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19 février 2015 – jeudi

Ce matin, molo molo dans notre belle grande chambre.  Nous prenons le temps de se mettre à jour avec nos blogues respectifs, classer nos photos et prendre le petit déjeuner à chacun notre tour.  Je suis celle qui descend la première.  Je désire prendre des photos de l’extérieur.  Hier soir, en soupant seule, j’admirais le coucher de soleil orangé tout en dégustant de la nourriture indonésienne.  Mon plat favori est le « cap clay » au poulet.  De bon légumes revenus dans de l’ail et de l’oignon rôtis baignant dans une sauce au poulet.  Quelques petits morceaux de poulet sont égarés dans l’assiette.  Une théière de thé local avec un petit citron pour garder les vitamines de mon repas et je contemple le paysage.  Je prends mes messages gmail, je regarde Facebook et je termine par mon Hotmail.  C’est ainsi que j’ai la chance de jaser avec ma tendre sœur Marie et mon super de filleul Drew.

Je jase un peu avec les jeunes filles qui veulent une photo de moi avec elles.  Que voulez-vous, être vedette débute tôt le matin.

Nous quittons l’hôtel pour midi.  Andréan vient nous chercher car Dennis avait d’autres obligations.  Il ne peut remettre l’argent emprunté à Pascal. Ça fait rien car nous lui donnions un pourboire de lequel Pascal déduira le montant de l’emprunt.  Pauvre Andréan! Il nous raconte n’importe quoi notre hippie, même qu’aujourd’hui est une journée nationale et les banques sont fermées en plus, sa carte ATM est tombée dans l’Océan lorsqu’il a sorti son paquet de cigarettes.  Pauvre Andréan! Allez merçi pour tout et surtout, bonne chance mon vieux! Il faut comprendre qu’il aura à vendre sa chère maison et que son humeur est au plus bas.

Le petit aéroport de Luan Bajo est flambant neuf, pas encore terminé de fait, alors pas de climatisation.  Un petit ventilateur souffle à qui-mieux-mieux.  Nous nous installons devant mais la chaleur continue à nous garder au chaud.  Il doit bien faire un 34oC à 36oC.  Trois quart d’heure à se changer les idées avec les sudoku que j’ai apportés du journal le Soleil.

Ce que je retiens de Flores, ce sont ses différences.

Les différences de Flores

  • Aucun besak y circule même pas dans les grandes villes
  • À l’hôtel, la copie du passeport fait très bien l’affaire partout
  • Avec Andréan, itinéraire flexible : nous apprécions ses initiatives
  • Personne n’insiste à nous apprendre leur dialecte
  • Beaucoup de chiens en santé
  • Chant du coq complètement absent en ville et village; présent sur les fermes principalement
  • Beaucoup de jeunes gens et d’enfants à l’inverse de chez-nous
  • Les gens sont plus timides et réservés

Le vol dure 1 heure et demie et se fait en cahotant et au départ et à l’arrivée.  Il me faut souligner que la piste de l’aéroport Luan Bajo est très courte.  Il faut du « swing » pour décoller rapidement.

Quel plaisir c’est de retrouver Serinata et Satan.  Serinata nous a fait la surprise de nous offrir un sac de fruits frais, ceux que nous préférons.  Cette délicate attention nous touche beaucoup. Toujours aussi professionnel, il nous explique bien ce que nous ferons ensemble d’ici notre départ. Nous sommes à environ 20 minutes de notre prochain chez-nous pour trois nuits. Ce petit village Jimbaran compte environ 12 000 ha.  Beaucoup de petites familles balinaises assistent au coucher de soleil le partageant avec nous, les touristes.  Les cris et les rires des enfants ont toujours été une musique à mes oreilles, à cette heure de la journée; ici aussi!

À notre arrivée au Open House Jimbaran, nous sommes accueillis par le proprio lui-même.  Un espagnol Josée environ 62 à 63 ans qui habite ici depuis 17 ans mais y travaille depuis 23 ans.  Il était déjà propriétaire d’hôtel à Madrid.  Cet endroit fait « chez-nous » de part sa décoration, son emplacement et son organisation.  Ça sent bon dans le grand corridor qui mène à notre « suite » pour trois jours. Se sont des herbes naturelles séchées qui diffusent leur odeur naturelle.

Une fois les oh! et les ah! passés, nous marchons jusqu’à la plage (5 minutes) pour assister au coucher de soleil.  L’Open House est vraiment bien situé. On nous a dit que les chinois envahissent la plage qui devient alors bien bruyante.  Nous pouvons en témoigner.  Vive le Nouvel An chinois.  En Chine, la fête dure 15 jours. Nous prenons des photos en déambulant parmi les autres touristes. Plusieurs autobus sont garés en attendant leur clientèle chinoise pour les ramener chacun à leur hôtel après leur repas sur la plage pendant que le coucher de soleil apporte un atmosphère de vacance au soleil.

 

Demain, je vais certainement marcher sur la plage, tranquille, me rendre au marché local et découvrir le coin.

À demain! J’ai hâte de m’étendre sur ce grand lit adossé aux commodités encastrées dans un meuble en bois qui a beaucoup le style Ikea.

 

10 février – mardi – Sebatu, Kintamani, Besakih, Bali - Suara Air Villa

Déjà 3 semaines de passées...aujourd’hui

Nous sommes à Suara Air Villa pour 5 nuits et 4 jours.  Notre guide Serinata parle un français que nous pouvons comprendre mais souvent, il ne semble pas comprendre ce que nous lui disons.  Il nous faut articuler énormément et répéter souvent.  Notre chauffeur est Santa comme Santa Claus (Père Noël). L’homme de service, Wagan Dona, s’occupe de la navette qui nous conduit sur demande à Ubud.  Nous sortons pour souper et faire nos petites « commissions ». Ce magnifique hôtel offre un service gratuit de navette n'importe quel moment de la journée. Avec préavis de seulement 10 minutes, nous pouvons nous faire déposer dans la ville et vous revenons de la même façon.

Nous soupons à un petit resto appelé « warung lokal ».  Le proprio est aussi le cuisinier et lorsqu’il vient me dire qu’il n’a pas de fish, je comprends qu’il n’a pas de « pénis »… Bon!

Un couple de Québécois rencontré un peu plus tôt, vient s’asseoir à notre table.  Il voyage « aventure » dans des « Cafés couettes ».  Gisèle et Maurice voyagent ensemble depuis 2011.  Ils partent 4 mois et décident en chemin, où ils iront, au jour le jour.  Ils sont dans cette région-ci depuis 3 semaines, car ils aiment beaucoup les gens, l’atmosphère et la bonne bouffe pour vraiment pas cher.  Il ne nous en a coûté moins de 10$ pour nous deux : poulet frit frais pour Pascal et moi une assiette de légumes, une petite bière et un Sprite.  Nous pigeons un peu dans l’assiette de l’autre afin d’équilibrer notre repas.

Pascal leur a laissé son adresse mitan.ca afin qu’ils puissent suivre notre voyage et prendre l’info pour leur prochaine destination en Indonésie.  Ils semblent vouloir se rendre à Sumatra et peut-être à Sulawesi.  Gisèle a pris quelques notes.  Étrangement, elle aussi a vécu ce que je vis, au niveau de ma gorge.  Elle, s’était d’avoir trop chanté.  Moi, sans doute de trop parler.  Elle ne parlait plus du tout.  Elle a été en orthophonie pendant 3 mois et tout s’est replacé.  Il fallait faire des exercices vocaux pour raffermir certains muscles de la gorge ainsi que ses cordes vocales. Ils sont vraiment intéressants.

Coq à l’âne

  • Pascal remarque l’absence de besak à Bali.
  • Avant-hier, à l’aéroport, une dizaine de papis sportifs Australiens équipés de leur planche à surf échangeaient des blagues au sujet de leur performance future. Beaucoup d’Australiens viennent au sud de Bali uniquement pour surfer sur les vagues de l’Océan Indien.  Il faut ajouter que Bali est bien renommée pour ceux qui aiment faire la fête, et comme dit la chanson, le soleil et la mer…
  • Le tourisme est la principale source de revenu de l’Île de Bali suivie de prêt par l’agriculture.

J’ai bien peur, en lisant le blogue de Pascal, qu’il verra plus de déesses en pierre que vivantes. L’avantage sera qu’elles seront nues, alors il pourra s’en mettre plein la vue ce pauvre pépé chéri.

Notre départ pour la journée a été un peu retardé car nous avons rencontré le responsable d’obtenir l’extension pour nos visas. J’espère que nos photos certifiées au Québec empêcheront de nous rendre à Denpasar pour d’autre photos. À suivre.  En attendant son arrivée qui fut retardée par la circulation, Serinata enseigne à Pascal comment se compose la grammaire indonésienne.  Il vous en parlera sans doute.  Ensuite, Pascal me l’explique.  Elle n’est vraiment pas compliquée comparé au français.

Notre départ de l’hôtel se fait donc à 09h30 au lieu de 08h30.  Nous sommes en vacances après tout.  Nous arrêtons à Tegallalang où Serinata nous explique les rizières étagées où d’autres groupes courent pour prendre des photos : beaucoup de chinois, coréens, indonésiens des autres îles, des russes et des hongrois et quelques québécois ! Le riz balinais possède un grain plus long ce qui donne que deux récoltes par année, comparé à d’autres riz produisent trois récoltes.

La route nous fait passer par d’autres merveilleux champs de rizières en terrasses avant d’arriver à Sebatu où nous visitons le Temple de la source sacrée, lieu de purification pour les Balinais. Je passe toute l’histoire reçue pour résumer que ce temple est divisé en trois parties : la salle de réunion ou de badmington (oui, oui), la cloche et les endroits de prières ou de méditations où les touristes sont interdits, s’ils ne sont pas là pour prier. Le temple est construit selon les points cardinaux, les couleurs et les dieux et déesses hindoues.

Nous continuons visiter un genre de jardin d’éden, le Cantik, où sont concentrées les différentes cultures du pays balinais, où poussent le café Arabica, la cacao, la citronnelle, le tamarillo (petite tomate verte), le gingembre sauvage, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, cajeput, le manioc, le salak, le ginseng (oui messieurs), la vanille, et la fameuse civette.

Le Kopi Luwak est un café de luxe, à base d’excréments d'animal, le plus cher au monde.  Ses grains sont passés par le système digestif d’un petit animal originaire d’indonésie, la civette asiatique. Voici un lien ci-dessous qui vous permettra d’aller lire un peu plus sur ce sujet.

Nous dégustons 11 thés et cafés et cacao dont le fameux Kopi Luwak à 5$ la tasse.  Nous avons bien aimé.  C’est un café très fort mais doux en même temps dans le sens, sans amertume. Nous avons acheté le thé au gingembre et l’autre à la citronnelle.  Nous avons jasé avec un suédois marié à une coréenne.  Super sympathiques tous les deux avec Ted qui ne voulait rien savoir de manger.

Notre chauffeur fut vérifié deux fois par la police pour s’assurer qu’il a bien un permis et qu’il est accrédité comme chauffeur pour touristes.

En route, nous arrêtons avant d’arriver à Kintamani, village de montagne à 1 400 mètres d’altitudes au-dessus du niveau de la mer.  D’ici, nous pouvons apprécier la spectaculaire vue du volcan Batur (1 717 m) encore en activité, et du lac Batur.  Serinata prend quelques photos de nous deux.  Hyper gentil notre guide.  Le sommet du volcan symbolise la montagne sacrée,  l’harmonie et la prospérité.  La purification commence par l’eau de la montagne qui descend et nettoie tout sur son passage.  La dualité qui devient la complémentarité est très présente dans la croyance hindoue et bouddhiste, car les deux subsistent, côte à côte, ici aussi.

Lorsque Serinata dit : « l’essence », je suis un peu perdue, car dans la phrase, ça n’a pas de sens.  Il disait en faite : les singes.

Ensuite, nous visitons Besakih, le temple le plus important de Bali, bâti sur le flanc du Mont Agung (3 142 m), la montagne la plus haute de l’île.

Les offrandes font parties du quotidien balinais.  On peut remarquer sur les trottoirs,

Ces petits paniers en feuille de palmier qui contiennent toutes sortes de choses : des grains de riz, des biscuits, des cigarettes, souvent des fleurs, de l’encens… C’est même un exercice que d’éviter de les piétiner car ils imposent le respect.

Le volcan: mystique, majestueux, vital.

En visitant l’île de Bali, on ne peut manquer d’être impressionné par l’immensité du volcan Agung qui culmine à 3 142 mètres d’altitude. On est aussi frappé par l’intensité de l’attachement qu’ont les balinais pour leur montagne, qui évoquent son énergie, son esprit, ses vertus apaisantes et y effectuent des pèlerinages fréquemment, comme le mentionne si bien Nadia Fournier effectuant un voyage en Espagne.

Ils ont raison, car sans les volcans, l’Indonésie aurait une allure bien différente. Le volcan, avec son auguste stature, donne naissance à une foule de formations météorologiques, dont certaines incidences capitales pour la survie de l’agriculture sur les différentes îles. Les vents soufflent formant des nuages chargés de vapeur d’eau.  Lorsqu’ils se heurtent à la crête du volcan, les vapeurs se refroidissent, se condensent et se précipitent, le plus souvent sous forme de pluie, d’où les ondées journalières vécues à Sulawesi.  Nous bénissions les dieux de cette pluie qui apportait une fraîcheur à la nuit.

Dîner à Mahagiri où le panorama est à couper le souffle.  Le buffet satisfait mon estomac affamé car nous avons déjeuner à 07h00 ce matin et il est déjà 14h15.  Une jeune hongroise, Greta, s’adresse à nous en français. En partant, j’échappe ma caméra sur la céramique. Elle ne fonctionne plus! La tablette Samsung IV va prendre la relève pour la prochaine journée de visites à Bali, dans deux jours. en route vers Jimbaran.

Ensuite, destination à Klungkung, ancienne capitale (1740 – 1908) où nous visitons le Palais de justice (kertagosa) et la pavillon flottant (Bale Kambang).  Maurice nous salue et il va chercher Gisèle qui arrive avec un sourire magnifique.  Nous échangeons un peu avant de continuer, car nous sommes en retard sur notre itinéraire.  On se salue et nous espérons les rencontrer à nouveau.

Ce Palais Kertha Gosa (Taman Kertha Gosa) est un vestige précolonial de Bali. Ce vaste palais carré, probablement inspiré d'un mandala, comprenait des cours, des jardins, des pavillons et des douves. La majeure partie du palais et des dépendances fut détruite lors de l'attaque néerlandaise le 28 avril 1908.

Deux bâtiments importants sont conservés : la salle de justice, pavillon ouvert, qui faisait office de cour suprême du royaume de Klungkung, et le pavillon flottant que nous venons de visiter.

Nous terminons par la visite de Goa Gaiah (la grotte des éléphants) dont le temple à l’intérieur est un des plus visités et vénérés de Bali.  C’est un temple construit au XIe siècle, il a d'abord été consacré au culte bouddhiste avant d'être transformé en sanctuaire hindouiste. Ce dernier fut détruit lors du dernier tremblement de terre.

Wikipédia dit : « La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d'un monstre sert d'entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D'un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l'autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d'où sort l'eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle. Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365. Patrimoine de l’UNESCO depuis 1995.

Voilà ce qui termine notre journée sous un soleil d’une trentaine de degrés centigrades.  Il fait chaud !

En arrivant à la « maison », vite nous sautons dans la piscine afin de nous rafraîchir un peu.  Souper de fruits : mangoustan, salak, kiwi jaune sucré (rien à voir avec ceux que nous connaissons au Québec), rambutan, clémentines et quelques noix de macadam que j’aime, tout comme mes filles les aiment aussi.

Je tombe de sommeil ! xxx