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SulawesiRantepao, Sulawesi - Jeudi 5 février 2015

Comme hier, nous avons demandé à notre guide Richard de concentrer toutes les visites en avant-midi afin d’avoir notre après-midi libre à l’hôtel.

Au programme : la visite des rizières en terrasse dans les montagnes du pays Toraja. La route asphaltée est étroite et monte en épingles avec des sections frôlant le précipice. Notre chauffeur Rahni est prudent et expérimenté. Il a toute notre confiance.

CONSTRUCTION DE MAISONS

Nous traversons plusieurs petits villages avec leur série de maisons ancestrales. Nous faisons un arrêt pour regarder des gens en train de construire une nouvelle maison. L’ossature des pointes du toit est en bambou mais au lieu du rotin habituel, ce sont des courroies de plastiques qui sont utilisées pour l’assemblage car elles auront une vie utile plus longue. Autre différence, on utilise des bardeaux de bois au lieu des bambous coupés en deux pour la même raison. Après avoir vu, hier, les toits vermoulus du village Ke Te Kesu et de l’énorme travail de restauration qu’ils sont à la veille d’entreprendre, je crois que les matériaux modernes seront de plus en plus utilisés sans pour autant enlever le cachet de ces maisons typiques.

LES RIZIÈRES EN TERRASSE

Plus nous montons dans la montagne, plus le paysage devient merveilleux et nous arrêtons plusieurs fois pour marcher sur la route et admirer les rizières en terrasse et les gens qui y travaillent. Nous avons la chance d’arriver à cet endroit alors que les cultivateurs sont en train de couper leur première production de riz de l’année et on peut voir, par leur couleur jaune comme le blé mur, que de nombreuses terrasses sont prêtes à être coupées.

Le ciel est couvert ce matin mais sans signe de pluie. Et c’est très bien ainsi car l’éclairage est diffus et rehausse les couleurs. Nous ne finissons pas de nous exclamer devant tant de beauté!

Plus haut sur la route, nous arrêtons voir une dame et son mari en train de détacher le riz en frappant les gerbes sur un panneau de bois. Je prends un épi dans ma main et en détache les grains et en écorce quelques uns pour en voir la couleur jaunâtre : ils sont murs mais pas encore secs. Le riz sera ensuite étendu par terre sur des nattes et mis à sécher au soleil. On le passera ensuite dans une machine afin de le décortiquer et récupérer le riz blanc tel qu’on le connait.

L’homme ramasse  les gerbes de tiges de riz et les met dans des sacs : elles serviront à nourrir ses buffles, un aliment dont ils raffolent semble-t-il!

Pendant un arrêt, cinq ou six motos arrivent et arrêtent près de nous. Ce sont de jeunes étudiants, 14-15 ans qui retournent à la maison après la fin de leurs cours ce matin.  Ils sont rieurs et avenants et nous prenons de belles photos avec eux. Vraiment des jeunes sympathiques!

LES MAISONS SANS FUMÉE

À chaque arrêt nous avons aussi la chance d’étudier plus en détails les fameuses niches funéraires creusées à même les rochers. Hier, nous n’avions pas trop compris leur utilité et pensions que celles que nous avions vu, délabrées et macabres avec leurs ossements et leurs cranes, étaient d’une époque révolue.

Mais non! Richard nous a très bien expliqué que cette pratique ici remplace les cimetières auxquels nous sommes habitués chez-nous car ici, on n’enterre pas les morts dans la terre car les champs sont trop utiles à la culture.

Chaque famille dans les villages possède une telle niche dans laquelle tous leurs défunts sont enterrés. Des genres de caveaux funéraires comme chez-nous mais percés à même le roc. Nous avons pu voir des travailleurs en train de creuser ces niches : la porte d’entrée n’est pas grande mais l’intérieur est vaste et peut accommoder facilement les restes de plusieurs générations. Tous les villages que nous avons traversés possèdent tous un endroit plus ou moins éloigné où ces niches ont été creusées et que les gens d’ici nomment les «maisons sans fumée» par contraste avec les maisons des vivants remplies de la fumée des cuissons… et des fumeurs de cigarettes, très nombreux ici!

L’ÉCOLE PRIMAIRE

Un autre arrêt vraiment agréable, fut celui qui  nous a permis de voir de près une école primaire et les enfants qui y étudient. Raymonde vous entretiendra plus longuement sur son blogue de sa rencontre avec la directrice et les enseignantes. Elle y tenait tellement et Richard était tout fier de l’accompagner à cette rencontre.

Nous avons dîner au même resto qu’hier à Rantepao et sommes revenus à l’hôtel pour notre après-midi libre au cours duquel je me suis permis un massage d’une heure dans notre chambre. Tellement relaxant et agréable!

Voilà pour aujourd’hui!

 


LA CARTE

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Vous pouvez aussi suivre ce voyage sur le blogue INDONÉSIE RAYMONDE de Raymonde qui apporte une autre dimension à ce périple par sa touche toute personnelle de raconter nos péripéties!

Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
Auteur: Pascal

 

 

 

 

 


 

SulawesiRantepao, Sulawesi - Lundi, 2 février 2015

Dès mon lever à 7h00, j’ai ouvert la télévision pour trouver un poste diffusant le Super Bowl à cette heure-ci. Rien! Rien! Aucun poste ne le diffuse! Même les chaines comme CNN, Al Jazeera et BBC n’en parlent même pas dans leurs bulletins  de sports. À croire que la grand-messe du football américain n’a pas eu lieu! Bon. C’est pas grave. Je veux même pas savoir qui a gagné… même si je prend pour Brady et ses Pats avec un gros faible pour le quart arrière des Seahawks.

Il a plu toute la nuit et l’avant-midi s’annonce pareil. À l’arrivée de notre guide Richard à 8h30, nous le rassurons en lui disant que nous amenons toujours le soleil avec nous… pour les journées de visites bien sur. Les autres, nous les laissons à la nature.

Nous passons devant l’immense port commercial pour nous diriger vers le port des pêcheurs où nous avons pu voir les bateaux typiques appelés «phinisi».

Arrêt d’une demi-heure à un garage Dunlop pour faire réparer le pneu de rechange perforé de deux clous. Une équipe de 5-6 mécanos s’est affairé à le réparer avec des outils rudimentaires demandant de l’huile de coude car le pneu était hors-catégorie et ne pouvait «fitter» sur les équipements mécaniques réguliers.

C’est sous la pluie mais sur une belle autoroute que nous avons pris la direction de Pare Pare où nous ferons notre escale pour le dîner. En route, Richard nous a arrêté visiter des échoppes vendant du poisson de mer salé et séché.

À midi, le soleil était revenu et les nuages plus clairsemés. C’est humide mais pas trop chaud. J’aime la température. Dans le véhicule, avec la clim, c’est parfait même si nous aimons ouvrir nos fenêtres.

En sortant de Pare Pare, l’autoroute a fait place à une route régulière à deux voies. Puis ce fut une route étroite avec deux lignes latérale et une ligne pointillée centrale, ensuite une petite route avec quelques nids de poule avec une seule ligne blanche au centre, pour se terminer par une route avec pas de lignes pantoute. Là on est vraiment rendu loin!

Deux autres arrêts en après-midi nous ont permis d’acheter nos fruits préférés : mangues, rambutans et salaks dont nous raffolons. Avec quelques mandarines, ce sera notre souper ce soir car le repas de ce midi, un gros poisson, nous a remplis passablement!

Nous sommes arrivés à notre hôtel Toraja Misiliana à Rantepao à 18h00 exactement. 8 heures de déplacement c’est un peu dur pour les fesses mais nous avons eu tellement à voir que ce fut facile.

Tous les bâtiments ici sont faits dans le style Tana Toraja avec les toits de maison à pignons élevés des deux bouts. Notre chambre est dans un module fait dans ce style. Nous n’avons pas le WiFi dans la chambre ni la clim mais la télé, oui, mais aucun poste américain ni TV5. Nous coucherons cinq nuits ici.

Voilà ! Je vais illico dans le lobby pour vous envoyer ce billet et mes photos. Raymonde devrait venir me rejoindre.

P.S. : J’ai utilisé une toilette turque sans problème cet après-midi et je n’ai rien à  vous raconter de spécial. L’expérience commence à faire son effet!


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Auteur : Pascal
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