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28 février 2015 – Samedi

La madame va beaucoup mieux grâce à Gastrolyte et au Pro-Azithromycine.  Une journée au lit, sans nourriture, beaucoup de sommeil et me voilà repartie pour ma journée au bord de la mer!  Le soleil est au rendez-vous, alors je vais m’installer de ce pas!

La brise est douce et fraîche.  Je regarde les pêcheurs entrer un à un. Les autres restés sur terre accourent pour leur donner un coup de main afin de hisser leur bateau sur la rive.

Ces pêcheurs n’ont besoin d’aucun permis, ni pour le bateau, ni pour pêcher.  La mer de Bali est une poissonnerie à aire ouverte.  Ce n’est pas une  pêche sélective car le pêcheur ne rejette pas à la mer, les bébés poissons.  Les poissons attrapés sont en général le calmar (le plus pêché), le mahi-mahi que Valérie aime beaucoup (dorade), le petit thon blanc gros comme un avant-bras, le maquereau et le red snapper.  Ici aussi, les pays environnants viennent, sans permission, pêcher dans leurs eaux.  Pour les locaux, la pêche est une question de survie.

Les autorités disent avoir interpellé depuis le début du mois, plus de 500 étrangers en train de pêcher illégalement dans les eaux territoriales. Ces pêcheurs illégaux viennent de Malaisie et des Philippines ce qui occasionne un manque à gagner de 30 milliards canadiens. D’où la décision des autorités de renforcer les contrôles en mer.

Les enfants nus jouent et rient en se préparant pour la journée à aider leur mère ou leur père, selon les besoins de la famille.

Sur la plage, les néerlandais, les allemands, les américains arrivent, un couple à la fois.  J’ai jasé avec un couple australien, ce matin.  Ils ont une maison à Perth et une 2e autour de Margaret River où j’ai dégusté du très bon vin!

Plusieurs couples viennent ici à chaque année.  Il y a en un, que son fils est venu se marié ici à Lombok, avec la cérémonie et tout le tralala des noces, au Puri Mas Resort.  L’hôtel n’est plus le plus récent, mais il garde son côté paternaliste, conventionnel, un service 5 étoiles, des gens qui font le service très informés de l’actualité autant locale qu’internationale.  C’est un plaisir d’échanger avec eux.  Surtout Jay, ce pince sans rire, qui prend le temps de saluer les gens, à toutes les tables.  On peut dire les gens qui aiment échanger et ceux qui veulent seulement garder leur intimité.

De la mer de Bali je me souviendrai de son odeur fraîche et salée, et ce grand coup d’éventail que la marée montante dégage de chaque vague dans son élan, et dont nous avons goûté la fraîcheur le premier midi de notre arrivé.

Après avoir regardé la mer avec des yeux égarés, un peu sans voir les détails, seulement l’ensemble de cette nappe bleue et turquoise parcourue de scintillements qui ressemblent à des miroirs improvisés qui apparaissent et disparaissent selon le bon vouloir de la mer. C’est pur ravissement!

A+ xxx