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Jour 9 : Sumatra – Jogjakarta (Java)

28 janvier 2015 – mercredi - Vol - Samosir - Medan (Sumatra) - Hôtel Plaza Jogjakarta

Aujourd’hui nous changeons d’Îles. Levé tôt pour monter sur un bateau de passagers qui nous ramène sur l’autre rive afin que nous puissions prendre notre vol vers Jakarta – jogyakarta ou nous dormirons trois nuits au Yogyakarta Hôtel.

Ce levé de soleil est témoin de notre passage devant les différents hôtels qui se sont construits depuis le début du tourisme en 1970 où, à chaque arrêt, des locaux montent pour aller prendre leur travail. Les noms se succèdent avec leur histoire riche en relations amoureuses entre le ou la propriétaire et son mariage avec un étranger(e). Tabo, indonésien marié à une Allemande, Carolina, indonésien marié Hollandaise, Silintong fut le premier hôtel à ouvrir ses portes au tourisme sur l’Île de Samosir.

Deux femmes mettent leurs nouvelles à jour accompagnées du clapotis de l’eau. Le soleil salue les montagnes de ses rayons ce qui forme une brume rêveuse d’où monte une prière de gratitude envers toutes les personnes que j’aime.

La rencontre des rayons de soleil avec la surface de l’eau forme une brume qui se transforme en réalité pour l’âme qui la contemple et l’élever en moment d’éternité. Cette communion de paix, de sérénité et de beauté m’émeut beaucoup!

Effendy nous parle de son pays avec amour et connaissances. Sa tribu, les Bataks, sont de très bons musiciens. C’est la raison pour laquelle nous pouvons les entendre dans les hôtels de luxe.

Du coq-à-l’âne

Le Tabo Cottages que nous quittons ce matin prône l’écologie de plusieurs manières, en l’appliquant eux-mêmes, dont remplir nous-mêmes nos bouteilles d’eau, plutôt que d’en déposer deux, chaque matin dans les chambres. Le rebut de nourriture est gardé pour le compost de leur jardin. Chapeau! Car beaucoup d’endroits ressemblent à notre mode de vie des années ’50 : de mini dépotoirs un peu partout.

Ce matin, en inversant notre itinéraire d’arrivée et de départ, nous économisons du temps afin de bien s’assurer de prendre notre vol, car le trafic est dense dans les grandes villes que nous traversons. Ce fut une excellente idée que de faire charger nos valises directement dans le véhicule et de ne garder que la petite valise pour voyager jusqu’à l’aéroport. Effendy est un guide d’expérience efficace et attentif.

À Sienta, notre arrêt « technique » matinal se fait à un magasin tenu par des chinois. On peut y trouver une variété de friandises incroyable. Tout en longueur, la dame ouvre des sachets de barres au sésame, aux arachides et noix, à la noix de coco, comme le ferait un expert sommelier avec son vin. J’achète deux sortes que Pascal et moi préférons et un petit sac de pistaches que nous avait fait découvrir Vicky durant son adolescence à Saint-Félicien. Valérie en régalait tellement, qu’il fallait souvent en acheter à l’épicerie du vendredi.

Les principales causes de décès sont les crises cardiaques et le diabète.

Avec ma paire de Croc suggérée par Valérie et Pascal avec la sienne en matériel aéré comme ceux de Frédéric, nous n’avons besoin d’aucune autre paire de chaussures. Ces chaussures vont dans l’eau, sont aérées, se lavent sans abîmer la couleur, en plus d’être très belles. Mon édition spéciale Valérie fait fureur chez les filles et les femmes indonésiennes.

En regardant vivre les gens d’ici, je constate que la réalité dépasse largement les rêves lors de la préparation de ce voyage. Les odeurs s’y ajoutent, les couleurs dansent sur les hanches des femmes, la moustache des hommes se soulèvent lorsqu’ils se mettent à rire en gang, les enfants marchent pour se rendre et revenir de l’école dans des costumes identiques ce qui égaient la route poussiéreuse. L’air de la montagne que nous quittons est plus froid et sec que celui vers lequel nous nous dirigeons qui sera plus chaud et plus humide. En plus, l’aéroport de Medan se trouve au bord de la mer.

Sultan et sultanat de l’île de Java
Le sultanat de Yogyakarta est un État princier d’Indonésie situé dans le centre de l’île de Java. Son territoire constitue l’essentiel de celui du territoire spécial de Yogyakarta. L’actuel souverain est le sultan Hamengku Buwono X.

Effendy nous raconte que le sultanat existe toujours grâce au père du sultan actuel, lorsque ce dernier a reconquis l’indépendance de son pays lors de la décolonisation où les Hollandais ont cédé leur colonie.

Souvent, il conduit lui-même sa Jeep 4×4 et paie lui-même ses achats. Parfois, il n’est pas reconnu par ses « sujets », d’où vieount une part du respect que lui voue les javanais. Je reviendrai pour l’histoire de la révolution avec les noms de Sukarno et reine Juliana. Un jour, le sultan reçoit une contravention. Le policier ne le reconnaît pas ni même lorsqu’il présente son permis de conduire. Il accepte la contravention sans dire un mot. Lorsque le supérieur du policier voit la contravention, il congédie le policier pour cet affront au sultan. Mais non! Celui-ci est très fier que les employés accomplissent leur travail avec justice et égalité. Le policier fut rembauché.

Maintenant, l’alcool de palme provient du fruit d’un palmier sucrier (palmier à  sucre) qui une fois éclaté est coupé pour y cueillir le sirop. Ce qui donne un alcool par évaporation d’environ 4% nommé touak. Selon Efendy, cet alcool est bien meilleur acheté directement chez celui qui le produit que celui vendu en magasin dans lequel peut s’ajouter d’autres produits pouvant être nocifs. Nous pouvons apercevoir cet alcool sur les tablettes des « stands » extérieurs qui longent notre route. Il est embouteillé dans des bouteilles transparentes et sa couleur est celle de l’eau. C’est une boisson acide et acre facile à produire car la sève de palme fermente très vite et peu coûteuse. On peut obtenir un alcool de palme avec un taux d’alcool plus élevé obtenu en faisant distiller la sève.

Après une journée de travail, les hommes se rencontrent pour un petit verre (???) entre eux avant de rentrer à la maison où la femme aura préparé le repas pour la famille. Comme dans le bon vieux temps, mesdames!

À tout moment, au Tapo, j’entendais les gens chanter en travaillant. C’est que les Bataks sont des artistes et que le chant fait partie des traditions ancestrales pour la paix de l’âme et le plaisir du cœur. À la maison, les enfants apprennent le chant enseigné par les parents et la communauté en les intégrant des chorales. Le trio de voix est aussi très populaire.

L’arbre hévéa pousse en Indonésie et est beaucoup plus bénéfique pour la terre que le palmier qui produit l’huile de palme. Voici une adresse qui vous en dira un peu plus sur l'hévéa.

J’apprends que Charles Goodyear qui est principalement connu par la marque de pneu Goodyear était un chimiste et inventeur de la « vulcanisation » qui est la base de nombreuses applications industrielles du caoutchouc! Vive mes Crocs! Goodyear a été vendu à Bristol.

Planning familial indonésien

Une jeune femme indonésienne, déjà mère de plusieurs enfants, se rend chez son médecin pour lui demander comment faire pour ne plus avoir de bébé. Le médecin lui enseigne comment installer un condom sur le pénis de son mari, en utilisant son pouce afin qu’elle comprenne bien. Oui docteur, je comprends très bien.

Quelques mois plus tard, elle revient voir son médecin! Elle est encore enceinte. Le médecin de lui demander comment il se fait. Elle lui montre, avec détails, ce qu’elle a fait. Elle ne comprend pas. Elle a pourtant bien installé le condom sur le pouce de son mari! 

Elle accouche du bébé. Elle revient enceinte à nouveau. « Mais voyons madame, que se passe-t-il? La dame de répondre : « Mon mari a coupé le condom, car il était trop long »!

Après l’accouchement, le médecin décide de lui donner la pilule à prendre. Son mari ne veut pas qu’elle prenne la pilule. Il veut encore des enfants. Il jette donc la pilule au cochon blanc. Vous devinez ce qui est arrivé : plus de cochon blanc sur la ferme! Mais la femme est toujours enceinte, à chaque année!

Tangahan est la nouvelle destination de Sumatra. On ne peut s’y rendre qu’en hélicoptère ou en 4×4. Cette adresse internet vous permettra de comprendre toute la partie écologique existentielle de cet endroit.

Voyager avec seulement un guide et un chauffeur, nous offre l’opportunité de gérer notre voyage à tous les jours. Nous sommes des lève-tôt, alors nous préférons être actifs en matinée et se reposer en fin d’après-midi. Nous aimons manger avec les locaux dans des petits bouibouis pour dîner et souper à notre hôtel de luxe. Nous n’avons aucun temps d’attente en plus d’avoir toute l’information la veille avant de visiter. L’orchestration de l’itinéraire est seulement en fonction de nos goûts et notre confort. Nous sommes beaucoup moins fatigué que notre voyage en Chine, car j’ai intercalé des journées de repos entre chaque vol. Ana de Tanah Kita Tours a fait un excellent travail avec une compréhension totale et même supérieure à mes demandes et attentes. Chapeau Ana!

Effendy nous explique comment est préparé le lemang qui est un riant gluant mélangé avec du lait de coco et cuit dans un bambou pour le faire rôtir. Souvent, on ajoute des épices sur le riz. On le retrouve le long de la route et aux marchés locaux. Parfois dans des restos locaux aussi.

Et leur fameux ragoût : rendant. C’est ce ragoût épicé et mijoté pendant des heures, que les gens emportent lorsqu’ils font le voyage à la Mecque dû à sa longue conservation.

La richesse du vocabulaire touchant au riz montre l’importance de cette céréale dans la culture indonésienne :
• Padi est le riz sur pied, dans les rizières;
• Gabah est le riz moissonné;
• Beras est le riz en grain;
• Nasi est le riz cuit.

Cuit, le riz peut prendre d’autres formes :
• Bubur quand il devient de la bouillie
• Ketan quand il est gluant
• Lontong quand il est riz cuit à la vapeur dans des feuilles de bananier
• Tape ou tapai quand il est fermenté (et légèrement alcoolisé).

Fascinante Indonésie!

Lorsque nous traversons Tebing Tinggi, Effendy nous apprend que c’est la première ville d’Indonésie à élire, pour une période de cinq an, (mère – maire) une mairesse musulmane. Je vérifie si son mari était ministre ou autre. Non, non, par elle-même.

Ce matin nous avons quitté la région chrétienne Batak pour entrer dans celle musulmane des Javanais et Malais. Nous pouvons voir la différence par la présence des nombreuses mosquées qui nous saluent au passage. Plus aucune église en vue.

À l’aéroport, je vois un Starbuck où nous dégustons notre latte. Je peux noter l’insolence de la jeunesse face à l’indécence de la vieillesse lorsque les uns et les autres se côtoient. Même si je trouve que vieillir est un privilège, parfois, lorsque je vois de vieilles gens tout courbés, en chaises roulantes, c’est là que je trouve que vieillir est indécent pour le corps et l’esprit, mais je me console en me disant que c’est pour faire grandir l’âme.

Après une douche bien appréciée, le petit verre de bienvenue, le premier en pays Indonésien, je vais me glisser dans mon douillet lit individuel. C’est ce que Pascal a demandé pour les trois prochains jours. J’apprécie, car ainsi, même si l’un se lève durant la nuit, l’autre continue à dormir. Bonne idée mon homme!

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