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Le 25 février 2015 – mercredi déjà!!!

Hier en faisant un peu le tour de mon environnement, je réalise que le Puri Mas Boutique Resort & Spa est situé dans le village de pêcheurs de la baie de Mangsit.  Notre hôtel, le Puri Mas se trouve à la limite du secteur Mangsit et Kerandangan. L’adresse postale indique Mangsit Beach.

Mon bilan de ce voyage est composé de plus et de moins :

  • Diversité culturelle enrichissante de chaque île de l’Indonésie
  • L’omni présence des rizières sur chacune d’elle, son agriculture selon la région
  • Les ourangs-outans de Sumatra, Île Samosir et le lac Toba
  • Java : ses temples et ses volcans
  • Sulawesi : les surprenantes coutumes du peuple Toraja
  • Bali : mon enchanteresse. La gentillesse des gens, ses temples, ses volcans
  • L’efficacité de notre agente de voyage Ana qui a tout fait pour satisfaire nos demandes et d’y répondre rapidement. Elle est Catalane!
  • Itinéraire bien équilibré sans temps mort ou juste ce qu’il fallait compte tenu de condition physique et de notre âge
  • Hébergement, transport, guide/chauffeur : j’ai l’impression d’avoir fait 6 voyages bien différents l’un de l’autre
  • Coup de cœur: la gentillesse des Indonésiens, douceur et harmonie du pays malgré des problèmes liés au développement (circulation congestionnée dans les grandes villes et conditions routières)

Ce fut cinq semaine de randonnée, de bateau, ferry, canot, d’avion, de minivan, de jeep pour nous faire découvrir ce paradis qu’est l’Indonésie.  Ici, tout est combiné pour utiliser ce mot de « paradis » : le soleil, la chaleur souvent accompagnée d’une petite brise, les fleurs, les jardins à profusion, la nourriture épicée délicieuse, les hébergements de qualité et du personnel attentionné.

La journée s’achève et le soleil descend donnant des couleurs au coucher de soleil qui nous fait sortir nos caméras malgré les centaines de photos déjà captées d’un coucher de soleil. Cette journée s’est écoulée entre baignades, lecture, repas et balades alentour.  Que du bonheur!

Lorsque j’admire les coucher de soleil, ici à Mangsit, je pense à Jimbaran dont on dit qu’il est le Beverly Hills balinais; alors, Mangsit serait quoi, le Miami de Lombok! J’inverserais plutôt les définitions, car la région de Senggigi, tous les grands hôtels nichent au bord de l’eau sur le détroit de Lombok.  Une odeur d’encens flotte dans l’air.  Je cherche, je cherche et je viens de trouver.  Un aromatiseur naturel diffuse une essence au jasmin et parfume notre maisonnette.  Tous mes sens (entendons-nous) sont éveillés : ouïe, odorat et le sensitif.

Étant au paradis, le sarong devient notre tenue vestimentaire pour la journée.  Nous retrouvons le plaisir de se baigner en costume d’Adam et Ève.  Nous ne sommes que tous les deux après tout.  Vicky et Valérie, sautez ce paragraphe!

Maintenant, les moins :

  • Seule tache dans ce portrait idyllique : l’Indonésie est loin d’être une championne de l’environnement. Entre poubelles allègrement balancées à la mer et pêche à la dynamite ou au cyanure (illégales) qui ravagent encore des pans entiers de corail et autant d’espèces animales, mon cœur vert voit souvent rouge comme le dit si bien Rodolphe Lasnes
  • Naturellement, l’état des routes qu’une niveleuse pourrait égaliser de temps en temps

Il est 20h00, et il fait encore chaud.  Le soleil plombait aujourd’hui. Il n’y a pas que les lézards qui sont lents : moi aussi.

Nous revenons d’aller souper dans un petit bouiboui fort sympathique.  Le serveur et le chef nous préparent mon spaghettis carbonari aux fruits de mer (morceaux de calmar caoutchouc mais bon mini cubes de poissons) et Pascal, une pizza Molly, leur spécialité chez Molly. Nous attendons une heure et demie avant d’être servis.  Nous le savons, ici, tout est préparé au fur et à mesure.  Il nous est même arrivé qu’un aide cuisinier aille acheter ce qu’il fallait pour préparer notre repas.

Un peu de Daudet et hop ! au lit !  Bonne nuit de Lombok. xxx

 

24 février 2015 - Mardi

J’apprécie l’accueil et la disponibilité du personnel, un vrai service 5 étoiles, la beauté des lieux, le luxe de la literie ainsi que des accessoires, du petit déjeuner à la carte, de la possibilité de dîner au bord de la plage, des soirées spectacles et la qualité du spa ainsi que son environnement naturelle.

Mais ce que j’apprécie encore plus, c’est notre maisonnette! Nous n’entendons que les oiseaux, le chant des fontaines, le bruissement des feuilles actionné par le vent et parfois l’échange verbal entre les employés, et le rot du voisin qui oublie qu’on peut l’entendre.

Le seul désavantage est que nous n’y voyons pas la mer.  Je l’admire au petit déjeuner de 10h00 et ensuite, à la marche de l’après-midi et au souper.  Ce soir, nous allons essayer le restaurant asiatique.

Une autre chose que je regrette est l’absence des enfants.  Ici, pas d’enfants en bas de 12 ans.  Ça fait un peu dortoir à mes oreilles, moi qui aime tant la période de 17h00, où les enfants s’en donnent à cœur joie avant le souper.  J’ai par contre la joie d’entendre les enfants des pêcheurs! Bon!

Je reviens sur l’accueil reçu par une jeune femme très responsable.  Elle nous a défilé, dans un anglais indonésien, la liste complète des « à faire » et à « ne pas faire » ici, des services offerts et si nous avons des questions, bien on verra!  J’ai manqué plusieurs sections du monologue.  La chemise papier dans laquelle se trouvent toutes les informations me rendra service après lecture.

C’est ainsi que je trouve notre menu d’hier soir : rijsttafel menu Un – pour 25$ par personne

  1. Soto madura (soupe)
  2. Nasi kuning (riz cuit dans du lait à la noix de coco)
  3. Opor ayam (ragoût de poulet à la citronnelle et coco)
  4. Rendang daging (équivalent du bœuf bourguignon épicé à l’indonésienne)
  5. Udang bakar Makassar / colo colo (crevettes grillées servie avec une sauce brushetta)
  6. Gulai kambing (agneau mijoté dans lait de coco et épices)
  7. Sayur rebung dan tahu (des pousses de bambou sautées avec du tofu, curry et sauce à la noix de coco)
  8. Condiments : emping (chips chinois adopté par les indonésiens), acar (légumes marinés au vinaigre et sucré – encore style chinois) et sambal (sauce de piments épicés baignant dans de l’huile que nous laissons intouchée)
  9. Pour dessert, Es kelapa muda (de la noix de coco servie avec du citron et une sauce siropeuse)

Naturellement, rien n’est comme l’original.  Un peu déçu, nous ne prendrons pas les autres rijsttafels qui s’offrent en 5 versions, au total.  En plus, depuis un mois, ne mangeant que des fruits le soir avec des arachides, notre appétit à bien diminué.  Le repas était pour au moins 3 à 4 personnes.

Le propriétaire est hollandais : Marcel de Rijk.  J’aurais aimé y assister mais mon chum n’est pas friand de ce genre de spectacle.  La solution trouvée est que nous irons manger plus tôt au resto Asiatique et au retour, j’arrêterai le regarder danser avec les membres de son équipe d’étudiants(e) alors que Pascal pourra rentrer à la « maisonnette ».

Je viens de terminer « Lettres de mon moulin » pour débuter « Contes du lundi », toujours d’Alexandre Daudet.  Une fois de plus, c’est le style « Nouvelles » que j’aime bien.  Après quelques pages, l’histoire change, mais dans ce livre, une certaine chronologie s’échelonne d’histoire en histoire, à l’intérieur d’un temps donné lors des guerres que livraient Napoléon contre les Prussiens.

Heure d’harmonisation des chakras : Au soleil, le IPod dans les oreilles, j’harmonise mes chakras afin d’être en paix avec les fameux musulmans et leur territoire.

Une fois mes chakras harmonisés, Tom Jones, dans sa jeune trentaine, vient me chanter « Love me tonight » souligné par le passage des oiseaux qui survolent la mini piscine de notre « maisonnette ».  Les souvenirs affluent et se dispersent en même temps que les petits nuages qui veulent s’installer pour le reste de l’après-midi.  Mais le soleil semble discuter pour garder la première place, ce qui donne un bon soleil pour la journée.  Tant pis petits nuages!

Lombok! Je n’en ai pas encore parlé, parce que je me demande par où commencer.  Lombok veut dire « piment ».  Il y a un volcan actif, le Rinjani qui culmine à 3 726 mètres

Je vais visiter le Puri Mas Spa qui fait parti d’un des nombreuses habitations, dont celle du propriétaire qui donnera son spectacle de danse ce soir.  C’est l’heure de la rentrée à la maison pour les étudiants.  À la sortie de l’école, des grappes de jeunes filles en uniforme marron et un voile immaculé noué autour de la tête sautent à quatre sur un même scooter. Les Sasak, qui représentent 85 % des trois millions d’habitants de Lombok, pratiquent un islam modéré. À l’origine, ce sont des agriculteurs animistes, fidèles au culte des ancêtres, venus de Birmanie et d’Inde. Une minorité d’entre eux pratique encore le « waktu telu », un mélange d’islam et d’animisme propre à Lombok mais non reconnu par les autorités indonésiennes.

L'agriculture et la pêche reste les principales activités de l'île. Le tourisme a fait son apparition dans les années 90, mais tout de même nettement moins présent qu'à Bali ou Java.

Comme toutes les autres îles, il serait possible de visiter un village Sasak, voir leur maison ancestrale, leurs coutumes mêlées d’animalisme, de monter au volcan, à mieux dire découvrir la vie sur l’île de Lombok, mais nous choisissons de rester tranquille, et en plus, on n’a plus le goût.  Nous savons que nous rentrons à la maison dans quelques jours, alors nous voulons profiter du soleil, de la chaleur, mais rien de fatiguant.

Ce matin, en jasant avec Jay et Marseani (Ani), nous apprenons que la plupart des employés viennent du coin.  Le petit village où j’ai visité le Puri Mas Spa est Kerandagan composé de familles Sasak. D’un côté de la rue se trouve une mosquée et juste en face, un temple hindou.  Comme dit Putu, ici l’île aux milles mosquées alors qu’à Bali, c’est l’île aux milles temples.

Au Spa, Ryan me fait faire le tour du mini jardin zoologique du propriétaire Marcel. Des cerfs et leurs familles, des oiseaux comme un paon mais mélanger à une autruche, un autre type de paon, des cockatoos noirs qu’on dit le roi des oiseaux ici, des cockatoos blancs, des serpents dont un python, des porcs-épics…Le propriétaire s’est bâti un petit paradis qu’il partage avec les clients du Puri Mas seulement.

Il vient me reconduire après que j’ai fini de prendre des photos du domaine et Armand, le gardien de sécurité prend la relève.  Il vient de Sumbaya.  Il est très amical et il me trouve bien jolie.  Il veut prendre des photos avec ma tablette.  Je dis non, de vous.  Ok! Mais après, de vous!  Ok!  Vous êtes venue seule à Lombok?  Non! Avec mon mari.  Il n’est pas là, avec vous? Non! À l’hôtel.  Pourquoi pas avec vous?  Holalala! Trop de questions.  Je demande quand le chauffeur du Puri Mas viendra-t-il me chercher? Afin de faire une petite diversion.  Je réalise que ça serait possible de renverser la vapeur : une plus vieille avec un petit jeune!  C’est sûr que l’argent reste la clé de cet intérêt!

Je reviens sagement à la maison pour me rafraîchir dans notre mini piscine fraîche.  Que l’eau est bonne et le soleil encore au rendez-vous!  Quelle belle journée de farniente!

Nous avons souper au Quincy!  Whow! Plus récent, plus spacieux, plus de monde par contre, plus de chambres sur deux paliers que des cottages et ils ont chef vraiment super! La soupe Soto ayam, notre préférée de toute, à la noix de coco et crevettes fraîches était pur délice.  Mon mahi mahi juste à point dans une sauce légèrement tomatée et Pascal, son général tao fut grandement apprécié.  Tout ça devant un coucher de soleil surprenant malgré les nuages de fin d’après-midi avec les surfers qui nous ont donné un spectacle de patience et d'endurance d’une bonne heure.

En revenant, danger sur la route, arrêt à une petite épicerie pour notre diner de demain, et arrivés, je me rends avec la caméra à Pascal prendre des photos des danseurs.  Quelle lenteur cette caméra et quelle patience Pascal lorsqu’il se sert du flash!  J’avais peur que se soit quetaine, mais vraiment pas du tout.  Très professionnelles toutes ces personnes qui passent des heures à se pratiquer afin de peaufiner ce spectacle hebdomadaire.  J’ai jasé avec une des danseuses, et elle prend cette démonstration très au sérieux.  Le maquillage est digne d’un spectacle de qualité.  Chapeau à tout ce beau monde!

Un petit saut dans la mini-piscine pour me rafraîchir avant la nuit, un peu de Daudet et dodo!

A demain! xxx

 

22 janvier 2015 - Dimanche

Ne m’endormant plus à 02h00, Pascal se réveille et dit que je peux lire; ça ne le dérange vraiment pas.  Je continue d’apprécier la présence littéraire de monsieur Daudet.  Quel artiste des mots!

Nous prenons un petit déjeuner délicieux : café capuccino, fruits frais, rôties françaises servies avec beurre et confitures maison. Le chef cuisinier est allé réveiller l’employé de la réception qui dort dans le bureau.  C’est sa nuit de garde.  C’est aussi lui qui nous sert notre petit déjeuner tout en jasant, non, en posant un tas de question sur le Québec.  Comme il dit si bien, d’habitude les canadiens parlent anglais. En voyant notre questionnement au sujet du retard de Bluewater Safaris Express, il appelle à leur bureau.  Tiens, il arrive! Pourboire au jeune homme, bye bye dans un sourire si caractéristique au balinais.

Un jeune couple habitant l’Ohio s’y trouve déjà ainsi qu’une femme seule.  Le couple parle hollandais entre eux.  On échange un peu, et chacun entre dans sa bulle.  Ils descendront au premier arrêt sur l’île de Trawangan, une des trois Gilies.

Nous attendons dans une gare navale (si on peut dire) à l’abri du soleil.  Il fait déjà 28o C à 07 :15 au port de Sanur.  Je m’informe de la durée de la traversée : 2h30.  La carte de Serinata est bien pratique afin de regarder le trajet que nous allons parcourir.  Nous marchons jusqu’au quai afin de monter dans cet express. En montant, je salue les membres de l’équipage par un beau « Selamat pagi » qui, dans l’espace de 3 secondes, résonne en cœur « Selamat pagi » madame.  Plus de Hello ou de good morning, seulement Selamat Pagi en cœur et un sourire fendu jusqu’aux oreilles.  Vive les balinais(es).

Deux rangées de 10 bancs doubles nous permettent un certain confort.  La plupart des passagers monteront sur le deck et s’associeront par terre.  Je préfère le confort de l’intérieur.  La première portion du voyage, i.e. de Sanur (Bali) à Padang Bai (Bali) prend environ ¾ d’heure.

Il y a un "guide Lombok" en anglais que je lis de la première à la dernière page.  Il faut dire que la moitié est occupée par de la publicité dont une bonne douzaine de pages payées par le Puri Mas Hotel où nous séjournerons 8 nuits, du 22 février au 1er mars. Ana a opté pour cet hôtel 5 étoiles afin que nous soyons vraiment confortables après avoir vécus un peu de tout durant les 5 dernières semaines : 1 étoile par semaine est bien méritée.

  • J’apprends qu’il y a trois grandes villes sur l’Île :dont  Mataram et Kuta et que nous habiterons dans le secteur touristique deluxe de Senggigi, mais le Puri Mas Beach Resort se trouve sur la plage Kerandangan, nom du petit village à 2 km du Resort et que l'adresse du Spa est à Mangsit Beach, un autre petit village Sasak
  • Que nous payerons 45 000 IDR (4,50$) chacun pour la taxe d’aéroport.
  • Qu’au Holiday Resort près du Puri Mas, on peut manger au buffet chinois pour 18,50$ canadien
  • Que de notre hôtel est à 1h00 de route de l’aéroport
  • Que la rue principale se nomme Jalan Raya Sanggigi
  • De prendre des photos au coucher de soleil face au volcan Agun vue de notre hôtel
  • Que le secteur touristique de bord de mer s’étale sur 10 km dont une bonne partie en plage encerclée par une baie
  • Que le Nouvel An chinois quitte l’année du cheval qui était très noble pour entrer dans celle du mouton. On prédit qu’il y aura moins de naissance en Chine, car les Chinois ne veulent pas de moutons comme énergie annuelle de leur bébé
  • Que le samedi soir est celui de la dégustation de Paëlla pour 25$ US chacun
  • Que je vais pouvoir acheter des perles produites au sud de l’île vers Kuta

Le 2e arrêt où presque tout le monde descend : Gili Trawangan.  On se demande bien pourquoi il y a une foule si nombreuse qui attend sur la plage afin de monter dans les différents types de bateau qui sont amarrés là afin de les ramener à Bali.  Nous y sommes restés un bon 20 minutes.  Je salue la petite famille hollandaise ou allemande qui débarque et que je trouve bien sympathique.

Nous quittons le détroit de Lombok pour déboucher dans la mer de Bali.  Ça brasse un peu plus.  Il nous faut fermer toutes les fenêtres donnant à l’ouest car les éclats d’eau propulsés par le bateau montent jusqu’au milieu de la fenêtre nous cachant une bonne partie du paysage.  C’est moins important car c’est la mer à perte de vue, et ce, de tous les côtés.

10 minutes à peine, le 3e arrêt, le nôtre, à Teluk Kodek. Moustika nous attend avec le chauffeur Asam tous les deux mi-vingtaine. Ce guide aimerait bien, qu’une fois reposés, nous prenions un ou deux tours car il y a tellement à visiter sur l’île de Lombok : village des Sasak (les seuls autochtones que nous n’avons plus le goût de visiter), le volcan Rinjani qui s’élève à 3 700 mètres (on n’a plus le goût d’en photographier), faire du snorkeling (on ne veut rien savoir), voir les coraux (ah! oui, bon) etc.  Nous restons polis en disant que nous allons y penser. Et nous pensons bien rester tranquilles. Pascal a payé un surplus pour s’assurer que notre chambre sera assez spacieuse et confortable pour y passer ces huit jours.

Un peu d’histoire quand même…

Au 16e siècle, Lombok était gouverné par le royaume de Karangasem à l’est de Bali  (monarchie).  Il habite la ville de Cakranegara.  En raison de la conquête de Bali sur le peuple Sasak autochtone, une grande partie de Lombok a marqué l’histoire balinaise et son patrimoine culturel, en particulier autour de la ville de Mataram.

Mais, avant même l’arrivée des Balinais, un prêtre islamique à partir de Java, connue sous le nom de Sunan Giri qui avait déjà converti une grande partie de la population locale Sasak à l’islam, et qui jusqu’à aujourd’hui, se conforme à ce qu’on appelle Telu Wektu – ou trois fois pour les prières quotidiennes, qui diffèrent des 5 prières obligatoires dans l’Islam.  Wektu Telu est une religion unique professée par le peuple Sasak de Lombok qui allie l’islam avec les vieilles traditions et les croyances ancestrales.

La majorité Sasak est donc musulmane à environ 75%, une minorité hindoue balinaise, ainsi que de plus petits nombres de Chinois, Javanais, Bugis et Arabes cohabitent sur l’île.

Et naturellement, l’histoire de Lombok se mêle à celle de l’Indonésie : 1943 à 1945 : les Japonais, ensuite la rébellion du peuple pour obtenir leur indépendance, les Hollandais qui veulent revenir garder leur culture coloniale…

Moustika dit que la moitié des îles sont sans habitant, donc, des îles pour ceux qui veulent jouer au Robinson Crusoe.

Hier, les habitants de Lombok ont vécu un mini cyclone.  Des branches et des arbres jonchent le sol tout le long de la route qui nous amène au Puri Mas.  Durant les derniers jours, il n’y avait plus de transport par bateau à cause du danger à naviguer sur les fortes vagues.  Ça pourrait expliquer la présence de tous ces gens que nous avons vus en attente de retourner à Bali.  Que nous sommes chanceux, encore une fois!

Moustika nous dit que la compagnie aérienne LION surbooke. Sur 120 vols, 99 vols partiront en réalité.  Les autres avions étant en réparation ou hors service.  Ils ont tellement eu de délais, que les gens ont contestés obligeant la police à leur donner des amendes pour non respect des réservations.  Vive Garuda.  Un peu plus cher, mais plus de qualité offerte.  Sur tous les vols que nous avons pris, il y a toujours eu soit une collation, soit un repas complet.  Il y a longtemps que nous n’avons plus ça sur nos vols d’une heure ou deux de temps en distance.

Maintenant, nous voici arrivés au Puri Mas Hotel

La chambre 11 nous est allouée après 2 heures d’attente durant lesquelles un cocktail de bienvenu nous a été servi, suivi un nasi goreng partagé entre nous deux que nous payons.  Il fait drôlement chaud.  La brise qui vient de la mer de Bali est rafraîchissante.  Nous avons choisi une table sur la terrasse qui surplombe la mer.  Tout à coup! Une vague nous averti qu’elle risque de revenir.  Mais non! Quelques 15 minutes après, une autre vague, mais celle-ci nous annonce clairement que nous devons changer de table.  Tout est mouillé, nous inclus! Allez, dépêchons!

Jack Jackson nous diverti avec les chansons de son premier album que Vicky m’a copié il y a quelques années.  Je l’écoute quelquefois durant l’année.  J’aime moins ses autres parutions.  Sans doute sentimentale la madame! Mais ici, il prend une forme de réconfort, de nostalgie, de pensées vers Québec, Montréal et le Lac St-Jean où habitent les gens que j’aime. Ouf!

Maintenant la saga de la chambre 11 (mon chiffre d’année universelle).  Pascal est resté au restaurant car son sac est extrêmement lourd avec ses 6, 7 ou 8 bières, je ne sais plus!  Alors, je me rends à la réception, car on nous a dit que la chambre serait prête pour 14h00.  Tapant!

Je m’identifie, je crois avec trop de conviction, car un homme avachi sur le bureau de la réception répète tout ce que je dis.  Je regarde les employés qui sont un peu gênés.  L’homme se redresse passe devant moi sans me regarder.  Je lui demande en anglais : Qui êtes-vous, vous?  Je suis un chauffeur.  Et il commence à m’expliquer ce qu'il fait.  Ses yeux injectés de sang me laisse douter de sa capacité à conduire aujourd'hui.  Je détourne le regard et le dos afin de m’adresser aux employés.  Ils sont super gentils et l’homme continue son chemin en maugréant. Je n’ai rien à foudre avec une personne si mal élevée.  On me donne la chambre 11.  Elle est super spacieuse.  Mais elle est bruyante.  Je vais chercher Pascal afin qu’il vienne constater sans lui dire que je la trouve bruyante.

Nous plaçons nos affaires et après quelques vingt minutes, Pascal trouve que c’est bruyant.  Le petit cottage est juste en face de la réception et la route passe derrière.  On s’entend que c’est Pascal qui va parler, car nous sommes dans une région musulmane où la femme ne compte pas beaucoup.  Et ça marche!!!! Les deux employés vont voir le gérant qui revient en nous disant qu’il va nous donner une villa sans frais supplémentaire vu que nous restons 8 jours.  Nous voulons voir avant de décider.

Une petite piscine extérieure ainsi qu’une terrasse/séjour servent de points d’entrée agrandi notre territoire! Une porte patio fait partie d’un mur en verre.  Lit à baldaquin pour retenir les filets moustiquaire, des meubles super garnissent le mur en face du lit où une télé est insérée.  Une autre pièce fermée avec des portes en verre opaque vert pâle s’ouvre sur une baignoire encastrée et encadrée d’un côté, d’une douche et de l’autre la toilette.  Un walk-in se trouve au bout pour entreposer nos 3 valises.  Une semaine dans ce petit paradis.  Nous pourrons prendre le soleil ici à notre terrasse privée.  On pourra se baigner dans notre mini piscine juste assez tempérée pour nous rafraîchir.  Quelle belle vie!

Un autre jour, avant de manger, je pourrai réserver l'un des deux ou trois boudoirs/lits à baldaquins surplombant la plage, en buvant un des cocktails maison à consommer en écoutant les vagues.  En lisant le menu ce midi, j’ai constaté que c'est une restauration particulièrement bonne et adaptée à toutes les nationalités: on peut certes manger indonésien, mais également italien avec pizzas et pâtes, américain, avec des hamburgers.  La bouteille de vin la moins chère double au moins l'addition, comme partout en Indonésie.

À chaque voyage que nous avons fait, nous avons expérimenté un cadeau au niveau de la qualité de la chambre, comme celle octroyée en une suite en Australie parce qu’il n’avait plus de chambre deluxe.  Je crois que cette fois-ci, c’est parce que Pascal est venu avec moi pour dire que c’était trop bruyant.  Il s’est assis et a attendu à la réception.  Je l’accompagnais sans dire un  mot.  Nous sommes sur une île musulmane, il ne faut pas l’oublier. Que se soit le gérant, lui-même qui vienne nous montrer la chambre en disant qu’il ne nous en coûterait pas plus cher que la deluxe, prouve que la présence masculine, dans certain cas, est nécessaire et appréciée.

Un panier de fruits nous est apporté en signe de bienvenu! Super! Notre souper qui vient d'arriver, car nous avons manger des arachides balinaises vers 16h00.  Délicieuse combinaison pour notre repas ce soir.

Nous arrivons de prendre les photos du coucher de soleil en jasant avec les pêcheurs et leurs familles.  Les enfants se baignent dans des cris et des rires, comme à tous les soirs.  Un pêcheur tente le poisson du bout de sa ligne, les vendeuses veulent me revoir demain, et Sok veut me vendre des perles de Lambok.  À suivre!

Nous avons commander un Rijsttafel (table de riz) qui est un met importer des néerlandais.  Il s'agit d'un ensemble de mets servis dans des plats individuels dont la variété peut changer selon le goût ou la demande du client.  Il s'agit de préparations indonésiennes de légumes, de viande, de poisson, d'œufs, de volaille faisant la ronde autour d'une montagne de riz, agrémentées de krupuk (chips de crevettes), de banane, de piments, de cacahuètes, de concombre mariné. Je reviendrai sur cette description, selon ce que nous avons choisi pour ce soir.  Nous avons opté pour le numéro un! Nous espérons que ce mets sera digne de porter ce nom. Ce sujet aussi est à suivre!

J’entre dans notre nouveau paradis entourée de fleurs, d’encens au jasmin et la tête pleine de mots, d’images et de musique.

Bonne nuit! Il est quand même 21h00. xxx

21 février 2015 – samedi

José marche tous les jours au bord de la mer en compagnie de son chien.  Parfois, le matin très tôt et le soir aussi. Il a perdu son chien pendant quelques jours.  C’était la première fois. Son inquiétude se situait surtout sur le fait que son chien ne fait partie d’aucune meute.

En prenant notre petit déjeuner, je remarque que le buffet de service est en bois et Pascal mentionne le vieux bois utilisé.  Lorsque j'arrête payé mes deux sacs au nom de l'hôtel, José me dit que ces morceaux de bois viennent d'un ancien pont démoli de Bali.  On trouve, un peu partout sur le site et dans nos appartements, des articles de ce vieux bois pour indiquer notre no. de chambre, la note "Ne pas déranger", celle de "Nous sommes à la piscine ou à la plage" et les grands piliers de l'entrée qui servent d'entrée sacrée comme celle des temples hindous.

Hier, la réflexologie reçue m’a amené à dormir comme un bébé.  Nous avions envie de maïs grillé pour souper dans notre petit appartement.  J’y vais car Pascal semble vraiment « knock out » et il ne s’en cache pas.  Il me faut revenir chercher une lumière.  Avant hier soir, tout était éclairé par les phares des motos et des autos.  J’ai entendu les feux d’artifices qui n’ont duré que 15 minutes.  J’étais trop paresseuse pour aller les admirer. Hier soir, le Noël An Chinois se déroulait ailleurs.

La chipie et sa charrette à maïs

Je n’ai que 2$ alors qu’on m’en demande 3$ pour les 3 maïs.  Je leur dit que c’est ok et je marche vers une autre charrette.  Non, non, 2$, ok.  Grands sourires! J’attends qu’ils soient cuits, grillés et enrobés de leurs huiles épicées.  Mais voilà qu’un maudit chinois arrive et en demande deux, et la chipie, leur donne deux des miens déjà prêts.  Je suis en c..v…e! Je lui demande de me redonner mon 2$.  Non, non, les autres à toi! Et elle sourit à pleines dents! Non, non! Plus de sourires et je prends ma voix fâchée, non, je suis fâchée et je leur dis.  D’autres chinoises arrivent et veulent les maïs déjà prêts.  Cette fois-ci, elle me les remet sans aucun sourire.  Je les mets dans le sac que j’avais apporté et je les salue d’un grand sourire malgré tout.  Elle décide alors de sourire à son tour.  On est quitte!

Temple Tanah Lot

Serinata et Santa sont au rendez-vous plus tôt que l’heure dite.  Ils ont été au bord de la mer.  Nous partons pour 09h00 et fait déjà très chaud : 28oC.

En regardant les rizières défilées ce matin, je réalise que je m’ennuie un peu de ces belles rizières. L'une des particularités de l'Indonésie, est que l'on y cultive le riz toute l'année ce qui permet d'en observer tous les stades de la culture. Ici, certaines parcelles sont labourées alors que sur d'autres, le riz a déjà quelques centimètres de haut. Certains, les pieds dans l'eau, arc-boutés sous leur chapeau de paille, plantent régulièrement des semis qui atteindront entre 80 et 120 cm de haut. Ici, pas de machines agricoles polluantes : des bœufs tirent une charrue qui laboure le sol de gros sillons. Elles me manquent définitivement un peu!

Arrivés à Tanah Lot, je suis surprise de voir tant de chinois en un seul endroit après la plage de Jimbaran.

Ma belle Denise, le fameux temple dont tu parlais est celui-ci.  Même principe que le Mont Saint-Michel en France.  Le temple est isolé sur un rocher.  Ce matin, c’est la marée haute, donc on ne peut s’y rendre à pied.

Les ombrelles d'apparat et les pyramides d'offrandes donnent un air de fête à la couleur très foncé de la majorité des temples qui sont fabriqués à partir du sable volcanique, Tanah Lot inclus.

Les Français disent de Tanah Lot que c’est le Mont-Saint-Michel de Bali. C’est vrai pour toutes les raisons suivantes : un temple dans la mer, sur un rocher, des marchands du temple à une échelle astronomique, des embouteillages déments pour y arriver, et surtout pour en repartir. Mais comme au Mont-Saint-Michel, on y va quand même parce que c’est beau.

Je pense qu’il est mieux de le visiter le matin afin d’avoir la lumière sur sa face. J’assume que le soir, il doit être plutôt sombre et le coucher de soleil est loin d’être garanti.  Nous avons choisi de le visiter ce matin et prendre notre après-midi à se préparer pour repartir demain matin entre 06h30 et 07h00.  Alors, petit déjeuner à 06h00. Heureusement, car il est 15h15 et il pleut depuis une demi-heure. Le seul coucher de soleil que nous avons eu la chance de vivre et photographier est celui du jour de notre arrivée. La nuit passée, Ubud et d’autres régions de Bali furent inondées.  Les nouvelles en parlent à CNN. À Jimbaran, aucune pluie locale.

Comme disait ma bonne amie Denise Jodoin, Tanah Lot est un rocher célèbre de Bali, sur lequel repose le temple. Le temple aurait été construit au XVIe siècle par un prêtre du nom de Nirartha qui se serait reposé à cet endroit lors d'un voyage. Certains pêcheurs, l'ayant vu, lui auraient remis des cadeaux. Il demandera par la suite aux pêcheurs de construire à cet emplacement un temple pour vénérer les dieux de la mer. La légende raconte qu'un serpent marin, né de l'écharpe de Nirartha, protège le temple des voleurs et mauvais esprits.

Tanah Lot est l'un des sept temples marins construits sur la côte sud-ouest de Bali. Certains racontent qu'ils forment une chaîne en raison du fait qu'il est possible d'apercevoir de part et d'autre de chaque temple, celui qui le précède et celui qui le suit.

D'importants travaux de restauration ont été entrepris en 1980, pour consolider le rocher qui s'émiettait et menaçait les structures du temple. Le gouvernement japonais finança les travaux de restauration grâce à un prêt de 800 milliards de roupies. Le tiers de la roche visible aujourd'hui est artificiel. Le rocher était lié à Bali par une arche naturelle aujourd’hui disparue et non reconstituée. Tanah Lot fait partie d’une série de temples, dits "temples de l’océan".

En revenant, je demande si je peux arrêter m’acheter un sac en cuir de Bali.  Oui, madame, avec plaisir. Serinata nous arrête à un marché local immense comme un Rosy en triple. Il y a de tout, à tous les prix.  J’achète un tissu fleuri d’immenses fleurs colorées pour Vicky comme celui qu’elle m’avait suggéré et un autre pour je ne sais qui, 2 tissus en batik et une nappe pour l’été.  Malgré le fait que je n’ai pu trouver mon sac de voyage en cuir, je suis heureuse de mes achats.

Serinata nous dit qu’à Bali pas beaucoup de serpent, plus de tigre sauvage, pas de tarentule… Ces bestioles se retrouvent à Sumatra.

On se salue en Indonésie en faisant le Namaste avec les mains jointes et en prononçant Om Swasti Astu.

* Les mots hindi/urdu abondent dans la langue indonésienne: desha (village), pura (temple), saniscara (samedi), gaja (éléphant), putra et putri (fils et fille), bali (sacrifice), dharma (devoir), dirghayu (longévité), buddhi (intelligence), dewi - dewta - wanita (femme), pertiwi (terre mère) ou prithivi en hindi.

* Hanuman road (le nom des rues, des boutiques et des personnes sont d'origine sanskrite ou arabe).

* Surya - Sevana est un rituel observé chaque matin par le prêtre balinais.

* La mère, ibu, joue un rôle essentiel au sein de la famille. L'éducation d'un homme se mesure au respect qu'il porte à sa mère.

Il nous explique qu'un étranger ne peut devenir propriétaire d’un terrain.  La Loi indonésienne interdit formellement qu’un étranger soit propriétaire d’un terrain sur l’archipel. Seuls les indonésiens ont la faculté d’avoir, juridiquement,  un titre de propriété (Hak Milik). Il lui faut le mettre au nom d’une personne vivant en Indonésie.  C’est un règlement gouvernemental afin de garder la terre aux habitants indonésien. C’est un peu le principe de la Coopérative. Ça pourrait expliquer aussi pourquoi beaucoup d’étrangers(e) sont en couple avec des gens d’ici.

Nous faisons nos adieux à Serinata et Santa.  Temps de vivre la dernière portion de notre voyage.

Nous retournons dîner au Jimbaran Bay Cafe pour un dernier fish and chips avec Coke et arachides salées à l’ail rôti.  Le couple de russe commande un immense homard vivant afin de le manger grillé avec légumes et riz blanc.

Bali! Bali! L’enchanteresse! Cascades de rizières émeraude en terrasses, cérémonies de temples féeriques, longues plages de sable, des coutumes qui semblent immuables, une expression artistique bien vivante et l'exceptionnelle gentillesse de la population souriante, la liste des images qui évoquent ce coin de paradis appelé Bali est sans fin.  Alors entre mer et rizières, plages immaculées et temples hindous, cérémonies et offrandes, je ne sais plus à quels saints me vouer. Je dirais qu’ici, je choisis Vishnu, Shiva et Brahma en compagnie de mon Dieu si précieux! Après tout, c’est le coin terrestre où toutes les religions vivent en harmonie!!!

Ce soir, j’aurais aimé souper aux lanternes, les pieds dans le sable blanc encore chaud de la chaleur du soleil. C’est la première fois que l’eau d’une mer est chaude ainsi. Avec le retour des pêcheurs, je désire manger du thon : oui mes filles d’amour, votre mère va manger du thon, car il y en a. En regardant déambuler les gens, je réalise que les balinais viennent se reposer et parfois méditer et prier sur cette plage alors que les touristes viennent prendre des photos. Je dois plier bagage car il pleut.

Au plus profond de moi-même, je rends grâce pour l’amour que je suis, pour les amours qui sont dans ma vie et pour l’amour qui m’entoure.

À demain à Lombok sur l’île de Lombok!

 

12 février 2015 - Depensar pour le Visa de 09h15 à 12h10...Temple à Bedugul, marché local, rizières en terrasses UNESCO, Jardin botanique, Jatiluwih

Une des particularité de Bali, c'est comme ce matin, le nombre impressionnant de porteuses d’offrandes que l'on croise un peu partout sur la route, dans les temples, traversant les rizières. Un spectacle unique ! Nous descendons à Denpasar pour régler l'histoire de l'extension de nos visas.

Trois heures d'attente dans un local où les étrangers circulent remplis d'espoir qu'ils pourront "extensionner" leur visa, tout comme nous. Madi, l'ami de Serinata nous accueille au Ministère du Tourisme.  Connaissant notre chance, nous passerons rapidement pour débuter une autre journée de découverte dans les différences, surtout religieuse et culturelles, d'avec celles de l'Inde.

En route, nous apprenons que l'ancien palais du roi est habité par des membres de sa descendance familiale à Ubud.

Le met préféré des hindous balinais est le cochon rôti.  Je dis: "Le mechoui".  Non, non de répondre Serinata le babi guling.  Ici, très peu de végétarisme.  Bien différent de l'Inde.  Les repas sont pris en silence, ce qui fait, qu'il est vite expédié.  Le balinais mange soit devant la tv, soit dans la cuisine, soit dans le jardin car il n'y a pas de salle à manger ici.

Le marché local ouvre vers 03h00 jusqu'à 08h00 afin que les femmes aient le temps de préparer le repas du matin et du midi ainsi que les offrandes tellement importantes pour chaque famille.  C'est aussi pour s'assurer que toute la famille a le ventre plein avant de quitter la maison.

Les hommes fument très peu car c'est néfaste pour la santé.  Ils ne traînent pas non plus devant les devantures de magasin ou de boutiques alors que la femme travaille, comme on a pu voir dans les autres provinces.  Ici, les deux travaillent.  Il n'y a que très peu de chômage à Bali.

Harry Smith, célèbre peintre est venu enseigné l'art de la peinture à Bali.  La coutume se continue afin d'aider les artistes d'ici de se faire connaître par cet forme d'art.

Ici, le combat de coq est différent de celui qui se pratique dans les autres provinces d'Indonésie. Il fût un temps où  les combats de coq étaient fréquents et chaque village en organisait. Depuis 2005, ils ne peuvent de par la loi qu'avoir lieu lors de certaines importantes festivités religieuses, et cela encore que de manière très contrôlée.  Voici le rituel de préparation du coq pour le combat de sa vie.

Premièrement, le proprio lui fait prendre du soleil, tôt le matin.  Ensuite, il le nourrit bien, tous les jours.  Troisièmement, durant la journée, c'est le massage du coq pour renforcer ses pattes et ses muscles.  Le ring mesure 3 m x 3 m et il y a un arbitre qui compte jusqu'à trois pour le début du combat qui ne dure, en général, que 3 à 4 minutes.  Le reste du combat se déroule comme partout ailleurs.  Ici, c'est juste défendu de le faire en gageure.  Il n'y a pas de casino, pas de loterie non plus.

Le vélo est défendu de circuler dans la ville de Denpasar ainsi que les besak.  Les bemos sont très rares mais les taxis pilulent.  Bali est riche et ça se voit partout. Le tourisme amène une qualité supérieure à cette province où tout est un peu plus cher que dans les autres provinces.

Lorsque j'ai parlé, dans un blogue précédent, du cuisinier qui disait "pénis" au lieu de fish, bien voici l'explication.  Dans l'alphabet balinais, il n'y a pas de f ni de v.  Le f est remplacé par le b ou le p et le v est remplacé par le w.  Fish devient pish d'où le mot prononcé piiiish qui fut pour mon oreille orientale, pénis!  Aujourd'hui, Serinata dit jeuuune.  Pascal se demande bien de quoi il parle.  Il disait "jaune".  Une autre fois, il dit "sous" dans les champs.  Ben voyons, ça coûte des sous.  Non, il veut dire des "choux".  Bon!

Il y a 4 "suces" (choses) d'interdites lors du Nouvel an balinais - Nyepi depuis 1937 - jour férié obligatoire qui a lieu suite à la pleine lune du mois de mars: 1) défense de travailler, exception du personnel des hôpitaux, policiers et des hôtels. 2) L'électricité est fermé pour tout le monde à partir de 06h00, et ce, pour la journée. 3) Tout le monde reste à la maison.  Pas d'excursion pour le tourisme non plus. 4) Pas de télé, ni de radio ni de spectacle.

Ce matin, je remarque qu'il y a plusieurs petits vieux blancs avec de jeunes femmes balinaises. Je demande à Serinata si ce sont des américains.  Pas seulement: des australiens, des japonais et des européens.  Mais le contraire est vrai aussi: de jeunes balinais marient des femmes allemandes, japonaises, australiennes et européennes.   En général, elles demeurent à Bali, car "qui prend mari, prend pays" semble bien s'appliquer ici aussi.

Serinata nous énumère les 4 castes:  Brahmana, Satria, Wesia et Sudras. Voici le lien. Ici, le système de caste est beaucoup plus flexible que celui en Inde.  Mais, une loi reste immuable: si une fille de caste inférieure marie un homme de caste supérieure, alors change de caste et monte dans la hiérarchie de son mari.  Si un homme de caste inférieure marie une femme de caste supérieure, celle-ci descend dans la hiérarchie de son mari. C'est un peu comme nos autochtones.  Un "indien" marie une blanche au Québec, il peut vivre à l'extérieur de la réserve  et il garde tous ses droits.  Pas pour l'indienne qui marie un blanc.  Elle perd ses droits du moment qu'elle quitte sa réserve.

Comme l'écrit une blogueuse, dès le 8e siècle, on retrouve les premières traces d'une "indianisation" de Bali. Puis, quand les souverains indonésiens se convertirent à l'Islam, une bonne partie des fidèles de la religion hindoue se réfugia à Bali où elle conserva intactes ses croyances. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, 93% des Balinais sont hindous; il n'en reste que quelques petits groupes de musulmans, de protestants, de catholiques et de bouddhistes. La capitale de Bali, Denpasar, offre un témoignage parfait de la tolérance: les temples, les églises et les mosquées ont été construits les uns à côté des autres.

Naturellement, notre journée débute de travers.  Nous resterons 3h00 dans ce local où chacun espère passer rapidement.  Parfois, des agents de voyage repartent avec une pile de dossiers en demande d'extension.  Nous, c'est seulement deux!  Rien à faire.  Madi a beau insister, il nous faut attendre.  À suivre.  Je peux vous dire que Pascal fait "du sang de cochon".  Malheureusement, je ne partage pas cette peur.  Je pense que les 7 jours obligatoires pour obtenir cette extension nous permettra de rester jusqu'à la fin de nos vacances.

Il est déjà temps de remonter dîner dans le nord où se trouvent la plupart de nos excursions de la journée.  C'est un buffet pris dans un village: Pacung.  Des asiatiques occupent les tables ainsi que des russes.  C'est bon mais pas comme avant hier où le buffet était excellent.

Nous partons pour Bedugul.   Dû au climat frais, cette zone est utilisée par les balinais pour planter des légumes et des céréales.

Temple Pura Ulun Danu Bratan (Bedugul)

Selon mon amie Denise Jodoin, ce temple situé au bord du lac Bratan où un meru de 11 étages domine le temple Pura Ulun Danu Bratan fondé au 17e siècle et dédié à la déesse du lac, Dewi Danu est une des plus choses qu'elle ait vu durant ses multiples voyages.  J'aurai des photos demain car il me faut apprendre comment brancher mes appareils vu que c'est avec la tablette Samsung que je capte ces beautés.

Sous un certain angle, le regard peut porter à la fois sur le temple hindouiste de Bratan, sur un stupa bouddhiste et sur le dôme d'une mosquée, illustrant une spécificité balinaise, celle d'une coexistence multi-religieuse pacifique.

Le fameux marché du coin.  Je ne peux en parler car tout ce que j'en ai vu, c'est l'achat que j'y ait fait.  J'avais vu à Tabo Cottages, des plats recouverts de moustiquaires pour les plats servis à l'extérieur.  Je les ai enfin trouvés à ce fameux marché.  Pascal voulait s'asseoir dans l'auto et m'attendre.  Pas question, nous repartons, car  mes achats sont terminés dans cette région.  Il me reste encore Flores et Lomboc après tout! L'histoire du marché ne s'arrête pas ici mon beau Pascal!

 Je ne peux parler non plus du Jardin Botanique car c'est la saison hivernale et toute la nature est endormie.  Seuls le cactus méritent notre attention.  En plus, cette première journée de pluie depuis le début de notre voyage, ralentie nos ardeurs de déambuler à l'extérieur.

On se dirige ensuite vers la région rurale de Jatiluwith – qui signifie en balinais « très merveilleux » où nous profitons des superbes vues (une des plus belles de l’île) et des rizières en terrasses.  Je reste assise dans la vannette alors que Pascal sort avec Serinata, sous un petit crachin ennuyant.  Je prends de superbes photos sans avoir à me déplacer.  Je  vois bien que mon homme ne veut pas être pris en photo car je refuse de sortir me faire mouiller.  Il est jalouxxxx de mon comfort.  Lorsqu'il revient, je lui montre mes superbes photos.  Nous finissons par en rire.  Ces rizières sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, non seulement pour leur beauté, mais aussi pour tous les rites religieux et les pratiques culturelles de ceux qui les exploitent.

Bali est caractérisée par une végétation luxuriante et des paysages verdoyants, par des rivages séduisants, par les vestiges imposants de son histoire, par le charme de ses traditions et rituels qui marquent la vie de chaque Balinais, ainsi que par la sérénité et la paix qu'on trouve chez eux. Le sens du sacré, une gentillesse spontanée, une nature d'une richesse exceptionnelle, une flore exubérante, des paysages qui reflètent la douceur de vivre, tout cet ensemble fait de l'île un lieu enchanteur et extrêmement fascinant.  Tout a été dit! On la nomme "L'Île des Dieux" et hier, j'ai appris qu'on la nomme aussi "L'Île de l'Amour".  Vive la Saint-Valentin en avance!

Je suis témoin que les gens passent leur vie de paysans à retourner la terre, creuser, couper du bois, planter, repiquer, ramasser, faire pousser du riz, des haricots, du café, du cacao et des bananes, cultivant la moindre parcelle de terre, faisant pousser du riz jusque près de leurs habitations.

Pour ce qui est du temple de Tanah Lot, après avoir posé la question à notre guide, j'apprends que nous le visiterons lors de notre retour à Jambaran, après avoir visiter Flores.  Super! Nous aurons le même guide et le même chauffeur.

Bonne nuit car il nous faut se lever à 03h30 pour prendre notre avion à Denpasar qui est à au moins 3/4 d'heure de route. Bizzzzz

 

Visite de Tanah Lot : un des temples le plus fameux et charismatique de l’île posé sur un ilot rocheux.

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11 février - mercredi - Suara Air Villa - Nous ne sommes plus seuls, deux autres villas sont occupées!

J'ai terminé le fameux livre "Acide sulfurique" d'Amélie Nothcomb.  Quelle raconteuse parfois macabre mais combien juste.  Je choisis un autre de ses livres: "Cosmétique de l'ennemi".

Comme elle l'écrit si bien: !Les choses qui plaisent à l'oreille sont celles qui plaisent à l'esprit".  Bien d'accord Amélie Nothcomb!

Cette nuit, je me suis réveillée à quelques reprises avec un petit mal de coeur.  Ben non! je me disais!  Ce fut ben oui au réveil: gastro ma fille.  Je me soigne avec gastrolyte et pro azitrhomycine.

La province de Bali est aussi composée de 6 petites îles.  Le tourisme y est présent à l'année, pour différentes raisons: vacances du Temps des Fêtes, des étudiants, Nouvel An chinois... Notre guide a la chance de travailler à l'année dans son domaine alors que Risal ne le peut pas à Sulawesi.  Ici, de juin à octobre: 36 millions de tourismes envahissent l'île de Bali! De décembre à mars, ce sont les Russes, les pays de l'Est et les Amériques du Nord et les Français. Les Russes débarquent en charter bien rempli et choisissent le sud de la Province de Bali où se trouvent les chics hôtels studios, en plus d'être prêts de l'aéroport international de Depensar.

L'île de Bali possède deux calendriers traditionnels: le pawukon de 210 jours et un lunaire, le Saka qui commence chaque année au moment de Nyepi. Il semble qu'à Bali, il ne se passe pas une journée sans cérémonies: enterrements, crémations (comme hier, en plein mercredi, au temple Basakih), cérémonies dédiées aux temples et aux divinités, à la pleine lune... Hier, nous avons vu qu'ils revêtent leur plus beaux atours, les femmes sont habillées de dentelle très féminine et transparent, qu'importe l'âge de la dame, pour témoigner leur attachement aux dieux et déesses.

Serinata nous explique la différence de nomination des dieux.  L'exemple qu'il a pris lorsque Pascal le questionnait dans leurs différences avec celles expérimentées en Inde, il a répondu: tu es Pascal, le mari de ton épouse, l'ami de ton voisin, le frère de ton frère, le père de ta fille.  Tu as tout ces titres, mais tu es la même personne.  C'est pareil pour les dieux Hindous, selon ce que nous fêtons, mais il n'y a qu'un seul Dieu sous des manifestations différentes.

J'aime aussi l'explication de la montagne, du volcan.  Le sommet est la tête dont dépend tout le reste de la montagne et les alentours.  Il symbolise l'harmonie et la prospérité: le bois, l'eau et la diversité de la  nature qui le compose.  C'est pourquoi le volcan est sacré.  Tout est dualité dans le monde matériel, mais avec le temps, avec l'aide du monde spirituel, elle devient complémentarité.  L'un ne peut exister sans l'autre.  C'est aussi la raison pour laquelle on ne touche pas le dessus de la tête d'une personne: c'est sacré.

Le temple qui se divise en trois parties principales débute à l'entrée du temple où il y a toujours deux gardiens représentant parfois le bien et le mal, et parfois ils ne sont que gardiens tout court.

Je trouve que la forêt est un jardin botanique en elle-même: fruits, légumes, plantes, arbres, épices, fines herbes sauvage, l'eau...

Serinata nous parle des différents symboles hindous dont la swastika que nous a malheureusement fait connaître Hitler.  La swastika (Bali) ou svastika (Inde) est un terme qui vient du sanskrit Su (bon) et  Asti (cela est) et qui signifie grosso modo « bien-être ou qui porte chance".  Les quatre barres terminales à angle droit sont normalement orientées vers la droite ce qui est supposé représenter la révolution du soleil et le centre du mouvement.  Lorsque ces barres sont orientées vers la gauche, la croix est appelée Svastika et dans ce cas ça devient un signe néfaste. Pour l'hindouisme, ces barres représentent les dieux, les couleurs et les points cardinaux et le centre Shiva.

J'aimerais ajouter, au sujet de l'île flottante d'hier, que les peintures de ce temple sont basées à la première rangée sur l'astrologie, la 2e sur la vie quotidienne, 3e sur les différentes cérémonies balinaises,  4e sur la justice, 5e sur le prêtre qui les a écrite.

Au Musée, je fais la connaissance, en images, du premier roi du clan I Dewa Agung Jambe. Dewa Agung ou Deva Agung était le titre des rois de Klungkung, le premier dans le rang parmi les neuf royaumes de Bali, en Indonésie. Il a également été pris en charge par d'autres membres de haut rang de la dynastie. Le terme Dewa signifie «Dieu» et était aussi un titre général pour les membres de la caste Ksatria. Agung traduit comme «élevé» ou «grand». Littéralement, le titre signifie donc Grand Dieu.

Il y a quatre types de temple à Bali: le public (pour tout le monde) / le territoire (village) / le particulier (comme celui de notre villa) / et le clan (famille, privé).

Nous revenons d'un bon massage.  Un par semaine semble devenir notre moyenne.  Aujourd'hui c'était le "relaxation".  Une bonne et délicieuse façon de terminer notre journée.  Mes intestins se sont calmés mais un petit mal de coeur flotte encore un peu.

Bizzzzz et pas de photo aujourd'hui! Congé!

 

10 février – mardi – Sebatu, Kintamani, Besakih, Bali - Suara Air Villa

Déjà 3 semaines de passées...aujourd’hui

Nous sommes à Suara Air Villa pour 5 nuits et 4 jours.  Notre guide Serinata parle un français que nous pouvons comprendre mais souvent, il ne semble pas comprendre ce que nous lui disons.  Il nous faut articuler énormément et répéter souvent.  Notre chauffeur est Santa comme Santa Claus (Père Noël). L’homme de service, Wagan Dona, s’occupe de la navette qui nous conduit sur demande à Ubud.  Nous sortons pour souper et faire nos petites « commissions ». Ce magnifique hôtel offre un service gratuit de navette n'importe quel moment de la journée. Avec préavis de seulement 10 minutes, nous pouvons nous faire déposer dans la ville et vous revenons de la même façon.

Nous soupons à un petit resto appelé « warung lokal ».  Le proprio est aussi le cuisinier et lorsqu’il vient me dire qu’il n’a pas de fish, je comprends qu’il n’a pas de « pénis »… Bon!

Un couple de Québécois rencontré un peu plus tôt, vient s’asseoir à notre table.  Il voyage « aventure » dans des « Cafés couettes ».  Gisèle et Maurice voyagent ensemble depuis 2011.  Ils partent 4 mois et décident en chemin, où ils iront, au jour le jour.  Ils sont dans cette région-ci depuis 3 semaines, car ils aiment beaucoup les gens, l’atmosphère et la bonne bouffe pour vraiment pas cher.  Il ne nous en a coûté moins de 10$ pour nous deux : poulet frit frais pour Pascal et moi une assiette de légumes, une petite bière et un Sprite.  Nous pigeons un peu dans l’assiette de l’autre afin d’équilibrer notre repas.

Pascal leur a laissé son adresse mitan.ca afin qu’ils puissent suivre notre voyage et prendre l’info pour leur prochaine destination en Indonésie.  Ils semblent vouloir se rendre à Sumatra et peut-être à Sulawesi.  Gisèle a pris quelques notes.  Étrangement, elle aussi a vécu ce que je vis, au niveau de ma gorge.  Elle, s’était d’avoir trop chanté.  Moi, sans doute de trop parler.  Elle ne parlait plus du tout.  Elle a été en orthophonie pendant 3 mois et tout s’est replacé.  Il fallait faire des exercices vocaux pour raffermir certains muscles de la gorge ainsi que ses cordes vocales. Ils sont vraiment intéressants.

Coq à l’âne

  • Pascal remarque l’absence de besak à Bali.
  • Avant-hier, à l’aéroport, une dizaine de papis sportifs Australiens équipés de leur planche à surf échangeaient des blagues au sujet de leur performance future. Beaucoup d’Australiens viennent au sud de Bali uniquement pour surfer sur les vagues de l’Océan Indien.  Il faut ajouter que Bali est bien renommée pour ceux qui aiment faire la fête, et comme dit la chanson, le soleil et la mer…
  • Le tourisme est la principale source de revenu de l’Île de Bali suivie de prêt par l’agriculture.

J’ai bien peur, en lisant le blogue de Pascal, qu’il verra plus de déesses en pierre que vivantes. L’avantage sera qu’elles seront nues, alors il pourra s’en mettre plein la vue ce pauvre pépé chéri.

Notre départ pour la journée a été un peu retardé car nous avons rencontré le responsable d’obtenir l’extension pour nos visas. J’espère que nos photos certifiées au Québec empêcheront de nous rendre à Denpasar pour d’autre photos. À suivre.  En attendant son arrivée qui fut retardée par la circulation, Serinata enseigne à Pascal comment se compose la grammaire indonésienne.  Il vous en parlera sans doute.  Ensuite, Pascal me l’explique.  Elle n’est vraiment pas compliquée comparé au français.

Notre départ de l’hôtel se fait donc à 09h30 au lieu de 08h30.  Nous sommes en vacances après tout.  Nous arrêtons à Tegallalang où Serinata nous explique les rizières étagées où d’autres groupes courent pour prendre des photos : beaucoup de chinois, coréens, indonésiens des autres îles, des russes et des hongrois et quelques québécois ! Le riz balinais possède un grain plus long ce qui donne que deux récoltes par année, comparé à d’autres riz produisent trois récoltes.

La route nous fait passer par d’autres merveilleux champs de rizières en terrasses avant d’arriver à Sebatu où nous visitons le Temple de la source sacrée, lieu de purification pour les Balinais. Je passe toute l’histoire reçue pour résumer que ce temple est divisé en trois parties : la salle de réunion ou de badmington (oui, oui), la cloche et les endroits de prières ou de méditations où les touristes sont interdits, s’ils ne sont pas là pour prier. Le temple est construit selon les points cardinaux, les couleurs et les dieux et déesses hindoues.

Nous continuons visiter un genre de jardin d’éden, le Cantik, où sont concentrées les différentes cultures du pays balinais, où poussent le café Arabica, la cacao, la citronnelle, le tamarillo (petite tomate verte), le gingembre sauvage, le gingembre, le clou de girofle, la cannelle, cajeput, le manioc, le salak, le ginseng (oui messieurs), la vanille, et la fameuse civette.

Le Kopi Luwak est un café de luxe, à base d’excréments d'animal, le plus cher au monde.  Ses grains sont passés par le système digestif d’un petit animal originaire d’indonésie, la civette asiatique. Voici un lien ci-dessous qui vous permettra d’aller lire un peu plus sur ce sujet.

Nous dégustons 11 thés et cafés et cacao dont le fameux Kopi Luwak à 5$ la tasse.  Nous avons bien aimé.  C’est un café très fort mais doux en même temps dans le sens, sans amertume. Nous avons acheté le thé au gingembre et l’autre à la citronnelle.  Nous avons jasé avec un suédois marié à une coréenne.  Super sympathiques tous les deux avec Ted qui ne voulait rien savoir de manger.

Notre chauffeur fut vérifié deux fois par la police pour s’assurer qu’il a bien un permis et qu’il est accrédité comme chauffeur pour touristes.

En route, nous arrêtons avant d’arriver à Kintamani, village de montagne à 1 400 mètres d’altitudes au-dessus du niveau de la mer.  D’ici, nous pouvons apprécier la spectaculaire vue du volcan Batur (1 717 m) encore en activité, et du lac Batur.  Serinata prend quelques photos de nous deux.  Hyper gentil notre guide.  Le sommet du volcan symbolise la montagne sacrée,  l’harmonie et la prospérité.  La purification commence par l’eau de la montagne qui descend et nettoie tout sur son passage.  La dualité qui devient la complémentarité est très présente dans la croyance hindoue et bouddhiste, car les deux subsistent, côte à côte, ici aussi.

Lorsque Serinata dit : « l’essence », je suis un peu perdue, car dans la phrase, ça n’a pas de sens.  Il disait en faite : les singes.

Ensuite, nous visitons Besakih, le temple le plus important de Bali, bâti sur le flanc du Mont Agung (3 142 m), la montagne la plus haute de l’île.

Les offrandes font parties du quotidien balinais.  On peut remarquer sur les trottoirs,

Ces petits paniers en feuille de palmier qui contiennent toutes sortes de choses : des grains de riz, des biscuits, des cigarettes, souvent des fleurs, de l’encens… C’est même un exercice que d’éviter de les piétiner car ils imposent le respect.

Le volcan: mystique, majestueux, vital.

En visitant l’île de Bali, on ne peut manquer d’être impressionné par l’immensité du volcan Agung qui culmine à 3 142 mètres d’altitude. On est aussi frappé par l’intensité de l’attachement qu’ont les balinais pour leur montagne, qui évoquent son énergie, son esprit, ses vertus apaisantes et y effectuent des pèlerinages fréquemment, comme le mentionne si bien Nadia Fournier effectuant un voyage en Espagne.

Ils ont raison, car sans les volcans, l’Indonésie aurait une allure bien différente. Le volcan, avec son auguste stature, donne naissance à une foule de formations météorologiques, dont certaines incidences capitales pour la survie de l’agriculture sur les différentes îles. Les vents soufflent formant des nuages chargés de vapeur d’eau.  Lorsqu’ils se heurtent à la crête du volcan, les vapeurs se refroidissent, se condensent et se précipitent, le plus souvent sous forme de pluie, d’où les ondées journalières vécues à Sulawesi.  Nous bénissions les dieux de cette pluie qui apportait une fraîcheur à la nuit.

Dîner à Mahagiri où le panorama est à couper le souffle.  Le buffet satisfait mon estomac affamé car nous avons déjeuner à 07h00 ce matin et il est déjà 14h15.  Une jeune hongroise, Greta, s’adresse à nous en français. En partant, j’échappe ma caméra sur la céramique. Elle ne fonctionne plus! La tablette Samsung IV va prendre la relève pour la prochaine journée de visites à Bali, dans deux jours. en route vers Jimbaran.

Ensuite, destination à Klungkung, ancienne capitale (1740 – 1908) où nous visitons le Palais de justice (kertagosa) et la pavillon flottant (Bale Kambang).  Maurice nous salue et il va chercher Gisèle qui arrive avec un sourire magnifique.  Nous échangeons un peu avant de continuer, car nous sommes en retard sur notre itinéraire.  On se salue et nous espérons les rencontrer à nouveau.

Ce Palais Kertha Gosa (Taman Kertha Gosa) est un vestige précolonial de Bali. Ce vaste palais carré, probablement inspiré d'un mandala, comprenait des cours, des jardins, des pavillons et des douves. La majeure partie du palais et des dépendances fut détruite lors de l'attaque néerlandaise le 28 avril 1908.

Deux bâtiments importants sont conservés : la salle de justice, pavillon ouvert, qui faisait office de cour suprême du royaume de Klungkung, et le pavillon flottant que nous venons de visiter.

Nous terminons par la visite de Goa Gaiah (la grotte des éléphants) dont le temple à l’intérieur est un des plus visités et vénérés de Bali.  C’est un temple construit au XIe siècle, il a d'abord été consacré au culte bouddhiste avant d'être transformé en sanctuaire hindouiste. Ce dernier fut détruit lors du dernier tremblement de terre.

Wikipédia dit : « La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d'un monstre sert d'entrée à la grotte. Le couloir de 13 m de longueur mène à un carrefour en T. D'un côté on observe une statue (1 m de haut) de Ganesh, dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir ; de l'autre côté, trois statuettes représentent des lingams de Shiva.

À proximité, des bains rectangulaires sont restés enfouis jusque dans les années 1950. Ils sont divisés en deux parties, chacune décorée de trois statues de femmes portant un vase au niveau du ventre, d'où sort l'eau qui les alimente. Ces bains dateraient du XIe siècle. Le site est mentionné dans le Nagarakertagama, poème épique javanais écrit en 1365. Patrimoine de l’UNESCO depuis 1995.

Voilà ce qui termine notre journée sous un soleil d’une trentaine de degrés centigrades.  Il fait chaud !

En arrivant à la « maison », vite nous sautons dans la piscine afin de nous rafraîchir un peu.  Souper de fruits : mangoustan, salak, kiwi jaune sucré (rien à voir avec ceux que nous connaissons au Québec), rambutan, clémentines et quelques noix de macadam que j’aime, tout comme mes filles les aiment aussi.

Je tombe de sommeil ! xxx

 

 

8 février – dimanche - Suara Air Villa à quelques km d'Ubud

Un bref résumé de la journée.  Un petit déjeuner digne de celui des chinois : œufs en caoutchouc même difficile à couper avec un couteau, des rôties grillées seulement d’un côté, un café qui coûte l’eau noire et des gens qui parlent sans cesse en nous regardant manger! Bon!

L’Hôtel BBC est gérée par une jeunesse indifférente aux besoins des touristes étrangers.  Par contre, le petit déjeuner indonésien était bien garni.  Sans doute, je deviens plus difficile ayant eu un service 5 étoiles à Lemo. Celui qui parle anglais porte des lunettes semblables à celles de Drew.  Il est très à la mode.

En prenant une photo de la rivière qui mène au Lac Tempe, je vois le véhicule de notre chauffeur.  J’apprends que le chauffeur y est logé gratuitement et que ses repas sont choisis et payés par le guide.  Pascal a été très généreux pour le pourboire remis individuellement à Rashni et Risal. Ils sont attentifs et généreux de leurs connaissances et de leur temps.  Ils voient un endroit qui mérite une photo, Rashni nomme ce qu’il voit en indonésien et il arrête alors que Risal commente et explique.  Ainsi, nous apprenons des expressions, des mots et les rires réunissent le tout en gratitude, autant pour nous que pour eux.

En route, des vaches tondent le gazon des cimetières en mangeant les pousses fraîches pour remplir leur estomac et donner cette belle peau de vache lustrée qui luit au soleil.  J’aime leur derrière couleur beige qui se découpe jusqu’aux abords des flancs caramel, comme nos cerfs de l’Estrie.  Elles sont bien élégantes comparées aux buffles dont la grisaille de leur manteau semble bien terne par rapport à ce caramel et beige qui me donne le goût de les photographier à chaque fois que j’en vois une broutée dans les rizières.

Dans la région en descendant de Lemo à Makassar, les rizières ressemblent à un crâne d’homme chauve sur lequel on aurait inséré des épis de cheveux en rangées bien droites et symétriques.

Une ondée nous surprend tout à coup.  Elle dure une bonne demi-heure et son intensité arrête bien des motocyclistes imprudents qui n’ont pas de mantes de pluie.  Ils s’abritent alors sous les parois rocheuses qui surplombent le bord de la route sinueuse.  Nous avons traversé certainement de 5 à 6 cols nous permettant ainsi de passer de l’une à l’autre.

Nous dînons à un resto de Makassar logé dans un mini centre d’achat. C’était bien! J’ai failli « mourir » car j’ignorais, jusqu’à maintenant, que je suis allergique à certains piments forts.  Ma gorge s’est complètement fermée et je ne pouvais plus respirer ni par la bouche, ni par les narines.  J’ai paniqué un bon 10 secondes avant de me calmer, essayer de respirer à nouveau, rien, et relaxer à nouveau, respirer et un peu d’air entrait, et enfin, relaxer à nouveau pour que l’air continu d’affluer dans mes poumons.  C’était vraiment paniquant! J’ai fait peur à mon chum et à la tablée, car Pascal offrait le repas, à ma demande, à Risal et à Rashni.  Ouf!!!!

À mon retour, je vais passer des tests d’allergie car ma voix part et revient selon ce que je mange.  Le poivre semble être une certitude, certains piments forts aussi.  À suivre!

À l’aéroport, le poids de nos valises ne doit pas dépasser 20 kg pour les vols domestiques.  La mienne pèse 20,5 kg, celle de Pascal 19,5 kg et la petite 13 kg.  C’est celle, Valérie, que nous apprécions énormément entre chaque vol domestique afin d’y mettre les ordinateurs, nos sudokus, nos « en cas ou… ».  Super cette petite valise à roues multi directionnelles.  Nous voyons des gens avec des valises à roues uni directionnelle et c’est pas un cadeau de passer du tapis au plancher, du plat aux escaliers et surtout de changer brusquement de direction.  Cette dernière ne pivote pas du tout et roule sur le côté.  Ça aussi Valérie nous l’apprécions beaucoup.

  • Refaire mes cartes de visite pour le prochain voyage
  • M’informer re : Ministère du Tourisme pour échange de guide de langue française

À l’aéroport où nous sommes arrivés très en avance, malgré le désir de nos deux comparses à vouloir nous faire visiter Makassar, nous choisissons la fraîcheur de l’aéroport.  J’en profite pour terminer mon livre de Marquez, dont je retiens le résumé du livre en cette phrase qui me ressemble beaucoup : « Ils avaient vécu ensemble assez de temps pour comprendre que l’amour est l’amour, en tout temps et en tout lieu, et qu’il est d’autant plus intense qu’il s’approche de la  mort ».

Suite à toutes ces visites de niches, de grottes, de rituels funéraires, il est très approprié que je prenne conscience de cette phrase qui décrit si bien mon chemin de vie avec les gens que j’aime tant.

Ciao x x x

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Un autre hiver vient de faire son entrée au Québec.  Où vais-je m’exiler durant les mois de janvier et février 2015 !  Février ! plus capable !

Pascal aimerait une croisière.  Pendant une semaine je regarde, je compare, je le consulte, je recommence et enfin, voilà une croisière intéressante : 49 jours pour 23,000$ pour les deux ! Super !

Mais après l’excitation passée, Pascal qui voit à ses placements, rejette le projet.  OK !  Quoi d’autre ?  Je fais une recherche à savoir où il a du soleil dans le monde entier.  Notre voyage safari est remis car l’Ebola sévit toujours là-bas !  Il aimerait une autre croisière plus abordable.  Je regarde, je compare et je trouve !  Je lui soumets mon nouveau projet.  Non !  C’est pas tout à fait ça.  Il faudrait partir de Québec, escale aux USA pour prendre la croisière.  Trop de problème !  OK !

Alors Barcelone et le Portugal !  Après quelques jours de recherche, je complète notre itinéraire.  Après avoir parlé avec Valérie, j’apprends que la température est plutôt froide !  Bon, nous irons une autre fois plus vers la fin de l’été.

L’Indonésie ! Oui, madame ! Je regarde, je compare et je suis en amour avec la destination.  Huit îles pleines de découvertes à offrir.  Il me faut d’abord choisir entre la multitude d’îles qui s’offre à nous.  J’opte pour les principales : Sumatra, Bali, Lombok, Flores, Sulawesi.  J’aimerais bien la Nouvelle-Guinée avec sa Papouasie et Moluques mais voilà, depuis quelques années il y a des révoltes au sein de ses peuples.  Après les nouvelles en direct à la télé, nous allons éviter ces deux régions.  Après tout, l’Indonésie a beaucoup à offrir.

Chaque île m’interpelle pour des raisons bien différentes, les unes des autres : Sumatra pour ses orangs-outans, Bali pour son romantisme et semble être la raison du voyage pour Pascal, Lombok pour ses endroits idylliques loin du tourisme, Flores pour sa découverte en 2003, de son Homo erectus, une version naine éteinte il y a un million d’années environ, et qui a reçu le nom scientifique d’Homo floresiensis.  L’âge relativement récent du fossile (18 000 ans) et sa petite taille (environ un mètre pour un cerveau de 380 cm3) sont surprenants selon Wikipedia. Et enfin, Sulawesi, la grande île en forme d’orchidée, loin des zones touristiques du pays.  À chaque voyage, j’aime découvrir leur peuple fondateur.  À Sulawesi, ce sont les Toraja !

Pascal est un peu sceptique mais je me rends à l’agence Laurier Du Vallon pour une soumission.  Geneviève s’occupe de moi.  Elle note les grandes lignes mais elle part en voyage pour deux semaines.  Je reçois effectivement de la documentation, mais déjà, seul le tiers de ce que désire visiter est inclus dans ses forfaits.  Pour 14,000$, nous n’avons aucun vol intérieur, pas de billet d’avion.  Déjà, Pascal calcule vite et nous voici rendu au-dessus des 20,000$.  Ça marche pas !

Je décide alors de rechercher une agence indonésienne qui pourrait nous aider à planifier ce que je désire vraiment : guide-chauffeur privé, langue française ou anglaise, peu importe, 7 vols intérieurs pour nous déplacer d’île en île et éviter les inconforts des routes indonésiennes.  Je lis des blogues, le Routard, Lonely Planet et encore des blogues.  Après une semaine intense de recherche, j’opte pour l’agence française Evaneos.  L’agence nous offre de rentrer en contact direct avec une agence locale pour construire un voyage sur mesure.  Sur chaque destination, Evaneos a sélectionné un agent local qui nous conseillera pour découvrir les classiques mais surtout pour sortir des sentiers battus.  Voici le lien :

Evaneos choisit Tanah Kita Tours dont la représentante est Ana.  Une jeune fille née à Barcelone qui est d’un professionnalisme incroyable.  Elle écoute et entend exactement ce que nous voulons.  Elle trouve une solution rapidement et nous la soumet.  Ce fut ainsi pendant 15 jours : courriel et skype nous permettent d’échanger avec efficacité.

Etant donné la grande superficie de l’Indonésie, il m’a fallu faire un choix sur les îles à visiter. En effet, l’Indonésie est le plus grand archipel du monde avec plus de 13 000 à 17 000 îles et îlots disséminés sur plus de 5 000 km d’est en ouest et presque 2 000 km du nord au sud.

J’ai choisi d’atterrir à Jakarta (Java) afin d’acheter un visa pour plus de 30 jours payable en argent américain.  Le lendemain, repos et une journée d’ajustement car nous avancerons nos montres de 12 heures.  Le lendemain, nous prendrons un vol intérieur pour nous rendre sur l’île de Sumatra.

Sur place, après une semaine de découverte d’une nouvelle flore et faune, puis de poursuivre par l’île de Bali qui est l’île la plus touristique, mais avec les évènements tragiques de ces dernières années (attentats, tsunamis, tensions), celle-ci est beaucoup moins fréquentée.  Continuer pour découvrir l’Indonésie plus authentique sur la grande île de Java.

Ensuite, vol vers l’île en forme d’orchidée : Sulawesi et ses trois tributs.  Nous reviendrons vers Bali quelques jours pour rejoindre l’île de Flores.  Nous avons choisi de rejoindre rapidement l’île de Lombok par « speed boat », et y rester une semaine au bord de la mer, prendre du soleil et visiter cette région.  Nous reviendrons sur Jakarta pour y passer notre dernière journée au centre ville.  Compte tenu des grandes distances et pour faciliter nos déplacements, nous prendrons sept vols intérieurs.

VISA INDONESIEN

Le visa indonésien peut être établi lors de votre arrivée dans le pays. Au sein de l’aéroport de Jakarta, il suffit d’aller au bureau des visas situé avant le contrôle de douane. Le visa coûte 25$ USD.  Il est visiblement préférable de le payer en Dollar (USD). Son établissement est rapide et n’oubliez pas de récupérer votre reçu ! Une autre possibilité est d’établir le visa depuis son pays d’origine, mais celui-ci vous coûtera alors plus cher.

Pascal effectue son premier paiement vers le 8 décembre.  J’avais déjà acheté nos billets d’avion à la fête de ma sœur Marie, soit le 20 novembre et nous voilà partis !  Je m’occupe de tout mais Pascal nous offre ce voyage.  En plus, il s’occupe des assurances en vérifiant les couvertures dont nous avons besoin pour un autre voyage de plus de 30 jours.

22 décembre 2014 – Dimanche

Dans un mois, soit le 22 janvier 2015, nous serons en Indonésie.  Un autre rêve se vivra au quotidien, à la chaleur et au gré des découvertes d’une autre partie du monde.

7 janvier 2015

Nous allons à la banque pour commander des dollars américains et des rupiahs indonésiens.

Taxe de départ

Des frais, qui doivent être payés en argent comptant, sont exigés au moment du départ pour tous les vols internationaux et intérieurs. Les frais varient d’un aéroport à l’autre, les frais pour les vols intérieurs étant moins élevés. Vérifiez les frais applicables auprès des responsables de l’immigration, des autorités aéroportuaires ou de votre fournisseur de services de voyage.  Le coût peut varier entre 1$ et 10$ canadiens.

Vaccins et prévention – Malaria (paludisme)

Nous avons tous les vaccins nécessaires pour aller en Indonésie.  Par contre, il n’existe actuellement aucun vaccin contre la malaria, mais certains médicaments préventifs sont disponibles.  La prise de certains médicaments doit être commencée une à deux semaines avant notre départ, alors que pour d’autres la première dose n’est à prendre que la veille du voyage.   Je me questionne sur la grippe H5N1 ??

Une nouvelle clinique Santé Voyage s’est ouverte à Beauport, près de chez-nous.  Voici l’adresse : Soins Santé GC au 2400, Boulevard Louis-XIV suite 202-A – (418) 564-8129.  Cette succursale se trouve à quelques portes d’une pharmacie Jean Coutu et a été ouverte par Madame Geneviève Cloutier, infirmière.

Je souhaite à toutes les personnes qui liront mon blogue, cadeau de mon super mari, une bonne année 2015 remplie d’un peu de paradis à tous les jours.

Selamat siang!


POUR EN SAVOIR PLUS SUR CETTE JOURNÉE :
Ce Jour sur le blogue de Pascal.