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Jour 6 – Bukit Lawang – Berastagi (Sumatra)

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20150125-Santa Maria Annai église universelle25 janvier - dimanche - Hôtel Bukit Lawang - Berastagi (Sumatra)

Itinéraire de mon réveil Bukit Lawang :
- Muezzin à 04h00 pour la première prière musulmane
- 05h00 : le chant du coq : réveil matin naturel pour annoncer la venue du lever du jour dans une heure
- 06h00 : lever du jour accompagné du chant des enfants qui se réveillent pour réclamer déjà leur petit déjeuner. Mais pourquoi se lèvent-ils si tôt? École ou boulot? Car à 06h30, tout est redevenu très silencieux! Mais c'est dimanche et toute la famille se rend à la messe, comme le faisait nos parents, pour échanger les nouvelles et "faire" le social de la semaine.
- Tout ça accompagné par le murmure incessant de la rivière Bohorok. Qu’elle orchestre symphonique où s’ajoute, selon les heures, selon la température et les heures du jour, le chant des oiseaux ou le croassements du genre corneilles que j’apprécie beaucoup moins.

L’effet du décalage horaire semble s’être volatisé ce matin. Ça sera plus facile pour les semaines à venir.

Enfin dans notre chambre
Nous voici rendu à destination à notre hôtel Sinabung à Berastagi. J’ai juste la présence du corps à Pascal. Son esprit est totalement endormi et son cœur est en flotte. De mon côté, ma bouteille d’eau s’est répandue dans mon sac mouillant toutes mes notes de voyage écrites à la main. Heureusement qu’il fait très chaud : tout est sec, feuille par feuille, juste en laissant le papier au soleil qui traverse la fenêtre. Aujourd’hui, la température a monté à 34o C. Très chaud. Heureusement que nous faisions de la voiture aujourd’hui. Par contre, la nuit fut fraîche et douce.

La grandeur et profondeur des nids de poules passe de petits à nids d’éléphants. Pascal arrête acheter des arachides, une boite de papier mouchoir pour utiliser dans l’auto et aux arrêts « techniques » qui veulent dire arrêt pipi et un grand 7Up afin de faire passer la tourista qui l’accable depuis son réveil. Je suspecte aussi une réaction au comprimé pour la malaria qui donne ces effets d'épuisement, un peu de fièvre et maux de coeur.

En fin de compte, nous allons soulager nos vessies dans une toilette hindouiste. Shiva règne en maître suprême sur le site. Beau souvenir de l’Inde où nous avons vécu avec ces dieux et déesses indiens

Dyoko porte l’ongle du pouce très long. Il dit que c’est juste pour l’esthétique. Mais, il est musulman et souvent, les musulmans portent l’ongle long au petit doigt. Bon! Questionnement ici!

Nous prenons presqu’une heure pour traverser Medan. Ben oui! Il faut revenir à Medan pour remonter à Berastagi qui se trouve à 1400 mètres d’altitude. Se soir, une poussière de volcan couvre la région car il y a eut une éruption il y a quelques jours. Mais, je n’ai pas encore vu de volcan!

Efendy nous arrête à Santa Maria Annai Velengkanni. Une église, un temple, une synagogue unifiée en une seule. Un Jésuite indien, Père James Barada, a initié ce projet qui s’est complété en 2005. Il est né à Madras, Inde de parents catholiques mais de culture hindoue. La maison des Jésuites à laquelle il est rattaché se trouve à Toulouse, France.

Sa maison est passée au feu brûlant tout, ses vêtements, la maison elle-même de fond en combe, mais oh! Miracle, seul la Bible et furent épargnés.

Par la suite, il fait un rêve dans lequel il dessinait les plans de cet endroit qui réunit les différentes religions. Il dit que Dieu a été l’architecte et Marie la comptable. Car il priait Dieu pour la réalisation concrète des matériaux nécessaires et il priait Marie pour recevoir de l’argent. Le tout a coûté près de 3 millions de dollars. Lorsque tout fut fini, l’argent a cessé de rentré. Les dons suffissent pour l’entretien.

Je le mets dans la soixante. Il ressemble à René Angelil, sérieuse! Il a souffert d’une opération au cœur et il marche maintenant avec l’aide d’une canne.

Il dit que visiter cet endroit de prière correspond à un pèlerinage en lui-même. On débute par la section Bethléem avec la crèche de Noël, ensuite vient Rome et une statue du Pape Jean-Paul II qui est venu à Medan en septembre 1979, ensuite la section Nazareth où se trouve un temple dédiée à Marie.

C’est un peu le Lourdes de Medan, car le Pape Jean-Paul II fut canonisé saint, donc c’est un saint endroit. Lorsque les catholiques se réunissent en grand groupe, ils le font dans l’hippodrome de Medan. C’est la mecque catholique.

L’Indonésie est une mosaïque de peuples et d’ethnies où se côtoient musulmans, chrétiens, bouddhistes, hindouistes et animistes. Chacun vit à son rythme, du plus traditionnel au plus frénétique. Père James a bien intégré ce principes des différences dans le respect et la paix universelle.

J’ai complètement oublié de demander la guérison de ma corde vocale qui a des maux afin de me faire prendre conscience que j’ai a utilisé les mots pour les guérir. À suivre!

Nous dinons au Sunrise Resto. On y mange très bien, mais c’est cher pour le coin. Ensuite, nous visitons le marché près de la ville. Vraiment charmant avec ses enfants accrochés à leur mère qui travaille tout en leur jasant des conditions à lesquelles ils doivent s’en tenir. Elles sont très belles ces femmes. La majorité des hommes portent la moustache ce qui leur donne un air mâle plus évident.

Je refais connaissance avec le fruit mangoustine. J’achète trois kilos de clémentines juteuses à souhait, 2 kilo de salak aussi appelé le fruit serpent dû à sa pelure de style peau en écailles de serpent. Délicieux!

Cette région est très fertile. Elle produit des fruits et des fleurs qu’elle exporte un peu partout dans le monde. Dix camion partent à chaque jour pour être déchargés dans des avions. J'avais noté les nombreux véhicules neufs que nous avons rencontrés. Ce sont des cultivateurs prospères.

La tribut Batak
Effendy est né dans un clan Batak. Lors de notre arrêt à une église catholique, il nous amène visiter une maison Batak complètement rénovée qui se trouve sur le site.

J'apprends que les Toranja que nous visiterons dans quelques semaines viennent de la même souche que les Bataks et ils parlent tous bahasa qui est en fait, la langue nationale. Seules certaines personnes âgées ne parlent que leur dialecte local.

Je termine afin d'aller prendre une assiette garnie d'un tas d'oignons et ail frits, quelques morceaux de boeuf rôti. Quelques fruits et dodo.

 

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