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SumatraSamosir, Lundi 26 janvier 2015

Le petit-déjeuner était plutôt sommaire : deux œufs cuits façon McDo, une tranche de formage dans le plastique et trois roties avec café et jus synthétique. Finalement l’hôtel Sinabung de Berastagi ne nous aura pas charmés. C’est OK.

VILLAGE DOKAN KARO

Aujourd’hui nous traversons une région Batak et notre premier arrêt se fait au village Dokan Karo qui possède encore 6 maisons ancestrales comme celle visitée hier. Comme Effendy est lui-même Batak, il parle le dialecte de l’ethnie Karo ce qui nous a ouvert la porte d’une de ces maisons où 8 familles habitent. Nous avons rencontré les occupants présents soit un couple de vieillards et quatre femmes, les autres étant partis au travail. Tous ces gens sont locataires de la maison. Nous avons pu prendre beaucoup de photos et poser toutes les questions que nous voulions.

À l’extérieur, nous avons jasé avec des jeunes gens du village occupés à planter des arbustes décoratifs le long de la petite rue. Ils le font volontairement pour améliorer l’aspect visuel du village et attirer plus de touristes. Effendy a discuté avec eux et leur a fait des suggestions :

  • Convaincre les gens de nettoyer leur environnement et de ramasser tous les détritus qui jonchent le sol car c’est vraiment sale partout.
  • Publier un petit pamphlet qui sera remis aux visiteurs pour leur donner toutes les explications nécessaire sur la culture du village.
  • Demander une contribution minimale aux touristes à la fin de leur visite comme nous avons vu partout ailleurs dans nos visites.

SIPISO PISO

Nous avons poursuivi notre route vers le lac Toba dont nous avons découvert la majesté à la cascade Sipiso Piso. C’est une chute étroite mais très haute, au moins 200 mètre à première vue, qui se jette du haut d’une falaise escarpée dans une petite rivière se jetant dans le lac Toba.

Ce lac, immense, est situé dans le cratère d’un ancien volcan qui a fait irruption il y a des milliers d’années et qui a causé une petite ère glaciaire sur la planète. Ses cendres ont été retrouvées sur tous les continents et même au Canada. Ce fut une irruption catastrophique. Espérons que ce sera plus tranquille pendant notre séjour sur l’île se Samosir située en plein centre de ce lac.

Après le dîner pris dans un resto de montagne où j’ai pu comparer le soto ayam d’aujourd’hui avec celui d’hier, celui de Berastagi était meilleur, nous sommes allés visité l’ancien palais du sultan Moimoon.

PALAIS DU SULTAN

Je pensais voir un palais du genre Versailles. Mes ambitions ont été vite réduites car j’avais oublié que nous sommes ici dans une région de l’ethnie batak qui n’a jamais produit de bâtiments en pierre, seulement en bois. En fait, le palais est une très longue maison ancestrale sur des pilotis décorés. À l’entrée, dans la partie où vivait le roi, une haute colonne s’élève au centre sur laquelle 10 cornes de buffles ont été accrochées représentant les 10 premiers rois. Sur le fronton de la porte menant à la section des concubines, 4 autres cornes sont accrochées pour les derniers rois à y avoir vécu. Le dernier a été assassiné en 1947 lors de la révolution sociale. Tous les tombeaux de ces rois et de leurs descendants sont sur ce site de même que d’autres bâtiments comme le poste de garde, la prison, etc.

LAC TOBA & SAMOSIR

Nous avons pris un ferry, un petit traversier, pour nous rendre sur l’ìle de Samosir que nous visiterons demain. Pendant la traversée de 30 minutes j’ai vécu une autre expérience particulière.


Un nouvel épisode de la série
«VOYAGER C'EST AUSSI CELA»
Le béring de centre


Aujourd’hui et demain, nous coucherons à Samosir au Tabo Cottages  tenu par une allemande qui a marié un Indonésien qui a investit tout son héritage dans la construction d’un véritable complexe avec piscine respectant l’architecture des maisons ancestrales batak. Pour la construction des sections de chambres, ils ont récupéré les structures de maisons ancestrales abandonnées et s’en sont servi pour les incorporer avec des matériaux moderne. L’effet est très réussi.

Notre chambre est magnifique dans sa simplicité : pas de frigo, ni clim ou télé. Nous allons vivre 2 journées de simplicité «involontaire»! La partie avant est tout en bois, murs, colonnes et plancher de grosses planches équarries à la main sous un très haut plafond pointu alors que la partie arrière, la salle de bain, est tout en dur et porcelaine et plus conventionnelle et bien équipée. Le grand lit muni d’une moustiquaire est super confortable. Sur notre balcon, un hamac et un divan en rotin attendent notre visite. C’est beau!

Nous avons terminé notre journée en compagnie de Effendy qui est venu souper avec nous. Raymonde et moi avions apporté nos mini-pc pour rédiger nos blogues car le WiFi n’est disponible qu’au resto et dans le lobby. Comme il adore notre tablette Galaxy Tab 4, nous la lui prêtons pour qu’il puisse lui aussi naviguer sur Internet… et lire ce que nous disons de lui sur nos blogues tout comme vous!

Avant de nous coucher, nous avons fait nos valises et préparé un sac de jour pour demain soir car notre chauffeur doit retraverser sur la terre ferme avec le véhicule et nos valises à la fin de nos visites demain. Cela lui permettra d’avoir une place sur le traversier et de nous assurer d’arriver à temps à l’aéroport de Medan pour notre vol vers Yogyakarta dans deux jours. Simple question de logistique afin de rien laisser au hasard des horaires et des places disponibles sur les traversiers. Bien pensé!
Rassurant!

 


LA CARTE

Itinéraire du voyage

 


NAVIGUER SUR NOS BLOGUES

Vous pouvez aussi suivre ce voyage sur le blogue INDONÉSIE RAYMONDE de Raymonde qui apporte une autre dimension à ce périple par sa touche toute personnelle de raconter nos péripéties!

Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
Auteur: Pascal

 

 

 

 

 


 

SumatraBerastagi, 25 janvier 2015

Après l’euphorie d’hier, le réveil de ce matin est perturbé par des nausées et une faiblesse générale. Je vais tout de même au déjeuner mais je suis incapable d’ingurgiter quoi que ce soit de solide. L’eau, ça va. C’est comme un lendemain de veille bien arrosé mais dont je n’ai aucun souvenir ni le mal de tête heureusement. Seulement l’inconfort total. Je vais le traiter comme tel en me commandant un Sprite à défaut de 7Up. Quelques minutes plus tard, j’ai un regain d’énergie. OK. Ça va aller molo aujourd’hui mais ça va aller!


Un nouvel épisode de la série
«VOYAGER C'EST AUSSI CELA»
Leçon de vie


Nous retraversons le petit pont suspendu en direction du stationnement où Effendy et Djoko nous attendent. Les gentils garçons de notre EcoLodge portent nos valises. Ils ont toujours le sourire.

Ce matin, nous allons à Berestagi, plus au sud. Mais aucune route carrossable ne s’y rend de sorte que nous devons nous payer à nouveau les «nids d’éléphant» de la route vers Medan où nous allons bifurquer vers le sud.

Premier arrêt pour acheter un 2 litres de Sprite pour me sustenter suffisamment jusqu’à ce que l’appétit revienne. Quelques sacs d’arachides au miel aussi que je me sens capable de manger.

C’est dimanche et, comme par coïncidence, les visites aujourd’hui seront pour des temples religieux. Ce n’était pas planifié comme tel mais le hasard fait bien les choses!

Effendy profite de la pause-pipi à Medan pour nous faire visiter un petit temple hindou sous forme de tour carrée flanqué d’une immense statue doré de la même hauteur. J’ai cru reconnaitre Shiva qui forme avec Vishnu et Brahma la trinité de l’hindouisme. Assez époustouflant … tout comme la chaleur torride qu’il fait aujourd’hui. Le soleil plombe sur nous depuis que nous sommes arrivés à Sumatra mais c’est ce que nous avons demandé. C’est mieux que la pluie constante comme à Jakarta.

Nous quittons Medan vers le sud, en direction des montagnes de la région de Berastagi où vit la minorité Batak dont Effendy, notre guide, fait parti. Il est né dans cette région-là et des oncles, tantes et cousins-cousines y vivent encore.

Le prochain arrêt ne fait pas partie de notre programme mais Effendy tient absolument à le faire car, étant catholique, l’histoire de cette église le touche énormément et il est convaincu que nous serons tout autant émerveillé. C’est l’histoire d’un jésuite de Madras en Inde qui a construit cette église toute spéciale alliant l’architecture du temple hindou à l’église catholique. Comme je ne filais pas tellement bien, j’ai tout de même visité mais sans trop m’attarder pour revenir me reposer à l’auto. Vous trouverez beaucoup plus d’explications sur le blogue de Raymonde dont le lien est au bas de la page.

Après le dîner où je n’ai mangé que quelques bouchées de riz blanc, nous avons fait un dernier arrêt à l’église Saint-François dont la construction a été faite selon l’architecture typiquement batak avec les couleurs blanc, rouge et noir bien en évidence : le blanc pour les dieux supérieurs du ciel, le rouge pour les dieux du milieu i.e. les hommes avec le sang rouge et le noir pour les dieux inférieurs sous la terre. J’ai été étonné de réaliser qu’ici, les autorités religieuses catholiques sont capables de hardiesse en incorporant les éléments de la culture locale dans leur église. Belle leçon!

Comme je revenais lentement à la vie, j’ai continué la visite avec Raymonde et Effendy pour aller voir, près de l’église, une maison ancestrale typiquement batak avec le toit noir en forme de pirogue renversée. Dans ces grandes maison carrées sur pilotis vivaient 8 familles sous l’autorité d’un chef de clan.

Deux familles partageaient une des quatre places de feu dans la maison. Aucune cloison à l’intérieur, l’intimité étant préservé par des rideaux. Effendy est né et a vécu dans une maison comme celle-ci où son père était chef de clan. Il nous a raconté ce qui se passait à la naissance d’un enfant. Ainsi le cordon ombilical de chaque bébé était mis à sécher et conservé dans la maison. Dès qu’un enfant était malade, on infusait le cordon et on lui donnait l’eau à boire pour le guérir. Le placenta était enterré sous la maison afin que l’enfant devenu adulte se souvienne et puisse revenir à ses racines. Vers l’âge de 12 ans, les garçons devaient dormir à l’extérieur de la maison commune, dans une petite construction sur pilotis aussi. Comme dit Effendy, c’était pour éviter les «scandales»!

Notre trajet automobile s’est poursuivi en gravissant les montagnes sur de belles routes en épingle à cheveux. Il y a affluence sur la route en ce beau dimanche et la raison est toute simple : les gens de la plaine viennent en montagne en fin de semaine pour y trouver un climat plus frais.

Dès notre arrivée à Berastagi vers 16h00, notre guide nous amène au marché publique des fruits et des fleurs. Je demeure dans l’auto et j’observe de jeunes gens avec des petits chevaux qui font faire leur première expérience équestre aux visiteurs très nombreux aujourd’hui. Raymonde est revenue avec trois sacs de fruits : des mandarines, des rambutan et des salak à la peau de serpent.

Notre hôtel est le Sinabung Hills. Il n’est pas jeune mais c’est beau et confortable avec grande piscine extérieure. Nous serons bien ici. Le Wi-Fi est disponible dans le lobby et dans la salle à manger où Raymonde et moi allons souper… car l’appétit m’est revenu! Raymonde se commande un plat de nouilles au bœuf et moi j’opte pour le soto ayam, une soupe-repas au vermicelle de riz avec de beaux morceaux de poulet immergés dans un bouillon jaune au lait de noix de coco et gingembre. Jamais dégusté une soupe aussi délicieuse!

Le reste de la soirée a été passé à rédiger nos blogues et à sauvegarder nos photos sur les disques durs de nos ordinateurs portables et à déguster nos fruits très savoureux. Le rambutan est chevelu avec des teintes de rouge. Il vient en grappes. Il ressemble et goûte au lechee sans en être un. Le salak est une découverte : un peu plus gros qu’une prune, de forme allongée, une mince écorce noire au motif de peau de serpent lui vaut son surnom. À l’intérieur, trois lobes renferment chacun un noyau. La texture et le goût s’apparente à la pomme. Yum Yum!

Voilà pour aujourd’hui.

 


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