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Jour 20 : quittons Sulawesi et en route vers Bali

8 février – dimanche - Suara Air Villa à quelques km d'Ubud

Un bref résumé de la journée.  Un petit déjeuner digne de celui des chinois : œufs en caoutchouc même difficile à couper avec un couteau, des rôties grillées seulement d’un côté, un café qui coûte l’eau noire et des gens qui parlent sans cesse en nous regardant manger! Bon!

L’Hôtel BBC est gérée par une jeunesse indifférente aux besoins des touristes étrangers.  Par contre, le petit déjeuner indonésien était bien garni.  Sans doute, je deviens plus difficile ayant eu un service 5 étoiles à Lemo. Celui qui parle anglais porte des lunettes semblables à celles de Drew.  Il est très à la mode.

En prenant une photo de la rivière qui mène au Lac Tempe, je vois le véhicule de notre chauffeur.  J’apprends que le chauffeur y est logé gratuitement et que ses repas sont choisis et payés par le guide.  Pascal a été très généreux pour le pourboire remis individuellement à Rashni et Risal. Ils sont attentifs et généreux de leurs connaissances et de leur temps.  Ils voient un endroit qui mérite une photo, Rashni nomme ce qu’il voit en indonésien et il arrête alors que Risal commente et explique.  Ainsi, nous apprenons des expressions, des mots et les rires réunissent le tout en gratitude, autant pour nous que pour eux.

En route, des vaches tondent le gazon des cimetières en mangeant les pousses fraîches pour remplir leur estomac et donner cette belle peau de vache lustrée qui luit au soleil.  J’aime leur derrière couleur beige qui se découpe jusqu’aux abords des flancs caramel, comme nos cerfs de l’Estrie.  Elles sont bien élégantes comparées aux buffles dont la grisaille de leur manteau semble bien terne par rapport à ce caramel et beige qui me donne le goût de les photographier à chaque fois que j’en vois une broutée dans les rizières.

Dans la région en descendant de Lemo à Makassar, les rizières ressemblent à un crâne d’homme chauve sur lequel on aurait inséré des épis de cheveux en rangées bien droites et symétriques.

Une ondée nous surprend tout à coup.  Elle dure une bonne demi-heure et son intensité arrête bien des motocyclistes imprudents qui n’ont pas de mantes de pluie.  Ils s’abritent alors sous les parois rocheuses qui surplombent le bord de la route sinueuse.  Nous avons traversé certainement de 5 à 6 cols nous permettant ainsi de passer de l’une à l’autre.

Nous dînons à un resto de Makassar logé dans un mini centre d’achat. C’était bien! J’ai failli « mourir » car j’ignorais, jusqu’à maintenant, que je suis allergique à certains piments forts.  Ma gorge s’est complètement fermée et je ne pouvais plus respirer ni par la bouche, ni par les narines.  J’ai paniqué un bon 10 secondes avant de me calmer, essayer de respirer à nouveau, rien, et relaxer à nouveau, respirer et un peu d’air entrait, et enfin, relaxer à nouveau pour que l’air continu d’affluer dans mes poumons.  C’était vraiment paniquant! J’ai fait peur à mon chum et à la tablée, car Pascal offrait le repas, à ma demande, à Risal et à Rashni.  Ouf!!!!

À mon retour, je vais passer des tests d’allergie car ma voix part et revient selon ce que je mange.  Le poivre semble être une certitude, certains piments forts aussi.  À suivre!

À l’aéroport, le poids de nos valises ne doit pas dépasser 20 kg pour les vols domestiques.  La mienne pèse 20,5 kg, celle de Pascal 19,5 kg et la petite 13 kg.  C’est celle, Valérie, que nous apprécions énormément entre chaque vol domestique afin d’y mettre les ordinateurs, nos sudokus, nos « en cas ou… ».  Super cette petite valise à roues multi directionnelles.  Nous voyons des gens avec des valises à roues uni directionnelle et c’est pas un cadeau de passer du tapis au plancher, du plat aux escaliers et surtout de changer brusquement de direction.  Cette dernière ne pivote pas du tout et roule sur le côté.  Ça aussi Valérie nous l’apprécions beaucoup.

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À l’aéroport où nous sommes arrivés très en avance, malgré le désir de nos deux comparses à vouloir nous faire visiter Makassar, nous choisissons la fraîcheur de l’aéroport.  J’en profite pour terminer mon livre de Marquez, dont je retiens le résumé du livre en cette phrase qui me ressemble beaucoup : « Ils avaient vécu ensemble assez de temps pour comprendre que l’amour est l’amour, en tout temps et en tout lieu, et qu’il est d’autant plus intense qu’il s’approche de la  mort ».

Suite à toutes ces visites de niches, de grottes, de rituels funéraires, il est très approprié que je prenne conscience de cette phrase qui décrit si bien mon chemin de vie avec les gens que j’aime tant.

Ciao x x x

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