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Jeudi 28 août 2014

Anniversaire de Raymonde

Auberge Les Jardins Inn, Edmunston, NB
Joyeux anniversaire, Raymonde !

C'est mon anniversaire aujourd'hui et je le vie en la présence de ma fille Vicky.  Elle m'offre le petit déj. dans un décor magnifique de la salle à manger de l'auberge Les Jardins Inn où nous avons passé la nuit à Edmunston, NB.  Les petits chalets de couleurs différentes forment un minuscule village bien pittoresque.  Tout est bien entretenu et décoré avec beaucoup de coup et d'élégance.  La jeune fille préposée à la réception est vraiment sympathique.  Une ancienne hôtesse de l'air enceinte de quelques mois.  Mon année commence sur une note de beauté, d'affection, de bons services et d'échanges.  Vraiment une belle journée sous le signe de «Joyeux anniversaire !».

Nous sommes levées à 07h45 et à 08h00, nous sommes au resto.  Hier, nous n'avions sorti que nos pyjamas, nos brosses à dents et notre crème pour le visage.

Nous reprenons la route vers Québec. En conduisant, on se remémore nos vacances, ce que nous avons aimé, nos impressions et notre plaisir d'avoir vécu ce temps ensemble.

Je me trouve choyée d'être si bien entourée et aimée.  Depuis plusieurs années, je prends tous mes petits déjeuners au resto.  Vicky, pour me faire plaisir, en fait un thème pour mon anniversaire: petit déjeuner, dîner et souper au resto.  Donc, dîner Chez Victor à notre arrivée à Beauport.

La fête se poursuit à Québec !

Une fois à la maison où Pascal m'attendait avec une belle gerbe de fleurs, Vicky lui donne ses instructions pour le reste de la journée car elle doit retourner à Montréal aujourd'hui: Valérie et Vicky m'offrent le souper au resto et Pascal paiera la différence si nécessaire.  Je choisis donc d'aller au Sushi World de Beauport.  L'assiette à 46$ pour deux est copieuse, délicieuse et fraîche. Le wasabi pourrait être un peu plus relevé cependant au goût de Pascal! Nous la dégustons accompagnée d'un bon sake chaud, même si au Japon, ils le boivent froid, surtout lorsque c'est un grand cru.

En conclusion, pour découvrir ce qui se cache dans le coeur et l'âme d'un endroit, il faut sortir des sentiers battus, tel que mentionné dans le guide touristique du NB.  Tous ces kilométrages (environ 3 600 km) furent un excellent moyen d'apprendre à connaître les lieux et les gens qui font de ces endroits des souvenirs extraordinaires.  Pour vraiment décrocher, ce périple fut un chemin magnifique qui a rempli nos yeux de beautés et de milieux naturels.

Vicky et moi avons beaucoup utilisé les guides touristiques des deux provinces pour trouver nos gîtes d'un soir.  Les gens parlent très bien le français partout au NB.  En NE, l'anglais est la langue principale.  Il faudra revenir pour découvrir la Baie De Fundy au NB et Lunenberg en NE.

Voilà qui termine mon périple des Maritimes en compagnie de ma Grande.  Un autre volet de plaisirs, de rires et d'échanges.  Au prochain voyage qui sera la Corse, ou Boston ou le safari en Afrique.

À suivre.

Mercredi, 27 août 2014

Avant de nous coucher, nous nous sommes dit que nous verrons comment on va procéder demain, selon la condition du fameux coup de soleil.  Nous avons comparé le trajet de retour à la maison par le Nouveau-Brunswick ou par la Nouvelle-Écosse.  Le plus court, c'est de prendre le traversier à Digby - St-John, NB. Il n'y a que deux départs par jour: 14h00 et 18h00.  Nous optons pour le 14h00, selon notre décision.  À suivre! Au lever, on ramasse tout et on part.  Vicky est en super forme et son dos ne lui fait plus mal ni ses cuisses.  Seuls le bas du dos et les côtés sont encore sensibles.  Hier soir, j'avais pris de l'avance en faisant ma valise,  mais voilà que Vicky a terminé bien avant moi et l'auto se charge en deux temps, trois mouvements.    Nous prenons notre petit-dej et quittons Hunts Point vers 10h30. D'abord, en direction de Liverpool. j'y tiens vraiment !,  pour y prendre des photos des belles maisons qui s'y trouvent,  de son port et de l'usine Bowater fermée en 2012.  Nous voulions aller aussi à Lunenburg, ce fameux petit village allemand, mais nous manquons de temps. Nous sommes à 140 km environ de Digby où nous allons prendre le traversier.  La route est tortueuse et pas tellement d'endroits pour dépasser.  Il nous faudra rouler environ deux heures pour y arriver.

Invasion de motards à Digby

Nous arrivons à Digby vers midi et une grosse surprise nous y attend : une multitude de motards de tout acabit ont envahi le petit village pour les trois prochains jours dans le cadre du « Wharf Rat Rally ».  Ils arrivent aujourd'hui pour repartir dimanche.  C'est un rallye de motocyclistes qui a lieu à Dibgy depuis 10 ans.  Le nombre augmente à chaque année.  La serveuse pense qu'ils sont environ de 20-25,000 motocyclistes.  Le nombre précis de motos, de motards et de visiteurs n'est pas encore confirmé, mais la file de motos et de voitures s'étire sur plus d'un kilomètre avant la bretelle d'accès qui mène à Digby.  Ils viennent de partout: Yukon, USA, Canada, Québec, NB, TN...

En fin de semaine, plusieurs personnes ont comparé ce rallye à celui de Sturgis, une ville du Dakota Sud qui accueille depuis plus de 70 ans des milliers de motards au mois d'août. Voilà de quoi faire rêver les organisateurs de Digby!

Vicky est émerveillée par les plages de sable qui courent sur des kilomètres ici, et ce, à perte de vue, l'eau turquoise  - je crois qu'il y a des débris rocheux en suspension, comme la moraine - et le soleil.  Une combinaison gagnante pour la séduire.

Au dîner au Fundy Restaurant Complex, elle partage ses pétoncles car moi, j'ai commandé des pennes aux crevettes et pétoncles : deux crevettes asséchées par la cuisson et UN pétoncle.  Les pétoncles sont délicieux et cuits juste bien.  Le décor maritime ajoute à ma bonne humeur malgré la déception du menu.  Bon!

La traverse Digby - St-John

Nous sommes les premières à monter sur le Bay Ferry.  Je suis au volant et lorsque l'homme me fait signe de monter, j'ai fait honte à ma fille: je suis partie du côté opposé au bon sens.  Il m'a fallu faire une loop pour revenir suivi des cris du responsable qui me regarde avec des yeux ahuris: c'est-tu pas croyable ce qu'elle vient de faire cette dame!!! Bon! On se calme le ponpon là!

Direction Woodstock... Edmunston !

princess-of-acadiaLa traverse dure trois heures sur le traversier Princess of Acadia au coût de 93$ chacune. Nous descendons à St-John vers 17h00.  Les routes 1, 7, 2 se succèdent pour nous mener direct à Woodstock où nous avions planifier de coucher.  Mais rendu là, je dis à Vicky qu'on pourrait continuer jusqu'à Edmundston.  Elle est bien d'accord.

Vicky a pris le volant et nous arrivons à 22h30.  Je fais des appels environ 1 heure avant notre arrivée.  Nous voulons respecter notre budget de 100$ + taxe pour l'hébergement.  Je réussis à négocier ce montant au magnifique "Auberge des Jardins Inn" juste à la sortie de l'autoroute, plus précisément au 60, rue Principale à Saint-Jacques, NB.  Une très belle maison décorée avec goût et élégance.  Nous avons le motel 17.  Nous sommes fatiguées et le sommeil est le seul désir pour ce soir.

À demain!

Mercredi 20 août 2014

Carte du trajet d'aujourd'hui

Après une bonne nuit de sommeil, toilette, petit déjeuner dans le chalet, refaire nos valises et nous voilà prête à rouler une autre journée.

Nous planifions notre itinéraire : Shediac et coucher où nous verrons la mer, vivrons la tranquillité et surtout n’entendre aucun bruit de circulation.

09h00 c’est notre heure de départ qui semble vouloir se placer tout naturellement ainsi dans notre horaire de vacance, malgré que nous soyons debout depuis 07h00.  La Venza est super en nous servant de magasin, d’entrepôt et de confort.  Merci mon chum de nous prêter ton bijoux de voiture.  Vicky est aussi enchantée que moi à la conduire malgré le vent, la pluie et les courbes.  Elle tient la route de manière sécuritaire.

Nous avons roulé 628 km de Québec à Nigadoo, NB le 18 août.  Un autre 545 km de Nigadoo à St-Édouard-de-Kent hier.  Aujourd’hui, un petit 154 km de St-Édouard à Port Elgin où nous planifions rester 2 jours dû au confort de notre appartement.

Les dunes de Bouctouche

Parc des dunes de Bouctouche

Nous passons notre avant-midi au bord de la mer à Bouctouche où Vicky réalise un de ses rêves : marcher pendant des heures, seule, en symbiose avec la nature qui lui enseigne, par observations, la composition d’une formation de roche ou de pierre.  Le soleil est chaud, la mer roule ses vagues en dansant, et moi, je me fais accoster par un veuf qui s’ennuie de sa femme qui est morte l’an passé.  Après un quinze minutes de monologue, je luis fais comprendre que je suis en vacance avec ma fille et que le silence fait partie de mon besoin profond.  Je lui souhaite de rencontrer quelqu’un afin de partager un autre 45 ans de bonheur.

Je continue à circuler sur la passerelle échelonnée de fiches d’information de la flore et de la faune de cet endroit paradisiaque.  La dune de Bouctouche me ramène aux Iles-de-la-Madeleine.  Après une heure et demie de marche, je m’assoies afin de me reposer.  Et qui voilà! Ben oui, mon bonhomme qui s’ennuie.  Il s’assit quelques minutes et voyant mon sourire moqueur, il parle un peu et quitte pour aller manger chez sa belle-sœur qui semble l’avoir adopté pour le repas du midi.

Au retour de Vicky vers midi et quart, nous prenons notre dîner composé de légumes frais, de fromage et d’une pomme pour dessert.  Nous sommes heureuses que la différence d’hier soir ne laisse aucune trace sur nos cœurs.  Nous assumons notre vulnérabilité lors de fatigue et de stress.

Homard de Shediac
Le homard géant de Shediac, symbole de la ville.

Lorsque le soleil se cache, nous gelons à Shediac malgré le 20° au thermomètre.  Je photographie le homard géant, symbole de la ville du homard en Acadie.  Une journaliste et son équipe réalise un reportage que je photographie.

J'achète du homard frais en sac dans son jus de la mer.  Pour un autre souper de fruits de mer.  Tous les jours, nous ne mangeons que du poisson.  Nous sommes ici pour la mer, les fruits de mer et le poisson.  Quelle belle vie!

Il y a aussi Alexandre du kiosque d’informations touristiques qui ne veut plus laisser partir Vicky, qui en se penchant, lui affiche ses bijoux de famille, qu’il ne peut se résoudre à laisser partir.  Il lui fournit tellement d’attention et d’informations, que les clientes semblent un peu impatientes qu’il leur réponde malgré le fait que deux autres préposés sont là à ne rien foutre.

Suite à toutes les possibilités, nous tentons à plusieurs endroits, de nous trouver un gîte pour se soir.  Nous ne voulons pas payer plus de 100$ par nuit, taxes incluses.  Ce qui nous plait le plus se chiffre dans les 210$ et plus.  On se résigne à continuer à chercher tout en roulant, comptant sur notre bonne fortune, comme toujours.

Mais avant, nous arrêtons casser la croûte à Shediac au Lobster Deck.  Quelle surprise! Je choisis un fish & chip petit pour 10$.  Il est énormeeeee.  Et Vicky qui s’est commandé la même chose avec du calmar frit en plus.  Nous emportons cet avalanche de poissons qui nous servira de repas un de ces soirs.

Super gite à Port Elgin!

Après une heure de route, nous commençons à désespérer trouver ce que nous voulons vraiment.  On s’encourage à qui mieux, mieux.  Voilà que Vicky a un feeling de bifurquer vers Port Elgin.  Bingo! Quel endroit magnifique.  Une jeune fille allemande nous accueille avec tellement de gentillesse et de douceur que nous sommes sous le charme.  Elle nous invite à visiter avant de louer.  L’Indian Point Motel est propre, grand, au bord de la mer, possède une plage privée, et c’est un appartement pour 100$ la nuit, taxes incluses.  Nous restons.

Un couple d’allemands arrivés ici, il y a 23 ans, achète cette ferme.  Ils quittent une Allemagne déchirée.  Ils deviennent autonomes de survie : potagers pour la nourriture, poule pour les œufs, vaches pour le lait, cochon pour la viande et céréales pour le pain.  Ils s’auto-suffissent.  La dame dit qu’ils se trouvent au paradis.

Après quelques années, ils décident d’exploiter cette vue magnifique et construisent ce motel d’une dizaine d’unités.  Ils vont en Allemagne à chaque année pour voir deux de leurs enfants qui habitent toujours là-bas.  La dernière fois, à leur retour, le motel a été vandalisé, brisé et même squatté.  Ils préfèrent maintenant payer les dépenses de leurs enfants pour qu’ils viennent ici les visiter.

Durant l’hiver, ils chauffent quand même les chalets et nettoient à toutes les semaines afin d’éviter qu’ils se brisent.  Tout en impeccable ici.  La décoration un peu européenne, une plaque à deux « ronds » à même l’évier.  Le petit réfrigérateur se trouve juste en dessous. Tout est bien pensé.  L’homme travaille ses 8 heures par jour afin de continuer à garder sa ferme qui le fournit en potager et en céréales.  Sa femme dit que pour lui c’est jouet d’homme que de conduire toute cette machinerie agricole.  Ils sont heureux et ça paraît.

Vicky nous cuisine un bon souper avec le poisson en surplus ce midi, de la crème fraîche, des oignons, des poivrons et du poivre de cayenne.  Ma gorge cesse de râler automatiquement.

À chaque soir, j’appelle Pascal avec qui je partage nos souvenirs de nos deux voyages précédents dans les Maritimes.  Il poste les photos de Vicky sur mon blogue des Maritimes que vous avez la chance de regarder grâce à sa patience et à sa générosité.  Nous formons une belle équipe tous le trois : Vicky, Pascal et moi pour garder en mémoire ces moments magiques. Aujourd’hui est une journée d’entente et de communication.  Gardons le cap!

Il est déjà 22h00 et mes yeux se ferment.  Le silence est roi ce soir.  Vicky est déjà au lit.  À demain!

Les photos de Raymonde sur Facebook

Mardi 19 août 2014

Carte du trajet d'aujourd'hui

Notre chambre donne sur la  mer.  Le lever de soleil nous réveille par une promesse qu’il veillera sur nous pour la journée.

Je me suis couchée à 21h30 et à 06h45, j’étais prête à repartir découvrir le NB.  Vicky et moi jasons de notre nuit (semble-t-il que je ronfle), de notre journée qui s’en vient et après la toilette, nous descendons manger le petit déjeuner de Georges.  Vicky : des toasts dorées, moi du pain baguette avec confitures de bleuets maison.  Quelques fruits et un bon café précédé d’un jus de pamplemousse.  Tout est bien.

Au départ, Georges fait vibrer un bol tibétain à partir de son centre.  Il nous parle aussi des autochtones de la région où des rituels centenaires se pratiquent encore aujourd’hui tout comme nos autochtones de Masteuhiatch.

À 09h45, nous voilà parties de Nigadoo vers Bathurst.  Après un arrêt à un centre d'information touristique, nous continuons vers Caraquet en empruntant la route panoramique 134. Nous traversons  Clifton, Stone Heaven, New Bandon et continuons en direction de Grande Anse. Nous revenons sur nos pas afin de prendre des photos des églises (8 sur 10 km), des maisons raboutées, parfois jolies, parfois originales et parfois en décrépitude.  Un petit crachin nous accompagne à notre sortie de ce grand rang.  Arrivée à Grande Anse, porte de la péninsule acadienne, le soleil est revenu nous souhaiter la bienvenue.  Souvent, nous devançons la pluie.  Elle ne réussit pas à nous attraper.

Nous prenons notre dîner chez Maribel à Bas Caraquet.  Les pétoncles sont moëlleux et délicieux.  La salade de crabe à Vicky est bonne aussi.  Pendant que nos cellulaires rechargent, je manque un sudoku moyen (m….) et Vicky remplie les mots cachés.

Ensuite, Vicky nous achète de la morue fraîche provenant de la Russie à la poissonnerie Port Royal.  Incroyable!  Des éoliennes garnissent le paysage de la péninsule acadienne.  Coin de pays que je visite pour la première fois.  Je connaissais les grandes villes et les lieux touristiques, mais pas ces endroits typiques qu’il faut prendre le temps de s’arrêter et faire les détours pour les découvrir.

Tout au bout du monde, se trouve l’Île Miscou gardée par un phare magnifique. Nous découvrons la légende de La Gougou, bien connue des Miscous: la Gougou était un monstre avec un corps de femme. Il existant longtemps avant la venue des blancs. Il attrapait les Micmacs, les mettait dans une grande poche puis les avalait tout rond! 

En revenant, nous arrêtons écouter les oiseaux au Lac Frye où les ornithologues viennent les étudier.  Nous terminons notre crème glacée en admirant cette étendue d’eau qui accueillent toutes ces espèces parfois rares à venir procréer et éduquer leurs petits afin de repartir.

Je m’informe s’il y a de la « chicoutée » ici.  Oui, mais ici, elle porte le nom de plaquebière.  Cette baie jaune ou rouge cueillie dans les marais.  C’est dangeureux.  Le père de la tenancière du magasin souvenir a bien failli y laisser sa peau en s’enlisant dans la boue où son corps s’enfonçait.  Il a pu s’en sortir, de peine et de misère.  J’ai connu ce fruit à Havre Saint-Pierre où est née Marilyne la mère de Laurence, ma filleule.

Nous continuons à descendre vers le sud pour trouver une cabine pour la nuit dans les coins de Bouctouche.  Nous conduisons à tour de rôle, selon ce que chacune a le goût de vivre.  C’est facile.

Nous réalisons, après avoir roulé pas mal, qu’il se fait tard et que nous n’avons pas encore souper malgré le 19h30 et que la noirceur s’installe à grand pas.  On s’arrête au Pizza Delight pour manger une pizza aux fruits de mer, partagée à nous deux.

plage-kathia
Chalets du camping Plage Kathia

En attendant notre délice, Vicky téléphone à Plage Kathia à St-Édouard-de-Kent où la dame accepte de nous laisser la cabine pour 105$ au lieu de 120$.  Nous sommes prenantes.  Nous serons bien déçue de réaliser que le bord de mer est un peu loin et surtout caché par les le parc de roulottes, car c’est un camping!  On va se raviser demain, pour arriver plus tôt afin de voir si ça nous plait.  Ce soir, on n’a pas le choix.  C’est quand même bien, mais ce n’est pas ce dont nous rêvons… En plus, nous avons eu de la difficulté à trouver l’endroit.  La fatigue n’aidant pas, Vicky et moi avons manqué de patience.  Bon! Il faudra bien se pardonner, car nous en avons encore pour une dizaine de jours!

Je parle à mon chum afin de lui dire où nous sommes et résumé un peu notre journée.  Il est 22h00 et je vais me retirer dans mes appartements.  Je monte au 2e avec mon canari (eau chaude + citron frais) pour une nuit de repos bien mérité.  À demain!

Les photos de Vicky sur Facebook

Lundi, 18 août 2014

Carte du trajet d'aujourd'hui

À notre réveil, nous complétons notre départ en apportant deux chaises basculantes pour s'allonger au bord de la mer.  Déjà, nous rêvons de mer, du chant des vagues et des mouettes, du sable pour marcher tout en méditant et finir la journée dans un B&B accompagné d'un souper aux fruits de mer.  Vive les vacances.

7h30 pile! Nous partons à l'aventure et nous déciderons tout le long du chemin.  Après vérification, nous laissons tomber Terre-Neuve afin de visiter les Maritimes.  Nous avons une idée de la route mais les pancartes routières nous informerons au fur et à mesure.  Pascal: une chance que tu n'es pas là... Nous arrêtons à Montmagny à un kiosque d'information.  La personne est hyper efficace.  Il nous sort les livrets: Chaudière-Appalaches, Gaspésie, Bas St-Laurent, Nouveau-Brunswich et Nouvelle-Écosse. Nous avons tout ce qu'il nous faut pour décider à la journée et parfois à l'heure, ce que nous désirons vivre comme expériences.  Nous sommes des femmes chanceuses! Déjà, ça commencé avec Pascal qui nous a chouchouté en replaçant notre "magasin" dans le coffre de la Venza.

Merci Pascal d'avoir crée ce blogue afin que je puisses y noter nos expériences, nos rêves et nos découvertes.  Je t'aime pour tellement de raisons: la principale est qu'on se complète tellement bien.  Ce voyage d'aventures aurait été un peu trop pour toi, je crois, mais parfait pour Vicky et moi.

Nous arrêtons à la fromagerie de Saint-Fabien où j'achète trois fromages: le Cheval noir, celui qui fait skiqt, skiqt et un cheddar vieilli 6 ans.  Nous repartons pour dîner à la Cantine de la mer où nous dégustons notre premier repas de crabe.  Il y a un peu goût de la mer qui est drôlement délicieux.  Une dame chialeuse écourte notre présence sur la terrasse.  Le soleil est toujours au rendez-vous.  Depuis samedi, la pluie passe avant ou après nos visites.  Entre les deux, le soleil que nous remercions dans des éclats de rire.  Nous aussi attirons le soleil, tout comme Pascal et Raynald, nos dieux du soleil. Voici vos déesses messieurs!

Vers 13h00, à Mont-Joli nous prenons la route 132 est afin de traverser la Gaspésie en passant par Amqui, Vallée et déboucher dans la Baie des Chaleurs afin d'entrée au Nouveau-Brunswick dans la ville de Campbellton.

La caméra roule des photos que Vicky prend à bout de bras, à partir du véhicule, sinon au bord de la mer dont elle ne se fatigue jamais.  Elle est heureuse ma fille et moi aussi, de la voir jouir de ses vacances avec autant d'intensité et de plaisir.

La fine grobe sur mer, Nigadoo, NB

Nous arrêtons réserver notre B&B à partir du kiosque d'information de Campbellton.  La dame est hyper gentille et nous fournit d'autres pamphlets afin de continuer nos découvertes.  Nous prenons la 11 pour déboucher sur la 134, route panoramique afin de nous rendre à notre gîte "La fine grobe sur mer" tenue par le chef Georges Frachon, originaire de Chambéry, Savoie (guide touristique page 172).  Nous couchons à Nigadoo qui veut dire «la cache» en Micmac

Je commande le menu santé: soupe aux légumes qui goûte celle de maman car les légumes sont cueillis la veille ou le matin même, suivi d'un pavé de saumon (qui goût un peu le vieux), une portion de gratin dauphinois accompagné de légumes chauds genre ratatouille un peu épicée et délicieuse.  Le dessert maison: une crème brûlée.  Le tout pour 24$, le café non compris.

Vicky opte pour l'assiette seulement (ce que je ferai aussi la prochain fois) car on se couche tôt.  Son assiette est la même que la mienne excepté qu'elle a choisi de la morue fraîche servie avec de morilles fraîches à la crème.  Pur délice!

Nous prenons une tisane à la menthe dans notre chambre qui donne une vue magnifique sur la mer.  Le lit est surélevé permettant d'admirer la nature qui nous entoure.  Nous avons notre salle de bain privée.  Tout est beau et très propre.  La serveuse Manon est très attentive.  Nous apprenons que nous avons manqué le tintamarre de Caraquet qui se fête le 15 août de chaque année, indépendamment du jour.  Cette année ça tombait un vendredi.  Il a tombé des clous tant il a plu mais les gens sont restés à l'extérieur afin de fêter comme de bons acadiens de souche.

Voilà qui complète bien mon résumé de nos journées bien remplies.  Il ne me reste plus qu'à transcrire, en français, les recettes sélectionnées dans les deux pamphlets culinaires des différents restos réputés de ces deux provinces.

À demain!