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Suite du 1er mars 2015 - dimanche

J'ai pris du retard et je publie pour la journée précédente et parfois, deux jours à la suite de l'autre.  Hier, les photos du 28 février furent publiées dans ma journée du 1er mars.  Moins disciplinée la madame!

Alors, aujourd'hui je publie la balance d'hier.  Voici donc le résumé.

Moustika arrive avec une demi-heure d’avance.  C’est bien car ça nous donne plus de temps sans être trop pressé.  Il est bien heureux que nous soyons prêts.  Il a un sens de l’humour et il semble vraiment heureux dans sa tête.  Son humour ressemble au chanteur franco-manitobain Damien Robitaille, si savoureux et un être humain généreux.  Il respire la joie de vivre et la bonté.  Moustika aussi.

Tout le temps de notre heure et quart de randonnée pour se rendre à l’aéroport, il nous jase de ce qui se passe.  On demande pourquoi tant de motos rassemblés à Mataram? Vendeurs et acheteurs de cailloux.  Ah! des turquoises, des pierres d’ici.  Non, non! De tout.  C’est la mode depuis six mois.  Lees hommes portent des bagues avec des pierres, des cailloux!  Saphir, diamant, œil-de-tigre, de tout!

La mode d’avant les cailloux, c’était d’être propriétaire d’une caille.  Elle était l’orgueil de la famille.  Mais elle émettait trop de bruit pour des riens.  Alors, la mode a passé vite.

Il dit que sa philosophie est d’être plus modeste.  Car une grosse maison demande de gros efforts et ensuite plus de sous pour la payer.  Tandis qu’une petite maison, plus de temps avec la famille.  De même pour une moto : une petite suffit.

Il dit qu’un homme peut payer sa femme en retour de 2 vaches.  C’est pourquoi, souvent les gens ruraux peuvent s'offrir plusieurs femmes.  Ils sont propriétaires de plusieurs vaches.  Oh! la! la! la! La polygamie est acceptée partout en Indonésie.

Le chef de la communauté sasak de son village exige beaucoup d’un jeune homme qui veut se marier : une dot (au moins 2 vaches), ensuite payer la fête chez la famille de sa femme, ensuite payer la fête dans sa propre famille.  Son beau-père lui demandait 38 millions de rupiahs soit 3,800$, une fortune pour ici.  Il a négocié pour 10 millions, soit 1 000$.  Il a payé 4 millions, soit 400$ mais il lui reste encore une dette de 600$.  Quand on sait que le salaire moyen par mois est de 285$, il en faut du temps pour rembourser une dette.

Ce qu’il a fait Moustika? Il a enlevé la jeune fille.  Toute jeune fille qui sort avec son copain et qui ne rentre pas de la nuit est déshonorée.  Il faut la marier vite.  Aujourd’hui, il habite avec sa belle-famille et il est père d’une petite fille d’un mois.  Il est devenu distributeur.  Car il lui faut payer pour une fille.  J’avoue ne pas avoir trop compris ce qu’il voulait vraiment dire par là.  Sans doute qu’une fille reste à la maison pour aider sa mère, donc elle ne rapporte pas d’argent à la maison, comme le garçon qui va travailler et pourvoit à ses besoins.  Sans doute!

Nous arrivons à l’Ouest de Lombok où se trouve l’aéroport domestique à Praya.  Moustika dit que l’Ouest se réveille avec la construction en perpétuelle croissante ainsi que sa belle autoroute qui ferait l’envie de bien d’autres îles indonésiennes. Les raisons pour lesquelles cet aéroport fut construit en campagne fut qu’aucune expropriation ne fut nécessaire, que les champs utilisés furent bien payés aux agriculteurs de riz qui en ont acheté d’autres ailleurs.

Que lorsqu’on mange du fruit durian qui pue, l’urine aussi pue par la suite.  Ça, nous l’ignorions! D’ailleurs, c’est le seul fruit que nous n’avons pas eu la chance de goûter.

Pascal désire arrêter prendre un café genre Starbuck au nom de Coffee Bean à l’aéroport de Praya.  Je choisis une table où un jeune indonésien mange en sirotant son café.  Il s’en va à Surabaya.  Il nous questionne beaucoup afin de pratiquer son anglais qui est assez bien.  Nous échangeons pendant une bonne demi-heure.

Durant l’attente, Céline Dion chante en français, My heart will go on.  Une jeune musulmane me demande si je veux remplir son formulaire, pour compléter une étude sur les services hôtels, aéroports et transports.  Après 20 minutes, elle repart bien heureuse et me remet un porte clé en guise de remerciement avec le nom de son centre de recherche.

Nous reculons nos montres d’une heure, une fois atterrit à Lombok.

Souper au FM7 où les crevettes à la mayonnaise maison son délicieuses!  Une belle grande chambre nous attend pour lire un peu avant de dormir.  Je viens de commencer un nouveau livre d’Alexandre Daudet : Le nabab.  On le dit autobiographique de son jeune âge adulte lorsqu’il travaillait pour le duc de Morny enterré au Père Lachaise à Paris.

Bonne nuit! xxx

 

2 mars 2015 - Lundi

Hier soir, j'ai réservé un shiatsu afin de me remettre de la chaleur ainsi que de l'inconfort de la turista alors que Pascal prend son habituel massage relaxation de 90 minutes.  Dernier cadeau d'Indonésie!

Au déjeuner, un groupe de vieux chinois parlent à qui mieux mieux et surtout à qui le plus fort.  Ils sont accompagnés d'une jeune blanche.  Nous choisissons une table un peu plus loin afin de pouvoir manger un peu plus tranquille et surtout de pouvoir s'entendre sans avoir à crier.

Une dame mangeant seule, en face de moi, vient me demander si elle peut venir me parler.  Elle me questionne sur notre voyage en Indonésie.  Je la questionne sur son voyage à elle aussi.  Je lui offre de se joindre à nous.  Elle est âgée de 61 ans, mais ne le fait pas.  Elle est très athlétique et marche de manière assez déterminée. C'est une journaliste qui a terminé un phd il y a quelques années.  Très intéressante.  Elle est ici pour écrire un article sur le site qui fut découvert à Java, que Pascal parlera sans doute dans son blogue.  Il est à vérifier les données sur ce fameux site de style Maya semblable à Matchu Pitchu.

Ce matin, Pascal vérifie notre retour: avons-nous encore des rupiahs?  Où est notre argent canadien? Il faut le sortir.  Médicaments et vitamines? OK.  Moi, anti sudorifique? OK.  Brosse à dents et dentifrice pour se rafraîchir à Tokyo et New-York? OK.  IPod chargés? OK.  Peigne? OK.

Je disais ce matin, que le prix d'un taxi de l'aéroport à la maison, aller-retour est de 100$; c'est le prix pour notre semaine de repas pour deux à l'hôtel Puri Mas, et nous ne nous privions pas.  Incroyable!

L'acupression reçue me donne des jambes où tous les muscles semblent avoir  été atrophiés.  Assez que si Daisy ne changeait pas de  jambe, je lui donnais un coup de pied.  Elle savait exactement où étaient les blocages.  Si je faisais des grimaces, elle s'acharnait à cet endroit et osait y retourner au moins à quelques reprises.  C'est alors que j'ai pris la décision de ne plus grimacer ni émettre aucun son de douleur.  Ça marché!  Elle passait sans s'arrêter!  Grandes respirations et relâchement des muscles...

Fin de mon résumé quotidien!  Bonne journée et à demain! xxx

 

1er mars 2015 - dimanche

Premier matin que j'entends le muezzin dont l'égrenage de mots ne fait aucun sens pour moi, car je ne parle pas "arabique" qui es la langue du Coran.  Je la trouve rassurante cette prière matinale (04h00).  Jay nous expliquait hier, qu'un musulman doit apprendre le coran dans cette langue même s'il ne la connait pas.  Un peu comme nous, lorsque nous apprenions nos prières en latin.  Ensuite, on les apprenait en français ou vice versa.

J'attends que Pascal se lève avant de faire un peu de "barda".  La petite terrasse extérieure est bien utile pour vivre des moments de solitude avec la petite grenouille qui n'arrive pas à sauter sur la terrasse.  La marche est trop haute pour elle.  Je grimpe quand même mes pieds sur le renflement à la base de la table en bois.  Quand même!

C'est le premier voyage que nous serions restés une semaine de plus.  L'endroit n'est pas surpeuplé, les services sont excellents et le personnel attentionné.  S'il n'y avait pas ces 29 à 34 heures pour venir ici, c'est certain qu'à chaque année, ça serait un rendez-vous!

Je reviens jaser ce soir, à partir de Jakarta!  Dernier vol domestique, donc dernière fois que ma valise ne doit pas dépasser 20 kg!  J'ai réussi à entrer tous mes achats et cadeaux dans ma grosse valise.  Je vais sans doute avoir besoin de mettre mes vêtements d'hiver dans un sac et l'apporter avec moi à l'aéroport!  À suivre! Je n'aura pas ce problème avec le vol international de retour, puisque nous avons droit à deux valises chacun, de 23 kg chacune!

 

 

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28 février 2015 – Samedi

La madame va beaucoup mieux grâce à Gastrolyte et au Pro-Azithromycine.  Une journée au lit, sans nourriture, beaucoup de sommeil et me voilà repartie pour ma journée au bord de la mer!  Le soleil est au rendez-vous, alors je vais m’installer de ce pas!

La brise est douce et fraîche.  Je regarde les pêcheurs entrer un à un. Les autres restés sur terre accourent pour leur donner un coup de main afin de hisser leur bateau sur la rive.

Ces pêcheurs n’ont besoin d’aucun permis, ni pour le bateau, ni pour pêcher.  La mer de Bali est une poissonnerie à aire ouverte.  Ce n’est pas une  pêche sélective car le pêcheur ne rejette pas à la mer, les bébés poissons.  Les poissons attrapés sont en général le calmar (le plus pêché), le mahi-mahi que Valérie aime beaucoup (dorade), le petit thon blanc gros comme un avant-bras, le maquereau et le red snapper.  Ici aussi, les pays environnants viennent, sans permission, pêcher dans leurs eaux.  Pour les locaux, la pêche est une question de survie.

Les autorités disent avoir interpellé depuis le début du mois, plus de 500 étrangers en train de pêcher illégalement dans les eaux territoriales. Ces pêcheurs illégaux viennent de Malaisie et des Philippines ce qui occasionne un manque à gagner de 30 milliards canadiens. D’où la décision des autorités de renforcer les contrôles en mer.

Les enfants nus jouent et rient en se préparant pour la journée à aider leur mère ou leur père, selon les besoins de la famille.

Sur la plage, les néerlandais, les allemands, les américains arrivent, un couple à la fois.  J’ai jasé avec un couple australien, ce matin.  Ils ont une maison à Perth et une 2e autour de Margaret River où j’ai dégusté du très bon vin!

Plusieurs couples viennent ici à chaque année.  Il y a en un, que son fils est venu se marié ici à Lombok, avec la cérémonie et tout le tralala des noces, au Puri Mas Resort.  L’hôtel n’est plus le plus récent, mais il garde son côté paternaliste, conventionnel, un service 5 étoiles, des gens qui font le service très informés de l’actualité autant locale qu’internationale.  C’est un plaisir d’échanger avec eux.  Surtout Jay, ce pince sans rire, qui prend le temps de saluer les gens, à toutes les tables.  On peut dire les gens qui aiment échanger et ceux qui veulent seulement garder leur intimité.

De la mer de Bali je me souviendrai de son odeur fraîche et salée, et ce grand coup d’éventail que la marée montante dégage de chaque vague dans son élan, et dont nous avons goûté la fraîcheur le premier midi de notre arrivé.

Après avoir regardé la mer avec des yeux égarés, un peu sans voir les détails, seulement l’ensemble de cette nappe bleue et turquoise parcourue de scintillements qui ressemblent à des miroirs improvisés qui apparaissent et disparaissent selon le bon vouloir de la mer. C’est pur ravissement!

A+ xxx

Le 27 février 2015 - Vendredi déjà!

Ma journée est à l'eau, c'est le cas de le dire.  Hier soir, j'ai mangé un boeuf Wellington qui m'a fait penser à mes amis(e) Francine et Raynald. C'est une de leur spécialité.  Il était délicieux, les légumes croustillants à souhait, pomme de terre dauphinoise et sauce aux 3 poivres!  Vraiment!

Lorsque  je reviens avec Pascal à notre maisonnette, j'ai des rapports.  J'ai oublié que  j'ai pris un ChiChi:

  • 1 tasse de glace concassée
  • 45 ml de vodka
  • 120 ml de jus d’ananas
  • 30 ml de crème de coco
  • 1 tranche d’ananas
  • 1 cerise au marasquin

Dans un mélangeur, combiner la glace, la vodka, le jus d’ananas et la crème de coco; pulser jusqu’à homogénéité. Verser dans un verre et garnir avec la tranche d’ananas et la cerise. Ça aussi vraiment délicieux.  Pascal a commandé un Planters Plunch bien réussi aussi.

Durant la nuit, je me sens inconfortable, le coeur à la flotte et je me dis: Ah! non! Je me rendors.  Je visualise mes chakras, j'harmonise et ça semble marcher.

07H30: la madame pense mourir: sons et lumières au complet, et à plusieurs reprises.  Les deux extrémités de mon coeur conteste quelque chose que j'ai mangé ou bu!  Je me recouche, le coeur à la flotte malgré ces libérations physiques.  Je me rendors!

Les jeunes hommes font le ménage: un nettoie la salle de bain le 2e replace la chambre et change le drap aux deux jours et le 3e enlève les feuilles et fleurs à l'extérieur, vide le filtre de la mini piscine, balaie... Tout est beau  madame?  Oui, oui et merci beaucoup.  J'apprécie.

Je me recouche dans mon lit frais et une autre course se termine par être à genoux devant le grand bol blanc: de la bile!  Je n'ai plus rien dans le corps, c'est certain!

Il est 14h40, et je viens de me lever.  Pascal m'a sorti son kit "réconfort et guérison" que j'apprécie.  Je n'ai aucune force pour même penser.  Merci mon homme!

Je me sens bien.  Un autre Gastrolyte, un peu de Sprite et quelques chips salés juste pour changer le goût dans ma bouche.

Pas de plage, pas de sable, pas de mer comme espéré hier.  Même la mini piscine ne m'attire pas du tout.

Je sors mon IPod pour écouter les chanteurs français que  j'aime tant.  Ça va me changer les idées.

Bonne nuit et à bientôt.  Même si je dis, vendredi déjà, il y a une autre partie de moi qui commence à rentrer à la maison, malgré le froid.  Et surprise, Vicky sera là pour nous accueillir malgré le minuit ou 01h00 du matin.  Réconfortant ma fille de te savoir là!  xxx

26 février 2015 – jeudi déjà!

J’ai recommencé mes exercices physiques matinaux.  Ensuite un peu de gmail et Facebook, toilette et petit-déjeuner en piquant une jasette avec Jay ou Ani. Nous admirons la mer tout en mangeant pendant deux heures.  Vers midi, retour à notre maisonnette mais aujourd’hui, je reviens plus tôt pour partir vers 11h30 pour mon dernier magasinage local.

Sok est toujours au poste pour me vendre ses perles.  Mais aujourd’hui, je suis décidée, direction Senggigi.  Il y a un ATM où je pourrai retirer des sous.

Je prends un taxi pour 2$.  C’est à 15 minutes de notre hôtel. Le compteur part à 0,60$.  Arrivé à Senggigi, ATM me donne les sous demandés et me voilà au magasin d’art et sculpture « Bayan Lombok ».  J’y trouve tout ce que j’ai vu lors de mes six semaines en Indonésie.  J’avais ciblé ce que les gens utilisent dans leur quotidien pour faire plaisir aux touristes.  J’ai acheté les articles que j’ai trouvé les plus beaux, utiles et originaux.  J’ai des cadeaux pour tout le monde que j’aime, ma belle-famille incluse.

Senggigi est une petite ville située tout proche aussi de la capitale de Lombok: Mataram. J’ai vu un tas de boutiques longeant le chemin jusqu’au Senggigi Square où je voulais descendre en premier.  C’est le seul endroit où il y a un ATM.  Il y a de tout : des boutiques, des restaurants, et des petits ateliers de tatouages. J’y croise également de nombreux enfants, adultes et vieillards qui vendent à la sauvette de l'artisanat local (pendentif en noix de coco, petites grenouilles musicales en bois) et des fruits locaux. Ce n’est pas une ville où j’aurais choisi rester une semaine mais elle est bien pratique pour les commissions et les cadeaux, les garages et en fait, c’est une ville de services.

Je reviens après une heure et demie de magasinage, les vêtements trempés de sueur.  Je ne pense qu’à me jeter dans notre mini-piscine pour me rafraîchir un peu. En plus, il m’a fallu faire deux allers-retours pour entrer.  Je croyais Pascal parti à la mer vu qu’il ne répondait pas à l’entrée.  Après essaie, des « excusez-moi, excusez-moi, monsieur? » de la part de 4 employés dont un seul à la clé, mais que les trois autres assistent en souriant, pas de réponse.  Je brasse alors la porte et je crois que le tapage a fait écho jusqu’à la toilette où se trouve Pascal.  Ses intestins ont une petite réaction à la pizza d’hier soir.  Tout est bien.  Vite dans la piscine et je lui montre mes achats après avoir été bien rafraîchie.

Il est un peu perplexe à savoir où je vais trouver de la place pour tout ça!  Ma valise a une extensionnnnn! À suivre.

Pascal désire une canalisation alors j’harmonise mes chakras pendant une demi-heure guidée (IPod) et ensuite ma voix demeure belle pendant un bon moment.

Farniente pour le reste de l’après-midi.  J’ai été vérifié mon emplacement pour demain au bord de la mer.  Il ne me reste que cette dernière journée complète pour le faire.  Je vais donc m’y rentre assez tôt pour choisir.

Nous mangeons à l’hôtel ce soir.  Pascal ne file pas trop et son petit roupillon de cet après-midi devrait l’aider.  Il ne dort plus le jour.  Exceptionnel aujourd’hui!

Quelques photos aujourd’hui de notre farniente! Bonne nuit xxx

 

Le 25 février 2015 – mercredi déjà!!!

Hier en faisant un peu le tour de mon environnement, je réalise que le Puri Mas Boutique Resort & Spa est situé dans le village de pêcheurs de la baie de Mangsit.  Notre hôtel, le Puri Mas se trouve à la limite du secteur Mangsit et Kerandangan. L’adresse postale indique Mangsit Beach.

Mon bilan de ce voyage est composé de plus et de moins :

  • Diversité culturelle enrichissante de chaque île de l’Indonésie
  • L’omni présence des rizières sur chacune d’elle, son agriculture selon la région
  • Les ourangs-outans de Sumatra, Île Samosir et le lac Toba
  • Java : ses temples et ses volcans
  • Sulawesi : les surprenantes coutumes du peuple Toraja
  • Bali : mon enchanteresse. La gentillesse des gens, ses temples, ses volcans
  • L’efficacité de notre agente de voyage Ana qui a tout fait pour satisfaire nos demandes et d’y répondre rapidement. Elle est Catalane!
  • Itinéraire bien équilibré sans temps mort ou juste ce qu’il fallait compte tenu de condition physique et de notre âge
  • Hébergement, transport, guide/chauffeur : j’ai l’impression d’avoir fait 6 voyages bien différents l’un de l’autre
  • Coup de cœur: la gentillesse des Indonésiens, douceur et harmonie du pays malgré des problèmes liés au développement (circulation congestionnée dans les grandes villes et conditions routières)

Ce fut cinq semaine de randonnée, de bateau, ferry, canot, d’avion, de minivan, de jeep pour nous faire découvrir ce paradis qu’est l’Indonésie.  Ici, tout est combiné pour utiliser ce mot de « paradis » : le soleil, la chaleur souvent accompagnée d’une petite brise, les fleurs, les jardins à profusion, la nourriture épicée délicieuse, les hébergements de qualité et du personnel attentionné.

La journée s’achève et le soleil descend donnant des couleurs au coucher de soleil qui nous fait sortir nos caméras malgré les centaines de photos déjà captées d’un coucher de soleil. Cette journée s’est écoulée entre baignades, lecture, repas et balades alentour.  Que du bonheur!

Lorsque j’admire les coucher de soleil, ici à Mangsit, je pense à Jimbaran dont on dit qu’il est le Beverly Hills balinais; alors, Mangsit serait quoi, le Miami de Lombok! J’inverserais plutôt les définitions, car la région de Senggigi, tous les grands hôtels nichent au bord de l’eau sur le détroit de Lombok.  Une odeur d’encens flotte dans l’air.  Je cherche, je cherche et je viens de trouver.  Un aromatiseur naturel diffuse une essence au jasmin et parfume notre maisonnette.  Tous mes sens (entendons-nous) sont éveillés : ouïe, odorat et le sensitif.

Étant au paradis, le sarong devient notre tenue vestimentaire pour la journée.  Nous retrouvons le plaisir de se baigner en costume d’Adam et Ève.  Nous ne sommes que tous les deux après tout.  Vicky et Valérie, sautez ce paragraphe!

Maintenant, les moins :

  • Seule tache dans ce portrait idyllique : l’Indonésie est loin d’être une championne de l’environnement. Entre poubelles allègrement balancées à la mer et pêche à la dynamite ou au cyanure (illégales) qui ravagent encore des pans entiers de corail et autant d’espèces animales, mon cœur vert voit souvent rouge comme le dit si bien Rodolphe Lasnes
  • Naturellement, l’état des routes qu’une niveleuse pourrait égaliser de temps en temps

Il est 20h00, et il fait encore chaud.  Le soleil plombait aujourd’hui. Il n’y a pas que les lézards qui sont lents : moi aussi.

Nous revenons d’aller souper dans un petit bouiboui fort sympathique.  Le serveur et le chef nous préparent mon spaghettis carbonari aux fruits de mer (morceaux de calmar caoutchouc mais bon mini cubes de poissons) et Pascal, une pizza Molly, leur spécialité chez Molly. Nous attendons une heure et demie avant d’être servis.  Nous le savons, ici, tout est préparé au fur et à mesure.  Il nous est même arrivé qu’un aide cuisinier aille acheter ce qu’il fallait pour préparer notre repas.

Un peu de Daudet et hop ! au lit !  Bonne nuit de Lombok. xxx

 

24 février 2015 - Mardi

J’apprécie l’accueil et la disponibilité du personnel, un vrai service 5 étoiles, la beauté des lieux, le luxe de la literie ainsi que des accessoires, du petit déjeuner à la carte, de la possibilité de dîner au bord de la plage, des soirées spectacles et la qualité du spa ainsi que son environnement naturelle.

Mais ce que j’apprécie encore plus, c’est notre maisonnette! Nous n’entendons que les oiseaux, le chant des fontaines, le bruissement des feuilles actionné par le vent et parfois l’échange verbal entre les employés, et le rot du voisin qui oublie qu’on peut l’entendre.

Le seul désavantage est que nous n’y voyons pas la mer.  Je l’admire au petit déjeuner de 10h00 et ensuite, à la marche de l’après-midi et au souper.  Ce soir, nous allons essayer le restaurant asiatique.

Une autre chose que je regrette est l’absence des enfants.  Ici, pas d’enfants en bas de 12 ans.  Ça fait un peu dortoir à mes oreilles, moi qui aime tant la période de 17h00, où les enfants s’en donnent à cœur joie avant le souper.  J’ai par contre la joie d’entendre les enfants des pêcheurs! Bon!

Je reviens sur l’accueil reçu par une jeune femme très responsable.  Elle nous a défilé, dans un anglais indonésien, la liste complète des « à faire » et à « ne pas faire » ici, des services offerts et si nous avons des questions, bien on verra!  J’ai manqué plusieurs sections du monologue.  La chemise papier dans laquelle se trouvent toutes les informations me rendra service après lecture.

C’est ainsi que je trouve notre menu d’hier soir : rijsttafel menu Un – pour 25$ par personne

  1. Soto madura (soupe)
  2. Nasi kuning (riz cuit dans du lait à la noix de coco)
  3. Opor ayam (ragoût de poulet à la citronnelle et coco)
  4. Rendang daging (équivalent du bœuf bourguignon épicé à l’indonésienne)
  5. Udang bakar Makassar / colo colo (crevettes grillées servie avec une sauce brushetta)
  6. Gulai kambing (agneau mijoté dans lait de coco et épices)
  7. Sayur rebung dan tahu (des pousses de bambou sautées avec du tofu, curry et sauce à la noix de coco)
  8. Condiments : emping (chips chinois adopté par les indonésiens), acar (légumes marinés au vinaigre et sucré – encore style chinois) et sambal (sauce de piments épicés baignant dans de l’huile que nous laissons intouchée)
  9. Pour dessert, Es kelapa muda (de la noix de coco servie avec du citron et une sauce siropeuse)

Naturellement, rien n’est comme l’original.  Un peu déçu, nous ne prendrons pas les autres rijsttafels qui s’offrent en 5 versions, au total.  En plus, depuis un mois, ne mangeant que des fruits le soir avec des arachides, notre appétit à bien diminué.  Le repas était pour au moins 3 à 4 personnes.

Le propriétaire est hollandais : Marcel de Rijk.  J’aurais aimé y assister mais mon chum n’est pas friand de ce genre de spectacle.  La solution trouvée est que nous irons manger plus tôt au resto Asiatique et au retour, j’arrêterai le regarder danser avec les membres de son équipe d’étudiants(e) alors que Pascal pourra rentrer à la « maisonnette ».

Je viens de terminer « Lettres de mon moulin » pour débuter « Contes du lundi », toujours d’Alexandre Daudet.  Une fois de plus, c’est le style « Nouvelles » que j’aime bien.  Après quelques pages, l’histoire change, mais dans ce livre, une certaine chronologie s’échelonne d’histoire en histoire, à l’intérieur d’un temps donné lors des guerres que livraient Napoléon contre les Prussiens.

Heure d’harmonisation des chakras : Au soleil, le IPod dans les oreilles, j’harmonise mes chakras afin d’être en paix avec les fameux musulmans et leur territoire.

Une fois mes chakras harmonisés, Tom Jones, dans sa jeune trentaine, vient me chanter « Love me tonight » souligné par le passage des oiseaux qui survolent la mini piscine de notre « maisonnette ».  Les souvenirs affluent et se dispersent en même temps que les petits nuages qui veulent s’installer pour le reste de l’après-midi.  Mais le soleil semble discuter pour garder la première place, ce qui donne un bon soleil pour la journée.  Tant pis petits nuages!

Lombok! Je n’en ai pas encore parlé, parce que je me demande par où commencer.  Lombok veut dire « piment ».  Il y a un volcan actif, le Rinjani qui culmine à 3 726 mètres

Je vais visiter le Puri Mas Spa qui fait parti d’un des nombreuses habitations, dont celle du propriétaire qui donnera son spectacle de danse ce soir.  C’est l’heure de la rentrée à la maison pour les étudiants.  À la sortie de l’école, des grappes de jeunes filles en uniforme marron et un voile immaculé noué autour de la tête sautent à quatre sur un même scooter. Les Sasak, qui représentent 85 % des trois millions d’habitants de Lombok, pratiquent un islam modéré. À l’origine, ce sont des agriculteurs animistes, fidèles au culte des ancêtres, venus de Birmanie et d’Inde. Une minorité d’entre eux pratique encore le « waktu telu », un mélange d’islam et d’animisme propre à Lombok mais non reconnu par les autorités indonésiennes.

L'agriculture et la pêche reste les principales activités de l'île. Le tourisme a fait son apparition dans les années 90, mais tout de même nettement moins présent qu'à Bali ou Java.

Comme toutes les autres îles, il serait possible de visiter un village Sasak, voir leur maison ancestrale, leurs coutumes mêlées d’animalisme, de monter au volcan, à mieux dire découvrir la vie sur l’île de Lombok, mais nous choisissons de rester tranquille, et en plus, on n’a plus le goût.  Nous savons que nous rentrons à la maison dans quelques jours, alors nous voulons profiter du soleil, de la chaleur, mais rien de fatiguant.

Ce matin, en jasant avec Jay et Marseani (Ani), nous apprenons que la plupart des employés viennent du coin.  Le petit village où j’ai visité le Puri Mas Spa est Kerandagan composé de familles Sasak. D’un côté de la rue se trouve une mosquée et juste en face, un temple hindou.  Comme dit Putu, ici l’île aux milles mosquées alors qu’à Bali, c’est l’île aux milles temples.

Au Spa, Ryan me fait faire le tour du mini jardin zoologique du propriétaire Marcel. Des cerfs et leurs familles, des oiseaux comme un paon mais mélanger à une autruche, un autre type de paon, des cockatoos noirs qu’on dit le roi des oiseaux ici, des cockatoos blancs, des serpents dont un python, des porcs-épics…Le propriétaire s’est bâti un petit paradis qu’il partage avec les clients du Puri Mas seulement.

Il vient me reconduire après que j’ai fini de prendre des photos du domaine et Armand, le gardien de sécurité prend la relève.  Il vient de Sumbaya.  Il est très amical et il me trouve bien jolie.  Il veut prendre des photos avec ma tablette.  Je dis non, de vous.  Ok! Mais après, de vous!  Ok!  Vous êtes venue seule à Lombok?  Non! Avec mon mari.  Il n’est pas là, avec vous? Non! À l’hôtel.  Pourquoi pas avec vous?  Holalala! Trop de questions.  Je demande quand le chauffeur du Puri Mas viendra-t-il me chercher? Afin de faire une petite diversion.  Je réalise que ça serait possible de renverser la vapeur : une plus vieille avec un petit jeune!  C’est sûr que l’argent reste la clé de cet intérêt!

Je reviens sagement à la maison pour me rafraîchir dans notre mini piscine fraîche.  Que l’eau est bonne et le soleil encore au rendez-vous!  Quelle belle journée de farniente!

Nous avons souper au Quincy!  Whow! Plus récent, plus spacieux, plus de monde par contre, plus de chambres sur deux paliers que des cottages et ils ont chef vraiment super! La soupe Soto ayam, notre préférée de toute, à la noix de coco et crevettes fraîches était pur délice.  Mon mahi mahi juste à point dans une sauce légèrement tomatée et Pascal, son général tao fut grandement apprécié.  Tout ça devant un coucher de soleil surprenant malgré les nuages de fin d’après-midi avec les surfers qui nous ont donné un spectacle de patience et d'endurance d’une bonne heure.

En revenant, danger sur la route, arrêt à une petite épicerie pour notre diner de demain, et arrivés, je me rends avec la caméra à Pascal prendre des photos des danseurs.  Quelle lenteur cette caméra et quelle patience Pascal lorsqu’il se sert du flash!  J’avais peur que se soit quetaine, mais vraiment pas du tout.  Très professionnelles toutes ces personnes qui passent des heures à se pratiquer afin de peaufiner ce spectacle hebdomadaire.  J’ai jasé avec une des danseuses, et elle prend cette démonstration très au sérieux.  Le maquillage est digne d’un spectacle de qualité.  Chapeau à tout ce beau monde!

Un petit saut dans la mini-piscine pour me rafraîchir avant la nuit, un peu de Daudet et dodo!

A demain! xxx

 

Le 23 février 2015 – Lundi

Nous prenons le temps de nous réveiller, de jaser de notre voyage qui continue dans l’harmonie, des beautés et des odeurs qui nous entourent, des pêcheurs qui sont partis ce matin vers 04h00, de leur famille qui vit sur la plage, soit femme et enfants et parfois grands-parents.  De cet amour que nous avons à voyager pour découvrir ces autres facettes de la vie dans les différences.

Ce matin, je prends le temps d’harmoniser mon énergie avec celle musulmane.  Je réalise à quel point cette différence me fait peur.  Je fais un nettoyage dans tous mes chakras afin de remplacer cette peur par une acceptation de et dans la différence.  Ce voyage semble me conscientiser à ce niveau des différences.

Nous prenons notre petit déjeuner à la carte sans prix d’affiché.  La publicité disait : « Le matin, le petit déjeuner plus que copieux est servi à la carte! ».  Ça dépend ce que le client commande.  Au Québec, nous disons « œufs bénédictines » au lieu d’œufs benedicts.  Pascal et moi questionnons son origine.  Pascal dit que ça doit venir des hollandais, moi, ça se pourrait bien! Alors voici l’histoire de l’œuf Benedict.

Origine de l’œuf Bénédicte ou au Québec Œuf Bénédictine

L'origine de la recette des œufs Benedict est controversée. La plus vraisemblable est rapportée par le New-York Magazine en 1942.

«Le créateur de la recette serait Lemuel Benedict, un "broker" de Wall Street à la retraite et fortuné, qui prenait la plupart de ses repas dans les palaces de Big Apple. Un matin de 1892, pour se remettre de ses excès de la veille, il exigea du maître d'hôtel du Waldorf Astoria un petit-déjeuner bien consistant. Des toasts grillés et beurrés, des œufs pochés, du lard grillé et une touche de sauce hollandaise. Le maître d'hôtel, impressionné par la saveur de la recette, décida de l'adapter en remplaçant les toasts par un moelleux English muffin et le lard par du bacon grillé. C'est ainsi que la recette des œufs Benedict se retrouva à la carte du Waldorf aussi bien au petit-déjeuner qu'au déjeuner.»

Plusieurs variantes se sont maintenant glissées dans les menus des restaurants. On remplace le muffin anglais par du pain baguette grillé ou une petite gaufre, le jambon par des épinards, du saumon fumé, des asperges et bien d’autres suggestions. Bien sûr, l’œuf reste et restera un œuf et la sauce, quant à elle, ne varie pas beaucoup. Peut-être quelques ajouts, mais toujours une hollandaise comme point de départ.

Le service est efficace, attentionné et sans aucun sourire.  Le décor en bordure de l'océan ajoute du romantisme au repas.  Jay nous apporte une feuille expliquant que demain soir, mardi, il y aura un spectacle de danse (pas danse locale) exécuté par le propriétaire (ancien champion de danse) pendant le repas.  Il nous informe qu’une seule table est disponible.  En le remerciant, nous verrons si…

Sok, le vendeur de colliers, bracelets et boucles d'oreille en perle me fait signe.  Je le rejoins à la fin du repas et je lui achète quelques paires.  Elles sont très belles pour le prix.  Les deux nous faisons une bonne affaire.  Je crois que pour ici, j'ai payé un peu cher, mais pour moi, je fais déjà une bonne affaire.  Nous sommes deux gagnants!

Pascal regarde la carte des massages afin de choisir celui qui lui plaira de recevoir.  Un 10% de réduction est appliqué en tant que client de l’Hôtel Puri Mas.  Ce Puri Mas Spa se trouve dans l'annexe de l'hôtel (2 km, navette gratuite à la réception après réservation de la séance à la conciergerie) qu'il faut se rendre.  Sur le même site, nous accédons au "luxury spa", fort bien nommé: attente prés d'un bain à remous (froid mais régénérant), prise en charge par nos masseurs/masseuses (au choix) dans un pavillon, douche/jacuzzi dans la salle de bains "ouverte" attenante avant le massage proprement dit: une heure d'abandon, de relaxation, au bruit du vent qui agite les rideaux.

Avant de quitter, un verre nous est offert que nous sirotons au bord de la sublime piscine en attendant la navette à l'heure choisie! Tout cela au milieu d'un jardin luxuriant, avec un mini-zoo, des perroquets multicolores... Un vrai moment de relaxation/dépaysement.

Peut-être reviendrai-je me baigner dans la magnifique piscine à débordement ou encore m’installer sur un transat surplombant l'océan indien où je pourrai me baigner de temps en temps. J’ai encore quelques jours pour y penser!

Je désire aussi me promener tôt le matin, vers 07 :00 lorsque les pêcheurs voisins mettent leurs barques à l'eau! Ce "resort" est merveilleux grâce à sa diversité.  En plus, les vendeurs(e) locaux qui offrent les batik (artisanat sur tissu), perles de Kuta et bien sûr, un tas de babioles amusantes.  Mon porte-monnaie est à être renflouer pour continuer ma liste de cadeaux.

11 :00 : le muezzin (qui veut dire « celui qui fait appel ») diffuse ses chants et, selon mes oreilles occidentales, ses lamentations adressés à Mahomet.

À mesure que j’écris mon blogue, notre petite piscine à l’eau turquoise se remplie d’eau de pluie qui tombe depuis une bonne heure déjà.  Son tambourinement me relaxe selon la vitesse à lequel il joue sur les cailloux du petit temple sacré niché au pied d’un arbre plein de fleurs de jasmin rose ou blanche.  Les employés, le matin, les cueillent sur le sol et les pelouses et décorent nos chambres de petites touches colorées nous souhaitant soit la bienvenu, soit bonne journée pour la période que nous vivons dans les murs de notre Jaccuzi Villa 22. Une fleur blanche, dans sa chute libre, vient atterrir sur les cailloux immobiles, et une feuille morte s’y ajoute saluant au passage les arbustes de verdures qui enjolivent le petit sanctuaire privé. Pour moi, cet endroit est rempli de magie symbolique qui opère à tous les niveaux : visuel, sensitif et olfactif.  Gratitude quand tu me parle!

La pluie a cessé après 1h30 d'arrosage naturel!  Le soleil brille à nouveau.  Il faut dire que cette nuit, l'orage m'a réveillé.  Je suis sorti pour entrer le matelat des chaises à soleil qui étaient déjà bien trempés ainsi que les grandes serviettes!  Ce matin, ils étaient déjà presque séchés de bord en bord.  Bien pensés ces matériaux pour vie à l'extérieur et aux intempéries!

J'ai ramassé des fleurs pour les déposer dans le petit autel sacré.  Ce sont mes offrandes de remerciements pour ce merveilleux voyage en Indonésie!

22 janvier 2015 - Dimanche

Ne m’endormant plus à 02h00, Pascal se réveille et dit que je peux lire; ça ne le dérange vraiment pas.  Je continue d’apprécier la présence littéraire de monsieur Daudet.  Quel artiste des mots!

Nous prenons un petit déjeuner délicieux : café capuccino, fruits frais, rôties françaises servies avec beurre et confitures maison. Le chef cuisinier est allé réveiller l’employé de la réception qui dort dans le bureau.  C’est sa nuit de garde.  C’est aussi lui qui nous sert notre petit déjeuner tout en jasant, non, en posant un tas de question sur le Québec.  Comme il dit si bien, d’habitude les canadiens parlent anglais. En voyant notre questionnement au sujet du retard de Bluewater Safaris Express, il appelle à leur bureau.  Tiens, il arrive! Pourboire au jeune homme, bye bye dans un sourire si caractéristique au balinais.

Un jeune couple habitant l’Ohio s’y trouve déjà ainsi qu’une femme seule.  Le couple parle hollandais entre eux.  On échange un peu, et chacun entre dans sa bulle.  Ils descendront au premier arrêt sur l’île de Trawangan, une des trois Gilies.

Nous attendons dans une gare navale (si on peut dire) à l’abri du soleil.  Il fait déjà 28o C à 07 :15 au port de Sanur.  Je m’informe de la durée de la traversée : 2h30.  La carte de Serinata est bien pratique afin de regarder le trajet que nous allons parcourir.  Nous marchons jusqu’au quai afin de monter dans cet express. En montant, je salue les membres de l’équipage par un beau « Selamat pagi » qui, dans l’espace de 3 secondes, résonne en cœur « Selamat pagi » madame.  Plus de Hello ou de good morning, seulement Selamat Pagi en cœur et un sourire fendu jusqu’aux oreilles.  Vive les balinais(es).

Deux rangées de 10 bancs doubles nous permettent un certain confort.  La plupart des passagers monteront sur le deck et s’associeront par terre.  Je préfère le confort de l’intérieur.  La première portion du voyage, i.e. de Sanur (Bali) à Padang Bai (Bali) prend environ ¾ d’heure.

Il y a un "guide Lombok" en anglais que je lis de la première à la dernière page.  Il faut dire que la moitié est occupée par de la publicité dont une bonne douzaine de pages payées par le Puri Mas Hotel où nous séjournerons 8 nuits, du 22 février au 1er mars. Ana a opté pour cet hôtel 5 étoiles afin que nous soyons vraiment confortables après avoir vécus un peu de tout durant les 5 dernières semaines : 1 étoile par semaine est bien méritée.

  • J’apprends qu’il y a trois grandes villes sur l’Île :dont  Mataram et Kuta et que nous habiterons dans le secteur touristique deluxe de Senggigi, mais le Puri Mas Beach Resort se trouve sur la plage Kerandangan, nom du petit village à 2 km du Resort et que l'adresse du Spa est à Mangsit Beach, un autre petit village Sasak
  • Que nous payerons 45 000 IDR (4,50$) chacun pour la taxe d’aéroport.
  • Qu’au Holiday Resort près du Puri Mas, on peut manger au buffet chinois pour 18,50$ canadien
  • Que de notre hôtel est à 1h00 de route de l’aéroport
  • Que la rue principale se nomme Jalan Raya Sanggigi
  • De prendre des photos au coucher de soleil face au volcan Agun vue de notre hôtel
  • Que le secteur touristique de bord de mer s’étale sur 10 km dont une bonne partie en plage encerclée par une baie
  • Que le Nouvel An chinois quitte l’année du cheval qui était très noble pour entrer dans celle du mouton. On prédit qu’il y aura moins de naissance en Chine, car les Chinois ne veulent pas de moutons comme énergie annuelle de leur bébé
  • Que le samedi soir est celui de la dégustation de Paëlla pour 25$ US chacun
  • Que je vais pouvoir acheter des perles produites au sud de l’île vers Kuta

Le 2e arrêt où presque tout le monde descend : Gili Trawangan.  On se demande bien pourquoi il y a une foule si nombreuse qui attend sur la plage afin de monter dans les différents types de bateau qui sont amarrés là afin de les ramener à Bali.  Nous y sommes restés un bon 20 minutes.  Je salue la petite famille hollandaise ou allemande qui débarque et que je trouve bien sympathique.

Nous quittons le détroit de Lombok pour déboucher dans la mer de Bali.  Ça brasse un peu plus.  Il nous faut fermer toutes les fenêtres donnant à l’ouest car les éclats d’eau propulsés par le bateau montent jusqu’au milieu de la fenêtre nous cachant une bonne partie du paysage.  C’est moins important car c’est la mer à perte de vue, et ce, de tous les côtés.

10 minutes à peine, le 3e arrêt, le nôtre, à Teluk Kodek. Moustika nous attend avec le chauffeur Asam tous les deux mi-vingtaine. Ce guide aimerait bien, qu’une fois reposés, nous prenions un ou deux tours car il y a tellement à visiter sur l’île de Lombok : village des Sasak (les seuls autochtones que nous n’avons plus le goût de visiter), le volcan Rinjani qui s’élève à 3 700 mètres (on n’a plus le goût d’en photographier), faire du snorkeling (on ne veut rien savoir), voir les coraux (ah! oui, bon) etc.  Nous restons polis en disant que nous allons y penser. Et nous pensons bien rester tranquilles. Pascal a payé un surplus pour s’assurer que notre chambre sera assez spacieuse et confortable pour y passer ces huit jours.

Un peu d’histoire quand même…

Au 16e siècle, Lombok était gouverné par le royaume de Karangasem à l’est de Bali  (monarchie).  Il habite la ville de Cakranegara.  En raison de la conquête de Bali sur le peuple Sasak autochtone, une grande partie de Lombok a marqué l’histoire balinaise et son patrimoine culturel, en particulier autour de la ville de Mataram.

Mais, avant même l’arrivée des Balinais, un prêtre islamique à partir de Java, connue sous le nom de Sunan Giri qui avait déjà converti une grande partie de la population locale Sasak à l’islam, et qui jusqu’à aujourd’hui, se conforme à ce qu’on appelle Telu Wektu – ou trois fois pour les prières quotidiennes, qui diffèrent des 5 prières obligatoires dans l’Islam.  Wektu Telu est une religion unique professée par le peuple Sasak de Lombok qui allie l’islam avec les vieilles traditions et les croyances ancestrales.

La majorité Sasak est donc musulmane à environ 75%, une minorité hindoue balinaise, ainsi que de plus petits nombres de Chinois, Javanais, Bugis et Arabes cohabitent sur l’île.

Et naturellement, l’histoire de Lombok se mêle à celle de l’Indonésie : 1943 à 1945 : les Japonais, ensuite la rébellion du peuple pour obtenir leur indépendance, les Hollandais qui veulent revenir garder leur culture coloniale…

Moustika dit que la moitié des îles sont sans habitant, donc, des îles pour ceux qui veulent jouer au Robinson Crusoe.

Hier, les habitants de Lombok ont vécu un mini cyclone.  Des branches et des arbres jonchent le sol tout le long de la route qui nous amène au Puri Mas.  Durant les derniers jours, il n’y avait plus de transport par bateau à cause du danger à naviguer sur les fortes vagues.  Ça pourrait expliquer la présence de tous ces gens que nous avons vus en attente de retourner à Bali.  Que nous sommes chanceux, encore une fois!

Moustika nous dit que la compagnie aérienne LION surbooke. Sur 120 vols, 99 vols partiront en réalité.  Les autres avions étant en réparation ou hors service.  Ils ont tellement eu de délais, que les gens ont contestés obligeant la police à leur donner des amendes pour non respect des réservations.  Vive Garuda.  Un peu plus cher, mais plus de qualité offerte.  Sur tous les vols que nous avons pris, il y a toujours eu soit une collation, soit un repas complet.  Il y a longtemps que nous n’avons plus ça sur nos vols d’une heure ou deux de temps en distance.

Maintenant, nous voici arrivés au Puri Mas Hotel

La chambre 11 nous est allouée après 2 heures d’attente durant lesquelles un cocktail de bienvenu nous a été servi, suivi un nasi goreng partagé entre nous deux que nous payons.  Il fait drôlement chaud.  La brise qui vient de la mer de Bali est rafraîchissante.  Nous avons choisi une table sur la terrasse qui surplombe la mer.  Tout à coup! Une vague nous averti qu’elle risque de revenir.  Mais non! Quelques 15 minutes après, une autre vague, mais celle-ci nous annonce clairement que nous devons changer de table.  Tout est mouillé, nous inclus! Allez, dépêchons!

Jack Jackson nous diverti avec les chansons de son premier album que Vicky m’a copié il y a quelques années.  Je l’écoute quelquefois durant l’année.  J’aime moins ses autres parutions.  Sans doute sentimentale la madame! Mais ici, il prend une forme de réconfort, de nostalgie, de pensées vers Québec, Montréal et le Lac St-Jean où habitent les gens que j’aime. Ouf!

Maintenant la saga de la chambre 11 (mon chiffre d’année universelle).  Pascal est resté au restaurant car son sac est extrêmement lourd avec ses 6, 7 ou 8 bières, je ne sais plus!  Alors, je me rends à la réception, car on nous a dit que la chambre serait prête pour 14h00.  Tapant!

Je m’identifie, je crois avec trop de conviction, car un homme avachi sur le bureau de la réception répète tout ce que je dis.  Je regarde les employés qui sont un peu gênés.  L’homme se redresse passe devant moi sans me regarder.  Je lui demande en anglais : Qui êtes-vous, vous?  Je suis un chauffeur.  Et il commence à m’expliquer ce qu'il fait.  Ses yeux injectés de sang me laisse douter de sa capacité à conduire aujourd'hui.  Je détourne le regard et le dos afin de m’adresser aux employés.  Ils sont super gentils et l’homme continue son chemin en maugréant. Je n’ai rien à foudre avec une personne si mal élevée.  On me donne la chambre 11.  Elle est super spacieuse.  Mais elle est bruyante.  Je vais chercher Pascal afin qu’il vienne constater sans lui dire que je la trouve bruyante.

Nous plaçons nos affaires et après quelques vingt minutes, Pascal trouve que c’est bruyant.  Le petit cottage est juste en face de la réception et la route passe derrière.  On s’entend que c’est Pascal qui va parler, car nous sommes dans une région musulmane où la femme ne compte pas beaucoup.  Et ça marche!!!! Les deux employés vont voir le gérant qui revient en nous disant qu’il va nous donner une villa sans frais supplémentaire vu que nous restons 8 jours.  Nous voulons voir avant de décider.

Une petite piscine extérieure ainsi qu’une terrasse/séjour servent de points d’entrée agrandi notre territoire! Une porte patio fait partie d’un mur en verre.  Lit à baldaquin pour retenir les filets moustiquaire, des meubles super garnissent le mur en face du lit où une télé est insérée.  Une autre pièce fermée avec des portes en verre opaque vert pâle s’ouvre sur une baignoire encastrée et encadrée d’un côté, d’une douche et de l’autre la toilette.  Un walk-in se trouve au bout pour entreposer nos 3 valises.  Une semaine dans ce petit paradis.  Nous pourrons prendre le soleil ici à notre terrasse privée.  On pourra se baigner dans notre mini piscine juste assez tempérée pour nous rafraîchir.  Quelle belle vie!

Un autre jour, avant de manger, je pourrai réserver l'un des deux ou trois boudoirs/lits à baldaquins surplombant la plage, en buvant un des cocktails maison à consommer en écoutant les vagues.  En lisant le menu ce midi, j’ai constaté que c'est une restauration particulièrement bonne et adaptée à toutes les nationalités: on peut certes manger indonésien, mais également italien avec pizzas et pâtes, américain, avec des hamburgers.  La bouteille de vin la moins chère double au moins l'addition, comme partout en Indonésie.

À chaque voyage que nous avons fait, nous avons expérimenté un cadeau au niveau de la qualité de la chambre, comme celle octroyée en une suite en Australie parce qu’il n’avait plus de chambre deluxe.  Je crois que cette fois-ci, c’est parce que Pascal est venu avec moi pour dire que c’était trop bruyant.  Il s’est assis et a attendu à la réception.  Je l’accompagnais sans dire un  mot.  Nous sommes sur une île musulmane, il ne faut pas l’oublier. Que se soit le gérant, lui-même qui vienne nous montrer la chambre en disant qu’il ne nous en coûterait pas plus cher que la deluxe, prouve que la présence masculine, dans certain cas, est nécessaire et appréciée.

Un panier de fruits nous est apporté en signe de bienvenu! Super! Notre souper qui vient d'arriver, car nous avons manger des arachides balinaises vers 16h00.  Délicieuse combinaison pour notre repas ce soir.

Nous arrivons de prendre les photos du coucher de soleil en jasant avec les pêcheurs et leurs familles.  Les enfants se baignent dans des cris et des rires, comme à tous les soirs.  Un pêcheur tente le poisson du bout de sa ligne, les vendeuses veulent me revoir demain, et Sok veut me vendre des perles de Lambok.  À suivre!

Nous avons commander un Rijsttafel (table de riz) qui est un met importer des néerlandais.  Il s'agit d'un ensemble de mets servis dans des plats individuels dont la variété peut changer selon le goût ou la demande du client.  Il s'agit de préparations indonésiennes de légumes, de viande, de poisson, d'œufs, de volaille faisant la ronde autour d'une montagne de riz, agrémentées de krupuk (chips de crevettes), de banane, de piments, de cacahuètes, de concombre mariné. Je reviendrai sur cette description, selon ce que nous avons choisi pour ce soir.  Nous avons opté pour le numéro un! Nous espérons que ce mets sera digne de porter ce nom. Ce sujet aussi est à suivre!

J’entre dans notre nouveau paradis entourée de fleurs, d’encens au jasmin et la tête pleine de mots, d’images et de musique.

Bonne nuit! Il est quand même 21h00. xxx

21 février 2015 – samedi

José marche tous les jours au bord de la mer en compagnie de son chien.  Parfois, le matin très tôt et le soir aussi. Il a perdu son chien pendant quelques jours.  C’était la première fois. Son inquiétude se situait surtout sur le fait que son chien ne fait partie d’aucune meute.

En prenant notre petit déjeuner, je remarque que le buffet de service est en bois et Pascal mentionne le vieux bois utilisé.  Lorsque j'arrête payé mes deux sacs au nom de l'hôtel, José me dit que ces morceaux de bois viennent d'un ancien pont démoli de Bali.  On trouve, un peu partout sur le site et dans nos appartements, des articles de ce vieux bois pour indiquer notre no. de chambre, la note "Ne pas déranger", celle de "Nous sommes à la piscine ou à la plage" et les grands piliers de l'entrée qui servent d'entrée sacrée comme celle des temples hindous.

Hier, la réflexologie reçue m’a amené à dormir comme un bébé.  Nous avions envie de maïs grillé pour souper dans notre petit appartement.  J’y vais car Pascal semble vraiment « knock out » et il ne s’en cache pas.  Il me faut revenir chercher une lumière.  Avant hier soir, tout était éclairé par les phares des motos et des autos.  J’ai entendu les feux d’artifices qui n’ont duré que 15 minutes.  J’étais trop paresseuse pour aller les admirer. Hier soir, le Noël An Chinois se déroulait ailleurs.

La chipie et sa charrette à maïs

Je n’ai que 2$ alors qu’on m’en demande 3$ pour les 3 maïs.  Je leur dit que c’est ok et je marche vers une autre charrette.  Non, non, 2$, ok.  Grands sourires! J’attends qu’ils soient cuits, grillés et enrobés de leurs huiles épicées.  Mais voilà qu’un maudit chinois arrive et en demande deux, et la chipie, leur donne deux des miens déjà prêts.  Je suis en c..v…e! Je lui demande de me redonner mon 2$.  Non, non, les autres à toi! Et elle sourit à pleines dents! Non, non! Plus de sourires et je prends ma voix fâchée, non, je suis fâchée et je leur dis.  D’autres chinoises arrivent et veulent les maïs déjà prêts.  Cette fois-ci, elle me les remet sans aucun sourire.  Je les mets dans le sac que j’avais apporté et je les salue d’un grand sourire malgré tout.  Elle décide alors de sourire à son tour.  On est quitte!

Temple Tanah Lot

Serinata et Santa sont au rendez-vous plus tôt que l’heure dite.  Ils ont été au bord de la mer.  Nous partons pour 09h00 et fait déjà très chaud : 28oC.

En regardant les rizières défilées ce matin, je réalise que je m’ennuie un peu de ces belles rizières. L'une des particularités de l'Indonésie, est que l'on y cultive le riz toute l'année ce qui permet d'en observer tous les stades de la culture. Ici, certaines parcelles sont labourées alors que sur d'autres, le riz a déjà quelques centimètres de haut. Certains, les pieds dans l'eau, arc-boutés sous leur chapeau de paille, plantent régulièrement des semis qui atteindront entre 80 et 120 cm de haut. Ici, pas de machines agricoles polluantes : des bœufs tirent une charrue qui laboure le sol de gros sillons. Elles me manquent définitivement un peu!

Arrivés à Tanah Lot, je suis surprise de voir tant de chinois en un seul endroit après la plage de Jimbaran.

Ma belle Denise, le fameux temple dont tu parlais est celui-ci.  Même principe que le Mont Saint-Michel en France.  Le temple est isolé sur un rocher.  Ce matin, c’est la marée haute, donc on ne peut s’y rendre à pied.

Les ombrelles d'apparat et les pyramides d'offrandes donnent un air de fête à la couleur très foncé de la majorité des temples qui sont fabriqués à partir du sable volcanique, Tanah Lot inclus.

Les Français disent de Tanah Lot que c’est le Mont-Saint-Michel de Bali. C’est vrai pour toutes les raisons suivantes : un temple dans la mer, sur un rocher, des marchands du temple à une échelle astronomique, des embouteillages déments pour y arriver, et surtout pour en repartir. Mais comme au Mont-Saint-Michel, on y va quand même parce que c’est beau.

Je pense qu’il est mieux de le visiter le matin afin d’avoir la lumière sur sa face. J’assume que le soir, il doit être plutôt sombre et le coucher de soleil est loin d’être garanti.  Nous avons choisi de le visiter ce matin et prendre notre après-midi à se préparer pour repartir demain matin entre 06h30 et 07h00.  Alors, petit déjeuner à 06h00. Heureusement, car il est 15h15 et il pleut depuis une demi-heure. Le seul coucher de soleil que nous avons eu la chance de vivre et photographier est celui du jour de notre arrivée. La nuit passée, Ubud et d’autres régions de Bali furent inondées.  Les nouvelles en parlent à CNN. À Jimbaran, aucune pluie locale.

Comme disait ma bonne amie Denise Jodoin, Tanah Lot est un rocher célèbre de Bali, sur lequel repose le temple. Le temple aurait été construit au XVIe siècle par un prêtre du nom de Nirartha qui se serait reposé à cet endroit lors d'un voyage. Certains pêcheurs, l'ayant vu, lui auraient remis des cadeaux. Il demandera par la suite aux pêcheurs de construire à cet emplacement un temple pour vénérer les dieux de la mer. La légende raconte qu'un serpent marin, né de l'écharpe de Nirartha, protège le temple des voleurs et mauvais esprits.

Tanah Lot est l'un des sept temples marins construits sur la côte sud-ouest de Bali. Certains racontent qu'ils forment une chaîne en raison du fait qu'il est possible d'apercevoir de part et d'autre de chaque temple, celui qui le précède et celui qui le suit.

D'importants travaux de restauration ont été entrepris en 1980, pour consolider le rocher qui s'émiettait et menaçait les structures du temple. Le gouvernement japonais finança les travaux de restauration grâce à un prêt de 800 milliards de roupies. Le tiers de la roche visible aujourd'hui est artificiel. Le rocher était lié à Bali par une arche naturelle aujourd’hui disparue et non reconstituée. Tanah Lot fait partie d’une série de temples, dits "temples de l’océan".

En revenant, je demande si je peux arrêter m’acheter un sac en cuir de Bali.  Oui, madame, avec plaisir. Serinata nous arrête à un marché local immense comme un Rosy en triple. Il y a de tout, à tous les prix.  J’achète un tissu fleuri d’immenses fleurs colorées pour Vicky comme celui qu’elle m’avait suggéré et un autre pour je ne sais qui, 2 tissus en batik et une nappe pour l’été.  Malgré le fait que je n’ai pu trouver mon sac de voyage en cuir, je suis heureuse de mes achats.

Serinata nous dit qu’à Bali pas beaucoup de serpent, plus de tigre sauvage, pas de tarentule… Ces bestioles se retrouvent à Sumatra.

On se salue en Indonésie en faisant le Namaste avec les mains jointes et en prononçant Om Swasti Astu.

* Les mots hindi/urdu abondent dans la langue indonésienne: desha (village), pura (temple), saniscara (samedi), gaja (éléphant), putra et putri (fils et fille), bali (sacrifice), dharma (devoir), dirghayu (longévité), buddhi (intelligence), dewi - dewta - wanita (femme), pertiwi (terre mère) ou prithivi en hindi.

* Hanuman road (le nom des rues, des boutiques et des personnes sont d'origine sanskrite ou arabe).

* Surya - Sevana est un rituel observé chaque matin par le prêtre balinais.

* La mère, ibu, joue un rôle essentiel au sein de la famille. L'éducation d'un homme se mesure au respect qu'il porte à sa mère.

Il nous explique qu'un étranger ne peut devenir propriétaire d’un terrain.  La Loi indonésienne interdit formellement qu’un étranger soit propriétaire d’un terrain sur l’archipel. Seuls les indonésiens ont la faculté d’avoir, juridiquement,  un titre de propriété (Hak Milik). Il lui faut le mettre au nom d’une personne vivant en Indonésie.  C’est un règlement gouvernemental afin de garder la terre aux habitants indonésien. C’est un peu le principe de la Coopérative. Ça pourrait expliquer aussi pourquoi beaucoup d’étrangers(e) sont en couple avec des gens d’ici.

Nous faisons nos adieux à Serinata et Santa.  Temps de vivre la dernière portion de notre voyage.

Nous retournons dîner au Jimbaran Bay Cafe pour un dernier fish and chips avec Coke et arachides salées à l’ail rôti.  Le couple de russe commande un immense homard vivant afin de le manger grillé avec légumes et riz blanc.

Bali! Bali! L’enchanteresse! Cascades de rizières émeraude en terrasses, cérémonies de temples féeriques, longues plages de sable, des coutumes qui semblent immuables, une expression artistique bien vivante et l'exceptionnelle gentillesse de la population souriante, la liste des images qui évoquent ce coin de paradis appelé Bali est sans fin.  Alors entre mer et rizières, plages immaculées et temples hindous, cérémonies et offrandes, je ne sais plus à quels saints me vouer. Je dirais qu’ici, je choisis Vishnu, Shiva et Brahma en compagnie de mon Dieu si précieux! Après tout, c’est le coin terrestre où toutes les religions vivent en harmonie!!!

Ce soir, j’aurais aimé souper aux lanternes, les pieds dans le sable blanc encore chaud de la chaleur du soleil. C’est la première fois que l’eau d’une mer est chaude ainsi. Avec le retour des pêcheurs, je désire manger du thon : oui mes filles d’amour, votre mère va manger du thon, car il y en a. En regardant déambuler les gens, je réalise que les balinais viennent se reposer et parfois méditer et prier sur cette plage alors que les touristes viennent prendre des photos. Je dois plier bagage car il pleut.

Au plus profond de moi-même, je rends grâce pour l’amour que je suis, pour les amours qui sont dans ma vie et pour l’amour qui m’entoure.

À demain à Lombok sur l’île de Lombok!