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BaliJimbaran, Bali - Vendredi, 20 février 2015

La date d'aujourd'hui, 20 février, me fait subitement réaliser que nous allons vivre nos derniers jours en Indonésie. Dans 8 jours, nous serons de retour à Jakarta pour notre départ vers la froidure du Québec. Oh! En parlant de départ, nous avions réservé un hôtel de luxe au centre-ville de Jakarta pour le 1er et 2 mars car nous voulions visiter la ville avant de partir. Mais tous les guides nous ont dit que ce n'était qu'une ville commerciale et industrielle sans aucun intérêt touristique. De plus, avec le trafic intense et les bouchons de circulation, les déplacements sont des plus aléatoires. Ce qui fait que nous avons demandé à notre super agente, Ana, de nous déplacer à l'hôtel FM7 de l'aéroport que nous avions beaucoup apprécié lors de notre arrivée. Raymonde lui a envoyé un courriel ce matin et ce soir nous avons eu la confirmation qu'elle s'occupait du changement. Rassurant !

Notre journée est libre et nous allons l'occuper à nous faire plaisir. J'ai pris une partie de l'avant-midi pour aller sur Facebook, Twitter et consulter les différents réseaux d'information. Il fait encore froid dans l'est de l'Amérique! Ouais! On a bien choisi notre temps pour aller dans le sud! Hi hi hi!

NOS PASSEPORTS BIEN VISÉS

À notre arrivée hier à l'aéroport, notre guide Nata avait en main nos deux passeports bien visés pour un autre mois. Nous pourrions rester ici jusqu'au 22 avril! Imaginez! Mais c'est sans compter sur notre désir de rentrer à la maison. Six semaines c'est long... même dans un paradis! Les prochains jours de villégiature à Lombok seront donc paisibles et un peu éloignés du bruit de la population. Parfait!

AU RESTO LOCAL

À midi trente, on vient faire la chambre et nous en profitons pour aller dîner au resto à l'entrée de la plage. Nous dégustons de bonnes arachides balinaises bien rôties et salées à point. Hum! Le garçon est super sympathique. Nous commandons un «fish and chips» pour deux à 15$ que nous mangeons tout en jasant avec lui de choses et d'autres. De politique d'abord car je m'intéresse beaucoup à ce qui se passe avec la commission d'enquête sur la corruption, KPK. Du gros restaurant en construction sur le coin de la rue aussi: il a peur de perdre des clients car ce sera un resto qui va offrir des mets «western» comme des pizzas, hamburgers. C'est pour une autre clientèle. Je le rassure en lui disant que ce n'est pas pour rien que tous les Mcdo, Kentucky, Burger King et Pizza Hut de ce monde sont toujours construits l'un près de l'autre, dans le même secteur, car l'affluence crée l'affluence et il y en a plus pour tout le monde.

Vient le temps de régler l'addition. Nous lui avions dit que nous logions au The Open House. Voilà qu'il nous dit qu'il a une entente avec son proprio et qu'il donne 20% de rabais à ses clients qui habitent là! Comme nous sommes à court de «cash» ce matin, cette nouvelle va me permettre de lui acheter, en plus, deux sacs d'arachides à 2.5 $ chacun. Voilà! Tout le monde est content!

PROVISIONS POUR LOMBOK

Selon le site Web de notre hôtel Puri Mas Quirqy Garden à Lombok, nous serons à distance de la ville et de ses bruits. Ici à Jimbaran, nous sommes en plein village avec beaucoup de petits restos locaux et d'échoppes vendant de tout. Donc, je ne prend pas de chance et je vais faire mes provisions de bières Bintang!

Mais nous devons d'abord sortir de l'argent! Sur les indications de José, le proprio de l'hôtel, nous allons sur la rue principale pour y trouver un ATM. Une bonne marche. Plus longue que je pensais. Le ciel est couvert aujourd'hui et nous entendons le tonnerre au loin. Pas de pluie cependant. Une fois nos poches regarnies à nouveau de monnaie indonésienne, nous revenons au sympathique petit dépanneur près de l'hôtel où je dévalise le frigidaire de ses deux seules bières Bintang. J'en veux huit. Le proprio me dit que les autres s’en viennent! Cinq minutes plus tard, un jeune homme arrive avec une caisse pleine du précieux liquide doré! Mon sac à dos est plein et j'ai un autre sac contenant des ! Pringles et des Fanta, Coke et Sprite. Voilà! Mes provisions sont faites.... et mon insécurité vaincue encore une fois.

LE MASSAGE

Déjà 17h00! Vite! C’est le temps de mon massage de 90 minutes sous le gazebo au bout de la piscine. Raymonde vient aussi mais pour une réflexologie d’une heure. J’ai mis mon kimono sans mes sous-vêtements car on nous permet de les remplacer par des boxers dans une pièce isolée du spa. Mais ici, à la dernière seconde, j’ai remis mes bobettes. Heureusement car on m’a enlevé mon kimono et demandé de m’étendre directement sur la table de massage! Hum! Un pressentiment peut-être pour éviter une grosse gène!

Ah! Le plaisir de se faire dorloter avec des huiles à odeur de jasmin et de thé vert. Mais ce n’est pas toujours aussi doux ici car je trouve que les masseuses asiatiques prennent beaucoup de plaisir à insister sur les points où ça fait mal… pendant une seconde puis… Ah! Que ça fait du bien lorsqu’elles relâchent! C’est peut-être cela le Ying et Yang!

LE MYSTÈRE DES PNEUS SUR LE TOIT

Pendant un massage on pense surtout au massage lui-même mais on ne peut empêcher ses pensées de s’épivarder un peu. C’est ainsi que je me suis souvenu de ces pneus d’auto et de moto, parfois jusqu’à quatre, ornant les toits des maisons en tôles à Flores. Ce fut le mystère total même pour notre guide. «Probablement pour apporter de la chance!» leur avais-je suggéré.

Pourquoi le pneu sur le toit des maisons ?
Pourquoi le pneu sur le toit des maisons ?

Ce n’est qu’à notre retour de Komodo que Dennis, le chauffeur, nous a donné la solution qu’il avait trouvé en questionnant les gens autour de lui pendant notre absence : ceux qui mettent des pneus sur le toit de tôle de leur maison le font pour la protéger du tonnerre! Des pneus comme paratonnerre!

Incroyable légende urbaine! C’est probablement venu du fait que les pneus des autos les isolent du sol, oui c’est vrai, mais c’est plus la «cage de Faraday» de l’automobile, l’enveloppe de métal, qui nous protège, comme pour les avions. Vraiment drôle ce dont l’esprit humain est capable d’associer et de créer des demi-vérités!

Voilà pour aujourd’hui. Je vais écouter les nouvelles sur CNN maintenant!

Bonne nuit!

 


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Pour la version «cartésienne» de ce voyage, ne manquez pas de consulter le blogue INDONÉSIE PASCAL que Pascal rédige minutieusement au jour le jour!


 

Auteur : Pascal
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BaliJimbaran, Bali - Jeudi, 19 février 2015

Avant-midi tranquille à la chambre de l’hôtel La Prima de Labuanbajo à rédiger et publier nos articles et nos photos de blogues. Ils étaient en souffrance depuis quelques jours faute de connexions WiFi. On dirait que nous sommes de retour à la civilisation!

DÉPART DE FLORES

C’est vrai que l’île de Flores n’est pas un paradis touristique même si nous y avons vu des sites, des paysages et des animaux uniques à cette région de l’Indonésie. Espérons que les touristes se feront plus nombreux ce qui permettra alors d’améliorer les hôtels qui en ont bien besoin dans certaines villes.

À midi, c’est Andrean seul qui est venu nous chercher pour nous reconduire à l’aéroport, Dennis ayant été appelé pour une excursion.

L’aérogare de Lubuanbajo est en construction et nous comprenons que la climatisation n’est peut-être pas des plus urgents dans l’ordre des priorités! Nous avons tout de même bénéficié du courant d’air d’un ventilateur, gracieuseté des jeunes gens préposés à l’inspection des bagages.

Le vol à bord du ATR 72-600 de Garuda a duré un peu plus d’une heure, à peine le temps de déguster un beignet et un verre de jus de pomme.

BEAU GESTE DE NATA

Le soleil brille à Bali et Nata et son chauffeur Santa sont au rendez-vous. Il nous a fait la surprise d’acheter un sac de nos fruits préférés : bananes, rambutans et mangoustans! Un geste vraiment délicat de sa part et qui nous a fait chaud au cœur! Nous y voyons de l’appréciation de sa part envers nos personnes, pas seulement les touristes.

THE OPEN HOUSE

Notre hôtel pour les deux prochains jours est le The Open House à 15 minutes de l’aéroport et 5 minutes de marche de la magnifique plage bordée de petits restos offrant du poisson à manger de toutes les façons.

L’hôtel appartient à José, un espagnol vivant ici depuis des années. C’est lui qui nous a accueilli et transporté nos valises! L’établissement comprend un restaurant et une suite de chambres sur deux étages bordant une longue piscine au bout de laquelle un spa nous attend pour nous prodiguer des massages reposants et relaxants que nous allons certainement prendre!

La chambre est spacieuse, très bien organisée et ergonomique. Tout l’espace y est minutieusement utilisé : nous pouvons aisément poser nos valises ouvertes sur un long banc sur le mur. L’endos de la tête du grand lit sert de lavabo et de tablette pour mettre nos choses et abrite le frigo. La télé dans un coin nous offre plusieurs postes en anglais dont CNN. La porte patio donne sur le balcon privé nous donnant directement accès à la piscine. C’est un petit paradis encore! Nous y serons très bien!

NOUVEL AN CHINOIS À BALI

Après une couple d’heures de repos, nous avons suivi les conseils de José et sommes allés assister au coucher de soleil sur la longue et belle plage. Tous les restos ont installé des tables sur le sable avec des parasols car il va y avoir affluence au souper, plusieurs autobus de chinois ayant tout réserver pour fêter le Nouvel An Chinois ici à Bali. Ce sera l’année de la Chèvre. Nous vérifions à un resto et on nous dit qu’il reste encore quelques places disponibles si nous voulons souper. Ce sera pour demain probablement car nous voulons manger à la chambre avec les fruits de Nata.

Le coucher de soleil a été splendide et j’ai pu prendre plusieurs belles photos. En retournant, nous avons mangé chacun un épi de maïs rôti sur la braise et enduit d’un mélange d’épices qui lui donnait un goût totalement différent de nos épluchettes de blés d’Inde!

De retour à la chambre, je ne sais pas ce qui m’est arrivé mais je suis littéralement tombé de sommeil dans le lit! 21h00 et kaput le bonhomme!

 

 

 

 

 


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Auteur : Pascal
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FloresLabuanbajo, Flores - Mercredi, 18 février 2015

La nuit s’est très bien passée malgré la faible épaisseur, un pouce, du matelas de mousse. Disons que j’avais les hanches un peu endolories ce matin! Mais j’ai été surpris d’avoir bien dormi à la belle étoile avec seulement une petite couverture pour me protéger de la petite brise qui venait de la mer.

La toilette a été très rudimentaire car nous avons dormis tout habillés. C’est la première fois du voyage que cela nous arrive! Et nous ne sentons pas trop mauvais.

Notre lever s’est fait un peu avant l’aube, Raymonde la première ce qui lui a permis de voir les chauves-souris revenir en masse et en silence de leur festin nocturne. Le déjeuner a consisté en bananes frites et une pile de tranches de pain dorées! Eh oui! Gracieuseté de nos jeunes matelots!

PARC DE KOMODO

Notre premier arrêt se fait au par et centre d’interprétation de Komodo où nous avons pris le temps d’aller faire nos besoins dans une toilette digne de ce nom. Il était temps. Non pas que celle du bateau n’était pas propre. Non. Juste que l’espace réduit ne facilitait pas beaucoup les mouvements! J’avais même de la difficulté à passer dans la porte coulissante!

Notre guide, début trentaine, se nomme Adji et il nous dit combien son travail ici, dans la nature, l’a amené à conscientiser l’importance de la  conservation à tel point qu’il en parle maintenant ouvertement dans sa famille alors qu’il y a à peine 3 ou 4 ans il aurait passé pour un illuminé! Les temps changent, ici aussi!

Il nous conduit à travers la forêt sur un beau sentier le long de la mer vers un point d’eau où il espère que nous verrons nos premiers «monstres de Komodo», les fameux lézards «varongs».

En chemin, nous voyons quelques cerfs et des cochons sauvages, des oiseaux et de multiples plantes mais des varongs?  À un moment donné je me suis demandé si nous allions en voir car rendu au point d’eau, rien, pas l’ombre d’un «monstre». Bon. Faisons confiance en  notre bonne étoile! C’est placé dans l’Univers : nous voulons voir «des varongs»!

La fin de notre visite se fait au chalet des «rangers», les gardes-chasse du parc. Ils sont en train de déjeuner. Oh surprise! Ils ont plusieurs «non-invités» venus à la course voir s’ils ne pourraient pas partager leur nourriture! Nos premiers varongs sont là, autour du chalet sur pilotis à attendre quelques miettes de nourriture! Tous des mâles. L’un d’eux en provoque un autre, ils se dressent face contre face mais l’affrontement ne sera pas pour aujourd’hui. Chacun repart de son coté, lui au soleil pour se réchauffer, l’autre à l’ombre du chalet pour se reposer car ce sont des animaux à sang froid et ils ont besoin de soleil pour se réchauffer.

LE PARC DE RINCA

Après plusieurs photos, nous retournons à notre bateau pour aller au parc naturel de Rinca où nous pourons peut-être voir d’autres varongs. Le trajet en mer nous prend une bonne heure.

Notre guide, Akbar, est une jeune garçon qui parle très bien anglais. Il travaille ici 10 jours consécutifs et prend ensuite 10 jours de congés. Il gagne de l’argent pour faire des études. Dès qu’il a un montant d’épargner, il fait une année d’étude. Remarquable ce jeune homme!

Ici nous avons la chance de voir plusieurs varongs aussi autour des chalets des gardiens. Akbar nous dit qu’ils sont attirés par la nourriture et chaque matin, plusieurs viennent roder aux alentours. Nous voyons deux bébés! Ils sont peureux et fuient.

Akbar nous raconte que les varongs ne manquent qu’une fois par mois… mais ça compte à ce moment-là! Leur tactique est de se mettre en embuscade dans un buisson et si un animal (ou un homme) passe ils l’attaquent par derrière et le mordent à la patte. Même les buffles du parc y passent!

Le fait est que leur morsure est mortelle car leur salive infecte la blessure et deux semaines plus tard, l’animal est mort. Comme ils ont un odorat leur permettant de détecter du sang jusqu’à 10 kilomètres avec le vent, ils se dirigent alors vers la carcasse qu’ils dévorent jusqu’à n’y rien laisser.

Un garde s’est déjà fait mordre à la jambe. On l’a traité sommairement à l’hôpital de Lubuanbajo avant de l’envoyer par avion à Bali. Il a survécu.

Nous passons devant des nids de varongs creusés dans le sol. Akbar nous dit que les femelles en font plusieurs afin de confondre les prédateurs mais ne pondent que dans un seul qu’elles recouvre de terre. Elles quittent ensuite le nid… pour revenir plus tard manger ses petits une fois éclos! Eh oui! Les varongs sont canibales! C’est pourquoi les petits bébés varongs que nous avons vu en arrivant se tenaient à l’écart. Donc, l’instinct faisant bien les choses, dès que les œufs éclosent, les petits varongs montent dans les arbres pour échapper au retour de leur mère. Mais à peine 15% survivent à l’amour maternel!

Demain sera une grosse journée  pour Akbar car deux bateaux de croisière avec 800 passagers vont accoster ici.

Le reste de la journée a été consacrée au retour vers Lubuanbajo dont nous avons atteint le port vers 14h00. Dennis était là! Heureux de le revoir.

Après avoir réglé la confusion sur notre hôtel, nous sommes finalement débarqués à l’hôtel La Prima, un des trois visibles à partir de notre bateau.

Très belle chambre et plein de confort avec le WiFi dans la chambre. Que demander de mieux pour notre dernière nuit à Flores.

 

 


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Auteur : Pascal
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FloresLabuanbajo, Flores - Mardi, 17 février 2015

Il va sans dire qu’après les hôtels 2 étoiles des derniers jours, la chambre du couvent Santa Maria Berdukacita de Ruteng était d’un luxe incroyable : salle de bain super propre et une grande chambre bien aménagée.

Ce matin, le déjeuner est servi dans une salle attenante et c’est la même petite religieuse qui nous a accueillis hier qui fait le service ce matin : œufs «McDo» trop cuits mais bons, des bananes sucrées et un paquet de roties… pas dorées et de la très bonne confiture d’ananas avec un léger goût de gingembre. J’adore! Le café est en poudre mais bon. Et aucune odeur de nafta comme hier au déjeuner à Bajawa!

Nous ne sommes pas seuls à avoir dormi ici. Raymonde jase avec un couple de Sudbury, Ontario. Deux autres couples de jeunes se délient les jambes dans la cour. Notre chauffeur Dennis est sous le gazebo à lire ses messages. C’est vraiment un bon gars! Toujours souriant et au devant de nos moindres désirs! On l’aime bien!

LA CAVERNE DE «FLO»

Ce matin nous allons visiter la fameuse caverne où les archéologues ont trouvé les plus petits hominidés connus jusqu’à présent : 115 centimètres! 45 pouces! Ils ne sont pas apparentés aux pygmées. Complètement différents. Ils ont vécu dans cette grande caverne il y a  plus de 13 000 ans. Ils ne connaissaient pas le feu. On croit que l’arrivée des «homos sapiens» a été la cause de leur disparition. On y a découvert un squelette complet, celui d’une femelle, et on lui a donné le surnom de «Flo» pour Flores mais aussi en référence à un autre squelette renommé, celui de «Lucy», âgé de plus de 3 millions d’années.  On la connait aussi sous le surnom de «Hobbit de Flores».

RIZIÈRES EN TOILE D’ARAIGNÉE

La seule autre visite prévue aujourd’hui a été pour voir les rizières en toile d’araignée. Nous nous sommes arrêtés au village de Sawa Lodok et gravi la pente d’une colline abrupte sous une chaleur humide qui nous a laissé une couple de fois à bout de souffle pendant la montée! Du promontoire nous avons découvert une vaste plaine encastrée entre les montagnes où les rizières sont autant d’immenses pizzas découpées en pointe, chacune d’elle redécoupées en parcelleS. L’irrigation se fait de l’extérieur vers l’intérieur. Notre guide nous dit qu’ils ont inventé ce type de rizières en pointes car c’était plus facile ainsi aux familles de séparer leur «pointe familiale» pour leurs descendants.

DÎNER DANS UN WARUNG

Nous étions sensés dîner sur le bateau mais nous avons convaincu Andrean de nous arrêter dans un «warung lokal» où nous avons très bien mangé de riz et nouilles frites pour 4$! Normalement, dans un hôtel ou un resto pour touristes, nous aurions payé 7$. Nous avons remarqué le même phénomène lors de l’achat de bouteilles d’eau : notre guide paye sa bouteille 60 cents alors qu’on nous demande 1$.

LA COMMISSION KPK

La grosse nouvelle à la télé ce midi : la commission d’enquête KPK sur la corruption en Indonésie vit peut-être ses derniers moments sans avoir pu faire la moindre enquête! La police, les «crocodiles» comme on les appelle ici, les gens les plus corrompus du pays, a réussi à faire démissionner le président de la commission, le «gecko»,  en l’accusant de corruption lui-même! Les gens sont extrêmement déçus mais semble-t-il que le président va nommer trois co-présidents en remplacement du démissionnaire afin de permettre à la commission de commencer son travail! Incroyable comme la police ici en mène large!

DES TROMBES DE PLUIE!

Nous avons traversé plusieurs cols de montagnes pour descendre vers la mer et Lubuanbajo où nous allons prendre un petit bateau pour les deux prochains jours. Des pluies torrentiels ont rendu la conduite de l’auto un peu hasardeuse dans les tortillons de la route de montagne où chaque détour est une aventure! Mais nous avons en Dennis un bon chauffeur et il nous a mené à bon port où notre bateau nous attendait… sous un soleil de plomb et une humidité horrible! Comme toujours, nous avons apporté la belle température avec nous!

NOTRE BATEAU

Le bateau est long mais pas large. Deux très petits couloirs de chaque coté de la minuscule cabine de pilotage permettent d’accéder à la toilette et la cuisine à l’arrière du bateau. Au centre, une cabine avec lits superposés peut accueillir 4 passagers comme nous. Mais nous avons décidé d’y mettre nos valises et laisser l’espace à Andrean pour y dormir car nous allons le faire sur le pont avant, à même le plancher. Le capitaine va dormir sur le plancher de sa cabine et les deux matelots, Isra le fils du capitaine et Ara son copain, dormiront dans la cuisine ou sur le toit, à la belle étoile, s’il fait beau.

Nous faisons nos adieux à Dennis car il se peut qu’il soit appelé pour un autre contrat et ne soit pas notre conducteur à notre retour sur la terre ferme demain.

L’embarquement est rapide et nous prenons la direction de la grande île de Komodo que nous atteindrons après 3 heures de navigation. Tout au long du parcourt, nous avons croisé d’autres bateaux comme le nôtre avec leur chargement de touristes. Une multitude d’îles composent l’archipel de Komodo et, à gauche comme à droite du bateau, elles se succèdent à un rythme effréné! Je me demande comment ils font pour naviguer dans tout cela!

SOUPER ET CHAUVE-SOURIS

Isra, le fils du capitaine, a conduit une grande partie du trajet, laissant sa place à son père Sédé pour aller préparer notre souper avec son ami Ara. Il est 18h12 et le soleil se couche derrière l’île de Komodo où nous avons accosté dans une baie «spéciale» comme nous allons voir plus tard. Les derniers rayons de soleil éclaire nos plats de «mie goreng», de «nasi goreng» et de «ayam goreng» savoureux que nous dégustons avec appétit! Vraiment un délice!

Soudain, à 18h30 pile, une clameur de cris d’oiseaux s’élève de la forêt derrière nous! Ce ne sont pas des oiseaux mais des «fruit bats» ou «roussettes» en français, des super grosses chauve-souris!

Soudain, elles s’envolent et pendant une demi-heure, traversent la baie pour se rendre de l’autre coté passer la nuit à se nourrir de fruits. Le spectacle est incroyable! Je croyais que c’était des corneilles! Une multitude de méga-grosses chauve-souris qui passent au dessus de nous en battant silencieusement de leurs longues ailes pointues! Tout un spectacle. Et puis, soudain, plus aucun cris! Silence total!

DANS LA BAIE DE KOMODO

Le soir est tombé et le ciel luit d’une multitude d’étoiles. Nous sommes à l’équateur et j’ai vraiment de la difficulté à situer les constellations que je connais. Par contre, Orion, la plus évidente, trône au-dessus de nos tête alors que dans l’hémisphère nord elle est plus basse.

Même s’il fait noir, notre bateau est équipé d’une série de petites lumières led réparties sous le toit et qui nous éclairent discrètement. Judicieux choix! D’autres bateaux sont amarrés dans la baie tous plus discrets les uns que les autres… sauf le plus gros et le plus illuminé d’entre eux dont la génératrice bruyante nous écorche les oreilles pendant un long moment. Le son diminue d’intensité par intermittence jusqu’à devenir inaudible selon la position relative de nos bateaux qui tournent lentement autour de leur ancre.  Il en sera ainsi jusqu’à son départ au petit matin. Bon débarras!

 NOS LITS

Vers 20h00, nos deux valeureux matelots viennent déplacer les bancs et la table et placent les matelas de mousse sur le pont qu’ils recouvrent d’une beau drap propre. Des oreillers et une couverture sont mises à nos places respectives. Vers 21h00, nous nous installons pour la nuit sous un magnifique ciel étoilé! Raymonde fait la réflexion : « Ce n’est pas un hôtel 2 étoiles ce soir, c’est un mille étoiles!» Et comme elle a raison!

Dans plusieurs de nos voyages nous avons eu cette chance de dormir à la «belle étoile» : en 2006, dans le Outback australien alors que nous avions couché dans un ranch sous les étoiles et en Inde en 2011 dans le désert du Radjastan avec Guylaine et Marcel alors que le thermomètre frôlait le zéro avec juste le nez et les yeux sortis des couvertures! De beaux souvenirs!

Bonne nuit à tous qui nous suivez sur ce blogue que vous lierez avec plusieurs heures de retard car le WiFi n’est pas encore disponible à Komodo!

 

 

 


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Auteur : Pascal
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FloresRuteng, Flores - Lundi, 16 février 2015

En attendant le départ à 8h00, nous sommes allés marcher dans les rues de la petite ville de Bajawa où nous avons couché à l’hôtel Bintang Wirota. L’édifice est beau de l’extérieur mais l’intérieur aurait besoin d’un très important projet de rénovation. Urgent même! En tout cas, nous ne le recommandons certainement pas… même si nous avions accès à Internet!

Quelques instants après notre départ, Andrean nous  annonce que le nauséabond durian qu’il avait acheté hier et qui nous avait empoisonné l’existence, avait été livré à sa sœur hier soir par un ami. Surprise! Nous l’avions oublié celui-là!

PAS DE «HOT SPRING»

Dennis est malade. Il ne «file» pas du tout. Après 15 minutes, il doit arrêter pour aller vomir. Andrean prend le volant. Il nous dit que ce sera une journée complètement différente de tout ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant. Et elle commence par une mésentente entre lui et Raymonde au sujet d’une excursion à une source chaude prévue ce matin mais où nous n’allons pas. Mauvaise interprétation de ses paroles, nous dit Andrean. Grosse crotte sur le cœur pour Raymonde qui avait sorti nos costumes de bain pour l’occasion. Pendant de longues minutes, plus personne ne parle dans l’auto. Silence radio un peu lourd. Finalement Raymonde et lui discutent et se raccommodent et l’imbroglio est mis de coté : la source chaude ne valait pas le déplacement!

L’ARAK

Premier arrêt à une distillerie domestique d’arak, un alcool fait a partir du fruit d’un palmier. Les cruciverbistes comme nous connaissent bien ce mot mais peu ont eu la chance de le voir et d’y gouter! Le procédé et l’alambique sont très rudimentaires mais le produit est presque cristallin… surtout qu’il est vendu dans des bouteilles d’eau recyclées! À s’y méprendre. Par courtoisie, nous achetons une bouteille tout comme Andrean : «To drink on the boat tomorrow like a tequila with lemon and salt!». Hum! Je veux bien essayer cela!

DANS LE PAYS D’ANDREAN

Nous faisons un court arrêt pour saluer la sœur d’Andrean qui avait un goût de femme enceinte incontrôlable pour le fameux durian qui nous a empesté l’auto pendant quelques heures hier. Nous sommes maintenant dans le pays qui a vu naître notre guide et nous traversons son village. Il nous montre son école, l’église catholique qu’il fréquentait avant de se convertir à l’islam. Je soupçonne qu’il a dû le faire pour se marier à la sœur de Dennis qui est de Sumatra où cette religion est majoritaire.

Long arrêt à la maison de sa tante et son oncle où nous rencontrons son père et sa mère qui demeurent un peu plus loin mais qui tenaient à nous rencontrer. Plusieurs femmes du village sont aussi présentes en train de manger du riz et des légumes dans la maison. On m’offre un verre de café sucré. C’est la période de la plantation du riz et tout le monde s’entraide à tour de rôle pour cet ouvrage répétitif et exigeant. Elles vont reprendre le travail après notre départ.

En plus de la rizière en terrasses derrière la maison, son oncle possède aussi des plantations de café, cacao et bien d’autres produits. Il est aussi menuisier et fabrique des portes et fenêtres avec des outils électriques dont une perceuse et deux scies circulaires qui lui servent à faire les tenons et mortaises.

CHEZ FERDINAND ET RENI

Et nous repartons… pour arrêter, mais cette fois pour trois heures, chez son frère Ferdinand qui possède un petit étalage de fruits le long de la route au village de Barong. Un pancarte indique que c’est aussi un «coffee shop». Andrean nous annonce que nous allons dîner ici! Je vous fais grâce de la préparation du repas que Raymonde va vous raconter. Moi, pendant ce temps,  j’admire la nature bien assis sur un banc rudimentaire de l’autre coté du chemin. Nous sommes sur une montagne et une longue pente abrupte descend jusqu’à la plaine tout en bas. La vue est magnifique avec les gros nuages à l’horizon qui déversent leur pluie sur les montagnes à des kilomètres d’ici.

PROF D’ANGLAIS

Un jeune motocycliste s’est arrêté pour me parler pendant une vingtaine de minutes : âgé de 24 ans, il enseigne l’anglais dans une école secondaire de 200 élèves. Il a trois classes de 90 minutes cet après-midi. Il apprécie beaucoup que je prenne le temps de lui causer car il n’a pratiquement jamais l’occasion de pratiquer son anglais, assez rudimentaire pour un prof je dois l’avouer,  à cause de la rareté du tourisme dans ce coin de pays. Il me dit que le plus gros problème de ses élèves est qu’ils craignent de parler l’anglais avec les étrangers. C’est peut-être le cas ici mais ce n’est pas ce que nous avons constaté sur les autres îles.

NOIX DE COCO

Lors de notre passage chez l’oncle de Andrean, on lui avait donné 4-5 noix de coco. Ferdinand en a pris une et l’a découpé pour en verser le liquide dans deux verres. Avec une cuillère, il a ensuite détaché la pulpe de la noix et la mise dans nos verres. Délicieux mais sans le goût caractéristique du lait de coco. Je ne me suis pas fait prier ensuite pour manger le reste de la pulpe dans les deux moitiés de la noix pendant que Raymonde retournait cuisiner. Pur délice!

Nous avons ensuite mangé du poulet, du riz et des légumes assis le long de la route avec Andrean et Dennis qui semble remis de son malaise de ce matin. Il a dormi une couple d’heure à l’ombre sur la grande banquette qui accueille les visiteurs et il semble revigoré.

À 13h30, nous avons repris la route en direction de Ruteng, notre destination finale pour aujourd’hui. Nous avons fait quelques arrêts pour voir des rizières en terrasse et pour acheter de la bière et quelques autres friandises pour notre souper de ce soir à l’hôtel. Raymonde avait aussi acheté des bananes et un ananas à l’échoppe de Ferdinand.

LAC DE CRATERE

Le dernier arrêt de la journée s’est fait au cratère du volcan Rana Mesi, depuis longtemps éteint,  pour y voir le lac qui s’y est installé. Moins spectaculaire que ceux vus à Kelimutu! Comme vous le savez peut-être, la noix de coco est très laxative et ma digestion s’est énormément accélérée depuis notre départ de chez Ferdinand. Il va sans dire       que cet arrêt à ce cratère a été une vrai «délivrance» pour moi et les buissons environnants en ont été témoins. Fin des aventures pour aujourd’hui.

 AU COUVENT À RUTENG

Ruteng est une ville de 170 000 habitants. Nous logerons ce soir dans un couvent dont une section a été convertie en auberge pour visiteurs. Dans notre itinéraire, il est coté 2* tout comme l’affreusité d’hier à Bajawa mais Raymonde et moi lui en décernons deux de plus pour la grandeur de la chambre et la propreté de la toilette. Il en perd une parce qu’il n’y a pas de Wi Fi. Nous serons bien ce soir! Une bonne douche, enfin, et un bon lit sans craindre d’avoir à affronter des puces de lit comme c’était notre crainte tacite à tous les deux hier!

Demain, nous allons en bateau dans les îles de Rica et Komodo et nous coucherons sur le bateau pour revenir le lendemain à Lubuanbajo d’où nous nous envolerons pour Bali.

 


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Auteur : Pascal
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FloresBajawa, Flores - Dimanche, 15 février 2015

Avant notre départ pour Bajawa à 7h30, nous avons pris le déjeuner en face du volcan Kelimutu dont nous avons visité les lacs hier. Ce matin, son sommet est radieux sous le soleil. Vers 4h00 ce matin, des voisins de chambre sont partis pour voir les lacs au lever du soleil, ce que nous étions censés faire aussi ce matin mais fait hier.

PIERRES BLEUES

Aujourd’hui sera une longue journée de 7 heures de voyagement jusqu’à Bajawa. Nous revenons sur nos pas et retraversons Ende pour nous diriger vers la partie est de l’île. Nous avons la mer à notre gauche pendant la première partie du trajet. Nous arrêtons à Pengga Jawa pour y voir les «pierres bleues»  que les femmes vont cueillir sur la plage. Elles ont été polies en galets par des milliers d’années sinon des millions dans le fond de la mer et offrent, aujourd’hui, un travail à ces gens qui les vendent sous différentes formes d’artisanat.

SALAIRE MOYEN

En route, nous traversons  une zone de travaux sur la route et je m’informe sur le salaire quotidien des travailleurs ici à Flores. Andrean me dit qu’un travailleur qualifié peut gagner 50 000 IDR (5$) par jour. En campagne, c’est suffisant mais en ville il faut au moins 75 000 IDR (7.50$) par jour pour y vivre décemment.  Surprenant car, en tant que touristes, nous prenons 2 repas par jour à 35 000 IDR chacun pour un total de 70 000 IDR et nous choisissons  toujours sur le menu du resto. Je me demande encore comment font les restos ici pour vivre car personne sauf les touristes n’ont le moyen de les fréquenter! Sur Internet, on donne un salaire moyen de 9.5$ par jour. Bon. Quelque chose cloche ici et je ne sais pas quoi.

VOLCAN EBU YABO

Vers midi, nous avons fait le plein d’essence à 68 cents le litre près du volcan Ebu Yabo dont la cime était partiellement dans les nuages ce qui donnait l’impression qu’il était en éruption! Très dramatique comme vu! Andrean aurait bien aimé nous faire dîner mais tout est fermé en ce dimanche. Nous devrons attendre à Bajawa.

UN DURIAN

Andrean nous arrête ensuite à un stand de fruits pour acheter un durian à sa sœur qui est enceinte et qui a une envie de ce fruit. Il veut lui faire la surprise. Le durian, vous savez, le fruit qui pue comme l’enfer mais a un goût de ciel! Depuis que nous sommes arrivés ici que Raymonde veut en acheter un pour l’essayer. Aujourd’hui c’est l’occasion… qui tombe abruptement à l’eau lorsqu’elle apprend le prix : 7 $ la pièce! Elle pourra se consoler en humant sa délicieuse odeur dans l’auto! En fait, pour ma part, je n’ai pas trouvé l’odeur trop forte sauf en entrant dans l’auto après une visite. Un truc, pour survivre, est de garder les fenêtres de l’auto ouverte. Un autre truc, pour que ça sente moins mauvais, s’enduire les bras de crème solaire à la noix de coco : ça sent la merde… à la noix de coco!

VOLCAN INERIE

Nous sommes dans le pays des volcans et chaque fois que nous en croisons un, nous exigeons de nous arrêter pour l’admirer. Le prochain sur la liste est le volcan Inerie que nous pouvons admirer dans toute sa splendeur du haut d’un promontoire. L’éclairage est superbe et sa masse pyramidale est tout simplement magnifique avec la mer en contrebas! Extraordinaire!  Andrean a déjà dirigé des treks vers son sommet, une expérience de 4-5 heures d’ascension assez difficile. Pas pour nous, c’est certain!

VILLAGE MEGALITHIQUE BENA

De notre promontoire, nous pouvons voir, tout en bas, en direction de la mer, le petit village mégalithique de Bena, notre prochaine destination. Nous devions aller au village Wogo, un peu similaire, mais celui de Bena lui est supérieur. Et c’est ce que nous avons constaté quelques minutes plus tard en marchant entre les deux rangées de maisons aux toits pointus recouverts de paille. Au milieu, un terre-plein sert de tombeaux pour les défunts mais aussi pour les sacrifices de buffles et des porcs pour les ancêtres. Cette ethnie, les Ngada, a conservé cette pratique ancestrale et animiste même si ce village est catholique.

HÔTEL BINTANG WIROTA

Arrivés à Bajawa, une petite ville, nous allons manger au resto Dito’s un bon nasi goreng et un délicieux gado-gado. Direction ensuite vers notre hôtel Bintang (Étoile) Wirota, 36$ la nuit, 2 étoiles. La chambre 2B est correcte avec la télé qui fonctionne, un lit double et un lit simple sur lequel nous mettons nos valises mais pas de clim. La salle de bain est dégelasse mais à lire les commentaires sur internet, aucun hôtel de Bajawa n’est parfait. Pour ma part, je me contenterai bien de ce 2 étoiles d’autant plus que nous avons le WiFi à l’extérieur de la chambre. C’est tout cela de pris et nous ne couchons que cette nuit.

Le proprio, en tout cas le seul gars qui parle anglais ici, me dit que Hydro-Québec a un gros contrat d’électrification dans cette région de Flores. Il connait un gars qui connait un gars d’Hydro-Québec qui lui a dit cela. Je veux bien le croire.

Ce soir j’ai fait vite avec les blogues et comme la connexion internet est lente, je n’ai pas mis de photos. Raymonde, par contre, a eu le temps de le faire.

 


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Auteur : Pascal
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FloresMoni, Flores - Samedi, 14 février 2015

Aujourd’hui est une journée libre mais en accord avec notre guide nous avons convenu de ne pas prendre de chance et d’aller voir immédiagement les lacs volcanique du volcan Kelimutu sur le flanc duquel notre lodge est construit… mais beaucoup plus bas!

Le départ avait été prévu pour 4h30 mais dès 2h00, j’entendais le tonnerre gronder et la pluis tombée. Nous nous sommes tout de même levés et rejoints Andrean et Denis pour un départ avorté après quelques minutes car il y avait peu de chance fasse beau en haut du volcan. «Il nous reste encore demain matin pour y aller» nous dit-il. Bien d’accord et nous, on retourne au lit!

À 7h45, ce que je pensais être la femme de ménage était en fait Andrean qui cognait à la porte : «Il fait beau soleil et si vous êtes d’accord, nous allons au volcan, départ dans 5 minutes! » aussitôt dit, aussitôt fait.

Pendant 12 kilomètres, l’auto a serpenté sur le flanc du volcan Kelimutu sur une route étroite mais très bien entretenue. Passage obligé à la porte d’entrée du parc pour payer le droit de visite et nous revoilà à serpenter de plus en plus haut pour atteindre finalement un grand stationnement très bien aménagé.

«Nous avons 30 minutes de marche maintenant pour atteindre le haut du volcan» nous dit Andrean. Je m’attendais à un trek à travers les racines d’arbres dans un sentier boueux et pentu. Pentu il était par endroit mais notre sentier est très bien aménagé avec plusieurs sections de marches en pierres pour exercer notre souffle. Nous sommes aussi à l’intérieur d’un arboretum avec une multitude d’écriteaux nommant les plantes et les arbres s’étalant le long du chemin. Andrean en connaît beaucoup sur la botanique et nous montre en particulier une plante médicinale dont la feuille écrasée est appliquée sur une blessure pour éviter l’infection. Denis, le chauffeur, interrompt Andrean pour nous dire : « Ensuite, vous avez 5 minutes pour vous rendre à l’hôpital!» Fou rire total!

Juste comme nous pensions être rendus, une longue section en pente douce bétonnée s’est présentée a nous à un détour. Elle nous a conduit jusqu’à la phase finale de l’ascension une autre d’escaliers menant vers le sommet ultime aménagé en promontoire où des vendeurs et vendeuses de thé, café, gateaux et biscuits offraient leur marchandise que des singes macaques essayaent de voler aux visiteurs!

Nous étions très heureux d’être arrivés et surtout de pouvoir admirer les trois lac colorés qui sont autant de cratères de ce volcan dont la dernière éruption a eu lieu en 2013.

Ce qui distinguent ces lacs volcaniques est leur couleur qui changent d’année en année selon les émanations souterraines du volcan. En 2013, les lacs avaient pris les couleurs vert turquoise, bleu et brun foncé, presque noir. Aujourd’hui, deux lacs sont d’un superbe vert turquoise alors que le troisième tire nettement sur le bleu.

Plusieurs touristes admirent ce paysage grandiose sous un soleil à peine voilé qui permet des photos sans trop de contraste. Raymonde, qui avait oublié sa tablette pour prendre des photos, a jasé avec un groupe de français pendant que je prenais le maximum de photos.

À 10h45, nous avons entrepris la descente qui s’est faite plus facilement que la montée! Arrivés à l’hôtel à 11h15, nous avons déjeuner d’œufs brouillés et de fruits frais. Le reste de la jounée a été libre : sieste, blogue, kakuro et lecture pour moi tandis que Raymonde est allée explorer les environs.

LA SAINT-VALENTIN !

Au souper, Raymonde m'a fait toute une surprise: elle a fait préparer un «soto ayam», une soupe au vermicelle et poulet, que j'adore depuis que je suis ici. Pour la Saint-Valentin! Elle est adorable mon amour d'avoir pensé à cela! Comme c'est notre fête à tous les deux, c'est ensemble que nous l'avons dégusté. Comme la cuisinière avait tenu à faire sa propre recette, ce soto ayam ne contenait pas de lait de coco et c'est la raison pour laquelle je le classe en seconde position des meilleurs soto ayam indonésiens.

Encore ne fois, comme nous n'avons pas internet, aucune photo ne sera possible avant que l'on ait une connexion wifi rapide.

 


 

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FloresMoni, Flores - Vendredi, 13 février 2015

Nous nous sommes levés à 2h45 cette nuit, nous étions en route pour Denpasar. Le trajet n’a pris qu’une heure jusqu’à l’aéroport. Nous faisons nos adieux, temporaires, à Nata et Santa car nous les retrouverons à nouveau dans six jours lors de notre retour à Bali.

SUARA AIR VILLA

Nous avons aimé beaucoup notre belle villa à Suara Air mais son éloignement de Ubud, 15 minutes en auto, l’absence de restos à proximité et la télé incapable de capter quelque poste que ce soit ont été des petits inconvénients qui ne nous ont pas dérangés car nous avions suffisamment à nous occuper mais que certains voyageurs plus turbulents ou plus exigeants que nous auraient trouvés désagréables. Ce que nous avons aimé par-dessus tout fut le service personnalisé que nous avons reçu, la tranquillité et l’exclusivité presque totale des lieux.  Formidable!

À FLORES EN ATR-72

Ne manquant pas à son habitude, Garuda a, encore une fois, changé la porte d’embarquement pour Flores, à la dernière minute. C’est vraiment désagréable cette mauvaise habitude car les annonces sont souvent incompréhensibles ou, comme ce matin, aucun personnel à la porte 1C pour nous confirmer que notre embarquement allait se faire à 6h00 à la porte 3. Après une escale à Labuanbajo, notre avion ATR-72-600 a atterri à Ende à 9h00.

NOUVEAUX GUIDE ET CHAUFFEUR

Notre guide pour les prochains jours est Andrean, un grand maigre à la tignasse ébouriffée dans la quarantaine. Il est marié à la sœur du chauffeur, Denis, un peu plus jeune que lui. Ils ont été engagés directement par Sulawesi Adventure pour notre séjour. Ils ne parlent qu'anglais.

Ce qui nous surprend le plus en changeant de guide aussi souvent, c’est qu’aucun d’eux ne vérifie notre parcourt en Indonésie jusqu’à maintenant, ce que nous avons vu et aimé ou détesté. Non! Ils se comportent tous comme si nous arrivions directement du Québec!

C’est évident qu’après avoir vu un paquet de rizières en terrasses, la visite d’une autre ici à Flores ne nous met pas en extase… mais nous n’y avons pas échappé! Nous devons alors user d’un peu de diplomatie et de savoir-vivre pour ne pas heurter leur fierté de nous montrer leur pays! Plus on voyage, moins on s’étonne mais nous avons tout de même eu notre lot quotidien de découvertes intéressantes comme vous avez pu le constater lors des dernières semaines sur nos blogues.

Le trajet vers Moni que nous avons atteint vers 11h00, s’est fait dans les montagnes où nous avons pu voir plusieurs éboulis de gros rochers sur la route dont on avait partiellement dégagé le passage.

NOTRE LODGE

Pour les deux prochains jours, nous logerons au Kelimutu Eco Moni Lodge, à 5 minutes du village de Moni. C’est la propriété d’un australien et en pleine expansion, cinq nouveaux cottages de luxe venant à peine d’être construits. Pas encore de piscine cependant sur le site.

Nous aurions pu loger dans un des nombreux cottages mais nous voulions des lits jumeaux disponibles seulement à l’étage du restaurant. Ce fut la meilleure décision car nous sommes à proximité de tout! Pas de clim, pas de télé, pas de WiFi nul part mais beaucoup de maringouins à partir de 17h00! Nos lits ont des moustiquaires et nous nous en servirons c’est certain! La chambre est petite mais confortable. Les fournitures se limitent à des serviettes et une couple de savons… et beaucoup de fleurs sur le lit. Mignon comme tout. Nous avons un grand balcon donnant sur la rivière qui cascade tout près. L’ambiance est semblable à Suara Air mais avec plus de personnel.

Après le dîner nous avons fait une sieste d’une couple d’heure pour récupérer notre sommeil perdu cette nuit. Pendant au moins une heure et demie un orage a fait rage déversant des trombes d’eau. Le soleil est revenu à temps pour aller faire la visite du petit village de Jopu pour y voir une très vieille maison ancestrale au toit de paille où le maire du village doit dormir… sans personne d’autre! C’est dans sa description de tâche!

La journée de demain était censée être libre mais, suite à la suggestion de notre guide et notre accord, nous avons devancé la visite des trois lacs du volcan Kelimutu à demain matin afin d’alléger la très longue journée de déplacement de dimanche.

Donc, dès 4h30 cette nuit, départ pour le trek du volcan Kelimutu afin de voir les trois lacs vert, bleu et noir au lever du soleil et avant que les nuages envahissent les cratères. Retour à l’hôtel vers 9h30 avec le reste de la journée libre.

Comme nous n’avons pas internet ici, cet article sera publié dès que possible… demain peut-être!

 

 


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BaliUbud, Bali - Jeudi 12 février 2015

Le premier ingrédient de la poutine d’aujourd’hui a été l’annonce que nous devions retourner à Denpasar, un trajet de 1h30, pour nos visas! C’est comme des frites, trop à la fois, ça se digère mal et j’avais comme un motton dans la gorge que je parvenais difficilement à réprimer. Oui monsieur!

À 10h00, Madi, le gars désigné par l’agence pour régler notre extension de visa,  nous attendait au «Kantor Imigrasi» (Bureau d'immigration) et croyez-moi, nous n’y étions pas seuls! À gauche, les «natives» pour leur demande de passeport et, à droite, les «foreigners» demandant une extension de visas.

Un racket! Du pur racket! De la sauce aigre-douce en voulez-vous, en v’la! Plein de fonctionnaires dont la moitié regarde les autres faire semblant de travailler. À 100 $ la tête à fromage de touriste, c’est vite payé tout ce monde-là et le gouvernement s’en met plein les poches à moins qu’elles ne soient trouées comme du gruyère et que tout le monde se sauce les mains dedans.

J’ai pu me faire une idée de la procédure en jasant avec d’autres touristes mal pris comme nous. Le touriste ou son agent comme dans notre cas, se présente au guichet 1 où on lui remet un dossier rouge contenant des formulaires à remplir. Il doit ensuite faire une photocopie du passeport et du visa qu’il remet à son client.

La deuxième étape, qui se fait probablement le lendemain, consiste à revenir porter le dossier rouge au guichet 2 pour traitement, une procédure d’une semaine complète pour tout vérifier. Donc, 7 jours plus tard, on revient avec le client pour faire la photo et prendre ses dix empreintes de doigt. Il passe ensuite payer le 100 $ au guichet du «cashier», et si tout va bien, il passe au guichet 3 recevoir enfin le passeport étampé du nouveau visa.

À notre arrivée, j’ai constaté que la seule chose que Madi a pu faire hier a été de remplir nos formulaires de demandes au guichet 1 et de la transmettre au guichet 2 pour traitement! Mais il nous a rassuré en disant qu’on avait de fortes chances que ce soit terminé avant la fin de la journée! À 11h45, Raymonde et moi avons été appelés pour les photos et les prises empreintes. On nous a dit alors que nos passeports seraient prêts le lendemain et de revenir les chercher.

Bon. Nous quittons Bali pour Flores demain matin à 6h00 et nous n’aurons pas nos passeports avec nous, seulement une photocopie. Comme nous allons revenir ici dans une semaine, il y a de fortes chances que Nata les aient alors en sa possession.

Nous quittons le «kantor imigrasi» à 12h10. Toutes les activités du matin sont annulées dont la visite du temple de Tanah Lot. À la suggestion de Raymonde et avec l’accord de Nata, nous allons les reprendre lors de notre journée libre à Bali le 21 février prochain.

Débutée sous un soleil resplendissant, la pluie s’est mise de la partie pour nos visites de l’après-midi : jardin botanique de Bedugul, les rizières en terrasses magnifiques de Jatiluwih et le temple de Ulun Danau Bratan sur les rives d’un lac. À Bedugul, je crois que nous avons établi un record mondial du plus cours marchandage dans un marché publique : 10 minutes et nous étions repartis, juste le temps pour Raymonde d’acheter des paniers à moustiquaires.

Revenus à notre villa à 18h40, nous avons souper avec nos derniers fruits. Il est 21h00 et nous devons nous préparer pour quitter la chambre cette nuit à 3h30.

Espérons que nous aurons le Wi-Fi à Flores!

 


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BaliUbud, Bali - Mercredi, 11 février 2015

Très tôt ce matin, notre Miss Teflon nationale a eu un épisode de dérangement gastrique : nausées et diarrhées. On a prévu tout ce qu’il faut pour enrayer cela et Raymonde a pris les grands moyens pour calmer cet inconfort et reprendre goût à la vie! Heureusement qu’on a la journée libre aujourd’hui.

DÉPART LE 12 OU LE 13 ?

Au déjeuner, Comang, le superviseur, vient nous voir pour vérifier à quelle date nous allons quitter car, pour eux, notre réservation se termine demain matin le 12! Oh! Oh! Il y a un problème ici!

J’avais déjà posé la question à Nata à notre arrivée ici car sur notre itinéraire, il est bel et bien indiqué que le 12 au soir nous couchions à Jimbaran, près de l’aéroport, ce qui confirmerait la prétention de Comang.

Il m’avait alors bel et bien confirmé qu’il y avait eu changement et que nous allions quitter dans la nuit du 12 au 13 afin d’aller à Denpasar prendre notre vol de 6h00 pour Flores.

Je demande alors à Comang d’appeler directement l’agence responsable de notre séjour ici soit Santika Tours. Quelques minutes plus tard, il nous revient, tout joyeux, pour confirmer que nous allions effectivement quitter dans la nuit du 12 au 13. Voilà qui est réglé. Un stress de moins!

MASSAGE EN VILLE

Vers 14h00, Comang est venu nous rappeler que nous avions un massage aujourd’hui, à 16h00 et que c’était la navette du Spa Jaens qui allait venir nous chercher comme je l’avais demandé.

Raymonde et moi avons choisi un massage de relaxation de type «medium» car nous voulions en profiter totalement et non nous tordre de douleurs! Ma masseuse a été parfaite dans ses touches mais Raymonde a trouvé que la sienne a insisté un peu trop sur certains points douloureux!

Vient le temps de régler les massages. C’est la gérante ou la patronne qui est à la caisse. Elle me dit que nous devons payer la navette! Oh! Première nouvelle que je lui dis! Personne à la villa nous a mis au courant sinon j’aurais pris la navette gratuite de l’hôtel! Devant ma mine déconfite et les protestations audibles de Raymonde, elle consent à réduire le coût de la navette de moitié, de 12 à 6$.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes interrogés sur ce qui venait de se passer. Pourtant nous sommes des voyageurs aguerris et nous nous en faisons encore passer des vertes et des pas mures!

Quand j’ai réservé nos massages auprès de Comang, il nous a demandé si nous voulions la navette de l’hôtel ou celle du spa. Je me suis fais la réflexion : comme la navette de l’hôtel est gratuite, j’assume que celle du spa l’est aussi sinon il ne nous l’aurait pas suggéré.

Maudit que je suis naïf! Bien des gens se seraient morfondus à tout vérifier cela mais moi, non! Pas moi! Confiance totale! Aaaarrrhhh! Des fois je me déteste! Comme dit Raymonde, c’est pas le 6$ qui nous offusque mais bien le fait de n’avoir pas été assez brillants pour nous informer comme il faut!

Bon. Raymonde est revenue à la vie et veut du «vrai manger» pour souper car elle croit que ce sont les fruits d’hier soir qui ont provoqué son dérangement gastrique.

SOUPER À LA VILLA

En arrivant à notre villa, nous allons voir le superviseur de nuit qui nous apporte le menu : pour moi ce sera un «soto ayam» (soupe vermicelle et poulet) et Raymonde veut du «nasi goreng» (riz frit) bien standard. Notre commande est passée par téléphone à un resto du village d'à coté où résident tous les employés.

Quelques minutes plus tard, nous sommes servis sous le gazebo de notre villa. Mon «soto ayam» est bon mais goûte plus le gingembre que le lait de coco. Il ne battra pas celui que j’ai mangé à Sumatra! Raymonde a eu droit, elle, à un «nasi goreng spécial» avec brochettes de poulet et crevettes tout à fait délicieux. Nous nous sommes régalés!

NOUVEAUX ARRIVANTS

Nous ne sommes plus seuls car, en plus du couple de français arrivé hier avec leur bébé, une famille de 5-6 personnes est arrivée ce matin de même qu’un ami du propriétaire. Ces nouveaux arrivants sont tous installés dans des villas séparées et un peu éloignées de la nôtre de sorte que nous sommes encore choyés d’être seuls dans notre petit monde et aux petits soins de Comang, le superviseur, et d’Anik, la cuisinière. Je joins quelques photos de ceux qui sont à notre service et que nous aimons beaucoup!

C’est en buvant une bonne grosse bière froide Anker que je vous écris ces mots.

À demain!

 

 


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