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BaliUbud, Bali - Jeudi 12 février 2015

Le premier ingrédient de la poutine d’aujourd’hui a été l’annonce que nous devions retourner à Denpasar, un trajet de 1h30, pour nos visas! C’est comme des frites, trop à la fois, ça se digère mal et j’avais comme un motton dans la gorge que je parvenais difficilement à réprimer. Oui monsieur!

À 10h00, Madi, le gars désigné par l’agence pour régler notre extension de visa,  nous attendait au «Kantor Imigrasi» (Bureau d'immigration) et croyez-moi, nous n’y étions pas seuls! À gauche, les «natives» pour leur demande de passeport et, à droite, les «foreigners» demandant une extension de visas.

Un racket! Du pur racket! De la sauce aigre-douce en voulez-vous, en v’la! Plein de fonctionnaires dont la moitié regarde les autres faire semblant de travailler. À 100 $ la tête à fromage de touriste, c’est vite payé tout ce monde-là et le gouvernement s’en met plein les poches à moins qu’elles ne soient trouées comme du gruyère et que tout le monde se sauce les mains dedans.

J’ai pu me faire une idée de la procédure en jasant avec d’autres touristes mal pris comme nous. Le touriste ou son agent comme dans notre cas, se présente au guichet 1 où on lui remet un dossier rouge contenant des formulaires à remplir. Il doit ensuite faire une photocopie du passeport et du visa qu’il remet à son client.

La deuxième étape, qui se fait probablement le lendemain, consiste à revenir porter le dossier rouge au guichet 2 pour traitement, une procédure d’une semaine complète pour tout vérifier. Donc, 7 jours plus tard, on revient avec le client pour faire la photo et prendre ses dix empreintes de doigt. Il passe ensuite payer le 100 $ au guichet du «cashier», et si tout va bien, il passe au guichet 3 recevoir enfin le passeport étampé du nouveau visa.

À notre arrivée, j’ai constaté que la seule chose que Madi a pu faire hier a été de remplir nos formulaires de demandes au guichet 1 et de la transmettre au guichet 2 pour traitement! Mais il nous a rassuré en disant qu’on avait de fortes chances que ce soit terminé avant la fin de la journée! À 11h45, Raymonde et moi avons été appelés pour les photos et les prises empreintes. On nous a dit alors que nos passeports seraient prêts le lendemain et de revenir les chercher.

Bon. Nous quittons Bali pour Flores demain matin à 6h00 et nous n’aurons pas nos passeports avec nous, seulement une photocopie. Comme nous allons revenir ici dans une semaine, il y a de fortes chances que Nata les aient alors en sa possession.

Nous quittons le «kantor imigrasi» à 12h10. Toutes les activités du matin sont annulées dont la visite du temple de Tanah Lot. À la suggestion de Raymonde et avec l’accord de Nata, nous allons les reprendre lors de notre journée libre à Bali le 21 février prochain.

Débutée sous un soleil resplendissant, la pluie s’est mise de la partie pour nos visites de l’après-midi : jardin botanique de Bedugul, les rizières en terrasses magnifiques de Jatiluwih et le temple de Ulun Danau Bratan sur les rives d’un lac. À Bedugul, je crois que nous avons établi un record mondial du plus cours marchandage dans un marché publique : 10 minutes et nous étions repartis, juste le temps pour Raymonde d’acheter des paniers à moustiquaires.

Revenus à notre villa à 18h40, nous avons souper avec nos derniers fruits. Il est 21h00 et nous devons nous préparer pour quitter la chambre cette nuit à 3h30.

Espérons que nous aurons le Wi-Fi à Flores!

 


LA CARTE

Itinéraire du voyage


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Vous pouvez aussi suivre ce voyage sur le blogue INDONÉSIE RAYMONDE de Raymonde qui apporte une autre dimension à ce périple par sa touche toute personnelle de raconter nos péripéties!

Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
Auteur: Pascal

 

 

 

 

 


 

SulawesiRantepao, Sulawesi - Mercredi 4 février 2015

Dès 9h00 ce matin, nous avons pris la direction du grand marché hebdomadaire régional qui se tient près de la ville. Les buffles et les porcs sont la vedette aujourd’hui et nous en voyons de toutes les sortes. Tout comme les fruits d’ailleurs dont nous avons découvert et acheté une nouvelle variété, les langsats. J’ai mis une photo dans la galerie.

Après la visite du village ancestral de Ke Te Kesu, notre guide a poursuivi sur le thème des «cimetières» en nous faisant visiter deux sites dont les grottes de Londa où les vieilles tombes de bois laissent voir les ossements et les cranes qui nous dévisagent effrontément de leurs orbites creuses!

Après dîner, vers 14h30, nous avons demandé à notre guide de terminer les visites et de retourner à l’hôtel car la chaleur et l’humidité nous accablent et nous voulons avoir un peu de repos aujourd’hui.

Je profite donc ce temps de relaxation pour vous entretenir de quelques sujets.

LA TEMPÉRATURE

Ici en Indonésie, c’est la saison des pluies présentement mais il fait chaud quand même et nous transpirons beaucoup. Nous avons eu des journées de pluies mais toujours lorsque nous étions en transit, jamais les jours de visites. Je ne sais pas si c’est normal mais nous sommes vraiment choyés : il fait beau soleil jusqu’à 15h00 alors que le ciel commence à se couvrir de gros nuages sombres.

Nous savons alors qu’il nous reste environ une heure avant que les éclairs illuminent le ciel et le tonnerre ne se fasse entende et, ici, quand il tonne, il tonne! C’est épeurant. Vers 16h00, la pluie débute et peut se poursuivre sans interruption pendant une heure. Heureusement pour nous, les visites se terminent toujours vers 15h30 donc avant la pluie.

LA NOURRITURE

Aucun problème avec la nourriture indonésienne mais ce n’est pas partout que l’on peut déguster nos mets favoris comme le gado gado ou la fameuse soto ayam, la soupe au poulet avec vermicelle de riz et lait de coco. Un délice… lorsque disponible! Par contre, si on commande un met avec des morceaux de poulet, nous sommes toujours déçus car les parties qui nous sont servies proviennent toujours des morceaux contenant le moins de viande! On est loin du poulet frit Kentucky!

Comme les portions sont grosses, nous ne prenons que le repas du midi en partageant nos assiettes généralement du riz frit (nasi goreng) ou des nouilles frites (mie goreng) aux crevettes. C’est délicieux! Le soir, nous mangeons nos fruits favoris : salak, rambutan, langsat et mandarines.

LES BUFFLES

Hier, lors de la cérémonie funéraire, quatre buffles ont été immolés. Selon Richard, notre guide, chaque buffle coûte 2000 $. Aujourd’hui, au marché des bêtes, nous avons des buffles à 15 000 $. C’est cher la livre! Il nous dit aussi que la région Toraja importe maintenant des buffles car la production locale ne suffit pas à la demande pour les cérémonies typique de cette région à 80 % chrétienne. Dans les parties musulmanes cette pratique n’est pas de mise car le corps du défunt doit être enterré le même jour ce qui laisse peu de temps pour les cérémonies dont nous avons été témoins ici.

 LES COQS

Ici, on a deux sortes de coqs. D’abord, ceux qui commencent à chanter dès 3h00 du matin et qui ne cessent qu’à la tombée du jour. C’est donc complètement faux l’histoire que les coqs ne chantent que le matin! En tout cas, pas ici!

Et il y a les coqs de combat! C’est interdit mais tout le monde le fait. Et on gagne beaucoup. On achète un bon coq au marché public comme celui de ce matin. On s’assure qu’il a de longs et bons ergots, on lui donne un bonne diète, on lui masse régulièrement les pattes. Aucun entrainement au combat n’est requis car les coqs s’affrontent naturellement dès qu’ils sont mis en présence d’un adversaire. Ils ne le savent pas, mais ils ne vivront jamais pour un autre combat. Le temps venu, on inscrit son coq pour un combat en oubliant pas de lui installer des petits couteaux pointus et coupant aux ergots! Le combat se termine dès qu’un des deux coqs meure. Le vainqueur est celui qui lui survit quelques secondes de plus! Si les deux meurent en même temps c’est un match nul.

Voilà pour aujourd’hui!

 


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Auteur : Pascal
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