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SulawesiRantepao, Sulawesi - 6 février 2015

GROTTE FUNÉRAIRE

Notre dernière journée de visites dans le pays Toraja a débuté à la grotte naturelle de Tampan Gallo où nous avons pu voir à nouveau des sépultures anciennes et des tas de cranes, d’ossements et de Tau Tau. Je ne sais pas si c’est la beauté du site comme tel mais nous ne sommes pas sentis mal à l’aise comme auparavant. Cette grotte n’est plus utilisée aujourd’hui ayant laissé place à  la pratique des niches funéraires dans le roc, beaucoup moins «choquantes»!

LES FUNÉRAILLES

Suite à nos interrogations, Richard, je devrais l’appeler Risal qui est son vrai prénom, donc Risal nous a expliqué qu’encore aujourd’hui le défunt est gardé dans la maison, dans un cercueil dans sa chambre à coucher, jusqu’à ce que la famille ait amassé l’argent nécessaire pour les funérailles. Et cela peut prendre des mois, des années même! Vous le savez maintenant : avec les sacrifices de buffles, de cochons et tout le tra-la-la, la plus simple des funérailles ici peut exiger plus de 10 000 $ et, comparé avec notre niveau de vie, c’est l’équivalent de 25 000 $ chez nous. Pour une simple petite funéraille! Imaginez lorsque la personne est renommée dans sa communauté ou que la famille pète plus haut que le trou!

Et l’odeur là-dedans? Si on doit garder le corps à l’intérieur de la maison, il faut aussi vivre avec l’odeur du corps en décomposition. Aujourd’hui, dit-il, avec la formaldéhyde, ce n’est plus un problème. Mais dans le temps de ses grands-parents, on combattait l’odeur avec des écorces d’arbres odorantes dont on recouvrait le corps régulièrement jusqu’à ce qu’il soit décomposé.

COURS DE CUISINE TORAJA

Le clou de la journée a été sans aucun doute le cours de cuisine dans une maison ancestrale Toraja. Raymonde et Risal ont assisté Lina, la fille de la propriétaire de la maison, dans la préparation du poulet aux herbes et épices cuit dans des «tubes» de bambous verts sur un feu de bois entretenu par notre chauffeur Rashni. Elle l’a ensuite aidé à préparé des morceaux de porc aux épices noires et à cuire les fèves et carottes. Rashni a ensuite fendu les bambous pour en extraire la nourriture. Nous avons mangé tout cela bien assis sur la plateforme du grenier à riz de la famille. Ce furent des moments formidables!

Nous sommes revenus à notre très bel hôtel à 14h00 afin de nous préparer à quitter Rantepao, demain à 8h00, pour un long trajet de 5 heures qui nous mènera au lac Tempe où de nouvelles aventures nous attendent!

 


LA CARTE

Itinéraire du voyage


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Vous pouvez aussi suivre ce voyage sur le blogue INDONÉSIE RAYMONDE de Raymonde qui apporte une autre dimension à ce périple par sa touche toute personnelle de raconter nos péripéties!

Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
Auteur: Pascal

 

 

 

 

 

 

 


 

SulawesiRantepao, Sulawesi - Mercredi 4 février 2015

Dès 9h00 ce matin, nous avons pris la direction du grand marché hebdomadaire régional qui se tient près de la ville. Les buffles et les porcs sont la vedette aujourd’hui et nous en voyons de toutes les sortes. Tout comme les fruits d’ailleurs dont nous avons découvert et acheté une nouvelle variété, les langsats. J’ai mis une photo dans la galerie.

Après la visite du village ancestral de Ke Te Kesu, notre guide a poursuivi sur le thème des «cimetières» en nous faisant visiter deux sites dont les grottes de Londa où les vieilles tombes de bois laissent voir les ossements et les cranes qui nous dévisagent effrontément de leurs orbites creuses!

Après dîner, vers 14h30, nous avons demandé à notre guide de terminer les visites et de retourner à l’hôtel car la chaleur et l’humidité nous accablent et nous voulons avoir un peu de repos aujourd’hui.

Je profite donc ce temps de relaxation pour vous entretenir de quelques sujets.

LA TEMPÉRATURE

Ici en Indonésie, c’est la saison des pluies présentement mais il fait chaud quand même et nous transpirons beaucoup. Nous avons eu des journées de pluies mais toujours lorsque nous étions en transit, jamais les jours de visites. Je ne sais pas si c’est normal mais nous sommes vraiment choyés : il fait beau soleil jusqu’à 15h00 alors que le ciel commence à se couvrir de gros nuages sombres.

Nous savons alors qu’il nous reste environ une heure avant que les éclairs illuminent le ciel et le tonnerre ne se fasse entende et, ici, quand il tonne, il tonne! C’est épeurant. Vers 16h00, la pluie débute et peut se poursuivre sans interruption pendant une heure. Heureusement pour nous, les visites se terminent toujours vers 15h30 donc avant la pluie.

LA NOURRITURE

Aucun problème avec la nourriture indonésienne mais ce n’est pas partout que l’on peut déguster nos mets favoris comme le gado gado ou la fameuse soto ayam, la soupe au poulet avec vermicelle de riz et lait de coco. Un délice… lorsque disponible! Par contre, si on commande un met avec des morceaux de poulet, nous sommes toujours déçus car les parties qui nous sont servies proviennent toujours des morceaux contenant le moins de viande! On est loin du poulet frit Kentucky!

Comme les portions sont grosses, nous ne prenons que le repas du midi en partageant nos assiettes généralement du riz frit (nasi goreng) ou des nouilles frites (mie goreng) aux crevettes. C’est délicieux! Le soir, nous mangeons nos fruits favoris : salak, rambutan, langsat et mandarines.

LES BUFFLES

Hier, lors de la cérémonie funéraire, quatre buffles ont été immolés. Selon Richard, notre guide, chaque buffle coûte 2000 $. Aujourd’hui, au marché des bêtes, nous avons des buffles à 15 000 $. C’est cher la livre! Il nous dit aussi que la région Toraja importe maintenant des buffles car la production locale ne suffit pas à la demande pour les cérémonies typique de cette région à 80 % chrétienne. Dans les parties musulmanes cette pratique n’est pas de mise car le corps du défunt doit être enterré le même jour ce qui laisse peu de temps pour les cérémonies dont nous avons été témoins ici.

 LES COQS

Ici, on a deux sortes de coqs. D’abord, ceux qui commencent à chanter dès 3h00 du matin et qui ne cessent qu’à la tombée du jour. C’est donc complètement faux l’histoire que les coqs ne chantent que le matin! En tout cas, pas ici!

Et il y a les coqs de combat! C’est interdit mais tout le monde le fait. Et on gagne beaucoup. On achète un bon coq au marché public comme celui de ce matin. On s’assure qu’il a de longs et bons ergots, on lui donne un bonne diète, on lui masse régulièrement les pattes. Aucun entrainement au combat n’est requis car les coqs s’affrontent naturellement dès qu’ils sont mis en présence d’un adversaire. Ils ne le savent pas, mais ils ne vivront jamais pour un autre combat. Le temps venu, on inscrit son coq pour un combat en oubliant pas de lui installer des petits couteaux pointus et coupant aux ergots! Le combat se termine dès qu’un des deux coqs meure. Le vainqueur est celui qui lui survit quelques secondes de plus! Si les deux meurent en même temps c’est un match nul.

Voilà pour aujourd’hui!

 


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Auteur : Pascal
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