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Jour 6 – Dimanche à Sumatra

SumatraBerastagi, 25 janvier 2015

Après l’euphorie d’hier, le réveil de ce matin est perturbé par des nausées et une faiblesse générale. Je vais tout de même au déjeuner mais je suis incapable d’ingurgiter quoi que ce soit de solide. L’eau, ça va. C’est comme un lendemain de veille bien arrosé mais dont je n’ai aucun souvenir ni le mal de tête heureusement. Seulement l’inconfort total. Je vais le traiter comme tel en me commandant un Sprite à défaut de 7Up. Quelques minutes plus tard, j’ai un regain d’énergie. OK. Ça va aller molo aujourd’hui mais ça va aller!


Un nouvel épisode de la série
«VOYAGER C'EST AUSSI CELA»
Leçon de vie


Nous retraversons le petit pont suspendu en direction du stationnement où Effendy et Djoko nous attendent. Les gentils garçons de notre EcoLodge portent nos valises. Ils ont toujours le sourire.

Ce matin, nous allons à Berestagi, plus au sud. Mais aucune route carrossable ne s’y rend de sorte que nous devons nous payer à nouveau les «nids d’éléphant» de la route vers Medan où nous allons bifurquer vers le sud.

Premier arrêt pour acheter un 2 litres de Sprite pour me sustenter suffisamment jusqu’à ce que l’appétit revienne. Quelques sacs d’arachides au miel aussi que je me sens capable de manger.

C’est dimanche et, comme par coïncidence, les visites aujourd’hui seront pour des temples religieux. Ce n’était pas planifié comme tel mais le hasard fait bien les choses!

Effendy profite de la pause-pipi à Medan pour nous faire visiter un petit temple hindou sous forme de tour carrée flanqué d’une immense statue doré de la même hauteur. J’ai cru reconnaitre Shiva qui forme avec Vishnu et Brahma la trinité de l’hindouisme. Assez époustouflant … tout comme la chaleur torride qu’il fait aujourd’hui. Le soleil plombe sur nous depuis que nous sommes arrivés à Sumatra mais c’est ce que nous avons demandé. C’est mieux que la pluie constante comme à Jakarta.

Nous quittons Medan vers le sud, en direction des montagnes de la région de Berastagi où vit la minorité Batak dont Effendy, notre guide, fait parti. Il est né dans cette région-là et des oncles, tantes et cousins-cousines y vivent encore.

Le prochain arrêt ne fait pas partie de notre programme mais Effendy tient absolument à le faire car, étant catholique, l’histoire de cette église le touche énormément et il est convaincu que nous serons tout autant émerveillé. C’est l’histoire d’un jésuite de Madras en Inde qui a construit cette église toute spéciale alliant l’architecture du temple hindou à l’église catholique. Comme je ne filais pas tellement bien, j’ai tout de même visité mais sans trop m’attarder pour revenir me reposer à l’auto. Vous trouverez beaucoup plus d’explications sur le blogue de Raymonde dont le lien est au bas de la page.

Après le dîner où je n’ai mangé que quelques bouchées de riz blanc, nous avons fait un dernier arrêt à l’église Saint-François dont la construction a été faite selon l’architecture typiquement batak avec les couleurs blanc, rouge et noir bien en évidence : le blanc pour les dieux supérieurs du ciel, le rouge pour les dieux du milieu i.e. les hommes avec le sang rouge et le noir pour les dieux inférieurs sous la terre. J’ai été étonné de réaliser qu’ici, les autorités religieuses catholiques sont capables de hardiesse en incorporant les éléments de la culture locale dans leur église. Belle leçon!

Comme je revenais lentement à la vie, j’ai continué la visite avec Raymonde et Effendy pour aller voir, près de l’église, une maison ancestrale typiquement batak avec le toit noir en forme de pirogue renversée. Dans ces grandes maison carrées sur pilotis vivaient 8 familles sous l’autorité d’un chef de clan.

Deux familles partageaient une des quatre places de feu dans la maison. Aucune cloison à l’intérieur, l’intimité étant préservé par des rideaux. Effendy est né et a vécu dans une maison comme celle-ci où son père était chef de clan. Il nous a raconté ce qui se passait à la naissance d’un enfant. Ainsi le cordon ombilical de chaque bébé était mis à sécher et conservé dans la maison. Dès qu’un enfant était malade, on infusait le cordon et on lui donnait l’eau à boire pour le guérir. Le placenta était enterré sous la maison afin que l’enfant devenu adulte se souvienne et puisse revenir à ses racines. Vers l’âge de 12 ans, les garçons devaient dormir à l’extérieur de la maison commune, dans une petite construction sur pilotis aussi. Comme dit Effendy, c’était pour éviter les «scandales»!

Notre trajet automobile s’est poursuivi en gravissant les montagnes sur de belles routes en épingle à cheveux. Il y a affluence sur la route en ce beau dimanche et la raison est toute simple : les gens de la plaine viennent en montagne en fin de semaine pour y trouver un climat plus frais.

Dès notre arrivée à Berastagi vers 16h00, notre guide nous amène au marché publique des fruits et des fleurs. Je demeure dans l’auto et j’observe de jeunes gens avec des petits chevaux qui font faire leur première expérience équestre aux visiteurs très nombreux aujourd’hui. Raymonde est revenue avec trois sacs de fruits : des mandarines, des rambutan et des salak à la peau de serpent.

Notre hôtel est le Sinabung Hills. Il n’est pas jeune mais c’est beau et confortable avec grande piscine extérieure. Nous serons bien ici. Le Wi-Fi est disponible dans le lobby et dans la salle à manger où Raymonde et moi allons souper… car l’appétit m’est revenu! Raymonde se commande un plat de nouilles au bœuf et moi j’opte pour le soto ayam, une soupe-repas au vermicelle de riz avec de beaux morceaux de poulet immergés dans un bouillon jaune au lait de noix de coco et gingembre. Jamais dégusté une soupe aussi délicieuse!

Le reste de la soirée a été passé à rédiger nos blogues et à sauvegarder nos photos sur les disques durs de nos ordinateurs portables et à déguster nos fruits très savoureux. Le rambutan est chevelu avec des teintes de rouge. Il vient en grappes. Il ressemble et goûte au lechee sans en être un. Le salak est une découverte : un peu plus gros qu’une prune, de forme allongée, une mince écorce noire au motif de peau de serpent lui vaut son surnom. À l’intérieur, trois lobes renferment chacun un noyau. La texture et le goût s’apparente à la pomme. Yum Yum!

Voilà pour aujourd’hui.

 


LA CARTE

Itinéraire du voyage

 


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Vous pouvez aussi suivre ce voyage sur le blogue INDONÉSIE RAYMONDE de Raymonde qui apporte une autre dimension à ce périple par sa touche toute personnelle de raconter nos péripéties!

Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
Auteur: Pascal

 

 

 

 

 


 

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