Skip to content

SulawesiRantepao, Sulawesi - Mercredi 4 février 2015

Dès 9h00 ce matin, nous avons pris la direction du grand marché hebdomadaire régional qui se tient près de la ville. Les buffles et les porcs sont la vedette aujourd’hui et nous en voyons de toutes les sortes. Tout comme les fruits d’ailleurs dont nous avons découvert et acheté une nouvelle variété, les langsats. J’ai mis une photo dans la galerie.

Après la visite du village ancestral de Ke Te Kesu, notre guide a poursuivi sur le thème des «cimetières» en nous faisant visiter deux sites dont les grottes de Londa où les vieilles tombes de bois laissent voir les ossements et les cranes qui nous dévisagent effrontément de leurs orbites creuses!

Après dîner, vers 14h30, nous avons demandé à notre guide de terminer les visites et de retourner à l’hôtel car la chaleur et l’humidité nous accablent et nous voulons avoir un peu de repos aujourd’hui.

Je profite donc ce temps de relaxation pour vous entretenir de quelques sujets.

LA TEMPÉRATURE

Ici en Indonésie, c’est la saison des pluies présentement mais il fait chaud quand même et nous transpirons beaucoup. Nous avons eu des journées de pluies mais toujours lorsque nous étions en transit, jamais les jours de visites. Je ne sais pas si c’est normal mais nous sommes vraiment choyés : il fait beau soleil jusqu’à 15h00 alors que le ciel commence à se couvrir de gros nuages sombres.

Nous savons alors qu’il nous reste environ une heure avant que les éclairs illuminent le ciel et le tonnerre ne se fasse entende et, ici, quand il tonne, il tonne! C’est épeurant. Vers 16h00, la pluie débute et peut se poursuivre sans interruption pendant une heure. Heureusement pour nous, les visites se terminent toujours vers 15h30 donc avant la pluie.

LA NOURRITURE

Aucun problème avec la nourriture indonésienne mais ce n’est pas partout que l’on peut déguster nos mets favoris comme le gado gado ou la fameuse soto ayam, la soupe au poulet avec vermicelle de riz et lait de coco. Un délice… lorsque disponible! Par contre, si on commande un met avec des morceaux de poulet, nous sommes toujours déçus car les parties qui nous sont servies proviennent toujours des morceaux contenant le moins de viande! On est loin du poulet frit Kentucky!

Comme les portions sont grosses, nous ne prenons que le repas du midi en partageant nos assiettes généralement du riz frit (nasi goreng) ou des nouilles frites (mie goreng) aux crevettes. C’est délicieux! Le soir, nous mangeons nos fruits favoris : salak, rambutan, langsat et mandarines.

LES BUFFLES

Hier, lors de la cérémonie funéraire, quatre buffles ont été immolés. Selon Richard, notre guide, chaque buffle coûte 2000 $. Aujourd’hui, au marché des bêtes, nous avons des buffles à 15 000 $. C’est cher la livre! Il nous dit aussi que la région Toraja importe maintenant des buffles car la production locale ne suffit pas à la demande pour les cérémonies typique de cette région à 80 % chrétienne. Dans les parties musulmanes cette pratique n’est pas de mise car le corps du défunt doit être enterré le même jour ce qui laisse peu de temps pour les cérémonies dont nous avons été témoins ici.

 LES COQS

Ici, on a deux sortes de coqs. D’abord, ceux qui commencent à chanter dès 3h00 du matin et qui ne cessent qu’à la tombée du jour. C’est donc complètement faux l’histoire que les coqs ne chantent que le matin! En tout cas, pas ici!

Et il y a les coqs de combat! C’est interdit mais tout le monde le fait. Et on gagne beaucoup. On achète un bon coq au marché public comme celui de ce matin. On s’assure qu’il a de longs et bons ergots, on lui donne un bonne diète, on lui masse régulièrement les pattes. Aucun entrainement au combat n’est requis car les coqs s’affrontent naturellement dès qu’ils sont mis en présence d’un adversaire. Ils ne le savent pas, mais ils ne vivront jamais pour un autre combat. Le temps venu, on inscrit son coq pour un combat en oubliant pas de lui installer des petits couteaux pointus et coupant aux ergots! Le combat se termine dès qu’un des deux coqs meure. Le vainqueur est celui qui lui survit quelques secondes de plus! Si les deux meurent en même temps c’est un match nul.

Voilà pour aujourd’hui!

 


LA CARTE Itinéraire du voyage


NAVIGUER SUR NOS BLOGUES

Vous pouvez aussi suivre ce voyage sur le blogue INDONÉSIE RAYMONDE de Raymonde qui apporte une autre dimension à ce périple par sa touche toute personnelle de raconter nos péripéties!

Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
Auteur: Pascal

 

 

 

 

 


 

1

JavaJogjakarta, Java, 29 janvier 2015

Quel plaisir de pouvoir me lever à 8h30 ce matin! Première fois depuis notre arrivée en Indonésie. C’était toujours 4-5 heures du matin!
Le petit-déjeuner a été pris à 9h00. Nous étions les seuls au resto et nous avons eu toute l’attention du jeune personnel souriant et affable qui nous a servis. Vraiment ces indonésiens m’étonnent par leur chaleur et leur sourire. Merveilleux!
Nous avons réservé un massage d’une heure et demi à 16h00. Le reste de la journée sera consacrée à la relaxation, aux blogues et aux photos.
Ce qui suit sera du pèle-mèle, une suite d’observations, d’expériences et d’informations reçues de nos guides depuis notre arrivée en Indonésie.
Pendant que j’écris ceci, j’entends Raymonde derrière moi qui chante «Release me» et «Always on my mind» sur son iPod Nano. Sans vouloir offenser mon amour, je préfère les versions originales par Tom Jones et Willie Nelson!

L'ESSENCE

L’essence est à 6 500 IDR (65 cents) le litre. Il faut dire que le pays est un producteur et un exportateur de pétrole. Nous voyons partout des stations service de la compagnie nationale Pertamina l’équivalent de Petronas en Malaysie, le pays voisin.

LA CORRUPTION

Depuis notre arrivée ici, sur toutes les chaines de télé, on en a que pour le KPK. Rien à voir avec notre PKP québécois. C’est plutôt l’équivalent de la Commission Charbonneau sur la corruption mais à la grandeur du pays et tout le monde politique est concerné et c’est la frayeur totale pour beaucoup de gros bonnets politiques et financiers. La corruption en endémique ici et ce n’est qu’à la suite des pressions, protestations et manifestations du peuple que cette commission indépendante a été crée. Elle découle entièrement de la constitution du pays et personne n’est à l’abri et ne peut s’y soustraire. Donc, nous assistons depuis une semaine à des assauts de tous ceux concernés par l’enquête pour la faire abolir ou lui enlever ses pouvoirs. Tous les gens du peuple à qui nous en parlons la soutiennent et espèrent qu’elle pourra enfin commencer son travail. Partout pareil!

LES BECAKS

On prononce «béchak». Ce sont l’équivalent des tuk-tuks indiens. Ils sont tous pareils : une moto avec un side-car sur le coté pour transporter 2 personnes assises, donc un trois-roues home-made. Ils ont été développés après la dernière guerre à partir des motos-side-cars des armées britannique et australiennes qui ont délivré le pays des japonais. Même si la majorité des motos utilisées sont récentes et japonaises, on en voit encore beaucoup propulsées par des BSA et des Norton, des motos d’origine anglaises qui ne sont plus fabriquées aujourd’hui. Il y a donc, ici comme à Cuba, des artisans qui fabriquent des pièces pour permettre à ces engins de fonctionner. Ces vieux becaks ont un son caractéristique ressemblant à s’y méprendre aux poum-poum-poum des Harley Davidson.

LES RELIGIONS

Le pays est musulman à 80%, le reste se répartissant entre chrétiens et hindous. Certains régions, comme celle des Bataks à Samosir, sont à majorité chrétiennes. La constitution garantit la liberté de religion et l’état est civil. Les musulmans ici tout très modérés et personne n’a protesté lors des événements de Charlie Hebdo et des caricatures du prophète Mahomet comme cela s’est produit dans les états arabes du Moyen-Orient. Selon Effendy, les musulmans eux-mêmes seront les premiers à réprimer fortement tout mouvement terroriste ou extrémiste afin d’assurer la paix sociale actuelle et future. Le port du foulard chez les musulmanes est permis et mais nous n’avons vu aucun tchador ou niquab ici. Effendy nous a fait remarquer les jeunes filles à la sortie des écoles : plusieurs d’entre elles avaient leur foulard dans la poche. Nouvelle génération!

LES SALAIRES

Un ouvrier non spécialisé sur la construction gagne entre 10-12 $ par jour soit environ 3 000 $ par an. Il travaille de 8 à 5 avec une pause d’une heure le midi. Le taux de chômage étant de plus de 20 %, très peu travaillent 12 mois par an.

Un instituteur au primaire gagne 700 $ par mois et un chauffeur comme le nôtre un peu plus. Même si le coût de la vie est à peu près la moitié du nôtre, avec de si bas salaire, beaucoup de gens demeurent en campagne où le logement est accessible alors que pour habiter en ville, il faut absolument un second travail pour arriver.

LES PLANTATIONS

Sur Sumatra, nous avons vu plusieurs sortes de plantations chacun tributaire du marché. Lorsque l’Indonésie était une colonie hollandaise, avant 1943, les plantations de cacao (chocolat) et d’hévéa (caoutchouc) ont fait la fortune des grands propriétaires des Pays-Bas. Aujourd’hui, ce sont leurs petits enfants qui reviennent en grand nombre visiter les endroits où leurs grands-parents ont fait fortune et dont ils ont hérité les sous. On voit encore des plantations d’hévéa mais les prix du marché sont très instables.

Au niveau mondial, la hausse des prix du cacao est une résultante du fait que les plantations de cacao ont presque toutes été remplacées par celle des palmiers à huile, une industrie florissante à cause des carburants bio-diésel qu’elle produit en quantité et qui lui apportent des revenus substantiels. Mais écologiquement c’est désastreux car ces palmiers siphonnent énormément d’eau et épuisent les sols de leur minéraux. Les écologiques pensent que d’ici 50 ans toutes ces plantations vont devenir désertiques.

LA FLORE

Au hasard de nos déplacements pédestres, Effendy nous a montré plusieurs espèces de plantes et d’arbres dont beaucoup proviennent des forêts tropicales de l’Amérique du Sud comme le cacao par exemple.

Les palmiers :

  • Palmier de noix de coco
  • Palmier à huile
  • Palmier à sucre
  • Palmier Salak qui produit le délicieux fruit à la peau de serpent
  • Palmier à rotin dont les lianes produisent le matériel de base aux meubles en rotin

Les arbres & arbustes :

  • Karité dont le fruit produit une huile
  • Durian dont le fruit sent très mauvais
  • Giroflée dont les bourgeons séchés produisent le clou de girofle
  • Cacaotier dont la cabosse produit le cacao
  • Rambutan dont le fruit chevelu ressemble au litchi .

Je ne peux terminer sans vous dire que nous avons reçu un massage qui nous a ravi. Raymonde et moi étions dans la même salle avec deux jeunes masseuses petites mais énergiques! Mon traitement a consisté en un massage conventionnel d’une heure suivi d’un traitement du visage aux huiles aromatiques. Je m’en ferais faire un à chaque jour tellement j’ai apprécié!

Voilà pour cette belle journée libre!

Demain à 7h30, nous reprenons la route pour la visite des temples et palais des alentours de Jogjakarta.


LA CARTE

Itinéraire du voyage


NAVIGUER SUR NOS BLOGUES

Vous pouvez aussi suivre ce voyage sur le blogue INDONÉSIE RAYMONDE de Raymonde qui apporte une autre dimension à ce périple par sa touche toute personnelle de raconter nos péripéties!

Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
Auteur: Pascal