les mains en l’ouvrant.  Ses feuilles d’arbre lui servent aussi à le tenir par le haut, tirer une languette de bambou d’où la vapeur très chaude s’échappe.  Tout est bien cuit et ça sent drôlement bon.

Lyna et moi avons aussi préparé des haricots dont on enlève la fibre centrale en tirant à partir de la queue du haricot vert.  Toute qu’une job ma Lyna !  En pays Toraja, on fait comme les Toraja ! Tirons, équeutons et coupons en tronçons, ces beaux haricots verts frais. Ensuite, nous tranchons des carottes aussi fines qu’une allumette, comme les aime mes deux amies Francine et moi.

Nous dégustons ces mets locaux avec la famille, Risal, Rashni, et trois des cinq enfants de Lyna âgée de 45 ans.  Nous mangeons dans le Lumbung ou Alang Alang (endroit où les familles locales mangent habituellement) qui nous préserve du soleil. Avec ces préparations, nous avons mangé 5 adultes et trois enfants et il en reste encore pour un autre repas pour autant de convives.

Et pour dessert, des coupes de fruits frais : tamarella et fruits de la passion mélangés avec un peu de canne à sucre.  Vraiment délicieux !

Il y a plein de patates douces tout autour de nous.  Il ne suffit que de quelques patates plantées qui donneront, en se répandant par des rhizomes, un champ de patates.  Les feuilles nourrissent les cochons. Des poules entourées de leurs petits se promènent en leur montrant comment se nourrir ou s’enfuir lorsque nous approchons.

J’ai la réponse à ma question au niveau du corps du  mort qui peut rester dans la maison pendant plusieurs semaines.  Dans les temps anciens, le corps du mort était enveloppé dans des écorces de bois, des herbes et du vinaigre. Mais après quelque temps, ça sentait beaucoup, pendant des semaines.  Aujourd’hui, il se serve du « formol » pour le conserver.  Ça veut dire que la famille vit avec le mort dans son lit jusqu’à ses funérailles. Ouf !

Dans le village de notre guide, un mort est encore allongé dans son cercueil depuis 15 ans, au sein de la maison familiale.  Notre guide habite un îlot de 4 maisons Bughi au sein de sa belle-famille.  Sa mère est décédée l’an passé et ses funérailles eurent lieu tout de suite après son décès.  Sa sœur habite Célèbes et 2 de ses frères habitent Papoua (Papouasie). Son veuf de père préfère rester dans son village d’origine plutôt que de venir vivre en ville chez son fils. En 2008, sa grand-mère maternelle est décédée et son corps est resté 5 mois dans la maison avant d’avoir des funérailles.

A notre retour, Pascal demande de nous arrêter pour acheter des ramboutans et des bananes pour souper ce soir à notre cottage.  Nous aimons bien cette formule et on s’en porte que mieux.

Une autre journée de découverte terminée.  Nous rentrons et je ferai ma valise pour partir tôt demain matin : 08h00.

Selamat siang! Bonne journée ma famille et mes amis(e) xxx

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20150125-Santa Maria Annai église universelle25 janvier - dimanche - Hôtel Bukit Lawang - Berastagi (Sumatra)

Itinéraire de mon réveil Bukit Lawang :
- Muezzin à 04h00 pour la première prière musulmane
- 05h00 : le chant du coq : réveil matin naturel pour annoncer la venue du lever du jour dans une heure
- 06h00 : lever du jour accompagné du chant des enfants qui se réveillent pour réclamer déjà leur petit déjeuner. Mais pourquoi se lèvent-ils si tôt? École ou boulot? Car à 06h30, tout est redevenu très silencieux! Mais c'est dimanche et toute la famille se rend à la messe, comme le faisait nos parents, pour échanger les nouvelles et "faire" le social de la semaine.
- Tout ça accompagné par le murmure incessant de la rivière Bohorok. Qu’elle orchestre symphonique où s’ajoute, selon les heures, selon la température et les heures du jour, le chant des oiseaux ou le croassements du genre corneilles que j’apprécie beaucoup moins.

L’effet du décalage horaire semble s’être volatisé ce matin. Ça sera plus facile pour les semaines à venir.

Enfin dans notre chambre
Nous voici rendu à destination à notre hôtel Sinabung à Berastagi. J’ai juste la présence du corps à Pascal. Son esprit est totalement endormi et son cœur est en flotte. De mon côté, ma bouteille d’eau s’est répandue dans mon sac mouillant toutes mes notes de voyage écrites à la main. Heureusement qu’il fait très chaud : tout est sec, feuille par feuille, juste en laissant le papier au soleil qui traverse la fenêtre. Aujourd’hui, la température a monté à 34o C. Très chaud. Heureusement que nous faisions de la voiture aujourd’hui. Par contre, la nuit fut fraîche et douce.

La grandeur et profondeur des nids de poules passe de petits à nids d’éléphants. Pascal arrête acheter des arachides, une boite de papier mouchoir pour utiliser dans l’auto et aux arrêts « techniques » qui veulent dire arrêt pipi et un grand 7Up afin de faire passer la tourista qui l’accable depuis son réveil. Je suspecte aussi une réaction au comprimé pour la malaria qui donne ces effets d'épuisement, un peu de fièvre et maux de coeur.

En fin de compte, nous allons soulager nos vessies dans une toilette hindouiste. Shiva règne en maître suprême sur le site. Beau souvenir de l’Inde où nous avons vécu avec ces dieux et déesses indiens

Dyoko porte l’ongle du pouce très long. Il dit que c’est juste pour l’esthétique. Mais, il est musulman et souvent, les musulmans portent l’ongle long au petit doigt. Bon! Questionnement ici!

Nous prenons presqu’une heure pour traverser Medan. Ben oui! Il faut revenir à Medan pour remonter à Berastagi qui se trouve à 1400 mètres d’altitude. Se soir, une poussière de volcan couvre la région car il y a eut une éruption il y a quelques jours. Mais, je n’ai pas encore vu de volcan!

Efendy nous arrête à Santa Maria Annai Velengkanni. Une église, un temple, une synagogue unifiée en une seule. Un Jésuite indien, Père James Barada, a initié ce projet qui s’est complété en 2005. Il est né à Madras, Inde de parents catholiques mais de culture hindoue. La maison des Jésuites à laquelle il est rattaché se trouve à Toulouse, France.

Sa maison est passée au feu brûlant tout, ses vêtements, la maison elle-même de fond en combe, mais oh! Miracle, seul la Bible et furent épargnés.

Par la suite, il fait un rêve dans lequel il dessinait les plans de cet endroit qui réunit les différentes religions. Il dit que Dieu a été l’architecte et Marie la comptable. Car il priait Dieu pour la réalisation concrète des matériaux nécessaires et il priait Marie pour recevoir de l’argent. Le tout a coûté près de 3 millions de dollars. Lorsque tout fut fini, l’argent a cessé de rentré. Les dons suffissent pour l’entretien.

Je le mets dans la soixante. Il ressemble à René Angelil, sérieuse! Il a souffert d’une opération au cœur et il marche maintenant avec l’aide d’une canne.

Il dit que visiter cet endroit de prière correspond à un pèlerinage en lui-même. On débute par la section Bethléem avec la crèche de Noël, ensuite vient Rome et une statue du Pape Jean-Paul II qui est venu à Medan en septembre 1979, ensuite la section Nazareth où se trouve un temple dédiée à Marie.

C’est un peu le Lourdes de Medan, car le Pape Jean-Paul II fut canonisé saint, donc c’est un saint endroit. Lorsque les catholiques se réunissent en grand groupe, ils le font dans l’hippodrome de Medan. C’est la mecque catholique.

L’Indonésie est une mosaïque de peuples et d’ethnies où se côtoient musulmans, chrétiens, bouddhistes, hindouistes et animistes. Chacun vit à son rythme, du plus traditionnel au plus frénétique. Père James a bien intégré ce principes des différences dans le respect et la paix universelle.

J’ai complètement oublié de demander la guérison de ma corde vocale qui a des maux afin de me faire prendre conscience que j’ai a utilisé les mots pour les guérir. À suivre!

Nous dinons au Sunrise Resto. On y mange très bien, mais c’est cher pour le coin. Ensuite, nous visitons le marché près de la ville. Vraiment charmant avec ses enfants accrochés à leur mère qui travaille tout en leur jasant des conditions à lesquelles ils doivent s’en tenir. Elles sont très belles ces femmes. La majorité des hommes portent la moustache ce qui leur donne un air mâle plus évident.

Je refais connaissance avec le fruit mangoustine. J’achète trois kilos de clémentines juteuses à souhait, 2 kilo de salak aussi appelé le fruit serpent dû à sa pelure de style peau en écailles de serpent. Délicieux!

Cette région est très fertile. Elle produit des fruits et des fleurs qu’elle exporte un peu partout dans le monde. Dix camion partent à chaque jour pour être déchargés dans des avions. J'avais noté les nombreux véhicules neufs que nous avons rencontrés. Ce sont des cultivateurs prospères.

La tribut Batak
Effendy est né dans un clan Batak. Lors de notre arrêt à une église catholique, il nous amène visiter une maison Batak complètement rénovée qui se trouve sur le site.

J'apprends que les Toranja que nous visiterons dans quelques semaines viennent de la même souche que les Bataks et ils parlent tous bahasa qui est en fait, la langue nationale. Seules certaines personnes âgées ne parlent que leur dialecte local.

Je termine afin d'aller prendre une assiette garnie d'un tas d'oignons et ail frits, quelques morceaux de boeuf rôti. Quelques fruits et dodo.