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Jour 29 – Un vendredi à Hong Kong

jour28b_hong kong1ier mars 2013

Nous pouvions dormir à notre goût et c’est ce que nous avons fait! Lever à 08h30. Notre hôtel offre un service gratuit de navette jusqu’à la station de Métro Tsim Sha Tsui, près du port. Malheureusement, nous serons trop tard pour profiter de cette offre.

Après la routine matinale, nous partons pour la journée. En premier, Pascal désire faire réactiver sa carte de crédit. À l’aéroport hier, il veut s’en servir! Impossible! Il apprend ce matin, que les bureaux de Montréal ont gelé sa carte. Un stress de moins pour Pascal. Toute de suite, il l’essaie pour retirer des sous et ca marche! Nous payons notre journée de visites pour demain: 110$ canadiens chacun. Nous avons choisi le « LA360 – Exploreur » qui comprend l’histoire, les monuments, le village de pêcheurs et les différentes facettes de Hong Kong. Ça, c'est pour demain.

Maintenant, petit déjeuner. Aujourd'hui, nous voulons découvrir Hong Kong à notre rythme, soit lentement. Nous commençons par chercher un resto dans le coin. Il y en a plein pour les chinois et les asiatiques, mais de notre style, nous cherchons. Après une demi-heure de marche parsemée de question à qui mieux, mieux, nous échouons à un poste d’informations. Sur la bonne piste mais pas dans le bon immeuble.

Après une autre demi-heure de marche, nous sommes attablés au Café de Coral, City Walk 2. C’est ok pour notre appétit. Nous repartons pour suivre notre plan de match monté hier soit, soit prendre le ferry. Nous réalisons combien on perd du temps quand c’est pas organisé!

En métro

Nous entrons dans le métro nommé MTR. Nous achetons une carte pour une durée de 24 heures. Mais quelle surprise. Il est aussi complexe que celui de Londres. Il est divisé en A-B-C-D et en 1 & 2 selon la station. Après avoir mis nos perceptions à l’unisson, nous voilà montés pour prendre le « Star Ferry » qui relie Kowloon à l’île de Hong Kong. On dit qu’il est un véritable monument historique flottant. Les vieux Star Ferry verts sont à Hong Kong ce que les taxis jaunes sont à New-York, soit une marque de commerce. Ils seraient centenaires. À voir les couches de peintures, je suis portée à le croire. On y embarque pour admirer le panorama qu’offrent les silhouettes des gratte-ciel embrumés sur fond de montagnes tout aussi ouatées. Il nous en a couté quelque chose comme 0.40 a 0.50 cents. Pour nous, c’est presqu’un prix symbolique.

Nous sommes descendus à la station de métro Tsim Sha Tsiu et nous avons marché jusqu’au port ou est se fait la traversée. C’est semblable au traversier reliant Québec et Lévis et ça prend presque le même temps. Je dirais une dizaine de minutes.

Deux circuits de ville

Une fois descendus sur l’Ile de Hong Kong, nous voulons maintenant prendre un autobus impériale. Au fond, nous voulions prendre le tram, mais nous avons choisi l’autobus car c’est une visite commentée. Après s’être informés, nous avons acheté, en plus du circuit « Heritage », celui du port Victoria « Metropolis ». Ainsi, nous aurons un tour complet du secteur mythique de cette ville qui me fascine tant.

On dit que la Chine est immensément riche, mais que le peuple chinois est pauvre. Que chaque région possède sa capitale. Que le dragon est symbole de pouvoir dans ce pays et que la tortue est symbole de longévité et d’immortalité.

Le nombre de gratte-ciel ne se compte plus dans cette ville ou le gigantisme demande a notre cou, une constante application, car si nous voulons les regarder, il faut lever la tête. J’ai pu voir la compagnie « Olympus » où travaille mon neveu Sylvain, à Québec. Ici, ce gratte-ciel est tourné vers la mer de Chine.

Le premier circuit comprend 13 points d’intérêt. À dire la vérité, je n’en ai compris que 2 ou 3, car les commentaires se perdaient dans le bruit de la ville, principalement, celui que font les tramways qui parcourent l’île dans tous les sens.

Ce que j’ai admiré le plus, ce sont ces quartiers: affaires, universitaire, commerces, secteur chinois (sans rire), une panoplie de gratte-ciel scintillant qui côtoient les appartements délabrés, qui je pense, seront détruits pour être remplacés par des nouveaux. Des odeurs de nourriture flottent dans les airs, car nous visitons sur l’heure du diner. Ca sent la Chine. Je trouve incroyable comment Hong Kong est différente de l’Asie que nous venons juste de traverser. La Thaïlande, le Laos, la Birmanie et le Cambodge se ressemblent sur plusieurs points. Ici, aucune comparaison possible.

La ville est riche: ça se voit et ça se sent. Des odeurs de parfums capiteux nous suivent lorsque nous marchons sur la rue. Les gens sont très bien habillés. Des rues complètes, des centres d’achat pleins à craquer de boutiques de luxe: Chanel, Cucci, Prada et compagnie. Les enfants semblent être rois.

La famille

Les couples de 40 et 50 ans (huit sur dix) se sont vus attribuer un conjoint approuvé par leur unité de travail. Aujourd’hui, dans les villes, plus de tabous. Le mariage n’est plus un refuge (45% des chinois n’ont pas l’intention de sacrifier leur carrière pour se marier). Les relations extra conjugales et les divorces sont choses courantes. Les jeunes hésitent à se marier. Ils n’ont pas l’argent nécessaire pour le faire.

Les jeunes filles choisissent des compagnons soit dans l’armée, soit dans la police, à cause de sa rémunération de la sécurité d’emploie et de plusieurs autres avantages. Avec la politique de l’enfant unique, 400 millions de naissance ont été évitées dans ce pays (soit par contrôle, avortements sélectifs ou infanticides). Plusieurs adultes ont privilégiés l’amende imposée pour un deuxième enfant. La règle cependant n’a pas toujours été respectée dans les campagnes reculées et pour les gens aisés, les gens célèbres ou les membres du parti communiste. La violation de cette loi est de plus en plus réprimée (sauf à Shanghai ou l’on encourage deux et trois enfants).

Aujourd’hui, la Chine compte 320 millions d’enfants de moins de 14 ans. Een 2020 on prévoit 30 millions de célibataires qu’ils surnomment « branches nues ». Que pendant des siècles ce troublant pays, fut la civilisation qui a surpassé le reste du monde. Que le fossé des générations se creuse de plus en plus dans les villes. Les derniers liens avec le civisme et le culte envers les aînés s’amenuisent doucement. Les enfants du 21e siècle sont branchés sur le monde (instruits, cultivés, épicuriens, vêtements, musiques, cinéma, poursuivant carrière), ne veulent plus avoir la charge de leurs parents.

Plus de 220 millions d’abonnés font de la Chine, la première communauté d’internautes du monde avant les USA. En 2006, les téléphones portables sont arrivés jusque dans les régions éloignées des centres et dès 2007, tout le monde ou presque en était équipé. Entre 2000 et 2010, le nombre de cellulaires est passé de 87 à 432 millions. Beaucoup de chinois affirment qu’internet a enrichi leur vie sexuelle.

Et en conclusion sur ce sujet, le nombre d’étudiants chinois représentent la population totale du Canada, et même un peu plus.

Le peu d’arbres que nous pouvons admirer sont remplis de fleurs. Ils sont a l’ombre de ces immeubles géants, ils trouvent le moyen de vivre malgré tout, malgré la pollution aussi.
Vers 18h00, nous avons faim. Ca sera Subway ce soir. Pascal n’en peut plus de la nourriture asiatique. Un peu de fast food fera son bonheur.

Nous rentrons repus et heureux de découvrir cette ville aux millions d’habitants. Je ne
les trouve pas très stressés ces hongkonginois. Ils marchent d’un pas assuré mais un peu lentement comparé aux gens de nos grandes villes. A quelques reprises, lorsqu’un jeune homme nous voyait chercher, il s’arrêtait pour nous informer, tout comme je le fais à Québec durant la saison touristique.

Le MTR est plein a craquer qu’importe l’heure que nous y avons monté. En symbole, sur le plancher du métro, 4 images demandent de concéder les places aux: aveugles, personnes avec enfants, femmes enceintes et les vieillards.

Luxueux mais rien de gratuit

A noter: les hôtels très luxueux n’offrent que très rarement le Wifi gratuit. Il faut tout payer. En plus, les sièges sont souvent très inconfortables. Nous en concluons que ces grands halls ne veulent pas de gens qui trainent trop longtemps dans ses parages. Ce qui est le cas dans notre luxueux Nina!

Alors que dans des hôtels quatre étoiles, ou un peu moins, offrent le Wi-Fi gratuit, même dans nos chambres. Les fauteuils de leur entrée sont confortables et souvent très beaux.
J’aime bien lire le journal chinois en anglais. Aujourd’hui, j’ai pris celui du Subway. Pascal a suivi mon exemple. J’avais le temps de regarder pendant qu’il commandait notre repas. Nous trouvons que les journalistes dénoncent assez ouvertement le système communiste! Du moins, ici à Hong-Kong! Ailleurs, nous verrons!

À demain!


POUR LES PHOTOS DU JOUR & EN SAVOIR PLUS  : Le Jour 29 sur le blogue de Pascal.


 

1 thought on “Jour 29 – Un vendredi à Hong Kong

  1. Marie

    Allo ma soeur, je suis très heureuse que vous fassiez un superbe voyage. Je viens de prendre un peu de temps à lire les récits de ce fabuleux voyage. Comme tu es généreuse et surtout très disciplinée pour prendre autant de temps à écrire ces récits et combien, ils me vont voyager avec douceur et joie. Souvent, je voudrais bien y être. Ce n'est que partie remise. Je t'aimexxx

    Reply

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