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Dimanche, 24 août 2014

Carte du trajet d'aujourd'hui

Vicky me réveille à 06h45.  J'ai passé tout droit.  Elle est prête pour une autre journée découverte.  Douche et valise.  Hop, nous sommes prêtes.  Après avoir remonté les valises dans l'auto, Vicky vient m'aider à remonter la glacière qui s'avère bien pratique pour nos dîners en plein air.

Notre auberge Commons Inn ressemble à une ancienne maison bourgeoise.  Les portes sont de bois massif et les murs quand même assez isolés.  Les meubles datent mais sont de belle qualité et de bon goût.  Elle a du style.

Nous prenons notre déjeuner continental avec des chinois.  Ils sont bruyants.  Nous avons même un peu de difficulté à nous entendre penser!  Ils sont une quinzaine dans une zone fermée avec des allemands, des québécoises et trois autres tables dont j'ignore la provenance.  Après une demi heure, ils sont tous partis.  On entend que le murmure des différentes langues et quelques rires pour fêter leur départ. Nous avons vécu cela pendant notre voyage en Asie en 2013. Typique des chinois malheureusement.

Vicky fait plusieurs téléphones pour se faire dire que tout est complet.  Nous avons quand même la confirmation d'hier soir.  On verra bien.  C'est quand même une sécurité.  Mais, c'est loin!

Peggy's Cove

Phare de Peggy's Cove
Le phare de Peggy's Cove

Nous quittons Halifax vers 09h30.  Vicky nous guide avec son cellulaire.  Une chance que nous l'avons.  Le GPs est presque nul comparé à ce téléphone intelligent.  Notre destination matinale: Peggy's Cove, l'incontournable beauté du site et de son environnement merveilleux.  Déjà, il y a plein de monde.  Ça n'enlève rien à la beauté de cet endroit.

Perché sur d'énormes blocs de granite usés et lissés par le mouvement incessant des vagues, le célèbre phare guide marins et pêcheurs vers la sécurité du port depuis 1868.

Nous cliquons sans arrêt car tout interpelle notre sens artistique et romantique.  Vicky est conquise par cette merveille naturelle.  Les pierres ajoutent une note dramatique au site contrastant avec le bleu de la mer et le rouge du phare.  Nous y passerons presque deux heures.  En marchant, nous arrêtons à une boutique de cuir et à l'extérieur, les peintures comprennent des cordes pour donner les formes aux poissons ou les étoles de mer qui ornent l'extérieur de la boutique.  C'est très invitant.  J'y vois des sacs à main magnifiques.  J'aimerais en offrir un à chacune de mes filles.  Vicky me conseille pour celui de Valérie.  Elle choisit un plus petit sac pour elle.

Un chalet... sans compromis!

Nous avions retourné chercher l'auto pour nous y rendre.  Et nous voilà reparties pour Hunts Point.  Nous empruntons la route panoramique 333 où nous arrêtons à quelques cabines où tout est vieux et peu invitant.  Le site extérieur est magnifique mais nous n'aimerions pas y être pour 3 jours, car c'est ce que nous ferons pour les prochains jours: les homards au bord de l'eau.  Il nous faut un  endroit face à la mer, une plage de sable et surtout un chalet où il fait bon vivre avec deux chambres si possible.  Ainsi Vicky ne m'entendra pas trop ronfler.

Au premier arrêt, un vieux grincheux nous répond.  Il est le proprio avec ses jeans tout sale, la barbe pas faite, il semble traîner sa vie trop lourde qu'il en boite.  Il nous fait visiter deux chalets: rien à faire, ils sont vieux.  Un autre homme jase avec lui.  Il nous suit lorsque nous quittons pour nous demander si nous le prenons.  Non, nous repartons.  Lui-même est proprio d'un site qu'il nous décrit.  Vicky et lui jase ensemble.  Non, après sa description, nous ne voulons pas d'un chalet de l'autre côté de la route.  Ici, le  problème est que le bord de la mer est construit de maisons familiales, des commerces et des restos.  Très peu de camping donnant sur la mer.  Beaucoup ont la "vue" sur la mer.

Non! Nous savons ce que nous voulons et Vicky n'hésite pas à dire non, on s'en va.  Au début, ça me laissait perplexe.  On  pourrait bien, après tout! Mais, à chaque fois, nous avons obtenu ce que nous voulions et ce, au même prix.  J'apprends à faire confiance à Vicky, à son jugement et à sa capacité de ne pas se contenter de si peu mais bien d'aller chercher ce que nous désirons vraiment.   Belle leçon de ma fille.  On se consulte, on aime les même endroits, et à part les deux premiers jours, après avoir établi nos limites, nous avons du plaisir à vivre nos vacances en harmonie dans les rires et les échanges.  Quel beau cadeau que de vivre un voyage à ma manière aventureuse et à l'improviste tout en sachant ce que je désire visiter et vivre en me permettant de changer d'idée selon les occasions.

Et nous trouvons notre Éden!

Les chalets de Hunts Point
Les chalets de Hunts Point

Nous avons roulé 208 km que nous avons partagé, comme à chaque jour, de l'une à l'autre.  Il faut prendre la sortie 20A.  En anglais, ça sonnait comme 28.  Après vérification sur la carte, je réalise que c'est bien 20A.  Ha! ce bilinguisme!

Nous traversons Liverpool et arrivons enfin à Hunts Point vers 14h00. Quel endroit paradisiaque!  Le site est au bord de la mer, une plage à 200 pas de notre chalet à deux chambres, fini bois à l'intérieur.  Une petite galerie qui fait face à la mer.  Plein de fenêtres qui laissent entrer l'air de la mer, le soleil et surtout le chant des vagues qui ont toujours le  même effet calmant sur moi et mon esprit.

Il me faut parler de Mark Bishop, le propriétaire et sa femme.  Ils sont des gens dévoués, accueillants et familiaux.  Ils prennent le temps de nous parler, de vérifier et d'agir, si tel est notre demande.  Lorraine prend la relève demain.  Nous voulons garder ce site précieusement, car nous espérons y retourner passer des vacances en famille.  C'est vraiment un petit paradis de quiétude, de présence de la nature et d'harmonie, car les gens le sont avec tout leur environnement.

La Nouvelle-Écosse c'est des vues à couper le souffle, le charme des villes côtières, des délices culinaires, des falaises fossilifères et pour nous, du soleil à profusion!

Il y a 10 ans, à pareille date, je «tombais» malade.  À chaque année, malgré la fête de mon frère Laval que j'adore, je ne suis pas sans penser à cette date fatidique.  Je remercie le ciel de cette guérison totale accompagnée d'une joie de vivre au quotidien dans l'harmonie.

Il est presque minuit, et j'entends les vagues de la marée montante.  Quelle chance de pourvoir vivre ces moments magiques.  À demain!