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Samedi 23 août 2014

Carte du trajet d'aujourd'hui

06h30: réveil automatique et naturel.

Où sont les clefs de l'auto ?

À 07h30, tout est dans l'auto prêtes à aller prendre notre petit déjeuner continental inclus dans le prix de la chambre.  Mais voilà, on ne trouve plus les clés.  Après une demi-heure de recherche intensive, frustrante mais quand même très respectueuse de l'une et l'autre, nous cherchons.  Je crois que Vicky peut les avoir mis dans son sac à main malgré le fait que c'est moi qui ait descendu ma valise et autres petites choses.  Je  me trouve vraiment nulle à chier... Vicky vérifie mes poches de manteau, son sac à main, on fouille partout, même à quatre pattes pour regarder sous l'auto. Rien!  Soudain Vicky porte ses mains à ses poches! Bingo!  Elles sont là.  Un automatisme comme on en fait tous les jours.  Heureuses, nous sommes tout simplement heureuses.

Aller, au petit déj.  Nous rencontrons le couple de St-Émile.  Il y a un petit arnaque sur le petit déj.  Grâce à Vicky qui pose les bonnes questions, nous apprenons que seulement 2 déjeuners dans le menu s'applique au terme "continental".  Je vais trouver le couple québécois qui prend un petit déj. oeuf, rôties, saucisses et café se font charger 2$ de plus chacun.  Je leur explique que nous n'avions que 2 choix dans le menu.  Confusion mais rire en même temps.  Enjoy comme disent si bien les anglais du coin.

Vicky est celle qui fait les téléphones en grande partie pour nous trouver un gite en fin de journée.  Je feuillette avec elle les endroits qui pourraient nous intéresser, mais c'est elle qui appelle car elle pose les bonnes questions sans en oublier une.

Nous prenons la route vers 09h30.  Notre premier arrêt se fait à un marché du samedi.  L'atmosphère familiale et amicale gagne notre bonne humeur.  Nous achetons quelques légumes pour les trois prochains jours: carottes, concombres et petites fèves jaunes.  Nous verrons bien quand nous prendrons ces repas.  L'esprit festif du marché fait que nous aimerions y rester toute la journée.  Il nous faut partir.  J'achète de la gelée au poivre.  Vraiment délicieuse.  Je paie 5$ pour 3 fois les pots d'hier que j'ai payé 7$ pour seulement 120 g.  Bon!

 

Nous arrêtons à Sherbrooke pour dîner au bord de la rivière.  Pendant que je sors ce qu'il nous faut pour dîner dont notre petit poêle au propane, Vicky se renseigne au musée maritimes en face.  J'entends sa voix et celle du jeune homme qui répond à ses questions.

À nous le homard!

À son retour, elle nous prépare le homard que j'ai acheté il y a trois jours dans un sac scellé dans lequel baigne 4 homards décortiqués en morceaux dans une eau salée.  Nous craignons un peu pour sa fraîcheur.  Mais non, il sent bon comme c'est pas possible.  Nous avons faim.  Je coupe un concombre frais alors que Vicky cuisine le homard dans du beurre à l'ail, de l'échalote française et elle ajoute du citron frais à la fin, sel et poivre.  Un pure délice.  C'est le meilleure repas avec celui de Georges au NB.  Trois couples de québécois arrêtent dîner aux autres tables à pique-nique près de nous.  Chaque couple a son propre motorisé.  Nous rencontrons des québécois et des ontariens en majorité dans la région.  L'essence varie de 1,31 à 1,34 le litre.  Il est plus cher qu'au NB où nous avons vu 1,26 à un endroit.

À Spry Bay le fumoir style Danois offre du poisson fumé.  Nous achetons du saumon régulier ainsi que du saumon au citron.  Nous verrons bien.  Ainsi, nous savons que ce poisson reste bon longtemps.  La jeune caissière nous faisait penser à une jeune fille abusée.  C'était triste à voir.

Nous ne pensions pas nous rendre à Halifax aujourd'hui.  Nous cherchons un gîte pour la nuit.  Après quelques arrêts où se trouvaient des motels tellement vieux que Vicky en avait mal  au coeur juste à les regarder, nous arrêtons pour placer des appels.  Mon forfait Koodo est extraordinaire.  Je peux faire tous les appels sans frais, partout au Canada, mur à mur.  J'appelle Pascal presque tous les soirs, sans frais.  Bien heureuse de ce forfait.

Halifax et sa citadelle

La citadelle et la ville d'Halifax
La citadelle et la ville d'Halifax

Nous trouvons le Commons Inn en ville tout près de la Citadelle.  50$ + taxes pour une chambre pour une personne.  Nous acceptons cet arrangement.  Nos chambres sont face à face.  C'est plutôt monastique mais pour une nuit, ça nous va.  Demain, nous regardons pour trouver un cottage où nous resterons 3 jours afin que Vicky puisse profiter un peu de ses vacances et récupérer avant de retourner au travail début septembre.

Le jeune homme de l'Auberge nous conseille quelques restos aux alentours.  Nous marchons donc jusqu'à la rue mentionnée.  Nous réalisons que nous sommes dans un secteur artistique, donc, dans la vieille ville de  Halifax à quelques rues de la Citadelle qui est construite sur un plan semblable à celle de la ville de Québec.

Nous arrêtons notre choix au Pub Ace Burger.  Deux jeunes fort sympathiques nous accueillent.  La jeune fille a passé 5 semaines à Québec.  Elle entend bien le français mais ne le parle pas.  On ne vérifie pas, on a faim.  Nous accompagnons nos burgers avec une salade fraiche et des frites.  Il n'y a que des jeunes couples et des jeunes tout court.  Je suis la plus âgée de la place.  La musique est bonne et rythmée.

Vicky cherche un endroit pour demain: un cottage ou un chalet mais nous voulons qu'il soit au bord de l'eau, car nous y resterons 3 nuits.  Moi, je préfère manger tranquille plutôt que de l'aider. Elle fait quelque appels à Mahagony.  Rien de disponible.  Nous serons dimanche demain.  Tout est réservé.  Après avoir terminé, je fais une recherche à Liverpool, endroit qu'elle m'a suggéré.  Je laisse mon numéro de cell à un endroit qui semble bien sympathique et très beau.

L'homme me rappelle alors que nous marchons un peu pour nous dégourdir les jambes et activer nos intestins.  Nous avons fait de la voiture de 09h00 à 19h00 avec arrêt d'environ 2 heures dans toute la journée.  Nous avons les fesses aplaties.

Nous pourrions avoir ce cottage, deux chambres à coucher, au bord de la mer.  Nous verrons demain ce que nous déciderons.  Nous voulons en voir d'autres avant de donner le numéro de notre carte de crédit.

Nous dormons au Commons Inn (page 46 du guide touristique NE).  Nous avons chacune une chambre monastique très propre et rénovée.  Il nous a fallu plusieurs téléphone avant de trouver cet endroit.  C'est un quartier d'étudiants en art et de foyers pour personnes en perte d'autonomie.  Pas riche, riche, mais très confortable en plus d'être à proximité d'un port et de la citadelle.  Tout peut se faire à pied très facilement.

Une journée bien remplie mais le rire est encore au rendez-vous.  Vicky me somme de fermer ma fenêtre car elle craint que je me fasse voler ou violer.  Qu'importe, les deux options m'effraient.  Alors je l'écoute et je barre  ma fenêtre car nous sommes dans un semi sous-sol.  Les soirées étant fraîches (17° C), la pièce reste tempérée.  À demain!

Mercredi 20 août 2014

Carte du trajet d'aujourd'hui

Après une bonne nuit de sommeil, toilette, petit déjeuner dans le chalet, refaire nos valises et nous voilà prête à rouler une autre journée.

Nous planifions notre itinéraire : Shediac et coucher où nous verrons la mer, vivrons la tranquillité et surtout n’entendre aucun bruit de circulation.

09h00 c’est notre heure de départ qui semble vouloir se placer tout naturellement ainsi dans notre horaire de vacance, malgré que nous soyons debout depuis 07h00.  La Venza est super en nous servant de magasin, d’entrepôt et de confort.  Merci mon chum de nous prêter ton bijoux de voiture.  Vicky est aussi enchantée que moi à la conduire malgré le vent, la pluie et les courbes.  Elle tient la route de manière sécuritaire.

Nous avons roulé 628 km de Québec à Nigadoo, NB le 18 août.  Un autre 545 km de Nigadoo à St-Édouard-de-Kent hier.  Aujourd’hui, un petit 154 km de St-Édouard à Port Elgin où nous planifions rester 2 jours dû au confort de notre appartement.

Les dunes de Bouctouche

Parc des dunes de Bouctouche

Nous passons notre avant-midi au bord de la mer à Bouctouche où Vicky réalise un de ses rêves : marcher pendant des heures, seule, en symbiose avec la nature qui lui enseigne, par observations, la composition d’une formation de roche ou de pierre.  Le soleil est chaud, la mer roule ses vagues en dansant, et moi, je me fais accoster par un veuf qui s’ennuie de sa femme qui est morte l’an passé.  Après un quinze minutes de monologue, je luis fais comprendre que je suis en vacance avec ma fille et que le silence fait partie de mon besoin profond.  Je lui souhaite de rencontrer quelqu’un afin de partager un autre 45 ans de bonheur.

Je continue à circuler sur la passerelle échelonnée de fiches d’information de la flore et de la faune de cet endroit paradisiaque.  La dune de Bouctouche me ramène aux Iles-de-la-Madeleine.  Après une heure et demie de marche, je m’assoies afin de me reposer.  Et qui voilà! Ben oui, mon bonhomme qui s’ennuie.  Il s’assit quelques minutes et voyant mon sourire moqueur, il parle un peu et quitte pour aller manger chez sa belle-sœur qui semble l’avoir adopté pour le repas du midi.

Au retour de Vicky vers midi et quart, nous prenons notre dîner composé de légumes frais, de fromage et d’une pomme pour dessert.  Nous sommes heureuses que la différence d’hier soir ne laisse aucune trace sur nos cœurs.  Nous assumons notre vulnérabilité lors de fatigue et de stress.

Homard de Shediac
Le homard géant de Shediac, symbole de la ville.

Lorsque le soleil se cache, nous gelons à Shediac malgré le 20° au thermomètre.  Je photographie le homard géant, symbole de la ville du homard en Acadie.  Une journaliste et son équipe réalise un reportage que je photographie.

J'achète du homard frais en sac dans son jus de la mer.  Pour un autre souper de fruits de mer.  Tous les jours, nous ne mangeons que du poisson.  Nous sommes ici pour la mer, les fruits de mer et le poisson.  Quelle belle vie!

Il y a aussi Alexandre du kiosque d’informations touristiques qui ne veut plus laisser partir Vicky, qui en se penchant, lui affiche ses bijoux de famille, qu’il ne peut se résoudre à laisser partir.  Il lui fournit tellement d’attention et d’informations, que les clientes semblent un peu impatientes qu’il leur réponde malgré le fait que deux autres préposés sont là à ne rien foutre.

Suite à toutes les possibilités, nous tentons à plusieurs endroits, de nous trouver un gîte pour se soir.  Nous ne voulons pas payer plus de 100$ par nuit, taxes incluses.  Ce qui nous plait le plus se chiffre dans les 210$ et plus.  On se résigne à continuer à chercher tout en roulant, comptant sur notre bonne fortune, comme toujours.

Mais avant, nous arrêtons casser la croûte à Shediac au Lobster Deck.  Quelle surprise! Je choisis un fish & chip petit pour 10$.  Il est énormeeeee.  Et Vicky qui s’est commandé la même chose avec du calmar frit en plus.  Nous emportons cet avalanche de poissons qui nous servira de repas un de ces soirs.

Super gite à Port Elgin!

Après une heure de route, nous commençons à désespérer trouver ce que nous voulons vraiment.  On s’encourage à qui mieux, mieux.  Voilà que Vicky a un feeling de bifurquer vers Port Elgin.  Bingo! Quel endroit magnifique.  Une jeune fille allemande nous accueille avec tellement de gentillesse et de douceur que nous sommes sous le charme.  Elle nous invite à visiter avant de louer.  L’Indian Point Motel est propre, grand, au bord de la mer, possède une plage privée, et c’est un appartement pour 100$ la nuit, taxes incluses.  Nous restons.

Un couple d’allemands arrivés ici, il y a 23 ans, achète cette ferme.  Ils quittent une Allemagne déchirée.  Ils deviennent autonomes de survie : potagers pour la nourriture, poule pour les œufs, vaches pour le lait, cochon pour la viande et céréales pour le pain.  Ils s’auto-suffissent.  La dame dit qu’ils se trouvent au paradis.

Après quelques années, ils décident d’exploiter cette vue magnifique et construisent ce motel d’une dizaine d’unités.  Ils vont en Allemagne à chaque année pour voir deux de leurs enfants qui habitent toujours là-bas.  La dernière fois, à leur retour, le motel a été vandalisé, brisé et même squatté.  Ils préfèrent maintenant payer les dépenses de leurs enfants pour qu’ils viennent ici les visiter.

Durant l’hiver, ils chauffent quand même les chalets et nettoient à toutes les semaines afin d’éviter qu’ils se brisent.  Tout en impeccable ici.  La décoration un peu européenne, une plaque à deux « ronds » à même l’évier.  Le petit réfrigérateur se trouve juste en dessous. Tout est bien pensé.  L’homme travaille ses 8 heures par jour afin de continuer à garder sa ferme qui le fournit en potager et en céréales.  Sa femme dit que pour lui c’est jouet d’homme que de conduire toute cette machinerie agricole.  Ils sont heureux et ça paraît.

Vicky nous cuisine un bon souper avec le poisson en surplus ce midi, de la crème fraîche, des oignons, des poivrons et du poivre de cayenne.  Ma gorge cesse de râler automatiquement.

À chaque soir, j’appelle Pascal avec qui je partage nos souvenirs de nos deux voyages précédents dans les Maritimes.  Il poste les photos de Vicky sur mon blogue des Maritimes que vous avez la chance de regarder grâce à sa patience et à sa générosité.  Nous formons une belle équipe tous le trois : Vicky, Pascal et moi pour garder en mémoire ces moments magiques. Aujourd’hui est une journée d’entente et de communication.  Gardons le cap!

Il est déjà 22h00 et mes yeux se ferment.  Le silence est roi ce soir.  Vicky est déjà au lit.  À demain!

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