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Jour 34 – Des journées bien remplies!

jour34_wuzhen6 mars 2013

Les parents de notre guide oeuvre au sein du Parti Communiste. Ils demeurent en Manchourie. Sa mère enceinte à nouveau, désire supprimer l'enfant qu'elle porte. Son père bouddhiste la force à garder l'enfant. Elle se cache en campagne pour le temps de la grossesse. Les parents ont du payer l'équivalent de 3 ans de salaire en pénalité. C'est ce qu'on appelle la politique de l'enfant unique.

La politique de l'enfant unique

En ville, les couples ne peuvent avoir qu'un seul enfant, qu'importe le sexe de l'enfant. En campagne, si le premier enfant est un garçon, alors pas d'autres enfants. Par contre, si c'est une fille, les parents peuvent avoir une deuxième chance d'avoir un garçon, et ce, sans pénalité.

Aujourd'hui, la natalité cause un problème. Si 10 couples ont 1 enfant chacun. = 10 enfants = ça augmente trop la population. La structure familiale est devenue la pyramide inversée. 4 grands-parents = 2 parents = 1 enfant unique = enfant roi = il ne veut pas travailler. La Chine manquera de main-d'oeuvre chinoise bientôt.

La tradition chinois préfère le garçon car il garde et perpétue le nom de la famille. Il y a beaucoup d'avortements au noir pour supprimer les enfants de sexe féminin. En 2025, il y aura 24 millions d'hommes chinois célibataires qui n'auront plus de femmes chinoises a épouser. Nous suggérons, qu'ils n'auront qu'a venir marier nos petites chinoises adoptées par des québécois.

Le 18e congres de l'assemblée nationale conseillent de libérer la politique de l'enfant unique. Si les deux parents sont issus d'un foyer d'enfant unique, ils pourraient avoir 2 enfants. Aujourd'hui, plusieurs parents occupant une carrière exigeante, choisissent de ne plus avoir d'enfant.

Immatriculation des autos

Autre crainte des Chinois : que les grandes métropoles relèvent leur taxe d’immatriculation pour tenter de juguler un trafic de plus en plus difficile à gérer. A Pékin, par exemple, quelque 2 000 nouveaux véhicules viennent chaque jour grossir le flot de la circulation, selon l'agence Chine nouvelle.

A Shanghai, le prix des plaques d'immatriculation dépasse parfois celui des voitures. Ces plaques sont vendues aux enchères depuis dix-huit ans afin de contrôler le nombre de véhicules dans les rues et de protéger l'environnement. En mai, 37 000 personnes ont participé à la vente mensuelle, et le prix le plus élevé a atteint un nouveau record : 64 000 yuans (8 000 euros), annonce Le Quotidien du peuple. Seulement 8 000 nouvelles plaques sont émises à Shanghai chaque mois. Comme ceux qui ont acheté une voiture sont tenus de se procurer une plaque d'immatriculation dans les trois mois et que c'est la seule façon officielle de s’en procurer une, les prix flambent.

Si un propriétaire va pour s'enregistrer, et que le prix demandé dépasse le montant qu'il possède, il lui faudra attendre au mois suivant, à la même date, pour revenir s'enregistrer. Le chinois, pour éviter les frais d'immatriculation au coût de 14 000$, frais effectifs pour la durée du véhicule, décide d'acheter sa voiture ailleurs, afin d'éviter de payer ce montant. Mais voila qu'il ne peut pas prendre le périphérique: c'est défendu. La plaque d'immatriculation est la culture de face en Chine. Il ne faut pas perdre la face.

Un peu de tout

  • Trouvé mes petits souliers en soie avec semelles caoutchouc, semblables aux tiens (75 yuans). Merci de m'avoir partagé cette info.
  • Ici, classe moyenne compose 5% de la population, 10% sont riches et le reste, c'est la masse
  • Salaire moyen en Chine: 2 400$ yuans (400$ a 500$ par mois).
  • En général, les gens vivant en appartement possèdent une lessiveuse mais pas de sécheuse.
  • L'espérance de vie est de 81 ans (79 ans pour les hommes et 83 pour les femmes)
  • A Shanghai, il y aurait actuellement 5 000 tours, dont 120 gratte-ciel de plus, chaque année et 20 000 chantiers permanents. Le World Financial Center, avec ses 492 mètres de hauteur, est le plus haut bâtiment de Chine
  • Un appartement de la Tomson Riviera, située a Pudong, s'est vendu pour 190 millions de yuans, soit environ 19 millions d'euros
  • Il y a 7 ponts à Shanghai, 5 tunnels et 3 métros, plus les autobus et les tramways

Un quartier Lilong

Un lilong est un quartier fermé typique de Shanghai, un quartier d'habitation populaire et au style ancien. Ils se composent de ruelles étroites contenant des maisons mitoyennes appelées «shikumen". Celles-ci ont souvent un portail en pierre et un toit pentu percé de lucarnes (des chiens assis, le terme employé ici) ainsi qu'une cour intérieure.

En mars 1854, l'empire chinois a signé un accord avec les Européens présents dans les concessions leur demandant de construire rapidement de nombreux logement, une grande partie de la ville ayant été détruite par une révolte. Ceux-ci ont accepté cette demande qui leur permettait d'étendre leur influence. De très nombreux quartiers ont ainsi été réalisés, avec des techniques de construction chinoises (disposition des pièces, présence d'une cour) mais sur un modèle de quartier occidental (dont la promiscuité et l'étroitesse des rues correspondent à un besoin de rationaliser l'espace, pour construire beaucoup et à moindre coût).

Les constructions se font d'abord en bois puis, après l'interdiction de ce matériau, à partir de 1870, en briques, pour éviter les incendies. Leur construction s'est prolongée jusqu'en 1949. Pendant toute cette période, les styles et agencements des constructions ont évolué, notamment à cause des arrivées successives d'étrangers, d'Europe, d'Amérique et du Japon.

Les shikumen s'ouvrent sur des lilong, des ruelles en arêtes de poisson. Ces quartiers sont délimités, aux deux extrémités, par deux grandes avenues parallèles. On n'entre pas toujours facilement dans une lilong. Celle-ci est souvent surveillée, au portail donnant sur l'avenue, par un gardien âgé, représentant du comité de quartier, qui veille au grain.

Dans les shikumen, on s'entasse à plusieurs familles, à plusieurs générations, beaucoup n'ayant souvent pas trouvé d'autre maison que la petite pièce sous les combles, l'ancienne cuisine ou la salle-à-manger, pour s'installer. Torrides en été, pendant le redoutable mois de juillet shanghaien qui succède à la "pluie de prunes", et glaciales en hiver (pas de chauffage au sud du Fleuve bleu, avait prescrit Mao), le shikumen n'est pas vraiment confortable, avec ses pauvres matériaux et ses pièces encombrées. Mais il demeure plein de charme, y compris pour les shanghaiens fortunés qui les achètent aujourd'hui et les rénovent à prix d'or.

L'humanité est dans la ruelle, dans la lilong, havre de calme au cœur de la ville affairée. Les vieux jouent aux échecs, les vieilles épluchent les légumes - ou inversement ! On y cause, on y pose sa chaise, on y respire. On y est avec les autres qu'on connait depuis toujours. Bien que plusieurs vieux quartiers aient été rasés ou entièrement réaménagés dans le style traditionnel, Shanghai conserve encore quelques ilots de lilongs et des shikumens.

Le vieux quartier du Temple Yuyuan

Shanghai Old Street qui a subi d'importantes rénovations ces dernières années, nous donne un aperçu du Shanghai des années 20. L'architecture des dynasties Qing et Ming y a été merveilleusement recréée. Les rues sont bordées de stands vendant toutes sortes de choses, des bijoux au canard laqué entier très gras (à expérimenter seulement par les aventuriers). La célèbre maison de thé de Shanghai se trouve au centre de cette série de rues au bord d'un petit lac. L'endroit idéal pour échapper à l'agitation du quartier.

On entre dans le quartier chinois en se sentant un peu moins perdu qu'au début de notre voyage. Mais ce quartier rempli de la vie quotidienne chinoise est agréable à traverser avec ses petites ruelles encombrées de fruits et légumes, de chariots et de petites restaurants de rue.

Nous visitons le jardin Yu, au cœur de la vieille ville chinoise. Lorsqu'on arrive à la sortie des lilongs, le décalage est impressionnant entre l'ancien et le nouveau. Deux mondes se côtoient dans le passé et le présent.

Des vêtements sèchent dans les arbres, sur les poteaux et sur les grandes perches de bambous qui dépassent de toutes les fenêtres.

Les dames discutent devant leur porte, marchent à reculons (c'est bon pour la santé) ou pratiquent le Thai Chi.

Les hommes discutent assis autour d'une boisson chaude ou froide et les grands parents prennent tranquillement le soleil enfoncés dans un fauteuil.

Cette vie de rue est bien sûr accompagnée des habituels profonds raclements de gorges et de crachats intempestifs.

Les petites maisons basses et insalubres n'étant pas des plus confortables, les habitants du quartier cuisinent, mangent, se lavent et jouent dans la rue.

Certains lilongs ne servent plus d'habitations et ont été reconstitués. C'est le cas du quartier de Xintiandi qui a lui aussi fait peau neuve, alignant ses maisons soigneusement restaurées le long des pavés et des terrasses de cafés, dans une ambiance très Laurentides québécois. Dans la foulée, j'admire ce faux quartier ancien chinois reproduit de toutes pièces! C'est magique et je trouve la copie de l'architecture très belle. Je me croirais dans les Laurentides chinoises, en un peu plus chaud. La réalisation a entraîné le déplacement de 3 500 familles. Ce quartier abrite des magasins ou des restaurants de luxe et sont des reconstitutions.

Je reviens au YU YUAN (YUAN veut dire jardin) que l'on appelle aussi le YU GARDEN ou le Jardin du Mandarin.

C'est un jardin chinois classique avec plus de 30 pavillons reliés entre eux par un dédale de couloirs et des ponts au dessus des étangs. Le jardin est très beau. Il se trouve au centre ville près de la vieille ville pas très loin du BUND et de la PEARL TOWER.

Pendant la dynastie Ming, Pan Xuduan, un gouverneur sichuanais décida de prouver son amour et son respect à ses parents et ancêtres en leur construisant un jardin privé à Shanghai. L'achèvement du jardin mit 20 ans à voir le jour et ne fut pas terminé avant la mort de ses parents. Le jardin est réparti en 3 halls, Sansui Tang Hall, Cuixiu Tang Hall and Yuhua Tang Hall. L'on y trouve aussi d'autres sites comme une galerie exposant des pierres, un rocher en jade ainsi qu'un jardin de rocaille.

Ces jardins traversent le temps; il sont toujours là. Comme jadis, les pavillons aux tuiles vernissées y accueillent les amoureux, le ginkgo biloba quatre fois centenaire et les ruisseaux invitent à la contemplation. Un autre monde commence au-dehors, celui de la néo-vieille ville. Il y a vingt ans, grouillait ici la "vraie" ville chinoise et ses petites maisons grises, rasée puis reconstruite comme un décor de film d'époque.

Mais lors du déclin de la Famille PAN, le jardin s'est dégradé au fil des années et en 1760, il a été racheté par de riches marchands. Ce jardin a subi de nombreuses transformations. Ils ont reconstruit certains bâtiments mais lors de la guerre de l'opium au 19e siècle, le YU YUAN a été gravement endommagé. Il a été restauré pendant près de 5 ans et ce n'est qu'en Septembre 1961 qu'il a été ouvert au public. L'ancienne maison de thé est toujours debout.

Ce jardin est connu aussi par son pont aux Neuf Zigzags que nous avons traversé afin d'accéder au jardin lui-même.

A cette période, les bonzais et toutes les autres variétés d' arbres commencent à être en fleurs. C'était magnifique toutes ses couleurs. Ce jardin ou règne une atmosphère de quiétude, de calme de repos est très agréable.

Quartier culturel Tian Zi Fang

Avant de monter dans l'autobus, pour un deux heures environ de route, nous arrêtons visiter le quartier culturel Tian Zi Fang.

Avant de devenir un quartier artistique, Tianzifang était un site industriel abandonné. Avec l'installation des ateliers de célèbres peintres chinois tels Chen Yifei, Er Dongqiang et Huang Yongyu, ce quartier à la fois ancien et moderne, a commencé à se réinventer grâce à Wu Meisen.

Il est devenue le quartier d'art de Shanghai. Dans des petites ruelles, nous découvrons des maisons datant des années 30, et des boutiques d'art. Très sympa, on peut se balader prendre un verre et se restaurer sur les terrasses. Les touristes chinois raffolent de cet endroit branché (et moi aussi). Pascal et moi semblons favoriser Starbuck dans les villes où il y a un arrêt pour magasiner.

Le quartier de Tianzifang à Shanghai est un lieu à la fois moderne, artistique et ordinaire, où se trouvent de nombreux studios d'artistes, c'est pourquoi il est nommé le quartier Xintiandi N° 2 . Le quartier Tianzifang a cependant su conserver sa propre originalité.

Il montre plutôt une image aimable et bruyante. Nous découvrons l'originalité de ce quartier en nous promenant parmi ses ruelles, dans lesquelles se trouvent de nombreuses boutiques spéciales et studios d'art, dont l'un de photographie. Quelles beautés!

Le fondateur, Wu Meisen, est un ancien cadre du club syndical de l'arrondissement de Luwan. Il fit partie des premiers aventuriers à l'étranger depuis la réforme et l'ouverture. Durant cinq ou six années au Canada, il a beaucoup voyagé, et a notamment été séduit par le phénomène de transformation d'usines désaffectées en ateliers d'art. À son retour à Shanghai, il a ouvert un restaurant, dont la spécialité est le crabe. Inspiré par le film américain « Ghost », Wu Meisen a établi un petit atelier de céramique dans un coin de son restaurant, qui est alors devenu un salon pour les artistes de Shanghai.

Cependant, dans un contexte de réforme et de changement rapide, Tianzifang a failli disparaître. 80 % des patrons du quartier sont des femmes. En 2006, Tianzifang a été désignée « meilleure zone d'industrie créative » du pays. Ce quartier accueille entre 5000 et 6000 visiteurs, par jour.

Wuzhen

Nous sommes arrivés à Wuzhen. Demain, je pourrai prendre le temps de décrire un peu ce petit village tout droit sortie d'un livre de contes. On se croirait au moyen age en marchant sur ses pavés en pierres, le long desquels des boutiques s'alignent de chaque coté, afin d'attirer le visiteurs a se procurer leurs arts ancestraux.

Il fait environ 12° a 15°. C'est vraiment pas chaud dans cette "Venise de l'Orient". Pas de moto, de vélo, d'auto ni d'autobus. Nous prenons un bateau pour nous rendre sur la rive de ce village unique.

Bonne nuit!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 34 sur le blogue de Pascal.


 

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